PLUS DIFFICILE A ÉCORCHER QUE LA QUEUE, SOU
vont dans les allaires, c'est au moment de les terminer que se présentent les plus grandes diUîcuUés. Dans un sens anal. La queue en
SERA DIFFICILE A ÉCORCHER. — AUTANT VAUT, AU- TANT FAIT CELUI QUI TIENT QUE CELUI QUIÉCORCIIE,
le complice d'un crime est aussi coupable que celui qui en est l'auteur. — Emporter, déchirer, enlever une partie de la peau d'une personne, d'un animal, ou de l'écone d'un arlire : vous m'avez ccurché la jambe; les ciuirrctles en jMssanl ont ccorché cet arbre. — EcouciiER UNE LANGUE, la parler mal, en prononcer nuil les mots. De même, écorcher un mot, le NOM DE quelqu'un. — Par anal. Se dit d'un aliment, d'une boisson, etc., qui est rude au [liilais, à la gorge : ce vin est si dpre, qu'il éeorchc le i)alais. — Jamais beau parler n'é- COHCUA LA LANGUE, il cst toujouTs bou de |)arler honnêtement. — Fig. et fam. Ecorcuer l'oreille, les oreilles, se dit de l'impression désagréable que font sur l'ouïe tessons rudes, aii-'res ou discordants : une voix, une musique qui trurche les oreilles. — Sculpt. Oter du noyau d'une ligure, qu'on se propose de couler en jilàtre, en bronze, etc., autant d'épaisseur qu'on veut en donner au plâtre, etc. — Fig. et fam. Exiger beaucoup plus ([u'il ne faut pour des droits, des salaires, des vacations, pour des marchandises, des fournitures, etc. : ce marchand n'éeorehe pas le monde. — S'écorcher v. pr. Déchirer une partie de sa peau : je me suis écorché à la main.
' ÉCORCHERIE s. f. Lieu où l'on écorche les bêles : envoyer, trainer un rhceat, ïin chien à l'èeorcherie. — Fig. et fam. Hôtellerie où l'on fait payer plus cher qu'il ne laut : c'est une vraie éeorchcrie. Ce sens est jieu usité.
* ÉCORCHEUR s. m. Celui dont le métier est d'écoi-cher les bêtos mortes : ce cheval ti'est plus bon que pour l'érorcheur, qu'à envoyer à l'écorclaur. — Fig. etfain. C'est un écorcueur, se dit d'un aubergiste, d'un procureur, d un
marchand, etc., qui fait payer trop cher. — vv Au plur. liandes d'aventuriers, organisés militairement, qui dévastaient les provinces de France sous le règne de Charles VU. Elles étaient composées en grand partie de cadets et de bâtards de familles nobles. Des seigneurs de la plus haute noblesse en prirent le commandement, dans l'espoir d'assouvir leur haine ou leur ambition. C'est vers t42.ï que ces malfaiteurs commencèrent leurs ravages, portant, partout où ils passaient, la ruine et la désolation; ils ne disparurent qu'après la création des compagnies d'ordonnance (1439). — Ornith. Espèce de pie-grièche
Ecorcheur.
que l'on trouve en Europe et en Amérique. La variété européenne {lanius collurio, Linn.) est un peu plus petite que la pie-grièche rousse; elle a le dessus do la tête et du croupion cendré, le dos et les ailes fauves, le dessous blanchâtre, un bandeau noir sur l'œil, les pennes des ailes noires, bordées de fauve, cellesde la queue noires, les latérales blanches à la base; elle imite le chant des autres oiseaux. C'est un des plus utiles parmi les habitants de nos bois et de nos lu-oussailles. L'écorcheur se nourrit d'insectes dont il t'ait provision en les enfilant aux épines dos buissons, pour les retrouver au besoin; il détruit aussi quelques petits oiseaux, trop faibles pour lui résister. L'écorcheur d'Ainériiiiie (/anius borealis, Daird), le butcher bird des Américains, présente les mêmes caractères que son congénère eur(qiéen.
