‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 351 sur 568 · MENT · texte numérisé non relu

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' ÉGRAPPER V. a. (rad. grappe). Détacher de la grappe les graines de certains fruits et plus spécialement, en ternies d'agric, du raisin : on égrappe principalement les raisins qui donnent un vin généreux. — >v S'égrapper V. pr. Etre égrappé : le raisin ne s'égrappe pas dans cette région. — Tomber delà grappe : ces groseilles s'égrappent parce qu'elles sont trop mûres.

ÉGRAPPOIR s. m. Agric. Sorte de râteau ou de claie dont se sert pour égrapper le raisin.

* ÉGRATIGNÉ, ÉE part, passé de Egratigner. — La manière égratignée. (Voy. Sgraf- FiTE.) — Grav. Cette planche, cette gravurb n'est qu'égratignée, le cuivre n'a pas et» coupé avec hardiesse et netteté.

' EGRATIGNER v. a. [gn mil.] (corrupt. d'égraffigner). Déchirer légèrement la peau avec les ongles, avec une épingle ou quelque chosa de semblable : le chat l'a égratignée. — Prov.. et fig. S'il NE peut mordre, il égratigne, se dit de celui qui cherche, de manière ou d'autre^ à satisfaire sa méchanceté, sa malice. — Sa dit aussi d'une certaine façon que l'on donne à quelques étoffes de soie avec la pointe d'un fer ; egratigner du satin. — Peint. Se dit d'une certaine manière de peindre à fresque. — v\ Grav. Buriner sans vigueur, sans netteté. — .\gric. Egratigner LA terre, la labourer superficiellement. — Dégrader légère-

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ment : égratigner un meuble, une peintitre. — * S'égratigner v. pr. Egratigner soi : je me suis égrutigné avec cette épingle. — t. récip. Se faire des égralignures mutuellemenl : ces deux enfants ne sauraient jouer sans s'égraligner.

* ÉGRATIGNURE s. f. Légère blessure qui se fait en égratignant : recevoir des égj'atignures. — Ce n'est qd'dne égratignlre, se dit quelquefois de toute autre blessure légère et peu dangereuse. — Ne pouvoir souffrir la MOINDRE ÉGRATIGNURE, être peu endurant ou trop délicat. — Marque qui demeure quand on a été égratigné : qui vous a fait cette égratignu.re'! — " Par anal. Légère écorchure faite à quelque objet : ce tableau estjilein d'égraiignures.

' ÉGRAVILLONNER v. a. (rad. gravier).

Jard. Oter la plus grande partie de la terre d'entre les racines d'un arbre qui a été levé en motte, et qu'on veut replanter : onégi'avillonne, afin que les racines puissent profiler des sucs nourriciers de la nouvelle terre.

ÉGREFIN s. m. Icht. Voy. Églefin. — Nom donné aux svii<^ et xvnie siècles à des officiers peu fortunés, mal équipés, mais intrigants et tapageurs. On dit aussi Aigrefin.

* ÉGRENAGE s. m. Âgric. Opération qui consiste à séparer les graines des parties qui les portent ou les enveloppent: elle se pratique au moyen du dépiquage par les chevaux ou mulets, ou par le rouleau : au moyen du battage au fléau, à la batte ou à l'aide d'instruments construits spécialement pour les végétaux sur lesquels on opère ; au moyen du battage mécanique.

ÉGRÈNEMENT s. m. Artill. Dégradation qui se produit dans l'âme d'une bouche à feu en bronze par suite de l'oxydation.

* ÉGRENER V. a. (rad. grain). Faire sortir le grain de l'épi, la graiue des plantes, détacher les grains de raisin de la grappe. — »"* Egre.ner son chapelet, en faire passer les grains entre ses doigts. Fig. Débiter à la file tout ce qu'on sait sur un sujet. On dit aussi Egraiker. — * S'égrener, v. pr. Perd.re ses grains ou ses graines : ce blé est trop miir, il s'égrène;, avec l'ellipse du pron.: la sécheresse fait égrener le raisin. — iv Etre égrené : les céréales s'égrènent au moyen de divers procédés. — Se réduire en grains : cette substance s'égréne sous les doigts.

ÉGRENEUSE s. f. ou Égrenoir s. m. Agric. IiistriinieiiL qui sert à égrener les céréales.

