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ELAN

Ogilhy), vivait jadis entre .S3» et 60° lat. N., en Prusse, en Pologne, en Suède, en Norvège et en Russie; mais on ne le trouve plus \

Elan d'Europe (,\Icc malchis).

guère que dans les parties les plus septentrionales de l'Europe et en Sibérie. L'élan d'Amérique [alce Americayins, Jardine), plus grand

Élan d'Amérique (Alcc Americanus)

que l'espèce européenne, vit dans le nord de l'Amérique.

* ÉLAN s. m. (même étymol. que pour élan, espèce de cerfl. Mouvement subit avec etî'ort : il fit un grand élan et se sauva d'entre ks mains de ceux qui le tenaient. — Fig. Ardeur, enthousiame : rien ne pouvait arrêter cet élan des esprits. — Se dit particulièrement des mouvements subits auxquels l'âme s'abandonne quand elle est pénétrée d'une vive alfection, remplie d'un grand enthousiasme, ou saisie d'une extrême douleur : un élan de zèle, de patriotisme.

' ÉLANCÉ, ÉE part, passé de Élancer. — Adjectiv. Se dit d'un cheval dont le corps est efllanqué : cheval élancé et haut sur jambes.

— En parlant des personnes. Taille élancée, taille svelte, dégagée et bien prise. — Ariire élancé, arbre dont le tronc n'est point chargé de branches, et s'élève très haut. Branche élancée, branche longue, menue, et dégarnie d'autres branches.

* ÉLANCEMENT s. m. Impression que fait en quelque partie du corps une douleur subite, aiguë et de peu de durée, provenant de quelque cause interne : cela me cause des élancements fort douhureux. ■ — Mouvement affectueux et subit de l'âme; et, en ce sens, il n'est guère usité qu'au [iluriel et dans cette locution : les élancements de l'âme vers Dieu.

— «.V Action de s'élancer.

"ÉLANCER V. a. (rad. lancer). Pousser, lancer en avant avec impétuosité. Ne s'emploie guère qu'avec le pronom personnel. — V. D. Kïire éprouver des élancements doulou-

ELAS

reuï : je sens quelque chose qui m'élance. — S'élancer v. pr. Se lancer avec impétuosité : il s't'tiinca au (raxers des ennemis. — Fig. Se dit quelquefois en un sens analogue, dans le langage ascétique : mon dme s'élançait vers Dieu.

ÉLAPHRE s. m. [é-la-fre]. (gr. elaphros, agile). Entom. Genre de coléoptères pentamères carnassiers, tribu des carabiques, section desgraudipalpes. Les élaphres sont assez semblables aux cicindèles par leur forme et leur vivacité : ils ont le corselet presque carré, le labre en demi-cercle et les palpes labiaux terminés par un article assez court et assez gros. Ils se cachent danslesherbes elles tissures, au bord dos étangs à demi desséchés. Le plus répandu est Vélaphre des rivages (elaplirus riparius, Fab.) ; lon°: de O'^.OOe"'", il est d'un vert brillant et foncé en dessous ; d'un cuivreux mat et mêlé de bronze en dessus, très pointillé, avec des impressions ou cicatrices arrondies, vertes, avec le centre un peu élevé et rougeâtre, et disposées en quatre lignes; une tache cuivreuse, luisante et polie se trouve sur chaque étui près de la suture. Vélaphre uligineux {elaphrus uliginosus, Fab.) est un peu plus grand, plus foncé, avec les élytres plus inégales et les bords des cicatrices élevés.

ÉLAFS s. m. (gr. elaps, nom d'un serpent non venimeux). Erpét. Genre de serpents venimeux à crochets isolés, voisin des vipères. La tête, couverte de grandes plaques polygonales, est renflée vers le cou; les mâchoires ne peuvent presque pas s'écarter en arrière, à cause de la brièveté des os tympaniques et surtout des os mastoïdiens ; d'où il résulte que la tête est tout d'une venue avec le corps, qui est couvert d'écaillés oblongues. Lesélaps ne peuvent dilater leurs côtes; leur queue est ronde et conique. Leur peau est annelée de blanc, de noir et rouge très vifs ; leur morsure est très dangereuse; ils vivent dansles régions. les plus chaudes de l'Afrique, de l'Asie et de l'Australie. L'espèce la plus commune est l'élaps de Marcgrave [elaps lemniscatus, Cuv.), marqué d'anneaux noirs, rapprochés trois à trois sur un fond blanc; le bout du museau est noir; il se trouve dans la Guyane, où on le redoute beaucoup et où on le confond avec deux espèces non venimeuses, le Rouleau et le Serpent d'Esculape, qui lui ressemblent par la forme, la grandeur et les couleurs. On dit aussi Serpent-corail.