' ÉGORCHURE s. f. Enlèvement de la peau en quelque partie du corps : il a une ijrande écorchure.
* ÉCORNER v. a. (rad. corne). Rompre une corne, les cornes â un animal : écorner un taureau. — Prov. et par exag. Il fait un vent A ÉCORNER LES BŒUFS, le vcut souftlc avec violence. — Par ext. Casser, abattre, émousser un angle, des angles : écorner une pierre. — Fig. et fam. Ecorner quelque chose, la diminuer, en ùter quelque partie : on a écorné su terre, son traitement. — S'écorner v. pr. Ecorner soi : cette vache s'est écornée en tombant. — w Fig. Diminuer, devenir moindre : votre fortune s'écornera rapidement.
' ÉCORNIFLER v. a (fréquent, de écorner). Fam. Chc'ivher â manger aux dépens d'autrui, )u-endre part à un repas auquel on n'est pas invité : il va écornifler un dincr où, il peut.
' ÉGORNIFLERIE s. f. Action d'écornitler : il ne vit que d'vcornifleries. Familier et peu usité.
* ÉCORNIFLEUR, EUSE s. Fam. Celui, celle qui éconnlle; parasite : c'est un éeorniflcur de iirufissioii.
' ÉCORNURE s. f. Eclat emporté de l'angle d'une pierre, d'un marbre, etc.
ÉCOS, ch.-l. de caiil.. arr. et â iskil- S.-E. des Andelys (Eure); lilil liab. Célèbre par le
ECOS
KCOS
ECOS
triple ni.irtyi'e, en d'j, des saints Nicaise, Quii-in l't Sciiliiculc.
ÉCOSSAIS, AISE adj. Qui est de l'Ecosse ; qui a rapport à fKcosse : mœurs écossaises. — Hospitalité écossaise, hospitalité désintéressée, comme elle se pratique en Ecosse. — Garde écossaise, première compagnie dos gardes du corps du roi de France avant 17S'.); elle était ainsi appelée parce qu'à son orif;iiie elle avait été composée d'Ecossais, enrôlés par Charles VII. — Ecole écossaise, école philosophique, fondée par Reid et Duf?aUl-Slewart. — • Etoffe écossaise, étofle à carreaux ou ;i lignes entrecroisées de plusieurs couleurs. — Rit écossais, une des grandes subdivisions de la franc-maçonnerie. — s. Personne habitant l'Ecosse, née en Ecosse. — s. ni. Se dit en parlant d'une étoffe écossaise. — Dialecte anglais parlé en Ecosse. — Argot. Ethe en Ecossais, être habillé comme un Ecossais, n'avoir pas de pantalon.
ECOSSE, angl. Scotland, partie septentrionale de l'Ile de Grande-Rretagne et l'un des trois royaumes de l'empire Rritannique en Europe; 78,895 kil. carr. ; 4,471.937 hab. Outre la partie attenante à l'Angleterre, elle comprend plusieurs groupes d'Iles dont les principales sont : les Hébrides, les Orkney et les Shetland. Elle est bornée au N. et i l'E. par la mer du Nord, au S. par l'Angleterre, dont la Tweed la sépare, à l'O. par la mer d'Irlande et l'océan Atlantique. Elle s'étend de M" 38' à b8'> 40' 30" lat. N. et de 4° 9' à 8° 28' long. 0. Sa plus grande longueur, de Dunnet Head, au N., jusqu'au Mull de Galloway, au S., est de 4'75 kil.; sa plus grande largeur, de Ruchan Ness, à l'E., jusqu'à la pointe Ardnamurchan, à l'O. est de 250 kil. Ea côte maritime est si profondément et si fréquemment découpée que sa longueur totale peut être évaluée à ï),000 kil. L'Ecosse se divise géographiquementen deux régions distinctes : les highiands (terres élevées), au N. des monts Grampians, et les lowlands (terres ba.sses) au S. de cette chaîne de montagnes. Le territoire, partout accidenté, est couvert de cinq rhaines principales, qui sont presque paralléli's les unes aux autres et qui ont une direction générale du N.-E. au S.