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EPIT

fait boire au malade un verre d'eau fraîche; on lui fait aspirer de l'eau par le nez, el on lui fait lever les bras. Si ces moyens ne suffisent pas, on lui injecte dans le nez une solution d'alun ou de perchlorure de fer; on lui fait prendre 25 ou 30 gr. de perchlorure de fer par jour, on applique des sinaspismes aux jambes et on donne, par cuillerées, de demibeure en demi-heure, une potion contenante gr. d'ergotine dans lOO gr. de sirop.

ÉPISTER V. a. (lai. pistare, piler). Pharm. Réduire en pâte une substance, en là pilant dans un mortier.

EPISTOLiE OBSCURORUM VIRORUM/Le«re«

d'hommes obscurs), collection de lettres satiriques, en latin de cuisine, publiées sous le voile de l'anonyme, en 1315 et l')17, la première partie à llaguenau, la seconde à Bàle (quoiqu'à la première page se trouve le nom de Venise). Curieuses à consulter sur l'histoire de la Réforme en Allemagne, elles forment une satire mordante el caustique de l'ignorance el de la perversité du clergé; elles eurent pour origine la querelle lilléraire de Renchlin et autres scolasliques avec Jean Plell'erkorn et Jacob Hoogstraaten de Cologne, qui combattirent les éludes classiques à cause de leurs tendances. Ulrich von Hutten fut un des principaux auteurs de ces lettres, qui ont été plusieurs fois rééditées (dern. éd. Leipzig, 1864). Parmi les meilleures imitations de ces lettres, on cite les EpisLolx Novse obscurorum virorum, par le professeur Schwelschke (Halle, 1849), satire contre le parlement allemand.

'ÉPISTOLAIRE adj. (lat. epistola, lettre). Qui appaiLieula l'épitre, qui regarde la manière d'écrire des lettres, ^'esl guère usité que dans ces deux locutions : style épistolaire; genre cpislolaire. — s. m. .Auteur dont les lettres ont été recueillies : M"" de Sévigné et Voltaire so:U nos meilleurs épistolaires.

EPISTOLARUM LIBER, ouvrage de Gasparino de IJerganie ^(jasparini Pergamensis) ; fut le premier livre qui reçut en France les honneurs de l'impression. Le docteur La Pierre en fut l'éditeur, el Geriug en iut l'imprimeur (Paris, i470, in-4°). Cette publication était réclamée par « l'étal de dépérissement des bonnes lettres en France, dans un temps où leur étude était négligée, el où la pureté de la langue latine était inconnue et presque éteinte par les termes barbares de la philosophie ».

ÉPISTOLIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui s'est

rendu célèbre par ses lettres. — s. m. Liturg. Livre qui contient les épitres qu'on lit à la messe.

• ÉPISTOLOGRAPHEs. m. (lat. epistola, lettre ; gr. yui;./to,j écris). Ecrivain ancien dont on a des recueils de lettres : Pline le Jeune est un des plus célèbres èpistolographcs.

ÉPISTOME s. m. (gr. epi. sur ; stoma, bouche). Zuul. Synon. d'OpisRCULE.

• ÉPISTYLE s. f. (gr. epi, sur ; stulos, colonne). Aichit. anc. Architrave; pierre, ou pièce de bois qui pose sur le chapiteau de la colonne.

• EPITAPHE s. f. (gr. epi, sur ; taphé, tombeau). Inscription que l'on met sur un tombeau, ou qui est, que l'on suppose faite pour être mise sur un tombeau : èpilaphe en style lapidaire. Le xviie siècle fut l'époque des épitaphes épigiammaliques. En voici deux que l'on fil sur Colbert :

Ci-git le pcrc des impôts, Dont chacun a l'âme ravie; Que Dieu lui donne le repos Qu'il nijui^ ùla pendant sa vie

Hic jacet vir marmoreus.

Expilavit, expiravit et non expiavit.

-^ Prov. Il fera l'épitaphe du genre humain, se dit d'un homme robuste, qui parait des-

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