EDIF
paraissent avoir été composés au ix° ou x° siècle; mais le pur esprit païen qui les dislinfjiie cl Id forme primitive de la laiiffue dans hupiclle ils sont écrits, semblent devoir les faire classer parmi les oeuvres des premiers âges. I.a plus ancienne Edda est connue sous \t' nom (I'Kbda sœmundar uins FiiÛDA (l'Edda do Sœnuind le Savant). Ce qui nous en est resté consiste en 39 poèmes, réunis par Sœmund Sif.'1'usson, prêtre islandais, mort en H33. Ces différents poèmes peuvent être divisés en mytholofriques et en légendaires. Le Voluspd ou oracle de la vala (prophélesse) est un exposé de la cosmogonie des Scandinaves. La (h'imnis-mdl décrit les douze habitations des Dieux (les douze signes du zodiaque). Les poèmes légendaires de l'Edda racontent les jours héroïques et les aventures de héros, qui ont été plus ou moins identifiés avec Dietricli, Sigfried, Attila et ses Huns. L'Edda la plus nouvelle, écrite en prose et qui porte aussi le nom de Snorra- Edda, est une collection des mythes divins et d'explications sur la versification des poètes ; elle fut graduellement composée par plusieurs écrivains, bien qu'elle porte seulement le nom de Storri. Sturlasoti (mort en H78). La meilleure édition moderne de l'ancienne Edda est celle de II. Liining; Edda Urschrift mit amncrhmi;icn, ijloasar und einleilung (18!j9).
EDDYSTONE ROCKS, récifs de la Manche, longs de "iOO à 'S.H) iiièlre^, près de la côte de Cornwall, àirikil.E. de l'embouchure du cap Rame, à l'entrée du détroit de Plymoulh. Ils consistent en trois sommets principaux, qui disparaissent entièrement à marée haute. Le
phare d'Riidystonc (avec une section pour montrer l'intérieur).
célèbre phare, élevé sur l'un de ces rocs, fut rebâti par John Smeaton (IT.'ili-'a). 11 est haut de 23 mètres, bâti en pierre dePortland, encastré dans le granit en partie fourni par le roc, dans lequel ses fondements sont taillés. La mer s'élève souvent au-dessus de la lanterne.
* ÉDEN s. m. [c-dènn] (hébr. plaisir, dé- Jice; d'où giin Eden, jardin de délices). Nom donné par l'Ecriture Sainte au lieu où Diiu plaça Adam et Eve avant leur chute. D'ajin la version des Septante, l'Eden s'appelle Puradis, c'est-à-dire parc, jardin de délices. Ediii est aussi le nom que donnent les Ecritures à un pays placé probablement dans la vallée de l'Euplirate, et mentionné parmi les conquêtes des Assyriens. — Parext. Tout lieu de délices, lieu agréable : le salon d'un restaurateur est l'Eden des gourmands (B. -Savarin).
ÉDÉNIEN, lENNE adj. Primitif : mmirs édéniennes.
ÉDÉNIQUE, adj. qui se rapporte à l'Eden ou qui rappelle l'Eden. On dit, par exemple,
que peudanl lliiver, la végétation de la CiAv d'azur continue à présenter un aspect édénique.
• ÉDENTÉ, ÉE part, passé de EniiNTEn. — Eam. LImc vieille édkntkk, une vieille qui n'a plus de dents. — s. m. ]il. Sixième ordre dt; la classe des mammifères; ils sont caractérisés non par l'absence complète do dents, mais par un système dentaire toujours dépourvu d'incisives, sauf chez le t.'itou, et composé de dents plus ou moins semblables entre elles, à une seule racine, d'une structure plus simple que celles des autres mammifères. Ils ont les doigts terminés par des ongles crochus et puissants, propres à fouir la terre ; leur museau est plus ou moins long et pointu. Leur intcllij,''eiii'c bornri; il, leur infériorité organique les a fait classer au dernier rang des mammifères. Ils sont herliivores ou insectivores. Cuvier divise cet ordre en trois familles : 1° Tahdigrauks ; t" Euemés pro- PREMEM' DITS, a uiuseaii poiiitu {fourmiliers et panijoliiis); .)" .VIonotrèues.
* ÉDENTER v. a. User, rompre les dents d'une scie, d'un peigne, etc. — S'édenter V. pr. Perdre ses dents.
