ENNE
ENNU
der à l'enlèvement d'un coi'ps. d'un cadavre. — Rapt, ravissement; action par laquelle une personne est enlevée malgré elle, ou par laquelle une chose est enlevée malgré celui à qui elle appartient, ou malgré celui qui la désire : renlévemcnt de Proserpine, des Sabines. — Législ. Tout enlèvement de mineurs ou rapt est un crime aux yeux de la loi. La peine est celle des travaux forcés à temps, si la personne enlevée est une fille de moins de 16 ans. Si elle a suivi volontairement son ravisseur et si celui-ci a plus de 21 ans, la peine est la même ; si le ravisseur n'est pas majeur, la peine n'est que de 2 à o ans. Lorsqu'un mariage a suivi l'enlèvement, il peut être déclaré nul et alors le ravisseur est condamné, ou le mariage est maintenu et la faute est couverte (C. pén. 354-357).
• ENLEVER v. a. (rad. lever). J'enlève. J'enlèverai. Lever en haut : quelques historiens disent que les maeliines d'Arehiniéde enlevaient les vaisseauxc des Romains. — Lever en haut avec rapidité, avec violence : un coup de vent a enlevé le toit de celte maison. — Cela enlève la. PAILLE, cela est au-dessus de tout, ou cela est décisif. On dit plus ordinairement, cela lève LA PAILLE. — Ravir, emmener, emporter par force : on le menait en prison, ses a7nis l'enlevèrent des mains des gendarmes. — Emporter, retirer, ôtcr quelque chose d'un endroit : il 'aud7-a' faire enlever ces matériaux. — Enlever L'N CORPS, prendre un corps mort pour le porter en terre, ou pour le déposer momentanément dans quelque église, etc. Se dit aussi des gens de justice qui se saisissent du cadavre d'un homme tué, no3-é, etc. : la justice enleva le corps. — Enlever des marchandises, se hâter de les acheter, de s'en fournir, de sorte que les autres marchands n'entrouvent plus que difficilement. Dans un sens un peu différent. Une marchandise est bientôt enlevée, est enlevée ou s'e.NXÈVE EN MOINS DE RIEN,
etc., le débit en est prompt, et elle ne reste que fort peu de temps chez le marchand. — Fig. Enlever quelqu'un, se dit de ce qui fait mourir quelqu'un promptement, prématurément, d'une manière inattendue : la peste, la lièvre l'a enlevé en peu de jours. — Guerre. Enlever UN poste, une place, une province, etc., ôler un poste, une place, une province, etc., à l'ennemi, et s'en rendre maître en peu de temps. Enlever un quartier, enlever un régiment, surprendre et forcer des troupes dans leur quartier. — Fig. Enlever les suffrages, exciter l'enthousiasme, obtenir un succès brillant. — Fig. Se dit d'une chose qu'on fait vite etbien : ce morceau denuisique a été eyilevé. — Ce colonel enleva son régiment, il le porta vivement contre l'ennemi. — Enlever un cheval, le porter vigoureusement en avant. — Chasse. Enlever la meute, entraîner les chiens par le plus court chemin où l'on a vu le cerf et où l'on retrouve la voie, — Fig, Transporter d'admiration, ravir, charmer : cet orateur enlève son auditoire. — Séparer, délaclier une chose de celle sur laquelle elle est appliquée, ou àlaquelleelleestadhérente : enlever la croûte d'un pâté. — Oter, faire disparaître : enlever de l'écriture à l'aide d'un aijcnt chimique. — *v Prendre, arracher, dérober : je lui enlevai l'arme dont il me menaçait. — Fig. : l'intriyue enlève souvent les récompenses dues au mérite.
Argot. Réprimander, faire des reproches.
Enlever le ballon, donner un coup de pied
dans le derrière. — * S'enlever v. yr. Enlever soi, son corps : le cheval s'enlevait sur ses jambes de derrière. — Etre enlevé : le ballon s'enleva dans les airs.-— Etre détaché, séparé : l'écorce de cet arbi-c commence à s'enlever. — v* Fig. et fam. Se mettre en colère : il s'enlève au moindre reproche.
' EMLEVURE s. f. Petite vessie ou bubc qui vient sur la peau : il a te risaye tout couvert d'enlcvures. Vieux : on dit, Elevure.
