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ELAN

dans un but de production. Ou doit pratiquer réla,i,'age dès les premières années, afin de donner à l'arbre une forme convenable ; il ne faut pas non plus laisser prendre un trop grand développement aux branches qu'on doit supprimer, car la cicatrice qui en résulterait serait lente à se recouvrir. L'élapage se pratique delà fin d'octobre jusqu'au milieu de mars. Parmi les différents systèmes d'élagagé, nous citerons les plus us'ités : l'élagage complet, l'élagage belge ou en colonne, l'élagage en cône, l'élagage progressif ou en tête. — Branches qu'on a retranchées en élaguant : 071 a donné au jardinier l'élagage pour son •paiement. — *n, Fig. Suppression de choses inutiles : cet ouvrage aurait besoin d'èlagages.

EL-AGHOUAT. Voy Laghouat.

* ÉLAGUER V. a. (préf. é; haut ail. lah, incision des arbres). Ebrancher, dépouiller un arbre de ses branches jusqu'à une certaine hauteur ; éclaircir un arbre en coupant une partie de ses branches. — Fig. Retrancher dans quelque ouvrage d'esprit, ce qui l'allonge inutilement, el nuit à sa force, à son éclat : cet exorde a besoin d'être élagué. — A quelquefois pour régime dans l'un et l'autre sens, le nom de la chose à retrancher : élaguer 2)lusicurs branches; élaguez ces détails inutiles.

* ÉLAGUEUR s. m. Celui qui élague.

ÉLAÏDINE s. f. (gr. eiaion, huile). Chim. Substance solide et jaunâtre, obtenue par l'action de l'acide azotique sur l'oléine. Formule : C* H"" 0'°. L'élaidine est isomériquc avec l'oléine. La saponification la dédouble en acide élaidique et en glycérine.

ÉLAÏDIQUE adj. Chim. Se dit de l'acide obtenu, concurremment avec la glycérine, par la saponification de l'élaidine : C^^ H'* 0*.

ÉLAM, Élima'is ou Susiane, (en gr. Cissia ou Susis), ancienne contrée du S.-O. de l'Asie, bornée à 10. parle Tigre, et au S. par le golfe Persique, et correspondant à peu près au moderne Khuzistan. Elle comprenait des régions basses et fertiles, peuplées par des Touraniens eL des Sémites, qui lurent conquis par une race hamitique ou cuchite de Babylone. La dynastie de l'empire chaldéen, que Bérose cite après la dynastie mède, était probablement d'origine élamite. D'après la Genèse, Chedorlaonier, qui appartient à celte période, était maître du double bassin du Tigre et de l'Euphrate. Des inscriptions d'Aschur-bani-pal mentionnent Kedor-Nakbunta, roi d'Elam, comme ayant pris la Babylonie, vers l'an 2300 avant J.-C. Parmi les noms des rois élamites de cette dynastie, que l'on trouve dans les inscriptions, sont ceux de Kedor- Maboug, de Bornaboriache, de Kourigalzou, d'Ichnii-Dagan et de Chamchi-Binn. Elam devint ensuite tributaire de Babylonie et d'Assyrie et se rendit de nouveau indépendante, vers l'an 790. Soixante ans plus tard, Sargon battit Humbanigache I", roi d^Elam. Une révolte contre Sennacbérib fut facilement comprimée. Neuf rois d'Elam sont mentionnés dans les inscriptions de d'Esarhaddon etd'Aschur-bani-pal ; ils soutinrent une longue lulti^ contre les Assyriens. Mais Aschur-banipal linit par dévaster le pays et par réduire le peuple en esclavage. A la chute de Ninive, Elam passa à la Médie; elle forma plus tard une satrapie de l'empire perse ; elle se révolta inutilement deux fois contre Darius I''.

ÉLAMITE s. et adj. D'Elam ; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.

* ÉLAN s. m. (anc. haut ail. elaho). Mamm. Espèce de cerf à bois aplati qui se trouve dans les pays septentrionaux : bague faite de corne d'élan". —D'après quelques naturalistes, l'élan forme le genre ake (Smitli). C'est un animal (lui vit dans les parties septentrionales des deux continents. L'élan d'Europe {akemalchis,

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