ÉDESSE. I. Ancienne ville du N. de la Mésopotamie, capitale de rOsroène; aujourd'hui (Irfa, à 130kil. S.-O. de Uiarbekir. En m av. .I.-C. elle devint la capitale d'un royauiiir indépendant. Saccagée p.ii Trajan, elle futfailc colonie militaire romaine en 216 et, pendant plusieurs années, resta le principal centre littéraire de l'Orient. Ephraeiu Syrus y résida. Pendant les croisades, elle forma une principauté possédée par Baudouin I", frère d(; Godelroy de Bouillon, par Baudouin II, cousin du précédent, par Jocelin de Courlenay et par Jocelin 11. Pillée par Tamerlan en 1393, elle fut annexée à la Perse et, en 1637, passa aux 'turcs, qui l'hangèrent son nom en Vrfa ou Orfah. La ville moderne est bien bâtie, avec un rcniiiarl de 11 kil. de cii'cuit; elle ne reiiléiiiie plus que 5,5UU liab. Ses antiipiités les plu.'i remarqiialiles sont les ruines d'une tour, que l'on croit avoir été le palais de Nemrod, et les catacombes creusées audessous du rocher. Elle tire son importance commerciale de sa position sur la route d'Alep au Kurdistan. — II. Aniîienue capitale de la Macédoine (probablement la même qu'Ajft'S, aujourd'hui Voilcna), sur l'un des br.as de la rivière Linlias. La ville actuelle est à 70 kil. N.-O. de Salon ique. Elle renferme quelques ruines ancieiun s; mais ce qui fait surtout sa célébrité, ce sont les panoramas que l'on découvre dans ses environs.
EDFOU (Copte, Attto; anc. Apollinopolis magna), petite ville de la haute Egypte, à 3 kil.
de sablesetquifurentélevés par lesPtoIémées d'après les anciens modèles pharaoniques.
EDGAR, douzième roi des Ânglo-Saxons, siinioninir le l'acifii/iie, fils d'Edmond 1", né vers '.lt;t, mort en 97i). Il succéda à son frère Kdwy en 91)9 et eut |)oiir successeur son fils Edouard IL 11 favorisa les monastères et contribua be.iucoup â accroître la puissance des Bénédictins. Ayant enlevé du couvent de Wiltoii une jeune fille nommée Wilfride, il fui condamné par saint Dunslan, son confesseur, à la sévère pénitence de déposer sa couronne pendant sept ans.
EDGAR ATHELING (Edgar le Noble), prince ani;lo-saxoii, |ii'Lil-lils d'Edmond Cntn tic Fer, etlilsd'Edwaid, mort exilé en Hongrie. En 1057, il suivit en Angleterre son père, après la mort duquel il devint héritier de la couronne, qu'il ne revendiqua pas. Nommé comte d'Oxford, par llarold, il accompagna Guillaume le Conquérant en Normandie, mais à son retour il chercha un refui.'e en Ecosse et essaya de faire naître une révolte dans le Northumberlaiul. Battu, il se soumit au roi, et retourna en Angleterre (1(173). Il combattit plus tard en Ecosse pour défendre les prétentions de l'un de ses parents au trône de celte contrée.
EDGEHILL, colline du 'Warwickshire (Angleterre;, a 18 kil. S.-S.-E. de Warwick ; fut le théâtre de la première bataille livrée par Charles P'' aux forces parlementaires le 23 octobre 1642.
EDGEWORTH. 1. (Richard Loxell), inventeur et littérateur, né en 1741, mort en 1817. H inventa un système télégraphique et une locomotive qui traînait avec elle des rails mobiles. En 1771, il fit partie de ceux qui essayèrent, à Lyon, de détourner le cours du Bliône. Il eiilia au parlement irlandais en 179S. Il a publié Practical Education (1798), traduit en français par Piclet; Profcssional Educulitin (1S(I(S), et un Essay on thn Construction of Hoads and Carriages. — II. (Maria), femme de lettres anglaise, fille du précèdent, née en 1767, morte en 1849. Elle écrivit en collaboration avec son père, Eacly Lessons, un Esxay on Irish llrdls. La longue série de romans qui l'a rendue célèbre commence par Castle Rackrent (1801), puis elle donna Bclinda (1803), Patronage (181 i), Helen (1834), etc.
