EDOM
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• EDITION s. f. (lat. editio). Impression et publication d'un livre, soit qu il paraisse pour la première fois, soilqu'il ail déjà été imprimé; collection des exemplaires qu'on imprime pour cette publication : nouvelle édition; toute l'édition a été saisie. — Edition phinceps, la première édition d'un auteur ancien. — w* Manifestation; reproduction : la l'évolution de 1848 est une nouvelle édition de celle de 1830.
EDME ou Edmond (Saint), archevêque de Canterbury, au commencement du ïiii" siècle. Il fil ses études à Paris, et, après avoir lutté contre le roi d'Angleterre, Henri III, vint mourir en France. Fête le 16 novembre.
EDMOND (Saint), roi des East-Angles, né en 8i0, mort en 870. Les Danois le battirent, le firent prisonnier et lui tranctièrent la tête.
EDMOND I. (angl. Edmund), roi des Anglo- Saxons, nis d'Edouard l'Ancien et successeur d'Athelstan (941), né vers 922, mort le 26 mai 946. Il abandonna toute l',\ngleterro septentrionale, depuis Wallingstreet jusqu'à Anlaf, mais recouvra la Norlhumbrie etconquil la Cumbrie. Il fut assassiné dans un festin par un [jroscrit nommé Leolf.
EDMOND II, surnommé Côtede Fer (Ironside), roi dos Anglo-Saxons, fils d'Ethelred II, né en 98'.l, mort en 1016. Avantde monter sur le trône, l'année même de sa mort, il s'était fait le champion avéré des Anglais contre les Danois. Après plusieurs batailles livrées contre Canut, ils convinrent de partager le royaume: la Mercie et le Northumberland passèrent à Canut et les parties méridionales a Edmond, avec cette condition qu'à la mort de l'un d'eux le royaume entier reviendrait au survivant. Edmond fut peu après assassiné à Oxford.
ÉDOM (hébr. roux). Surnom donné à Esaû à cause de la couleur de ses cheveux.
EDOM ou Idumée, ancien nom d'une région située entre la Palestine et l'Egypte. Ce mot, qui signifie roux, provient probablement do la couleur des montagnes de ce pays. L'Édoni fut d'abord appelé mont Seir, ce qui veut dire abrupt. Une grande partie de ce pays se compose d'un désert rocailleux, cependant une quantité considérable de terre se soumet à la culture ou renferme des pâturages pour les chameaux, les chèvres et les mou tons. La plaine descend en pente douce jusqu'à la mer Morte. De basses collines calcaires y atliennenl et sont suivies d'une chaîne de roches ignées, hautes de 680 mètres. Plus loin, à l'E., une chaîne calcaire, plus élevée de 3o0 mètres, s'enfonce dans le désert d'.\rabie. La principale partie du pays était entre la mer Morte et le golfe d'Akabah; quant au reste, il est peu connu. D'après le récit de la Bible, Esaîi prit possession de ce pays et ses descendants en chassèrent les Horiles, qui en étaient les premiers habitants. Les Edomites furent d'abord divisés en dix tribus. La liste de leurs premiers rois se trouve dans la Genèse. Un des derniers refusa à Mo'ise la permission de traverser son territoire. Après l'établissement des Hébreux, les Edomites lurent constamment en guerre avec eux. David plaça des garnisons dans leurs villes. Des révoltes contre Salomon et Josaphat ne réussirent pas; une autre contre Joram eut plus de succès. Amaziah s'empara de Sela (Petra), la nouvelle capitale. Edom reconquit son indépendance sous le règne d'Achaz. Après la défaite des Egyptiens par Naburhodonosor, il fui incorporé à l'empire chaldéen. Vers celte époque, il commença à être appelé contrée des iNabatbéens, nom qui lui vint soit d'un changement de dynastie, soil d'une tribu dominante. La ruine de Tyr fit de Petra la principale station des caravanes du sud de l'Arabie, et le grand marché des produits de l'Inde. La prospérité des Nabathéens augmenta encore sous les rois
de Perse, dont ils reconnurent la suprématie. Après le règne d'Alexandre le Grand. Edom forma un royaume indépendant, qui fut souvent en guerre avec les Juifs. Jean Hircanus en annexa une partie; le tout fut absorbé par les Romains sous Trajan. Hérode, qui supplanta les Asmonéens en Judée, était Iduméen ainsi que l'empereur Philippe. Edom fut envahi par les Arabes au vn= siècle. Les principales villes de l'intérieur étaient Petra et Bozrah, l'ancienne capitale; sur la mer Rouge, les deux plus grands ports étaient Elathet Ezion-Geber. Desinscriplions récemmenl découvertes prouvent que les Edomites formaient une nation instruite. La divinité masculine suprême était .4/ ou El, la divinité féminine s'appelait Alath; les autres dieux étaient Baal-Samim, Yarki-Baal, etc. On faisait des pèlerinages religieux à WadyFeiran, au mont Serbal, et surtout à Tor, dans la péninsule sinaïtique.
