EN.IA
ENLE
i. [an-ni-j. Etat d'une 1ère d'usaee tiu'au 11-
* ENIVRANT, ANTEadj. [an-ni-|Quienivre:
vin enicraiit. — l'ig. Louanges enivrantes.
•ENIVREMENTS, m ^ personne ivre. N'est guère d'usage q guré : l'enivrement de l'amour.
•ENIVRER V. a. [an-ni-vré] (rad. ivre). Rendre ivre. .Se dit proprement des boissons : il l'a enivré. — Par ext. .Se dit de certaines autres chosesqui causent un étourdissement, un trouble de la raison, semblable à celui qu'on éprouve dans l'ivresse : la fumée du tabac enivre. — Fig. dans un sens analogue : les louanges, les jlatteries dont ils Venicrent. — S'eni'ïrer v. pr. Enivrersoi : cet homme s'enivre tous les jours.
11 vaut mieux s'eniorer du doux jus de la treille. Recueil d'airs sérieux et à boire, Paris, Ballurd, 160S.
— Fig. S'enivrer de la bonne opinion de soimême. — S'e.mvrkk dk son vin, s'entêter de ses pru|ires idée.^.
ENJABLER v. a. .Mettre un fond à une futaille.
* ENJAMBÉ, ÉE part, passé de E.njamhkii.
— Fam. Etuk ii.vur knjami;é, se dit d'une personne qui a les jambes cxtraordinairement longues.
* ENJAMBÉE s. f. Action, pas qu'on fait pour enjanilii'i'; espace qu'du enjambe, qu'on peut enjamber : faire de grandes enjambées.
* ENJAMBEMENT s. m. Versifie. Se dit lorsque le sens commence dans un vers et linit dans une partie du vers suivant : l'enjambement est un défaut, lorsqu'il ne produit pas une beauté. — L'enjambement ou enipièteiiienl de la fin d'un vers ou d'un héinisticlir sur une partie seulement du vers ou de l'hémistiche qui suit, rompt en général toute mesure et change la iihi-ase en prose rimée. 11 devient d'une grande beauté et d'un grand ell'et, quand on n'en abuse pas et lorsqu'il procède par suspension ou en interrompant subitement le sens, comme dans ces vers :
Je te perds. Une plaie ardente, envenimée Me ronge... A\ec ellort... je respire... et je crois Chaque t'ois respirer pour la dernière fois. Akdré Cuémbu.
Il est encore employé avec grâce quand il y a une anacoluthe, comme :
J'ai quatorze bouteilles
D'un vin vieux... Bonein^'o n'en a pas dépareilles.
DOILBÀU.
Ou bien quand on veut produire un effet :
Puis donc qu'on nous permet de prendre
Haleine, et que l'on nous de'fend de nous étendre.
Racine. Les Plaideurs, acte 111, se. m.
Les premiers poètes français ont abusé de l'enjambement. Malherbe e^saya de corriger ce défaut de la versilicalion :
Par ce sage écrivain, par ce guide fidèle Les stances avec grâce apprirent a tomber. Et le vers sur le vers n'osa plus enjamber. DoiL&ie.
* ENJAMBER v. n. (rad. jambe). Etendre la jambe plus qu'à l'ordinaire, pour passer pardessus quelipie choscî ou au delà : il ne faut qu'enjamber pour passer le ruisseau. — Faire de grands pas en marchant : voyez comme il enjambe! — Fig. Se dit d'une chose qui avance, qui se prolonge suV une autre : cette poutre enjambe sur le mur duvoisin. — Versifie. On dit qu'lJ.N vKiis lnjambe sur le vehs sui- VANr, lorsque le sens d'un vers n'est achevé qu'au commencement ou au milieu du vers suivant. On dit quel(iuefois de même : c«ja/Hber d'un vers à un autre. — Usurper, em[iiéter : il a enjambé sur l'héritage de soti ■coisi)i.
— V. a. Franchir en enjambant : enjamber deux marches à la fois. — »». S'enjamber v. [ir. Etre enjambé : ce l'uisseau s'eujambe facilement.— Eitjiniger. i\'. S.)