' ENLIER v. a. (rad. lier). Maçonii. Joindre
et engager des pierres ensemble, en élevant un mur.
ENLIGNEMENT s. m. Action d'enligncr; état de ce qui est enligné : mettre des cehalas en enlignement.
' ENLIGNER v. a. (rad. lirjne). Archit. Charpenl. etc. Placer plusieurs corps contigiis sur une niêinc liane.
' ENLUMINER v. a. (lat. lumen, inis, lumière). Colorier une estampe, etc., y mettre des couleurs convenables : enluminer des images, des caries à jouer. — Par. ext. S'enluminer LE visage. (Voy. le v. pr.) — Fig. Enluminer SON style, y répandre des ornements qui ont de l'éclat, mais qui sont peu naturels, qui sont recherchés. — Fig. et fam. Rendre rouge et enflammé; et, en ce sens, n'est usité qu'en parlani, du teint, du visage : l'ardeur de la fièvre lui avait enluminé le teint, le visage. — Prov. et bas. S'enlu'miner la trogne, enluminer sa trogne, boire avec excès ; parce qu'ordinairement les ivrognes ont le visage fort rouge. — S'enluminer v. pr. Se mettre du rouge au visage. Ne se dit guère que des femmes et par dénigr. : elle a beau s'enluminer, elle n'en parait pas plus jeune. — w. Devenir enluminé : sonnez s'enlumine.
■ ENLUMINEUR, EUSE s. Celui, celle qui fait métier d'enluminer des estampes, des caries de géographie, etc.
* ENLUMINURE s. f. Art d'enluminer, d'appliquer (les couleurs sur des estampes, etc. : il entend birn l'enluminure. — Action d'enluminer; résultat de cette action : l'enluminure de cette estampe n'estpas soignée. — Eslampe, gravure enluminée : cela n'est pas peint, ce ]i'est qu'une enluminure. — Fig. et fam. S'emploie en parlant du style, et se dit des orneznenls qui ont de l'éclat, mais qui sont peu naturels, qui sont recherchés : il a répandu dans son poème du brillant, de l'enluminure.
ENNÉADE s. f, [èn-né-a-de] (gr. ennea, neuf). Réunion, assemblage de neuf choses ou de neuf personnes. — Les Ennéades ou Neuvaines, recueil dans lequel Plotin expose son système philosophique.
* ENNÉAGONE s. m. [èn-né-a-go-ne] (gr.
ennea. neuf; i/onio, angle). Géom. Figure qui a neuf côtés.
ENNÉAGYNIE [èn-né-a-ji-nij (gr. ennea, neut; gané, femelle). Bot. Division du système de Linné, comprenant les plantes dont la fleur a neuf pistils.
- ENNÉANDRIE s. f. [è-né-an-dri] (gr. ennea. neuf; anér, andros, mâle). Bot. Neuvième classe du système de Linné, qui renferme les plantes dont la fleur a neuf étamines.
■ ENNEMI, lE s. [è-ne-mi] (lat. inimicus). Celui, celle qui hait quelqu'un, qui veut du mal à quelqu'un : Dieu nous ordonne d'aimer nos ennemis, de pardonner à nos ennemis.
Entre nos ennemis
Les plus à craindre sont souvent les plus petits. La Fontainf.
— Prov. Ami au prêter, ennemi au rendre. — Dans le style de la chaire. L'ennemi nu genre HUMAIN, ou absol., l'ennemi, le diable, le démon. — Se dit très souvent absol., soit au siui;., soit au plur., de ceux avec lesquels on est en guerre : tomber entre les mains des ennemis. — Prov. et lig. C'est autant de pris sur l'ennemi, c'est toujours avoir obtenu quelque avantage, avoir tiré quelque parti d'une mauvaise affaire. — Se dit pour marquer toute sorte d'aversion, d'éloignement qu'on peut avoir pour des choses mauvaises ou bonnes, jusles ou injustes : ennemi de toute violence.