-O. ; ce sont : les lligliliinds du Nord (point culminant, le Ben Attow), les Gramiiians (point culminant, le mont Ben Nevis, 1,343 m.), la chaîne Ochil et Sidlaiu (point culminant, le King's Seat), la chaîne Laminermoor et Pentland ; et la chaîne Cheviot et Lowther (points culminants, les monts Rroadlaw, 820 m. et Cheviot, 813 m.). Principaux cours d'eau : Tay, Clyde, Fcirlh, Tweed, Esk du S. et Dee. La Clyde a été rendue navigable pour les plus gros navires jusqu'à Glasgow. Les lochs ou lacs, très nombreux, se trouvent surtout dans les vallons des highiands; ils sont ordinairement très allongés; la nature qui les entoure présente de grandioses paysages. Les poètes ont chanté le loch Loinond, le loch Ness, le loch Katrine, etc. Un caractère tout particulier do l'Ecosse est le grand nombre de lochs maritimes, appelés friths ou lirths, et formés par les longues indentures de la mer dans les terres; les plus vastes de ces friths sont ceux de la Clyde, du Morey et du Eorth. Géologiquement, l'Ecosse se distingue en trois régions distinctes : 1» région méridionale ou pakeozoï(jue des premiers âges; 2° région centrale ou palœozoïque du second âge ; 3° division septentrionale ou des roches cristallines et niétamorphi(iues. Les observations météorologiques, faites en -1872 à Ko stations, ont donné les résultats suivants : température la plus élevée, à l'ombre, -\- 30°; la moins élevée, — 12"; moyenne + 7". Nombre de jours pluvieux, 217 ; chute de la pluie : 1 m. 30. La ilorc dilfère peu de celle de l'Angleterre; on évalue à 1,200 le nombre des plantes écossaises. On compte 37 espèces de quadrupèdes
indigènes et 270 espèces d'oiseaux, dont la moitié sont aquatiques. Los reptiles sont à peu près inconnus. — Politiquement, le royaume se divise en 33 comtés ('voy. Grande- Rretagne); il renferme 170 villes, dont la plus importante est Glasgow; la cap. est Edimbourg. On divise la nation en deux grandes familles bien distinctes, les highiaiiders (habitants des highiands) et les luwlanders (habilants des lowlands); la langue des premiers est le erse on gaélic, dialecte celtique qui ne présente aucune analogie avec l'anglais (voy. Celtes). Ce dialecte disparaît peu à peu, ainsi que le costume séculaire des highlanders; leurs clans ou tribus n'ont plus aucune existence légale. Le langage particulier des lowlanders ressemble beaucoup à la langue anglaise. Les paysans écossais se distinguent par une structure osseuse et athlétique et par la rudesse de leurs mœurs; chacun a entendu parler de leur proverbiale hospitalité ; on leur reproche d'être intempérants et peu chastes. L'Ecosse a produit un nombre considérable d'hommes éminents dans les sciences et dans la littérature. — L'agriculture de ce pays est parvenue au plus haut degré de perfection, surtout dans la j)arlie de l'économie rurale qui a trait à l'élevage du bétail. Les richesses minérales de l'Ecosse consistent en 400 mines de charbon, produisant plus de lo millions de tonnes chaque année et en riches mines de fer dont les produits fournissent annuellement 1,200,000 tonnes de lingots de fer. Les mines de plomb donnent 2,400 tonnes de ce métal et 6,000 onces d'argent. Il y a aussi de grandes carrières de granit. L'une des branches les plus importantes de l'industrie écossaise est la pêche du saumon, du hareng et de la morue, qui occupe plus de 00,000 personnes. Autrefois l'industrie du lin était la première en Ecosse; depuis quelques années elle a été dépassée par celle du coton; après ces deux branches industrielles viennent celles do la laine, de la soie, du chanvre, du whiskey, du papier, du cuir, du savon, de la quincaillerie, du verre, de la poterie, etc. On construit un grand nombre de bateaux et de machines à vapeur dans