EL-ARAÏCHE. Voy. Larache.

EL-ARISCH. Voy. Arisch.

* ÉLARGIR V. a. Rendre plus large : élargir un habit, un fossé. — Grav. Elargir les tailles, rendre plus larges les espaces qui sont entre les tailles. — Mettre hors de prison : il a été élargi sous caution. — «* Fig. Donner plus d'extension : élargir le champ de ses idées. —

* S'élargir v. pr. Devenir plus large ; mes souliers se sont trop élargis. — Se dit, dans un sons particulier, de quelqu'un qui prend plus

• lu terrain, d'espace, qui étend, qui agrandit sa terre, son parc, etc., soit par acquisition ou autrement K'/i'tsi élargi du côté delariviére. — IV Fig. Prendre plus d'extension : le cercle des connaissances humaines s'élargit tous les ]ours.

* ÉLARGISSEMENT s. m. Augmentation de largeur : l'élargissement d'un canal, d'une rivière, d'une route, d'une rue. N'est guère usité que dans ces sortes de phrases. — • Délivrance de prison : il a obtenu son élargissement, l'élargissem£nt de sa personne.

* ÉLARGISSURE s. f. Ce qu'on ajoute à un vêtement, à uu meuble, etc., pour le rendre plus large : l'élargissure d'un corset, d'un tapis,

etc.

ÉLASMOSAURIENS s. m. pi. (gr. elasmos,

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lame, feuillet; franc, sauriew). Genre de gigantesques sauriens marins, de l'époque cré-

ELAT

Restauration d'un élasmosaurien.

tacée, dont les restes ont été trouvés particulièrement dans le New-Jersey (.-Vraérique).

* ÉLASTICITÉ s. f. (gr. elastès, qui pousse). Propriété de certains corps, en vertu de laquelle ils résistent plus ou moins à la pression et se rétablissent dans l'état où ils étaient, aussitôt que la force comprimante cesse d'agir : l'élasticité d'une lame d'acier, de l'air. — Fig. Certain étal de l'esprit, de l'âme : la bonne fortune rendit à son esprit toute son éiasticité. — Encycl. Les lois de l'élasticité de torsion furent d'abord étudiées par Coulomb et ensuite par Binet, J. Thomson et particulièrement par Saint-Venant (1 80.5). Les fluides sont divisés en deux classes : les liquides et les gaz, qui se distinguent par les valeurs relatives de leurs coefficients d'élasticité et de viscosité. Voici les coefhcients de compressibilité de divers liquides, ou les fractions dont ces liquides diminuent de volume sous la pression d'une atmosphère.

SDBSTÀNCBS. COEFFICIENT d'ÉLASTIOTB.

Mercure à 0° C 0.000003

Eau à 0° 0. 000030

Id. à 40° 0. 000044

Alcool à 4« 0. 000084

Ether à 0» 0. 0001 11

Id. à 15» 0. 000140

* ÉLASTIQUE adj. Qui a de l'élasticité, du ressort, qui fait ressort ; les gaz sont très élastiques. — Qui produit l'élasticité, le ressort : force élastique. — Fig. Esprit élastique, esprit qui a du ressort, de la force. — »v Fait avec une matière très élastique, et particulièrement avec du caoutchouc : balle élastique. — Gomme élastique, nom que l'on donne vulg. au caoutchouc du commerce. — Géom. Courbe ÉLASTIQUE, courbe formée par une lame métallique d'une épaisseur uniforme, quand ses deux extrémités sont rapprochées et réunies par une force. — s. m. Matière élastique, et parliculièrement aouichonc. : jouet en élastique. — Petit lien circulaire en caoutchouc ou qui en est garni intérieurement : retenir ses bas avec des élastiques. — Tissu garni intérieurement de caoutchouc : les élastiques d'une paire de bretelles, de bottines. — Fil métallique disposé en spirale pour faire ressort : les élastiques d'une jarretière, d'un sommier.