EDGEWORTH DE FIRMONT (Henry-AUen,
abbe), ecrlcsiasliquc français, cousin de Maria Edgewortb, né en Irlande en 1745, morl en soignant des épidémiques à Mitau en 1807. Confesseur de M'"' Elisabeth, sœur de Louis. \VI, il accompagna ce dernier à l'échafaud, et lui adressa les paroles restées célèbres : « Fils de saint Louis, montez au ciel ». Après la mort deM°" Elisabeth, il accompagna Louis .XVill à Blankenburg cl ;i Mitau. C.-S. Edgeworth a recueilli et a publié les Lettres de l'abbé Edgeworth (1815) : cet ouvrage a été traduit de l'anglais (Paris, 1816) par Dupont.
* ÉDICTER V. a. (lat.
edictum, édit). Pres- ^ crire par un édit, par ; une loi.
EDICULE :
'*'. édifice.
m. Petit
Raines à Ed(oa,
do la rive gauche du Nil et à 82 kil. S.-S.-E. dcTIiclies; 2,000 hait. Poteries. Ruines roniaïquables de deux temples en partiecouverts
•EDIFIANT, ANTE adj. Oui |)orte à la vertu et à la piété par l'exemple ou par le discours : il a une conduite très édifiante. — Li ttres édhiantes, titre d'un recueil de lellres écrites par les missionnaires.
ÉDIM
* ÉDIFICATEDR s. m. Celui qui élève, qui cousuuit un éditice.
'ÉDIFICATIONS, f. (lat. scdifirAitio). Action lie bàlii-. No «c dit guère au propre qu'on parlant des temples : rhiifirtition du temple de Jérusalem fut réservée à Salomoii. — )t"\s:. Se (lit des sentiments de piété et de vertu que l'on inspire par l'exemple ou par lo discours : fiàre les clioses pour la <jloire de Dieu et pour t'idification du prochain. — Renseig-nement, moyen d'apprécier une personne, une chose: polir votre édification, vous saurez...
* ÉDIFICE s. m. {lat. xdifimim). lîàliment. Ne s'emploie guère qu'en parlant des temples, des palais et autres grands bàlnnenls: les édifices publics. - Fig. Seditde certaines choses formées par l'assemblage, le concours, la combinaison de plusieurs autres : l édifice social. — XV Edifice diocésain, nom sous lequel on comprend les églises métropolitaines, les cathédrales, les archevêchés, les éveches et les séminaires. Les édifices diocésains font partie du domaine privé de l'Etat; des crédits sont ouverts annuellement au budget des cultes a l'ell'et de pourvoir à leurs frais d'entretien, de cunslruolion et de réparations.
•ÉDFIÉ ÉE l'art, passé de Edifier. —Touché ; il s'en relowna très édifié du sermon. Avec la négation ou avec l'adverbe mal. bca:; dalisé : il n'est pas trop édifié, il est asse:^ mal édifié de ce qu'un tel a fait.
• ÉDIFIER V. a. (lat. œdificare). Bâtir. Ne mdit ^Mine qu'en parlant des temples et autrriirands bâtiments publics : édifurmi palais. - Ei" User de son autorité pour établir 1 ordre et^'ia paix; alors s'oppose ordinairement a DÉTRUIRE, pris dans le sens de bouleverser, mettre le désordre : vous êtes envoyé pour édifier, et non pour détruire. - Fig. Porter a a piété, à la vertu, par l'exemple ou pai le discours : sa vie, ses actions, ses paroles, tout édifie en lui.
Cette union si douce, et presque fraternelle, Edifiait tous les voisins.
La Fontaine.
— Satisfaire par un bon procédé, donner bonne opinion de soi : la conduite qu'il a tenue dans cette affaire m'édifie extrêmement. — Donner à quelqu'un un renseignement (lui le met à même de se prononcer, en connaissance de cause, sur une personne ou sur une chose -.je veux vous édifier sur son compte.
' ÉDILE s. m. (lat. xdilis; de xdes, temple, bâtiment). Magistrat romain chargé de la surveillance des édifices publics, des archives, des rues, des jeux publics, de la salubrité, etc 11 y eut d'abord troissortes d'édiles : 1" deux edi es plébéiens nommés par les tribuns, pour les aiderdansla surveillance dos edilices, des poids ctmesures,do5approvisionncnientsdeau, etc.