— Prov. Le MIEUX est l'ennemi du bien. (Voy. MiKDX.) — Fam. Ethe ennemi de la nature, s'opposer à ce que la nature demande, ou pour les autres, ou pour soi-nième. — Se dit encore des animaux, lorsqu'on veut marquer
l'aversion d'une race pour une autre race : le chat est ennemi de la sojiris. — Se dit également tics choses entre lesquelles on remarque ou l'on suppose une sorte d'antipathie, d'opposition, soit au physique, soitau moral : l'eau et le feu sont ennemis; l'orgueil est l'ennemi des vrrtus. — Sedit, particulièrement, decertaines choses qui sont nuisibles à la sauté : le café est ennemi des nerfs. — adj. S'emploie dans plusieurs des sens indiqués : un voisin ennemi ; se précipiter dans les rangs ennemis ; le chaud et le froid sont des qualités ennemies. Poétiq. : la fortune ennemie; les venis ennemis, etc. — Peint. Couleurs ENNEMIES, couleurs qui, par leur opposition, produisent un effet dur.
ENNEMOSER (Joseph) physiologiste allemand, né dans le Tyrol en 1787^ mort en 'l8o4. lise fit une grande réputation par son habileté dans l'application du magnétisme animal. Ses ouvrages les plus importants sont : Der Magnetismus et Der Magne.tismus im Verh:eltniss zur Natur und Religion.
ENNEZAT, ch.-l. de cant., arr. et à 9 kil. E. de Rioni (Puy-de-Dôme), sur la rive aauehe de l'Embène; 1,20S hab.
ENNIS, ville d'Irlande, capitale du comté de Clarc, sur la Fergus, à 33 kil. N.-O. de Limerik; 6,000 hab. Manufactures do Loile de lin et de flanelles; carrières de pierre à chaux, grands moulins à farine. Ruines d'une ancienne abbaye do franciscains, fondée en î 240.
ENNISCORTHY, ville du Vexford (Irlande), sur la Slaney, à 22 kil. N.-O. de Vexford ; 6,000 hab. Château, manufactures d'étoiles de laine, moulins, distilleries.
ENNISKÎLLEN, capitale du comté de Fermanagh (Irlande), à 138 kil. N.-O. de Dublin; 6,000 hab. Coutellerie et chapeaux de paille. Les volontaires protestants y défirent, en 1089, une armée de Jacques II. La ville a donné son nom à un régiment anglais, primitivement formé de ses défenseurs.
ENNIUS iQuintus), poète latin, né vers 239 av. J.-C, mort en 169. Son principal ouvrage. Annales, est un poème sur l'histoire romaine, depuis Romulus jusqu'à l'époque de l'auteur. Il écrivit aussi des comédies, des tragédies et adapta à la scène latine les chefs-d'œuvre d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide. Il nous reste quelques fragments de ses ouvrages.
ENNS ou Ens fane. Anisus ou Anesus], rivière d'Autriche. Elle prend sa source dans la province de Salzbourg, coule à i'E.-N.-E. et au N., entre la haute et la basse Autriche, et, après un cours de 200 kil., se jette dans le Danube à 3 kil. de la ville d'Enns. Le Steier est son affluent principal. Elle devient navigable ;t Hiefelau.
ENNS ou Ens, ville d'Autriche, sur la rivière d'Enns, un peu avant son embouchure dans le Danube, à 14 kil. E.-S.-E. de Liiiz ; 5,000 hab. Manufactures de cuivre, d'acier et do cotonnades.
♦ENNOBLIR V. a. [an-no-] (rad. noble).
Donner di' la noblesse, de l'élévation, de la dignité, du lustre. S'applique aux personnes et aux choses : les sciences, les beaux-arts ennoblissent une langue. — S'ennoblir v. jir. Etre ennobli : dansées contemplatinns, l'iluie s'épure et s'ennoblit. — Ne pas confondre Ennoblir avec Anoblir, qui signifie, donner, conférer la noblesse.
* ENNUI s. m. [an-nui]. (esp. enojo). Lassitude, langueur, fatigue d'esprit, causée par une chose dépourvue d'intérêt, monotone, déplaisante ou trop prolongée : on ne saurait entendre cette lecture sans ennui, sans mourir d'ennui. — Abattement de l'esprit qui lait qu'on est las de tout, qu'on no tiouve de |dai>ir à rien : l'ennui est quelquefois jilus difficile à supporter que la douleur.
— L'ennui luiquit un jour He rniiiforniité. La Mottk.