ÉLATER s. m. [-ter] (gr. elatér. qui meut). Entom. iNom scientifique du genre taupin.

ÉLATÉRIDE adj. {élater, et gr. eidùs, apparence). Entom. Qui ressemble ou se rapporte au genre élater ou taupin. — s. m. pi. Deuxième tribu des coléoptères pentamères serricornes sternoxes, ayant pour type le genre élater ou taupin. Les élatérides ont le corps elliptique ; des antennes en scie insérées devant les yeux ; des mandibules échancrées ou fendues à leur extrémité et terminées par deux dents; le dernier article des palpes souvent en forme de triangle ou de hache.

Les pattes sont courtes, contractiles, à tarses filiformes; le présternum porte un stylet postérieur, comprimé latéralement et' souvent un pou arqué, qui, à. la volonté de l'animal, s'enfonce dans une cavité de la poitrine, située immédiatement au-dessus de la naissance de la seconde paire de pattes. Ils s'envolent très difficilement; quand ils tombent sur le dos, ils ne peuvent se retourner à cause de la brièveté de leurs pattes : ils sautent et s'élèvent perpendiculairement en l'air à une assez grande hauteur, jusqu'à ce qu'ils aient repris leur position normale. Pour exécuter leur saut, les élatérides serrent leurs pattes contre le dessous du corps, baissent inférieurement la tête et le corselet, qui est très mobile de hauten bas; puis, rapprocbant celte dernière partie de l'arrière-poitrine, ils poussent avec force la pointe du présternum contre le bord du trou, situé en avant du inésosternurn, où elle s'enfonce brusquement et comme par ressorl. Le corselet avec les pointes latérales, la tête, le dessus des élylres heurtent avec force la surface, sur laquelle repose l'animal, et concourent par leur élasticité à faire bondir le corps. Cette particularité les a fait appeler Scarabées a ressort.

ÉLATÉRIE s. f. (gr. elatér, qui meut). Bot. Fruit marqué de côtes longitudinales, et se séparant à la maturité en valves, comme dans les eupborbiacées et la plupart des malvacées.

ÉLATÉRINE s. f. Chim. Principe, crislallisable et soluble dans l'alcool, auquel l'élalérium doit ses propriétés purgatives.

ÉLATÉRITE s. f. (?r. eiatêr, élastique). Miner. Substance bitumeuse, élastique, appelée aussi caoutchouc fossile, et que l'on trouve i Montrelais (Loire-Inférieure). Formule CH-.

ÉLATÉRIUM ou Elatérion s. m. (gr. elaterion, purgatif). Chim. Suc purgatif extrait des fruits du concombre sauvage [momordica etaterium, Linn.; ecbalium agreste, Rich.l. C'est un purgatif drastique dont on ne fait plus

Élatéri

, (Momordica elaterium).

usage. — Bot. La cucurbilacée qui produit ce suc est quelquefois classée dans un genre particulier, celui àe&concombres explosifs. Les élatériums croissent dans le sud de l'Europe. Lorsque le fruit est presque mûr, il se détache et projette ses semences et son suc.

ELATÉROMÈTRE s. m. (gr. elatér, qui pousse; metron, mesure). Phys. Instrument qui sert à mesurer la tension des vapeurs et des gaz, employés comme moteurs mécaniques.

ELATH [VMane de Jcsèphe; VElane des Romains; auj. Ailah'), ancien port du golfe Elanitique de la mer Rouge, aujourd'hui golfe d'Akabah. David l'enleva aux Edomiles; Salonion y équipa les navires qu'il envoya à Ophir. Taglatk-phalasar d'Assyrie s'en rendit maître. Baudouin s'en empara en H46 et Saladin en 1167. (Voy. Akabah.)

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