‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 350 sur 568 · EGRA · texte numérisé non relu

EGRA

personne qui loge près d"une église, et qui s'acquitle mal du devoir d'un bon chrétien.

— Il est gueux cosijie un rat d'kglise, il est très pauvre. — C'est un pilier d'église, se dit d'un dévot qui est toujours dans les églises.

— Etal ecclésiastique, et même clergé en général : il fut destiné de bonne heure a l'Eglise; donner le pus à l'Eglise, dans une cérémonie.

— Cour d'Eglise, juridiction de l'archevêque ou de l'évêque. — Se faire d'Eglise, entrer dans l'état ecclésiastique. Cette locution a vieilli. — Législ. « Les églises doivent être ouvertes gratuitement au public et il ne peut y être perçu soit à l'entrée, soit à l'intérieur, aucune ta.Ne autre que celle du prix des chaises (Décr. 18 mai 1806, art. 1"). Les objets qui garnissent les églises sont sous la responsabilité des conseils de fabrique; il doit en être dressé un inventaire général, et un récolemenl annuel; aucun objet porté sur cet inventaire ne peut être aliéné sans l'accord préalable du conseil de fabrique et du conseil municipal et sans l'autorisation du préfet. Si une aliénation est consentie sans cet accord, les objets vendus doivent être revendiqués contre les détenteurs; et les officiers ministériels, qui ont prêté leur concours à des ventes non autorisées peuvent être poursuivis, ainsi que les acheteurs (Décr. 30 déc. 1809, art. .ï.ï; Ord. li janv. 182o, art. 5). Les individus, coupables de vol commis dans les églises, sont punis de la peine de la réclusion (C. pén. 386). » (Ch. Y.)

* EGLOGUE s. f. (gr. eklogé, pièce de choix). Sorte de poésie pastorale, où l'on fait ordinairement parler des bergers : les Eglogues de Virgile.

EGMONT^ ou Egmond (Lamoral, comte d'} pniirc de Gavre, otiicier des Pays-Bas, né en l'.yii, mort le ci juin lo68. A peine âgé de 19 ans, il commanda une troupe de cavalerie pendant l'expédition de Charles V contre Alger. A la tête de la cavalerie espagnole, pendant l'invasion de France (lb.S7), il vainquit es Français sous Montmorency à Saint-Quentin, et sous le maréchal de Thermes à Gravelines (1558). Il fut ensuite nommé, par Philippe IL stathouder de Flandre et d'Artois. Lorsque Marguerite de Parme devint régente des Pays-Bas, avec Granvelle comme ministre, en li)h9, EgmontetGuillaume d'Orange furent choisis comme membres du conseil d'Etat. Leur opposition contre Granvelle forcèrent celui-ci de quitter le pays. Neuf inquisiteurs étant venus pour rétablir leur tribunal, Eginoiit autorisa le rassemblement des nobles (iy66), qui refusèrent de se soumettre à l'inquisition et qui formèrent la ligue des Gueux. Leurré par des promesses favorables, il remit cependant les catholiques en possession de leurs églises, réprima et punit les excès des protestants. Egmont se joignit aux troupes royales qui assiégeaient Valenciennes, renouvela son sermentde fidélité au régent et rompit complètement avec le prince d'Orange et les Gueux. Lorsque Philippe II, en 1567, envoya le duc d'Albe avec une armée, pour remplacer Marguerite de Parme, Egmont vint au devant du duc, fut traîtreusement arrêté, jugé par le conseil de sang, condamné pour trahison et décapité à Bruxelles, en même temps que ie comte de Horn.

ÉGNAFFERv

émerveiller.

.a. [§71 mil]. Argot. Surprendre,

ÉGNOLER v. a [gn mil], .\rgot. Etonner profondément.

E60HINE ou Egoïne s. f. Petite scie à main dont on se sert pour la taille des arbres.

EGOISER V. n. Parler trop de soi (Peu usité).

• ÉGOÏSME s. m. (lat. ego, moi). Vice de Thomnie qui rapporte tout à soi : les calculs de iégoisme. — Ùpinion de certains philosophes qui prétendaient qu'on ne peut être sur que de sa propre existence.

•EGOÏSTE s. Celui ou celle qui a le vice de l'égoïsme : c'est unégoisle, une égoïste. — adj. C'est un homme fort égoïste. — « Se dit aussi des philosophes qui professent la doctrine de l'égoïsme, et du système lui-même : les philosophes égoïstes ; philosophie égoïste.

EGOÏSTEMENT adv. D'une façon égo'iste.

ÉGOPHONE adj. [-fo-] (gr. aix, aigos, chèvre ; phoné, voix). Méd. Qui est alteint de l'égophonie : c'est un homme égophone. — Substantiv. Personne égophone. On dit aussi ./Ego-

PHONE.

ÉGOPHONIE s. f. Méd. Résonnance particulière de la voix, perçue en appliquant l'oreille ou un stéthoscope sur les parties thoraciques. Le son que l'on perçoit à l'auscultation est aigre, tremblottant et saccadé, comme le cri de la chèvre qui bêle. Ce phénomène dénote ordinairement un épanchement peu abondant de la plèvre et se produit soit au début, soit au déclin d'une pleurésie ; c'est donc un symptôme relativement favorable. L'égophonie se produit aussi dans les cas d'épanchements chroniques, comme dans l'hydrothorax. Elle existe parfois concurremment avec la bronchophonie et peutêtresouventcoiifondue avec elle. On dit aussi ^"Egophonie et ou l'appelle vulg. Voix de Polichinelle. (Voy. Polichinelle.)