ENOR
— L'knnui di; l\ vie, le licgoûl de la vie. — I[R[uiéliide, chagrin, déplaisir, souci; et, ilans ce sens, s'emploie souvent au plur. : cetie affaire lui a donné bcawowp d'ennui.
" ENNUYANT, ANTE adj. [an-nui-ian]. Qui ennuie. iNe se dit pas précisément de ce qui cuise lie l'ennui, mais de ce qui chagrine, qui importune ou qui contrarie actuellement : quel icnqia ennuyant!
* ENNUYER V. a. [an-nui-ié] (rad. ennui). Causer de l'ennui, fatiguer l'esprit par quelque chose d'iusigniliant, de monotone, de déplaisait ou de trop long : ce spectacle est a.'isez lie<nt, mais il ennuie par sa lonQueur. — S'emploie quelquefois impersonnellement :
■il m'ennnii: d'être si longtemps séparé de vous.
— S'ennuyer v. pr. Eprouver de l'ennui : c'est un liomme inquiet qui s'ennuie partout; s'ennuyer à attendre. — .S'ennuyeu de quelqu'un, DE QUELQUE CHOSE, en éprouver du dégoût, s'en lasser.
* ENNUYEUSEMENT adv. [ an-nui-ieu-zemanj. Avei' eni[ui, dune manière ennuyeuse : il m'a raconté fort ennuycusement toute son histoire.
•ENNUYEUX, EUSE adj. [an-nui-ieu]. Qui ennuie, i[ui est proinc à ennuyer, qui ennuie habiluellement : cet homme est bien ennuyeux.
— Sulislantiv. Personne ennuyeuse : c'est un iji-and ennuyeux.
ENOCH ou Hénoch, nom de quatre personiuif;e.-. bililiqucs : l'un était le lils aiiié de Gain ; le second était le lils aine de Huhen; le troisième un fils de Madian; et le (juatrième, fils de Jared et père de Mathusalem, fut le septième des premiers patriarches. D'après la Genèse, U marcha dans la voie du Seigneur et fut enlevé au ciel. Un livre apocryphe porte le nom de livre d'Enoch.
ÉNOMOTARQUE s. m. (gr. enomotia, énomoliu ; iirelws, chefj. Antiq- Chef d'une énomolie.
ÉNOMOTE s. m. Antiq. gr. Soldat qui faisait partie d'une éuomotie.
ÉNOMOTIE s. f. (gr. enomotia). Subdivision de la [ilialange des Spartiates. (Voy. Akmée.)
* ÉNONCÉ, ÉE part, passé de Énonceb. — s. m. Simple énoncé, chose avancée sans explication, sans développement; F.vux énoncé, chose avancée contre la vérité. — ^v Expression, assertion : la loi est pi'écisc dans son énoncé.
■ ÉNONCER V. a. (lat. enuntiare). Exprimer ce qu'on a dans la pensée ; ce n'est pas tout que de bien penser, il faut savoir bien énoncer re que l'on 'pense. — Procéd. Enoncer faux, avancer quelque chose contre la vérité. — S'énoncer v. pr. S'exprimer : il pense assez biin, nmis il ne saurait s'énoncer. — »■* Etre énonce ;
Ce qac Ton conçoit bien s'énonce clnirement.
BOILKAU-
*ÉNONCIATIF, IVE adj. l,og. et Palais. Qui énonce ; tei'uic énonciatif.
' ÉNONCIATION s. f. Action d'énoncer; termes qu'on emploie pour énoncer quelque chose : une simple énonciation, daiis les titres anciens, est une espèce de preuve. — Ane. Log. Action do nier ou d'affirmer : il y a trois vpératiû)is de l'entendement : la simple perception, l'cnonciation et le raisonnement. — Mauièri' de s'énoncer, quant à l'expression et quant au ton do la voix : avoir Vénonciation fai-ile, heureuse.
ÉNOPLIE (gr. enoplos, armé). Entom. Genre ■)o coléoptères pentamères serricornes malal'Hlermes, tribu des clairones.
ÉNOPLOSE s. m. (gr. enoplos, armé). Icht. Sinis-grare d'acaiithoptérygiens percoïdes llioiaciipirs, genre apron.