* ÉGRILLARD, ARDE adj. Vif, éveillé, gaillard : il est d'une humeur égrillarde. — «Qui est un peu leste, un peu libre dans sa conduite. — Qui dénote une personne égrillarde :

Ah! cousin, qu'elle a le nex joli,

ie minois égrillard, le cuir fin et poli! Regnard.

chansons égrillardes. —

* EGRISOIR s. m cueille la poudre

gai

— Libre et ^

* Substantiv. : c'est un égrillard, une égrillarde. Ce mot est familier.

ÉGRISAGE s. m. Techn. Action d'égriser.

* ÉGRISÉ s. m. ou plus souvent Égrisée s. f. Techn. Poussière de diamant qui, mélangée avec de l'huile, sert à enduire la surface d'un disque d'acier sur lequel on use le diamant pour former les facettes. L'éfrisée est formée du résidu de l'écroiitage des diamants que l'on veut tailler ou du broyage des diamants de 7iature, c'est-à-dire ceux qui ne peuvent être taillés à cause de leur exiguïté ou de leur défectuosité.

* ÉGRISER [-zél {é priv. et allem. gries, gravier). Techn. Frotter deux diamants l'un contre l'autre, afin d'en ôter les parties brutes. — »v Eghiser du marbre, le frotter, avant le polissage, avec un morceau de grès, pour faire disparaître les traces de la scie et du ciseau.

Techn. Vase où l'on rode diamant, qui sort du frottement de deux diamants bruts.

* ÉGRUGEOIRs. m. Sorte de petit vaisseau ordinairement de buis, dans lequel on égruge, on brise du sel, du sucre, etc., avec un pilon : mettez ce sel dans l'égrugeoir.

'ÉGRUGER v. a. (lat. e, hors de; gritmus, grumeau). Casser, briser, mettre en poudre dans l'égrugeoir : égruger du sucre.

ÉGRUGEURE s. f. [-ju-re]. Menues parcelles séparées en éerugeant.

* ÉGUEULEMENT s. m. Ârtill. Altération à la bouche des pièces d'artillerie, qui provient le plus souvent des battements du boulet lorsqu'il sort du canon, ou bien de ce que l'alliage de la pièce se trouve trop doux.

* ÉGUEULÉ, ÉE part, passé de Égueuler. — Subtantiv. et fig. Personne qui est fort grossière dans ses propos : c'est une franche égueulée. Ce sens est bas.

* ÉGUEULER V. a. Casser le haut du goulot d'un vaisseau de terre ou de verre : elle a égueulé sa cruche. — »*. Produire l'égueulement d'une pièce de canon. — * S'égueuler, V. pr. Fig. et bas : S'égueuler de crikr, a FORCE DE CRIEB, se faire mal à la gorge à force de crier. — Artill. Cette pièce de canon s'é- GUEULE, se dit d'une pièce de canon dont la bouche vient à changer déforme, parce qu'elle a éprouvé quelque accident, ou parce qu'elle a trop servi. — w Etre égueulé : cette bouteille s'est égueulée.

EGUS, chef allobroge qui, avec son collègue Roscillus, servit César avec fidélité pendant la guerre des Gaules. Ensuite ces deux chefs l'abandonnèrent pour suivre le parti de Pompée (4S av. J,-C.)

EGUZON, ch.-l. de cant., arr. à 42 kil. S.-O. de ia Châtre (Indre), près de la Creuse; 1,712 hab.