ÉDOMITESs. m. pi. Nom que l'on donne aux descendants d'Esaii, surnommé Edom. On les appelle aussi Idu.méens.
EDOUARD (angl. Edward), nom porté par plusieurs rois Saxons. — I. (l'Ancien), roi des Saxons de l'Ouest, lils et succcesseur (901) d'Alfred le Grand, mort en 923. Son cousin Etheiwald, secondé par les Norlhumbriens et par les Danois orientaux, lui disputa la couronne. Edouard passa une partie de son règne à le soumettre, puis il imposa ses lois à toutes les tribus situées enire la Norlhumbrie et la Manche. Ses lils Alhelstan, Edmond et Elred occupèrent successivement le trône. - II. (le Martyr), roi des .\nglo-Saxons, fils et successeur (97o) d'Edgar, né vers 962, mort en 978. Sa belle-mèreElfride fomenta une révolte en faveur do son propre fils Etheired : dans la guerre civile qui s'ensuivit, Edouard lut assassiné et Etheired II lui succéda. — m. (le Confesseur), roi des Anglo-Saxons, fils d Etheired H, né vers 1004, mort le î» janvier 1066. Sa mère Emmaétait une princesse normande. A la mort de Canut, en 103,ï, il partit de Normandie, où il avait été exilé, et débarqua à Soulhampton, avec 40 navires. Sa mère, qui était alors régente du royaume, s'étant opposée à son débarquement, il se retira à la hâte. Après l'avènement de son denii-frèrc Hardicanut, Edouard fut bien reçu en Angleterre et, à la morlde ce prince (1042), il monta sur le trône. Son premier acte royal fut de confisquer les immenses trésors que possédait sa mère, qu'il lit enfermer dans ie monastère de Winchester. H épousa Edith, fille du comte Godwin, qui gouvernait les provinces du Sud. En 10a I, un contlils'élant élevé entre Edouard et son beau-père, trois armées, commandées par Godwin et ses deux lils, marchèrent contre le roi, dans le Glouceslershire, mais ne s'aventurèrent pas à l'attaquer. Le litige fut porlé devant le witenagemote. Godwin et ses fils s'enfuirent en Flandre; leurs Etals furent confisqués et la reine Edith fut enfermée dans un monastère. En 1032, Godwin revint avec une flotte, menaça Londres et obtint du roi sa restauration et celle de son fils Harold, dans leurs comlés. Edouard aida Malcolm à renverser Macbeth du trône d'Ecosse. A sa mort, Harold lui succéda. On s'est longtemps souvenu des lois et coutumes du bon roi Edouard. Estimé pour sa sainteté, il fut canonisé et surnommé le Confesseur, un siècle environ après sa mort. Fête, le 3 janvier et le 13 octobre.