• ENORGUEILLIR v. a. [an ou é-nor-ghcui-
ENQU
irr). (rad. onjuril). Rendre orgueilleux : les succès l'enori/urilllssent ; hi fortune l'a bien enorgueilli. — S'enorgueillir v. pr. Devenir orgueilleux : s'enorgueillir de son savoir, de ses richesses'.
' ÉNORME adj. (lat. enormis; de e, hors de; norma, règle). Démesuré, qui e.xcède de beaucoup la grandeur ou la grosseur accoutumée : colosse d'une grandeur énorme. — Fig., tant au sens phys. qu'au sens moral, et ordinairement en mauvaise part. Se dit de tout ce qui est excessif dans son genre : faire des gains énormes.
" ÉNORMÉMENT adj. Excessivement : (( prétend avoir été énormément lésé.
* ÉNORMITÉ s. f. Excès de grandeur ou de grosseur : iénormité de sa taille, de sa grosseur. — Eig. Surtout en parlant de crimes, de méfaits. Gravité, atrocité : l'énormité du cas.
' ÉNOUER V. a. (rad. nouer). Manuf. de drap^. Eplucher les draps, en ôter les nœuds.
* ENQUÉRANT, ANTE adj. Qui s'enquiert avec troji de curiosité : vous êtes trop enquérant. Eam. et a vieilli.
* ENQUÉRIR (S') v.pr. (rad. quérir). Je m'enquicrs, lu t'cnquiers, il s'enquiert, nous nous enquérons, vous vous eneiuérez, ils s'enquièrent. Je m'ewjuérais. Je in'enquis. Je m enquerrni . Je m'cnquerrais. Kuquiers-loi. Qu'ils'enquiére.Que je menquiére. Que je tn,' enquisse . S'informer, faire des recherches. Se dit en parlant des personnes et des choses : il faut s'enquérir de la vérité du fait; je me suis enquis d'un tel, ou a un tel, si le bruit qui court est vrai.
"ENQUERRE v. a. (lat. inr^uirere). Vieux mot, synon. deS'ENQUÉuiu. Examiner, recherclier; n'c-^t [dus usité que dans la locution, A ENQUEiiHE, dont 011 sc Sert quelquefois pour marquer, pour averlirqu'un mol, un fait, etc., a besoin d'être vérifié. — IJIas. Auues a en- QUERRE, armes qui ne sont pas selon les règles ordinaires du blason, et qui ottrent métal sur mêlai, ou couleur sur couleur.
* ENQUÊTE s. m. (lat. inquisitio; de inquisitus, iiail. passé de inquirerc). Procéd. eiv. Recherche, preuve qui se fait en justice par audition de témoins : les parties étant contraires en faits, on. ordonna une enquête. — Autref. Convertir LES ineormaïions en enquête, civiliser un procès criminel. (Voy. Information.)— Les chambres des enquêtes, ou simpl., LES enquêtes, se disait, dans les parlements, des chambres oii l'on jugeait les appellations des sentences rendues sur procès par écrit. — Certaines recherches eu matière de commerce, d'industrie, de haute administration, faites par ordre de l'autorile : ordonner une enquête sur les fers, sur les douanes, etc. — Législ. (( Les enquêtes sont des moyens d'information qui sont employés par les tribunaux civils, de commerce ou administratifs, les conseils dos |irud'hoinnies, etc.; ou bien que la loi prescrit d'exécuter préalablement à certains actes administratifs. Les tribunaux peuvent ordonner des enquêtes, lorsque les parties ne sont pas d'accord sur l'existence de faits qui sont de iiaUire a être constatés par témoins. La forme des enquêtes, ordonnées par un juge do [laix, est indiquée dans les articles 3;» à 40 liu Code de procédure; celle des enquêtes, ordonnées par les tribunaux do première instance, est détaillée dans les articles '2'.>2 à i'Ji du même Code; celle des enquêtes sommaires et des enquêtes ordonnées parles tribunaux de commerce, dans le.s articles 407 à 413. Aucune forme n'élant indiquée par la loi pour les enquêtes ordonnées par les conseils de préfecture, elles sont faites par un conseiller délégué suivant le mode usité devant les justices de paix. Les enquêtes ordonnées par le Conseil d'Etat ont lieu devant un maîire des requêtes ou un ronctioniiaire commis par le président do la
ENRA
section du contentieux, lequel règle la forme dans laquelle il sera procédé (Décr. 22 juillet ISOB). Des enquêtes administratives, publiques et annoncées par affiches, sont prescrites par la loi dans un grand nombre de cas; leurs formes varientselon qu'il s'agild'expropriation pour cause d'utilité publique, de travaux puiilics, du classement ou du déclassement ilo clii^niins vicinaux, de plans d'alignement, de dcmand 'S d'autorisation, concernant l'acquisition, l'aliénation ou l'échange d'immeubles appartenant à des communes ou à des étalilissements publics, etc. » (Cn. Y.)