* ENJAVELER v. a. (rad. iacellc). Agric. J'««javelle, j'enjavelai, j'enjavellerai. Mettre en
javelle des blés, des avoines, ou d'autres grains. (Voy. Javelle.)
■ ENJEU s. m. (rad. jeu). Ce que l'on met au jeu en commençant à jouer, pour être pris par celui qui gagnera : voilà mon enjeu. -- Fjg. et fam. Retiueu son enjeu, se retirer d'une entreprise, d'une affaire où l'on courait quelques risijues.— *v Fig. Ce qu'on hasarde dans une entreprise : il mettait son honneur comme crijeu.
• ENJOINDRE v. a. (lat. injungere), Ordonner, commander expressément : l'Eglise enjoint l'observation des fêtes.
• ENJÔLER V. a. Fam. Surprendre, attirer, l'iiu-agiT pur des paroles flatteuses, tromper :
en/éj/rr iiiiç feiiiiHc, une fille.
■ ENJÔLEUR, EUSE s. Fam. Celui, celle qui surprend et qui attire par des manières et des paroles flatteuses : c'est un enjôleur.
• ENJOLIVEMENT s. m. Ornement, aju.sfi'iiii'nl qui rend uni' chose plus jolie, qui I embellit : ]ictit enjolivement.
• ENJOLIVER v. a. (rad. joli). Rendre joli, rendrr [jIus joli. Ne se dit point en [larlanl des personnes : cette garniture enjolive him votre robe. — i-» S'enjoliver v. pr. Devenir plus joli.
• ENJOLIVEUR s. m. Fam. Celui qui aime à enjoliver, qui a la manie des enjolivements : c'est un enjoliveur sans goût.
•ENJOLIVURE s. f. Se dit des enjolivements iju'on fail à de certains petits ouvrages de peu de valeur : cet étui-là est trop uni, il y faut mettre quelques enjolivures.
• ENJOUÉ, ÉE adj. Qui a de l'enjouement : je vous trouve bien enjoué. — S'ap|ilii[iie souvent a la conversation, au style, aux ouvrages d'esprit : sa conversation est toujours
enjouée.
' ENJOUEMENT ou Enjoùment s. m. Gaieté douce, badinage léger : il est aujourd'hui d'un enjouement ijui ne lui est pas ordinaire.
ENKHUISEN [ènnk'-hoï-zénn], port maritime dr la Hollande septentrionale, sur un petite péninsule du Zuyderzée, à 4;; kil. N.-j']. d'Amsterdam; 6,3'28 hab. Raffineries de sel et
fomb'ries de canons.
• ENKYSTÉ, ÉE adj. Méd. Se dit d'une matière, d'une tumeur, d'un corps étranger qui se trouve enfermé dans une membrane particulière qu'on appelle Kystk : il y a quelquefois dans la vessie des pierres enkystées. (Voy. Kyste.)
ENKYSTER (S') v. pr. (rad. kyste). Méd. S'enfermer dans un kyste : cette tumeur commence à s'enhystcr.
• ENLACEMENT s. m. Action d'enlacer; ré-
siilt.il (Ir cetle action.
• ENLACERv. a. Mêler, passer des cordons,
des lacets l'un dans l'autre ; enlacer des rubans l'un dans l'autre. — Par exi. Se dit souvent en parlant de certaines autres choses longues et Uexibles : enlacer des branches d'arbres les unes daiis les autres. — Enl.4.cer des papikus, les attacher ensemble avec un même lacet.
— Serrer, étreindre : enlacer quelqu'un dans ses bras. — S'enlacer v. récipr. S'enlacer mutuellement : deu,e siTpents s'enlaçaient. — Etre enlace l'un dans l'autre ; les branches de ces ai'bres s'enlaçaient les unes dans les autres.
• ENLAIDIR V. a. (rad. laid). Rendre laid : il y a des persontics que la parure enlaidit. —
— V. n. Devenir laid : cette femme enlaidit tons les jours. — S'enlaidir v. pr. Se rendre laid : cette fiiinie .■<'enlaiilit en voulant séparer.
' ENLAIDISSEMENT s. m. Action d'enlaidir ;
résultat de i-elle action.
•ENLEVEMENT s. m. Action d'enlever, d'emporter quelque chose d'un lieu : procé-
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