EDOUARD, nom porté par plusieurs rois d'Angleterre. — I. Surnommé Longshanks, fils d'Henri III et d'Eléonore de Provence, né en 1239, mort le 7 juillet 1307. Il fut dans sa jeunesse, nommé duc de Guyenne, et, en 12.j4, devint seigneur de l'Irlande. Pendant la guerre civile, il défit et tua Simon de Montfort, comte de Leicester, à Eveshani (1263) et,
en 1267, il soumit le reste des révoltés dans l'île d'Ely. En août 1274, près de deux ans après la mort de son père, il fut couronné sans opposition à son retour d'une croisade 11 vainquit Llewellyn, prince des Gallois, et nomma son propre fils prince de Galles. En 1289, il résolut desoumettre l'Ecosse, s'empara de plusieurs des forteresses de ce pays et donna la couronne à John Balliol, qui bientôt renia son alliance. Edouard traversa de nouveau la Tweed, remporta une grande victoire à Dunbar, en 1296, exila Balliol, et nomma gardien du royaume le comte de Surrey. Les Ecossais, sous William Wallace, chassèrent les Anglais de leur royaume (1 297), mais ils furent défaits par Edouard, et perdirent de 20 à 40,000 hommes près de la forêt de Falkirk (22 juillet 1298). Une nouvelle révolte ayant eu lieu en 1303, Edouard envahit encore une fois le royaume. En 1306, Robert Bruce fomenta une nouvelle guerre et fut élu roi. Edouard se préparait à marcher contre lui, quand il mourut à Carlisle. Il améliora les lois, confirma et établit définitivement les deux grandes chartes et donna au parlement l'organisation qu'il a depuis conservée. Sous son règne, les Juifs turent cruellement dépouillés et chassés de son royaume (1290). — 11, fils et successeur du précédent, né au château de Carnavon, le 25 avril 1284. mort le 21 septembre 1327. Les honneurs, dont il combla son favori Picrs de Gaveston, causèrent du mécontentement parmi ses sujets; les barons se soulevèrent et Gaveston fut mis à mort. A la tête d'une immense armée, Edouard marcha contre les Ecossais révoltés, se fit battre à Bannockburn (1314) et s'enfuit. De nouveaux troubles eurent lieu, causés par la faveur dont jouissaient son favori Hugues le Dépensier et sa famille. En 1326, la femme d'Edouard, Isabelle, qui avait assemblé une armée en France, débarqua en Angleterre avec 3,000 hommes, commandés parMortimer et Jean de Hainaut, auxquels se joignit la noblesse de l'Angleterre. Edouard s'enfuit dans le pays de Galles; il y fut pris et mis en prison ; le parlement déclara son règne terminé (1327). Confiné au château de Berkeley, il fut trouvé mort dans son lit : il avait été assassiné. — 111, fils aîné d'Edouard 11 et d'Isabelle de France, né le 13 nov. 1312, mort le 21 juin 1377. Proclamé roi, le 23 janvier 1327, pendant la captivité de son père, il marcha peu après, à la tète de 40,000 hommes, sur les Ecossais envahisseurs; sa campagne, qui lut malheureuse, se termina par un traité reconnaissant l'mdépendance complète de l'Ecosse. La guerre fut plus lard recommencée par Edouard, qui envahit plusieurs fois l'Ecosse, dans le but de soutenir les prétentions d'Edouard Balliol au trône. En sa qualité de fils d'Isabelle, fille de Charles IV, Edouard revendiqua ses droits à la couronne de France, contre Philippe de Valois. Après avoir conclu des alliances, il envahit la France avec environ 30,000 hommes, mais en sortit sans avoir livré bataille. Peu de temps après, il remporta sur la Hotte française la grande victoire de l'Ecluse; et, à la tète de 200,000 hommes, y compris les Flamands, ses alliés, il assiégea Tournay et Saint-Omer, mais sans succès. En 1346, il gagna sur Philippe la bataille décisive de Crécy, qui fut suivie du siège et de la soumission de Calais, ainsi que d'une paix qui dura jusqu'en 13oo. Pendant le siège de Calais, le roi David d'Ecosse envahit l'Angleterre; mais il fut battu, fait prisonnier, et, comme représailles, Edouard ravageal'Ecosse. La direction des hostilités, en France, lut confiée à son fils Edouard (le Prince Noir), qui, le 19 septembre 1356, remporta la victoire mémorable de Poitiers, où le roi de France, Jean, fut fait prisonnier. Le roi d'Ecosse lut rançonné à 100,000 livres (1337); et, en 1360, la Grande Paix fut signée à Brétigny : elle stipulait l'abandon par Edouard de ses pré-