(494 av. J.-C); ".i" les xdiles curules (36j), qui furent d'abord choisis parmi les patriciens ; 3" les xdiles céréales, créés par César pour surveiller les approvisionnernenls de ble. — *v l'ar est. auj. Magistrat municipal d une grande ville.
* ÉDILITÉ s. f. Anliq. rom. .Magistrature de p^il,!,. Exercice de cette magistrature. — Par ext. auj. Magistrature municipale des grandes villes.
EDIMBOURG ou Édinburgh [écoss. éd'-innbeu-icu, ou ed-inn-breuj, ville d'Ecosse, capitale de rEdinburghshire, à :i kil. de la baie de Forlh, â 7U0 kil. N.-iN.-O. de Londres, par b,> o7' W' lat. i\. et b-iSl' 3" long. 0.; 203,201 hab. (290,000 avec Leith, son laubourg). Elle est presque entièrement l'aile sur trois collines parallèles courantdc 1 L. a 1 O. : la colline centrale se termine a 10. par une masse de rochers, hauts de 443 pieds et sur lesquels e.-^t construit le château d Edimbourg. Le palais d'ilolyrood se trouve a l'extrémité h. des mêmes rochers. La principale rue de 1 aii-
ÉDIM
cienne ville traverse le sommet de la colline, sur les flancs de laquelle sont les vieilles maisons, hautes de cinq à onze étages et occupées par un grand nombre d'indigents. Des sentiers à pic, étroits et sinueux, descendent do la partie la plus élevée à la ville basse. Au S -E s'élèvent les rochers doSalisbury, hauts dé o47 pieds et ['Arthur s Seat (siège d Arthur) de 822 pieds. La partie méridionale
Château d'Edimbourg.
d'Edimbourg communique avec 1 ancienne ville par doux ponts jetés sur un ravin. A I E. de la nouvelle ville, se trouve une colline apnelée Calton-hill et dont le sommet est couronné de beaux monuments. Les rues et les nombreux squaresde lanouvelle villesontma- "niliaues. Dans le château sont dci)Oseslos insignes rov^v.x, c'est-à-dire la couronne, le .sceptre le" sceau d'Etat. Le palais d Holyrood était iadis la résidence des rois d'Ecosse. La chambre a coucher de Mario Stuart d'Ecosse, V est conservée telle qu'elle était du temps de cette reine. A côté du palais, on voit les ruines d'une abbaye d'augustins, londoe par David I" en 1128. Les autres établissements publics soDt le collège royal, la galerie nationale .le peinture et de sculpture, les archives et la Vicluria-hall, à l'usage de 1 assemblée ■énérale do l'Eglise d'Ecosse. Edimbourg possède ausssi de très beaux monuments élevés à la mémoire de ses hommes célèbres; un des princiiiaux est le monument national écossais •>00 pieds de haut), surmonté de la statue en marbre de sir Walter au centre, t^omnie institution de bienfaisance, elle a 1 hospice de George Uériot, qui jouit d'un revenu do plus de 17,000 liv. sterling. Edimbourg est renommée également pour ses établissements d education : le principal est 1 université oiidec I par Jacnics 'VI en i;i82, comprenant des lauiUés de théologie, de droit de médecine, des beaux-arts, avec environ 40 chaires et pi es de 2,000 élèves. L'université a un revenu de \ 172 liv. pour des bourses destinées a venir en aide à SO étudiants sans fortune : sa bibliothèque contient laO,OUO volumes et "n gmid nombre de manuscrits. L école ^upe cure [lli.jh-tichool) fut fondée en lbl9. I «/^j^, « i->' Lire plusicm-s écoles |.r.vecs de . ed c i e l'académie d'Edimbourg, 1 ^«^-f «" ,^,^,,, '^^^''^ et militaire, l'école normale leto le du D« Bell, l'école lancastérienne et 1 école des arts. Edimbourg est le siège des cours u- Jrêines d'Ecosse, dont lesjugos etlesmemb , s forment le collège de jusîticc ,'" d' '" Jacques V en i;i32. L'ancien P^'«; f '.ailemetit sert de lieu de séances a ce coi ps, cl