' ENQUÊTER [S') v. pr. (rad. enquête). S'enqiiéiir : je m'en suis enquêté partout. — Ne s'ENQi:h:TERDE RIEN, ne se soucier, ne sc mettre en peine de rien. Ce mot est familier et a vieilli.
' ENQUÊTEUR adj. m. Autref. Juge ou officier commis pour faire des enquêtes : commissaires examinateurs et enquêteurs.
ENQUINAUDER v. a. (rad. quinaud). Fam.
RiMiilie quinaïul, enjôler, attraper, tromper : il a si bien fait, qu'il a fini par f enquinauder .
ENQUILLER v. a (rad. quille, jambe). Argot. Cacher entre ses jambes. Sc dit spécialement en parlant des voleuses. — Faire entrer en place.
ENQUILLEUSE s. f. Argot. Voleuse qui cache les iili|i'i.s dérobés sous ses jupons.
ENQUIQUINEMENT s. m. Argot. Ennui, agacement.
ENQUIQUINER V. a. Argot. Ennuyer, ag-acer.
* ENQUIS, ISE part, passé de S'enquérir. — Interrogé. Ne se dit guère qu'en pratique, et seulement en parlantde témoins ; cette femme, enquise de son âge, de ses qualités, etc., a répondu que...
ENRACINEMENT s. ni. Action d'enraciner.
— Kig. L'enracinement des habitudes.
ENRACINER V. a. (rad. racmt;). Faire prendre racine : enraciner une plante. — Fig. Fixer, consolider, implanter : c'est dans l'âme qu'il nous faut enraciner la liberté. — * S'enraciner V. pr. Prendre racine : les arbres ne peuvent s'enraciner dans ce mauvais terrain. Son plus grand usage est au ligure : si cette opinion, vient une fois éi s'enraciner daiis les esprits ; il ne faut lias laisser enraciner tes maux, les abus, les mauvaises habitudes, les préjugés. Dans cette dernière phrase, il y a ellipse du pronom.
' ENRAGEANT, ANTE adj. Fam. Qui cause beaucoup de peine, un chagiin violent.
* ENR.4GÉ, ÉE part, passé de Enrager. — Animal enragé, animal quia la rage. — Manger de la vache enragée, éprouver beaucoup tle privations et de fatigues: ce jeune homme aime trop ses aises, il faudra qic'il mange de la uache enragée. — Il faut être enragé pour faire
CELA, pour se conduire AINSI, SB dit d'uU
homme qui se laisse emporter à faire quelque chose hors do raison. — Mal enragé, douleur enragée, mal violent, extrêmi'. douleur. Dans un sens anal.: Faim enragée, passion enragée, etc. — • Substantiv. Fam. Personne fougueuse, impétueuse, ou qui s'acharne à quoique chose: mais c'est un enragé que cet homme-là ! — Se battre comme un enragé, crier comme un enragé, etc., se battre, crier, etc., comme si l'on était animé d'une sorte de rage.
ENRAGEMENT s. m. Etat de celui qui enrage.
■ ENRAGER v. n. Etre saisi de la rage : cet hoinmeaété mordud'un chien, et il courtrisque d'enrager s'il ne fait des remèdes. Ce sens est vieux. — Fig. Se dit de celui qui souffre une douleur excessive : il enrage du mal de dents. Ce sens et les suivants sont familiers. — Se dit au.ssi en parlant d'un besoin vif et pressant, accompagné de douleur : il enraye de faim; ou d'un désir ardent et violent : il enrage déjouer, déparier. — Se dit également