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tentions à la couronne de France, en échange d'importantes acquisitions sur le conlinent (Poitou. Guienne et comté de Ponlliieu). Son petit-fils, Richard II, lui succéda. — IV, né à Rouen, le 29 avril 1441, mort le 9 avril 1483. Fils de Richard, duc d'York, il commanda une armée, à Londres, pendant la guerre des Deux-Roses (1461) et fut proclamé roi par le parlement, alors que Henri VI vivait encore. Eu 1460, les Yorkistes remportèrent une grande victoire à Northampton et, peu après son avènement. Edouard mit en complète déroule les Lancastriens à la sanglante bataille de ïowton. En 1464, il épousa lady Elisabeth Grev: ce mariaf-'e déplut tellement au comte de Warwick, qu'il rejoifinit les Lancaslriens et leva une armée contre Edouard, qui s'enfuit en Hollande (1470). Henri VI remonta sur le trône, el Edouard fat déclaré usurpateur. Revenu, à la tête d'une troupe étrangère, Edouard réunit ses partisans et, le U" avril 1471, vainquit les Lancaslriens à Barnel; Warwick fut tue et Henri enfermé à la Tour de Londres. L'armée lancastrienne, commandée par le duc de Somerset, fut encore défaite à Tewkesbury, le 4 mai. La femme d'Henri, Marguerite, fut faite prisonnière et enfermée pendant cinq ans à la Tour; son fils Edouard fut mis à mort. Henri fut égorgé dans sa prison, peu après la bataille. En 1474, Edouard conclut une alliance avec le duc de Bourgogne, et se prépara à une guerre, destinée à soutenir ses prétentions à la couronne de France. 11 passa la Manche et débarqua à Calais ; mais son expédition n'eut pas de suites heureuses, parce qu'il fut abandonné parson allié, Charles le Téméraire de Bourgogne, avec lequel i devait partager le royaume de France. Edouard s'engagea ensuite dans une lutte armée contre son frère Clarence, qu'il fit mettre a mort en 1478. (Voy. Clarenxe.) Il passa le reste de ses jours dans l'indolence et la débauche, abandonnant le pouvoir à une favorite, Jane Shore. 11 laissa cinq filles, parmi lesquelles Elisabeth, qui épousa plus tard Henri VU, et deus fils, les infortunés princes Edouard et Richard, si connus sous le nom d'enlants d'Edouard. — V. Fils d'Edouard IV, né en 1470, mort en 1483. 11 monta sur le trône a la mort de son père. Son oncle, le duc de Gloucester, qui était régent, ajourna son couronnement, l'enfermadanslaToui- de Londres et se fit investir de l'office de protecteur. Il fit aussi internera la Tour le frère d'Edouard, le jeune duc d'York, et réussit à usurper le trône sous le nom de Richard III. Les deux jeunes princes ne reparurentjamais, ils furent probablement assassinés. Sous le règne de Charles IH, on trouva dans la Tour des os décharnés qu'on supposa être ceux de ces deux enfants. L'histoire de leurs infortunes a fourni à Delavigne le sujet d'un drame, les Enfants d'Edouard, représenté à Paris eu 1833 (voy. Delavigne), et à Paul Delaroche, celui d un beau tableau. — VI. Le troisième roi d'Angleterre de la dynastie de Tudor, né le 12 octobre 1.Ï37, mort le 6 juillet loo3. Fils d'Henri VIII et de Jane Scymour, il fut élevé avec soin et monta sur le trône en i.ï47. Son oncle, Edouard Seymour, devint Protecteur, aussitôt après avoir été créé duc de Somerset. En lo47, Somerset fit une expédition en Ecosse pour forcer Marie, la jeune reine de ce pays, à épouser Edouard, ainsi qu'elle le devait faire d'après un traité antérieur; il y gagna la victoire de Pinkie (10 septembre). Le frère et le rival de Somerset, lord Seymour, fut enfermé à la Tour, au commencemeul de \'6i<J, déclaré coupable de haute trahison par la chambre des lords et décapité le "iO mars. Le peuple se souleva dans divers parties du royaume, à cause de la dépréciation des monnaies et de l'abaissement des salaires; la révolte laplus formidablo fut celle dulanneur Kett, qui, à la télé de 20,000 hommes, se fit
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battre en Cornouailles. Le Protecteur, qui s'était rendu odieux par sa faible administration pendant cette révolte et par d'aulres causes, tut déposé et incarcéré à la Tour, en 1549, pendant que Warwick. plus tard duc de Northumberland, devenait chef du gouvernement. En Ibol, Somerset fut de nouveau enfermé à la Tour; convaincu de félonie, ilfut exécuté l'année suivante (lb52). Warwick persuada alors à Edouard de conlracler un nouveau mariage, pour exclure ses sœurs de la succession au trône, et y faire parvenir lady Jane Grey. Celle-ci, à'ia mort du souverain, régna quelques jours seulement; elle fut remplacée par Marie, sœur d'Edouard. Ce qui nous reste des œuvres littéraires de ce prince a été publié en 18o9.