les dill'érentes villes et particulièrement dans celles qui ont des [lorts sur la Clydo. Les principaux chantiers de construction pour les navires à voiles sont ceux d'Aberdeen, de Bantr, de Dundee, de Glasgow, de Greenock et de Port-Glasgow. Partout le territoire est creusé de canaux navigables et sillonné de chemins de fer. — • Au point de vue politique, l'Ecosse a perdu toutes ses anciennes prérogatives; son parlement s'est fondu dans le parlement anglais, où elle envoie I(i pairs et 60 membres de la chandire des communes (dont 32 élus par les comtés, 26 par les bourgs parlementaires et 2 par les quatre universités). Elle a conservé une magistrature judiciaire tout a fait particulière, qui applique les lois écossaises, assez dillérentes des lois anglaises. Les crimes sont jugés par un jury. — L'Eglise établie est l'Eglise presbytérienne, qui se subdivise en un grand nombre de sectes, dont les plus importantes sont celles de l'église libre et de l'église presbytérienne unie. 230,000 élèves reçoivent l'instruction dans 2,700 écoles. Il y a des universités à Edimbourg, à Glasgow, à Aberdeen et à Saint-Andrews. Edimbourg rivalise avec Londres pour le nombre de ses publications littéraires et politiques. — Hist. Les Romains donnaient le nom de Caléuonie au pays qui nous occupe et qui était alors habité par 21 tribus celtiques. Ces peuplades ayant opposé une résistance osbtinée à l'invasion des Romains, ceux-ci les ont dépeintes comme appartenant à une race féroce et sauvage; en réalité, elles formaient un peuple simple, primitif, ardent à combattre pour son indépendance. Pendant les siècles qui suivirent la retraite des Romains, la race prédominante en Ecosse fut celle des
Pietés. Cinq tribus delà province de Nabutia, (jui avait été partiellement romanisée, formèrent un royaume appelé Ihijnum Cumbrensc ou, dans la langue du pays, Strathclyde. En 449, les Saxons envahirent les lowlands, et l'un de leurs chefs, nommé Edwin, fonda Edwinburgh (Edimbourg). Vers 503, l'Ecosse fut envahie par les Sco(s, tribu celtique d'Irlande, ([ui établit un royaume sur la côte occidentale. Nous savons peu de chose de cette monarchie jusqu'à l'accession de Kenneth Macalpin (836), lequel, ayant battu les Pietés et tué leur roi, réunit sous son sceptre tout le pays, qui fut ensuite nommé terre des Scots (Scotland, Ecosse). En 866, les Danois commencèrent une série d'incursions qu'ils continuèrent jusqu'en 1014. Malcolm II acquit un vaste territoire on Angleterre et, après un règne vigoureux, fut remplacé, en 1033, par son petit-fils Duncan, qui tomba, six ans plus lard, victime de son cousin Macbeth. Celui-ci, vaincu et tué, en lO.'iO ou en iObl, eut [lour successeur Malcolm III, qui envahit et ravagea le nord de l'Angleterre. En représailles, Guillaume le Conquérant se jeta sur l'Ecosse en 1072. Malcolm dut se soumettre et rendre hommage à Guillaume. Les Anglais disent que cet hommage concernait toutes les possessions de Malcolm, tandis que les Ecossais soutinrent qu'il n'avait été rendu que pour 12 manoirs possédés par Malcolm sur le territoire anglais. Cette question causa une guerre pendant laquelle périt Malcolm (1093). Ses successeurs furent Donald VII (1093-'98), Edgar (1 098-1 1 07), Alexandre I", le Fier (1 1 0'7-'24), David I"(1l24-'.'