EGYPTE (gr. Aigiwtos; lat. Mgyptus; hébr. Mitzraim; copte Khami ou Kemi; arabe Masr ou Misr; turc Djipt ou Gipt], contrée du N.-E. de l'Afrique, comprise nominalement dans l'empire de Turquie, mais placée en réalité sous le protectorat anglais. L'Egypte propre s'étend delà Méditerranée.jusqu'àla première cataracte du Nil, par 24° 'A' lat. N., et de la mer Rouge, jusqu'à la frontière deBarca, par 21° long. E. ; 1,100,000 kil. carr. ; environ 9,700,000 hab.Maisles possessions égyptienne* s'étendent sur de vastes territoires au sud de ces limites : Nubie inférieure, Sennaar, Dongola. Taka, Fazoglou, Kordofan, provinces du Nil blanc, Kartoum; il faut y ajouter la totalité des territoires récemment reconquis sur le Mahdisme, le long du Nil et dans l'Afrique centrale, jusqu'à l'équateur. La superficie totale du territoire égyptien est évaluée à 2,251,630 kil. carr.; et sa population à 16, .300, 000 hab. A l'exception de quelques petits cours d'eau qui se jettent dans la morRûUge, le Nil est le seul fleuve qui irrigue l'Egypte. Depuis les cataractes, cetleuve, dont la largeur moyenne est de 800 mètres, coule sur uni; longueur de 900 kil. dans une vallée bordée par des collines hautes de 100 à 400 mètres. La largeur moyenne de cette vallée est do 1 1 kil., sa plus grande largeur est de 17 kil. Jadis cette vallée portail le nom de haute Egypte; mais plus tard, sa partie septentrionale porta le nom d'Egypte moyenne. A environ 150 kil. de la mer, le fleuve entre dans une vaste plaine alluviale, et s'y partage au-dessous du Caire, en plusieurs branches, dont les deux principales embouchures dans la .Méditerrannée se trouvent à 120 kil. l'une de l'autre. Cette grande plaine est appelée basse Ei'vpte. L'espace triangulaire comprise entre Ics'brus du fleuve et la mer se nomme le Delta du Nil ou siniplemeulle Delta. A l'exception de la vallée du Nil, de quelques oasis et de

la région nommée Fayoum. à l'O. du Nil, la plus grande partie du territoire se compose de déserts. La plus vaste des oasis est Siouah, l'ancienne Ammonium, où se trouvait le temple de Jupiter Ammon. Le désert qui s'étend entre le Nil et la mer Rouge est traversé par des chaînes de montagnes dont les points culminents atteignent 2.000 mètres. Le lac le plus célèbre, celui de Birket-el-Kéroun, dans le Fayoum, mesure 50 kil. de long, sur une largeur de 4 à 6 kil. Les lacs de natron se trouvent à 80 kil. au N. de celui-ci. Le long de la côte maritime du Delta s'étend une série de lagunes. Le canal Mahmoudieh, long de 80kil. et large de 33 mètres, sert à la navigation entre Alexandrie et le Nil; le canal de Suez fait communiquer la Méditerranée avec la mer Rouge (Voy. Suez). Le trait géologique le plus remarquable est le vaste lit d'alluvion que le Nil a déposé et qui couvre la basse Egypte sur une profondeur de 10 a 15 mètres. Les roches dominantes sont la pierre à chaux, le grès et le granit. Le solde la vallée est d'une fertilité sans égale, parce que sa richesse est annuellement renouvelée par l'inondation du Nil. Ce débordement commence en Egypte dans la dernière partie du mois de juin; il atteint sa plus grande hauteur entre le 20 et le 30 sept., époque où les eaux s'élèventàenviron 8 mètres au dessus de leur niveau le plus bas. Après une quinzaine de jours, elles baissent graduellement et atteignent leur niveau le plus bas vers le milieu de mai. Le Nil est donc dans un état de crue et de décrue ■ presque perpétuel. — 11 n'y a point de forêt en Egypte et les arbres y sont extrêmement rares, excepté le palmier. On n'y trouve presque plus de bêtes sauvages : l'hippopotame a disparu, le crocodile a abandonné la partie inférieure du fleuve. — Le climat de la haute Egypte se dislingue par sa sécheresse de celui de la basse Egypte, où il tombe quelquefois de grandes quantités d'eau. La température moyenne de la basse Egypte varie de 25° à 32° en été et à 10° à 17° en hiver. Celle de la haute Egypte varie de 32° à 38° en été et de 17° à 23° en hiver. En 1871, le territoire égyptien était divisé en 13 provinces, dont sept appartenait à la basse Egypte et six à la haute Egypte; plus lard on y ajouta la province de l'Isthme, cap. Isniaila. Les villes du Caire (capitale de l'Egypte), d'Alexandrie, de Suez, de Port-Saïd, de Damiette, de Rosette et de Kosseir ont des gouverneurs particuliers. Le nombre des étrangers est d'environ 91.000'. dont 38.000 Grec's, IG.OOO Français, 14.000 Italiens, 6,000 Anglais', 2,500 Autrichiens, 1,000 Espat'nols, 800 .\llemands, 800 Persans. Les habitants sont tous musulmans, à l'exception de 600,000 chrétiens (3uO,000 Copies et 250,000 Francs) et de quelques milliers de Juifs. Les habitants se disent Arabes, bien qu'ils descendent probablement en grande partie des anciens égyptiens. Dans le Nord, leur teint est jaunâtre, il devient plus foncé à mesure que l'on remonte vers le midi. Les .\rabes pur sang, au nombre de 400,000, sont généralement des Bédouins. Les Coptes sont les descendants reconnus des anciens habitants. Il y a un patriarche catholique à Alexandrie (rit latin). — L'Egypte exporte surtout les produits de son agriculture : céréales, coton, sucre, etc.; elle importe des tissus, des machines et des objets manulàclurés. Le commerce étranger a lieu surtout avec l'Angleterre, la France, l'Allemagne et l'Autriche. 11 y a aussi un commerce important avec l'intérieur de l'Afrique, au moyen de caravanes. L'industrie, qui a fait de grands progrès depuis quelques années, consiste en manufactures d'armes à feu, de colonnades, de soieries, de lainages, dans les établissements qui appartiennent au gouvernement. — Chemins de fer d'Alexandrie au Caire (209 kil.), du Caire à llélouan ("24), de Caliuun au Barrage (12), de Benha à Mil Berrah (13). d'A-