EDOUARD, prince de Galles (surnommé le Prince Noir, à cause de la couleur de son armure), fils aîné d'Edouard III et de Philippa de Hainaut, né le lo juin 1330, mort le S juin 1376. Dès l'âge de la ans, il accompagna son frère, qui faisait la guerre en France, et déploya une grande valeur à la bataille de Crécy, après laquelle il s'appropria le cimier et la devise [Ich dieu) du roi Jean de Bohême (comte de Luxembourg), qui y avait été tué. En 1356, il gagna la victoire de Poitiers, el, en 1337, emmena comme prisonnier en Angleterre le roi Jean ds France. Eu 1361, le roi d'Angleterre réunit tous les domaines, qu'il possédait entre la Loire et les Pyrénées, en une seule principauté, qu'il donna au Prince Noir avec le titre de prince d'Aquitaine. Edouard se fixa à Bordeaux, où Pierre le Cruel, chassé de Caslille, vint lui demander asile : à la prière de ce dernier, il assembla une armée, traversa les Pyrénées et défit Henri de Transtamare dans les plaines situées entre Navarrele el Najera. En 1369, il entra en campagne contre les Français, assiégea Limoges, qu'il prit, réduisit en cendres el dont il massacra plus de 40,000 hab. Il retourna ensuite en Angleterre. Son fils Richard succéda à Edouard 111 comme roi.
EDRED,roidesAnglo-Saxons, fils d'Edouard l'Ancien, succéda (946) à son frère Edmond 1", mon en 9bo. Il marchacontre laNurthunibrie et dompta les turbulents Danois. Sous son règne, saint Dunstan arriva au pouvoir.
'ÉDREDON s. m.{suédois,eider;dun, plume).
Duvet, fourni particulièrement par l'eider, qui sert à faire des couvre-pieds, des couverjures — Couvre-pied d'édredon : acheter un cdrvdon. — »» Argot. Edredon de six pieds, paille.
ÉDRIOPHTALME adj. [é-drio-ftal-me] (gr.
edraios, fixe; opfilhalmos, œil). Hisl. nat. Oui a les yeux fixes. — s. m. pi. Groupe de crustacés, dont Milne Edwards a fait la seconde division de la sous-classe des crustacés ordinaires. Ils sont caractérisés par des yeux latéraux et sessiles, par l'absence de carapace; la tète est distincte du thorax, qui est composé d'anneaux mobiles, ordinairement au nombre de sept; les pattes sont aussi presque toujours au nombre de sept paires. Ces cruslacés se divisent en trois ordres : 1° les Aupuipodes; 2° les Isopodes; 013° les LjEmipodes. (Voy. ces mots.)