>3), Malcolm IV (1153-'65), Guillaume le Lion (1 l()-'>-12l4). Ce prince, vaincu et fait prisonnier par Henri II d'Angleterre, accepta, en 1174, un traité humiliant par lequel il se reconnut vassal du prince anglais. Cet état do dépendance dura jusqu'au moment où Richard Cœur de Lion accepta 10,000 marcs en échange des prétentions des rois d'Angleterre. Guillaume le Lion fut remplacé par son fils Alexandre II (1214-'49), dont le fils Alexandre HI (1249-'8.'i) laissa la couronne à sa petite-fille, Margaret lille d'Eric, roi de Norvège. Cette jeune princesse périt pendant son voyage de Norvège en Ecosse et plusieurs compétiteurs prétendirent à sa succession. Les principaux de ces concurrents furent Jean Ralliol et Robert Bruce. Edouard !"■ d'Angleterre offrit sa médiation ou, suivant d'autres, se fit offrir le rôle de médiateur. 11 se prononça en faveur de Balliol, à la condition que celui-ci lui rendrait hommage. Plus tard, pendant qu'il combattait en Franco, Ralliol voulut rompre ce traité; mais l'Ecosse fut envahie par une puissante armée anglaise, et Ralliol, lait prisonnier, dut abandonner l'Ecosse. (Voy. Ralliol.) William Wallacc d'Ellerslie continua la lutte jusqu'à ce que, pris par Edouard, il fut cruellement mis à mort (1305). Robert Bruce, petit-fils du compétiteur de Balliol, ayant pris en main la cause nationale, remporta sur Edouard II la grande victoire de Bannockburn(24juin 1314). Edouard III abandonna ses prétentions à la souverainté en 1328. Bruce, étant mort l'année suivante, fut remplacé par son fils David II (I329-'71). (Voy. Bruce.) Celui-ci eut pour su''cesseur son neveu Robert II, fils du stewart d'Ecosse et le premier souverain de la maison des Stuarts (1371 — 19 avril 1390). Son fils, Roliert m, mourut le 4 avril 1406, laissant la couronne à Jacques I". Ce roi, ayant été pris par les Anglais en 1405, pendant un voyage (ju'il faisait en France, fut détenu jusqu'en 1424. Il périt assassiné à Pcrth, le 21 février 1437. Son fils, Jacques II (1437 — 3 août 1460), qui humilia la maison de Douglas, prit parti pour Henri VI d'Angleterre, pendant la guerre civile, et fut tué au siège de Roxburgh. Jacques 111 (1460 — Il juin 1488), eut à combattre d'abord la révolte de son frère, le duc d'Albany, qui fut vaincu en 1483, et ensuite celle
ECOU
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de son fils, pendant laiiuolle il péril à Bannockburn. Son fils, devenu Jacques IV, épousa Margaret Tudor, fille du loi d'Angleteiie Henri Vil. U envahit l'Angleterre avec une puissante armée et fut tué à la bataille de Flodden, le 9 sept. 1813. Avec lui, tonilièrent, dans cette défaite, ses officiers, sa noblesse et ses soldats, de telle sorte que fEco.sse fut plongée dans le deuil. Une longue suite de malheurs assombrit la situation pi'iidant la minorité de son fils Jacques V. Ce prince, ayant eu à soutenir une guerre contre les Anglais, mourut, le 14 déc. Ib4'2, du désespoir que lui causèrent la conduite séditieuse de ses nobles et la défaite de son armée à Solway Moss. La couronne appartint à sa fille unique, Marie Sluart. qui périt sur l'échafaud. le 8 févr. 1S87. Celte princesse laissait un fils, Jacques VI, qui avait été couronné dès <56~ et qui, en montant sur le trône d'Angleterre, en 1603, réunit les deux royaumes rivaux et mit fin aux guerres qui avaient ensanglanté la Grande-Bretagne. L'Eglise protestante presbytérienne fut reconnue coiiime religion établie. Depuis cette époque, l'Ecosse, devenue simple province anglaise, prit plusieurs fois les armes, soit pour conserver sa religion, soit pour rendre le trône aux Stuarts exilés; après chaque révolte, elle perdit quelqu'une de ses libertés. Depuis 1707, son parlement est réuni à celui de l'Angleterre.
ECOSSE (Nouvelle-) ou Acadie. Voy. Nova-