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lexandrie à Rosette (75); de Mellaha à Sidi- Gaber (4), de Teh-el-Baroiid à Sioul (488), de Calioub à Suez (i32), de Zagazis à Mansourah (71). de Taiita à Damiette (Mo), et plusieurs autres, formant un total général de 1,815 k. — S,~i31 k. de télégraphes électriques.— 179 bureaux de poste, distribuant 6 mil lions de lettres et de cartes postales, et 3 millions de journaux et d'imprimés. — Le canal de Suez livre annuellement passage à 3,400 navires, jaugeant près de 7 millions de tonneaux et transportant 55,000 voyageurs. Sur ce nombre do navires, 2,523 sont Anglais, 170 sont Français, 144 Hollandais, '5 Autrichiens, 87 Italiens, 32 Espagnols, 275 Allemands. — Gouvernement. Le pouvoir est exercé par un prince tributaire de la Sublime-Porte; ce prince porte officiellement, depuis le 26 juin d8o7, les litres d'altesse et de khédive. L'hérédité a lieu du père au fils. L'administration de l'Egypte fut placée, le 10 novembre 1879, sous la surveillance de la France et de l'Angleterre, représentées chacune par un contrôleur général. Mais depuis les événements de la fin de 1S82, l'Angleterre est restée seule surveillante des allnires financières en Egypte. L'armée a été placée sous l'autorité d'un officier anglais; et la gendarmerie obéit à un autre officier de la même nationalité. Au commencement de -1883, on assembla une chambre législative, formée en partie démembres nommés par le khédive et en partie de représentants choisis par le peuple, au scrutin indirect. La chambre ne possède qu'une voix consultative pour les affaires intérieures, elle n'a aucun droit de veto, sinon dans les cas d'augmentation d'impôts. — Les finances sont dans un état de désorganisation, dont les Anglais parviendront difficilement à les tirer. Les dettes sont les suivantes: dette unifiée à 4 "/„, 1 milliard et demi do fr.; dette privilégiée àii°/o, un demi-milliard; emprunt domanial, à 5 "U 200 millions: autres dettes, 300 millions. Total : 2 milliards et demi. Les recettes elles dépenses s'élèvent chacune à 225 raillions de fr. L'armée égyptienne se compose nominalement de 8 régiments d'infanterie de ligne, 4 bataillons de tirailleurs, 4 régiments de cavalerie et 144 canons, mais les effectifs des régiments et des bataillons ne sont pas au complet. La marine comprenait, dernièrement deux frégates, deux corvettes, deux grands yachts à l'usage du khédive et quatre canonnières. — Il ya quatre cours principales de justice, dont le siège se trouve au Caire. Il existe un cadi dans chaque ville et dans chaque village. Les provinces sont administrées chacune par un mudir (gouverneur). — Les écoles pour l'instruction primaire sont annexées aux niosquées, elles recevaient 60,000 élèves en 1871. L'université du Caire, nommée el-Ashav (la Fleur), reçoit des étudiants de toutes les parties de l'Afrique et de la Turquie. L'éducation a fait de grands progrès sousie règne d'Ismaîl-Pacha. — La presse périodique est presque entièrement enlre les mains des étrangers. — Langue. L'ancienne langue égyptienne présente quelque affinité avec les idiomes sémitiques, bien qu'elle s'en distingue par des caractères tranchés. L'histoire de son développement et de sa décadence n'a pas encore été bien établie. On place l'invention de l'ancienne écviluve hiéroglyphitjue pleine à une époque, qui serait antérieure de 3000 ans à la venue du Christ. Cette écriture fut d'abord la seule usitée; et même, quand on eut imaginé des systèmes moins compliqués, elle resta en usage, jusque vers l'époque de l'invasion romaine, pour l'inscription desdocumeiUs importants de l'état et pour les compositions religieuses. Plus de 2000 ans av. J.-C, furent inventés les hiéroglyphes linéaires, dont on a de longs documents et qui se transformèrent plus tard en cursive, nommée écriture kiératigue; c'est sous la forme hiératique que nous est parvenu le grand corps de la littérature égyptienne. L'emploi de l'écriture démulique, au