EDRISI (Abou - Abdallah - Mohammed - el) , [ed-ri'-zi], géographe arabe, qu'on suppose issu des princes musulmans Edriside, qui régnaient à Fez avant les Fatimites, né à Coula en 1099, mort en Sicile vers 1180. H voyagea beaucoup et se distingua par ses connaissances en cosmographie, en géographie, en philosophie, en médecine, en astrologie et parson talent poétique. Le manuscrit de son traité de géographie fut découvert à Paris en 'IS29. (Traduction française, 2 vol. 1836-'40). Plusieurs fragments en étaient déjà connus. La partie de ses œuvres qui concerne l'Afrique a été traduite par M. Jaubert.
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'ÉDUCABLE adj. Apte à recevoir l'éducation : ce peuple est arriéré, 7nais il est intelligent et éducable.
ÉDUCATEUR, TRICE adj. Qui concerne l'éducation. — Uni donne l'éducation. — Subslantiv. Personne qui fait l'éducation des autres : la mère de famille est la première éduratrice des enfants.
* ÉDUCATION s. f. (lat. cducatio). Action d'élever, de former un enfant, un jeune homme, de développer ses facultés physiques, intellûcluelles et morales; résultat de cette action -.se consacrer à l'éducation de la jeunesse; la bonne éducation rectifie les dispositions vicieuses. — Maison d'éducation, maison où l'on prend en pension des enfants, pour les instruire. — Education professionnelle, éducation qui apour objet de préparer à un métier, à une protession. — Connaissance el pratique des usages de la société, relativement aux manières, aux égards, à la politesse : il est sans éducation. — Par ext., en parlant de certains animaux, tels que le cheval, lo chien, etc. Action de les dresser à certains exercices : éducation d'un cheval.- — Econ. rur. Soin qu'on prend pour élever certains animaux, art de les multiplier, et d'en tirer le plus grand avantage qu'il est possible : l'éducation des abeilles, des vers à soie. — Se dit quelquefois, dans un sens analogue, en parlant des végétaux : l'éducation de cette plante est difficile. — Encycl. L'éducation est le développement et la culture des facultés physiques, intellectuelles el morales. Dans un sens général, elle comprend tous les moyens qui contribuent à atteindre ce but chez un individu, depuis son enfancejusqu'à sa virilité. Dans un sens plus particulier, elle se rapporte a l'instruction répandue par des écoles et par d'autres institutions d'éducation. On trouve des détails sur ces écoles dans nos différents articles de villes, de contrées, d'Etals, ainsi qu'aux articles particuliers. Aveugle, Collège, Sourds et muets, etc.— Dans les premiers âges, l'éducation du peuple appartenait aux prêtres; mais peu à peu la science s'étant dégagée de la religion, l'enseignement devint une profession distincte. — Chez les Hébreux, après l'exil, les écoles furent établies par les rabbins; ou y recevait les enfants dès l'âge de b à (i ans." Les plus célèbres étaient celles deJamnia, deTibériade, d'Alexandrie, de Babylone el de Jérusalem. — A Athènes, bien que l'importance de l'éducation fût appréciée, les législateurs avaient négligé de s'en occuper el les particuliers élevaient leurs enfants selon leur fantaisie. A Lacédémone, au contraire, la liberté et les droits de la famille étaient sacrifiés par les lois sévères de Lycurgue, lois qui ne pouvaient subsister qu'à la condition de s'emparer de l'enfant dès le berceau, pour le façonner à la vie rude qui l'altendail. L'éducation, publique el uniforme, consistant en exercices gymnastiques et militaires et excluant toute instruction scientifique et littéraire, était obligatoire ; nul ne pouvait être citoyen sans l'avoir reçue, el les parents, qui refusaient d'y soumettre leurs enfants, perdaient leurs droits de citoyenneté. Charondas, législateur des colonies grecques de Sicile, avait admis l'instruction gratuite el obligatoire; tout le monde devait apprendre à lire el à écrire, dans des écoles défrayées par le trésor public. De cette manière, les plus indigents étaient aussi aptes à voter que les riches; ils agissaient en connaissance de cause, el il est probable que la liberté de la Sicile n'eût jamais été anéantie, si les sociétés antiques n'eussent pas été divisées en deux castes ; citoyens el esclaves. La loi de Charondas ne produisit que peu de fruits, parce qu'au lieu de s'adresser à l'universalité des habitants do la Sicile, elle ne s'appliquait (ju'aux seuls citoyens des villes. Pendant les cioa Di-emiers siècles de sou existence, le