ÉGOPHONIQUE adj. Méd. Qui a rapport à régo|ihoiiie : les caractères égophoniques de la plrurcsie.

ÉGOPODE adj. Voy. ^gopode.

ÉGORGEMEWT s. m. Action d'égorger; massacre.

ÉGORGEOIR s. m. Lieu où l'on égorge. — Mar. Cargue provisoire, dont on se sert en chemin pour serrer les huniers.

• ÉGORGER V. a. (rad. gorge). Couper la gorge : égorger un mouton, etc. — Par ext. Tuer, massacrer : les habitants égorgèrent toute la garnison. — Fig. et fam. Ruiner la fortune, les all'airesde quelqu'un, lui porter un préjudice considérable : dans l'embarras oiije suis, me demander dé l'argent, c'est ni égorger. — w Faire payer une marchandise plus qu'elle ne vaut : vous égorgez voselienls. — Mar. Egorger Li;s HUNIERS, les serrer avec l'égorgeoir. — ' S'égorger v. récip. Se massacrer mutuellement ;

J'ai vu nos ciloyens s'ègarger avec zèle.

VoLTilllB.

— *v Se couper la gorge :

... l'homme seul, en sa fureur extrême, Met un brut?.l plaisir à s'êgorgei- soi-même.

fiOlLBAU,

ÉGORGEUR s. m. Celui qui égorge. — Assassin qui massacre un grand nombre de victimes : les égorgeurs de la Saint-Barthélémy.

ÉGOSILLER v. a. (rad. gosier). Faire mal à la gorge en forçant la voix : ce chant l'a égosillé. — * S'égosiller v. pr. Se faire mal à la gorge à force de crier. — Chanter beaucoup et fort haut : cette fauvette s'égosille.

ÉGOS-PGTAMOS. Voy. .^2gos-Potamos.

ÉGOTISME s. m. (angl. egotism). Sentiment exagéré de sa personnalité, de sa valeur et de ses droits : les Anglais désignent par égotismi: l'amour de soi, considéré comme un droit de l'homme. — Manie de parler de soi, de se mettre sans cesse en avant.

ÉGOTISTE adj. Qui a de l'égoUsme; qui s'y rapporte. — Substantiv, Personne qui pousse l'égotisme à l'excès.

• ÉGOUT s. m. (préf. é; et goutte). Chute et écoulement des eaux qui viennent de quelque endroit : il a recueilli l'égout de plusieurs sources, et en a fait dr. belles fontaines. — Chute et écoulement des eaux de pluie : il n'est }ias permis de laisser tomber l'égout de ses eaux chez

son voisin. — Cloaque, conduit par où s'écoulent les eaux et les immondices d'une ville : l'égout est bouché, les ean.v regorgent. — Fig. Cette ville, ce lieu est l'égout du pays, c'est l'endroit où se rendent tous les mauvais sujets, tous les gens de mauvais renom, etc.

ÉGOUTIER s. m. Celui qui est chargé de l'entretien des égouts publics. — Adjectiv. : un ouvrier égoutier.

ÉGOUTTAGE s. m. Action de faire égoutter.

ÉGOUTTEMENT s. m. Action d'égoutter, état de ce qui est égoutté.

* ÉGOUTTER v. n. (rad. goutte). Se dit i^^ certaines choses dont on fait peu à peu écouler le liquide : il faut laisser égoutter ce fri>mage. — v. a. Débarrasser de l'excès d'humi. dite : faire des saignées pour égoutter les terres basses. — Egoutter une glace, en faire écouler le vif-argent superflu, quand on l'étame. • — Egoutter la chandelle, la mettre sur l'établi afin qu'elle y sèche. — S'égoutter v. pr. Etre égoutté : ce linge s'ègoutterapeuà peu. — Tomber goutte à goutte : l'eau s'égouttait le long des toits.

ÉGOUTTEUR adj. m. Qui sert à égoutter.— Papet. Rouleau égoutteur, rouleau, qui, en s'appliquant sur le papier, au moment où la pâte prend de la consistance, lui enlève une partie de son humidité.

•ÉGOUTTOIR s. m. Planche, treillis, etc., sur lequel on met égoutter quelque chose.

* ÉGOUTTURE s. f. Fam. Reste de liquide si petit, qu'il ne tombe que goutte à goutte, quand on le verse : ils ont bu tout le vin, je n'ai eu que les égoultures.

ÉGRAFFIGNER v. a. \gn mil.] (préf. é, lat. graphivm, style dont on se servait pour écrire). Egratigner (Vieux).

* ÉGRAINER V. a. Voy. Égrener.

ÉGRAPPAGE s. m. Action d'égrapper. —

Agnc. L'utilité de l'egrappage du raisin a été prônée par les uns, contestée par les autres. On procède à cette opération en pressant le raisin a la main ou au pied sur des claies, dont les interstices ne laissent passer que les grains; la grappe ou rafle seule reste sur les claies; on se sert aussi de petits râteaux en bois construits spécialement pour cet usage. On dit aussi, mais plus rarement, Egrappe-

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