commencement du vu* siècle av. J.-C, indique que la langue vulgaire commençait alors à devenir la langue littéraire. Jusqu'au ii^ siècle après J.-C. les inscriptions et les papyrus hiéroglyphiques et hiératiques furent transcrits en langue vulgaire au moyen de cette écriture. L'écriture copte, mélange de signes grecs et de signes égyptiens, est le caractère exclusif de la littérature égyptienne chrétienne et marque le dernier développemenlou décadence finale de la langue égyptienne (Voy. Copte). — Les Egyptiens, en représentant les objets matériels par des signes, en arrivèrent vite à employer certains objets symboliques pour représenter certaines idées abstraites : ainsi un singe irrité personnifiait la colère; un luth était l'emblème de la bonté; un fouet était celui du gouvernement. Quand on ne put trouver aucun symbole pour représenter une idée abstraite, on eut recours à de véritables rébus, comme on en fait de nos jours, quand on dessine une ile et une haie pour écrire il est. Ce système devint naturellement la source d'une grande confusion, et l'on dut trouver des signes déterminés pourexprimer l'idée des hiéroglyphes qui marquaient le son. Le désir subséquent d'employer un choix d'objets pour représenter les noms d'antres objets fit nailre lessystèmes syllabiques et alphabétiques. C'est pourquoi les hiéroglyphes sont les uns idéographiques, les autres phonétiques. 11 y a environ 900 idéographes. Les déterminatifs forment aussi une subdivision des idéographes (bien que quelques signes phonétiques soient parfois comme déterminalifs) et forment une classe d'environ 200 hiéroglyphes. Ils suivent ordinairement un idéograpbe, comme ViVÇ, un lion, où le lion est suivi du hiéroglyphe représentant une peau, lequel hiéroglyphe, déterminatif de tous les animaux, niarqueque dans ce cas le lion doit se lire lion et non r. Certains mots ont deux déterminatifs. Tous les groupes, à l'exception du verbe être, des pronoms et des prépositions, sont suivis d'un déterminatif. Chaque mot hiéroglyphique consiste on deux portions : l'une dans laquelle l'hiéroglyphe exprime son propre son, et l'autre dans'laquelle il cxyirime l'idée de l'objet qu'il représente. Les prétendues syllabes alphabétiques sont des syllabes simples composées de deux voyelles. Les hiéroglyphes phonétiques syllabiques représentent des

dissyllabes, comme B (au), que l'on écrit quelquefois avec sa seconde voyelle V («);

:ou des trissyllabes, terminés chacun pai une voyelle comme «^ [mer), composé de

'^S. (""'), = '^'V ^'""'^ ^'^ <=> 3^ ()■»). Quelques hiéroglyphes phonétiques qui en remplacent d'autres dans des groupes exprimant la même idée, sont appelés homophones. Les hiéroglyphes phonétiques sont employés pour exprimer des mots entiers, principalement des mots d'une nature abstraite. On les employait aussi pour compléter ou indiquer le sens de certains idéographes et de certains déterminatifs. Voici une liste des signes alphabétiques communément en usage:

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