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peuple romain était peu instruit; cependant il possédait des écoles, où l'on apprenait k lire et à écrire; c'est près d'un de ces établissements que Virf-'inie fut arrêtée par le client du Déceinvir. Cette éducation primaire était perfectionnée ensuite pour les llls des nobles, qui allaient étudier cnez les Etrusques; car la littérature étrusque était alors, pour la jeunesse romaine, ce que fut depuis la littérature grecque. Quant aux jeunes plébéiens, ils apprenaient à peine à lire età écrire quelques mots, comme font la plupart de nos petits paysans. Après la conquête de la Grande-Grèce (Italie méridionale), les captifs, plus instruits que leurs vainqueurs, ouvrirent des écoles, où, moyennant salaire, ils enseignaient la littérature. En dehors de ces écoles, les familles riches achetaient, presque au poids de l'or, •les esclaves lettrés pour leur usage particulier. Quant aux Roniams, ils auraient roupi d'exercer le métier d'instituteur salarié. Les rhéteurs et les philosophes eurent beaucoup plus de peine que les grammairiens à s'établir a Rome, où plusieurs édits leur* défendaient d'enseigner, dans la eramte que la jeunesse, séduite par les grâces de l'esprit et du langage, ne négligeât les exercices du Champ de Mars pour les études pacifiques des écoles. Pendant cette période, qui dura jusqu'à César, l'éducation comprit plusieurs degrés : 1" degré : lecture, écriture, calcul ; c'était l'instruction primaire, dont la plupart des Romains se contentaient, et qui leur était donnée, dans le Forum, pir des esclaves méprisés; 2"^ degré : langue et poésie, enseignées par des grammairiens; 3° degré: art oratoire, enseigné par des rhéteurs, ordinairement des ail'ranchis. D'ailleurs, les exercices gymnastiques n'étaient pas négligés : course, natation, saut, équitation, maniement des armes, lutte, pugilat, disque, balle. Vers le coiniuoncoment de la corruption des mœurs, on y ajouta la musique, la danse, la peinture et la sculpture, qui n auraient pas trouvé grâce aux yeux des rudes guerriers de la primitive Rome. Ce n'est qu'à partir des Césars, que le gouvernement favorisa les lettres et propagea les études. On entendait alors par arts libéraux, la grammaire, la rhétorique et la géométrie. Quant à la philosophie, elle n'était pas très protégée. Vespasien assigna, sur le trésor impérial , des salaires aux rnéteuis grecs et latins, salaires de 100,000 sesterces par an. Adrien fonda l'Athénée et protégea la philosophie à l'égal des autres sciences. Depuis cette époque, grammairiens, philosophes et rhéteurs .jouirent de grandes immunités et furent déchargés d'une foule d'impôts ; dans chaque ville de l'empire , ces immunités fuient étendues à un nombre de professeurs, proportionné à l'importance de la ville. Les maîtres recevaient un traitement di'S villes dans lesquelles ils enseignaient, traitement dont le taux variait selon les facultés des villes, le bon vouloir des municipalités, iiu la volonté de l'empereur ; ils recevaient, III outre, un salaire de leurs auditeurs. Théoduse le Jeune ordonna qu'après iO ans d'enseignement, les professeurs éniérites devinsont comtes du premier ordre. C'est ce prince [ui fil fermer les écoles particulières de droit et de philosophie, réservant à l'Etat de l'aire enseigner ces sciences par des professeurs présentes par les autres professeurs, acceptés par les municipalités et nommés par l'empereur. 11 est bien entendu que l'enseignement primaire et spécial était libre. Dans les écoles supérieures de rhétorique, de grammaire, de mécanique, d'architecture, etc., l'Etal entretenait quelques jeunes gens pauvres, mais reconnus comme des plus intelligents, — c'étaient nos boursiers. Des prix étaient quelquefois distribués, après concours, aux élèves les plus méritants; ils se composaient de hvres précieux; et c'est li, sans doute, le point de départ de l'usage (\n\ s'est établi de-