EPIT
tiné à vivre longtemps. — Mentedr comme une épiTAPHE, se dit d'un homme exagéré dans ses éloges.
•ÉPITASE s. f. (gr. épitasis). Partie du poème dramatique qui vient immédiatament après la protase ou l'exposition, et qui contient les mcidents qui font le nœud de la pièce.
* ÉPITHALAME s. m. (gr. epi, sur; </iafawios, lit). Sorte de poème qui se fait à l'occasion d'un mariage, et à la louange des nouveaux mariés. — Chez les Grecs, l'épilhalame était une sorte de chant nuptial ; un chœur de jeunes gens et de jeunes filles l'entonnait au moment où les jeunes époux entraient dans la chambre nuptiale. Cet usage fut imité par les Romains. Mais les épithalames, qui sont parvenus jusqu'à nous, ne sont que des poésies de circonstance.
ÉPITHÉLIAL, ALE, AUX adj. Anat. Qui a rapport, qui appartient à l'épithélium.
ÉPITHÉLIUM s. m. (gr. epi, sur; thélé, mamelon). Anat. Couche de cellules qui recouvre les surfaces internes libres du corps et (jui joue, dans les membranes muqueuses, le même rôle que l'épiderme dans la peau.
•ÉPITHÈME s. m. (gr. epi sur; tilêmi, je place). Pliarm. Topique sec ou liquide, ou de consistance molle, dillérent de l'onguent et de l'emplâtre : on emploie les épithèmes dans les inflammations érésipélateuses.
* ÉPITHÈTE s. f. (gr. epithetos, ajouté). Adjectif; mot qui sert à qualifier, et qu'on joint à un nom substantif pour en préciser ou en modifier le sens. Dans les expressions, nuit obscure, ombrage frais, âme généreuse, les mots obscure, frais, généreuse, sont des épithètes.
Encor si pour rimer, dans sa verve indiscrète, Ma muse au moins souffrait une froide èpilhéte. BoiLBio, Sat.
' ÉPITOGE s. f. (lat. epitogium). Espèce de chaperon ou de capuce que les présidents à mortier et le greffier en chef du parlement portaient jadis sur la tête, dans les grandes cérémonies, et qu'ils ne portèrent plus ensuite que sur l'épaule : les premkrs présidents portent encore l'épitoge.— v* Sorte de manteau que les Romains portaient par dessus la toge. — Ornement que les professeurs de l'Université portent sur la robe, attaché sur l'épaule; l'épitoge est en soie jaune pour les professeurs de lettres, en soie rouge pour les professeurs de sciences ; elle est garnie d'un, de deux ou de trois rangs d'hermine, suivant les grades de bachelier, de licencié ou de docteur. On dit aussi Chaperon et Chausse.
* ÉPITOMÉ s. m. (gr. epitomé , retranchement). Abrégé d'un livie, et parliculièrement d'une histoire : épitomé de Trogue- Pompée, par Justin.
* ÉPÎTRE s. f. (lat. epistola). Lettre, missive. Se dit des lettres des anciens : les EpUrcs de Cicéron. Lettre ordinaire -.j'ai reçu de lui une longue épitre à ce sujet. — Certaine pièce de vers adressée à quelqu'un : les Epitres d'Horace, de Boileau. — Epîire dédicatoire, lettre qui se met à la tête d'un livre, et par laquelle on le dédie à quelqu'un. — Leçon tirée de l'Ecriture sainte , et plus ordinairement des Epitres de saint Paul, ou des Epîties canoniques, qui se dit un peu avant l'évangile, et que le sous-diacre chante dans les messes hautes ; la messe en est à l'épitre. — Côté de l'épÎtre, côté droit de l'autel, en entrant dans le chœur ; dans les cathédrales, le troni épiscopal est placé du côté de l'épitre.
' ÉPITROPE s. f. (gr. epitropé, compromis). Figure de rhétorique, qui consiste à accorder quelque chose qu'on peut nier, afin de faire recevoir plus facilement ce qu'on veut par-
EPLO
suader. Boileau a dit do Chapelain, par épitrope :
Qu'on vante en lui la foi. l'iionneur, la probité; Qu'on prise sa ranticur et sa civilité; Qu'il soit doux, coniplnisant, oflicieux, sincère; On le veut, j'y souhcris et suis prêt de me taire. Mais que pour un modèle on montre ses écrits, Qu'il soit le minuit senti de tous 1rs lieaux esprits, Comme roi des auteurs qu'ori l'élève a l'empire, Ma bile alors s'échauffe et je brûle d'écrire. Sat. IX.
EPIZOAIRE s. m. (gr. epi, sur; zoôn, animal). Zool. Nom donné aux animaux parasites, qui vivent sur la peau (comme la puce, le pou, etc.) ou sous l'épiderme (comme Vacarus de ta gale, etc.) de l'homme et de certains animaux. — Tous les épizoaires appartiennent à la branche des animaux articulés et aux classes des crustacés, des arachnides et des insectes : 1» Crustacés. Les parasites de cette classe ne se trouvent que sur des animaux marins; on les divise en lernéadés et en siphonostomes. Les premiers se fixent sur les yeux, sur les ouïes et dans les chairs des poissons. Les femelles portent de longs appendices qui sont leurs ovaires. Ces animaux atteignent quelquefois 15 et même 20 centim. Ils tourmentent les grands poissons à un tel point que ceux-ci finissent par se précipiter sur la grève et accomplissent un véritable suicide. Les siphonostomes ont le corps gras et ovale, protégé par un bouclier; ils sont munis de trois ou quaire paires de pattes années de pinces, qui leur servent, ainsi que leurs disques suceurs, à se fixer sur la peau des animaux aquatiques. — 2° Arachnides. Les parasites de cette classe ont le corps divisé en deux parties principales (le céphalothorax et l'abdomen) et muni de quatre paires de pattes. L'abdomen peut se diviser en plusieurs segments. Ces animaux sont compris dans la tribu des acarides et portent le nom de mites (voy. ce mot). Deux genres qui attaquent l'homme, mais qui ne sont pas de véritables mites, sont appelés linguatule etdeniodex. Le premier, qui reçoit aussi le nom de pentasiomum, comprend des animaux que l'on trouve queli[uefois enkystés sur la surface du foie des nègres; une espèce, la linguutula fcrox att.ique le l'oie des blancs. Le demodex folUculorum, appelé aussi acare et steazoôn, est l'habitant des follicules du nez humain. On appelle sarcoptes scabiei, l'arachnide qui cause la maladie appelée gale (voy. ce mot; voy. aussi sarcopte). Les sarcoptes de divers quadrupèdes domestiques produisent différentes espèces de gales. Les iacodes portent le nom populaire de tiques. Lesgiimasidcs sont les parasites des oiseaux, des reptiles et des insectes. Les dermanysses s'attaquent aux oiseaux. A cette classe de parasites appartient le leptus autumnalis d'Europe ou rouget. — 3° Insectes. Le corps humain est allaiiué par les puces, les poux, les ptinaiscs, la chique, etc.Celui des animaux est tourmenté par les œstres, celui des insectes par les ichneumons. (Voy. ces dilférents mots.)
*ÉPIZ00T1E s. f. (gr. epi, sur; zoôn, animal). Toute maladie épidémique ou contagieuse qui règne sur les bestiaux ou sur une classe d'animaux. ("Voy. Contagieux.)
* ÉPIZOOTIQUE adj. Qui lientdel'épizootie:
maladie épaoollque.
ÉPLAIGNER v. a. Manuf. Tirer les poils du drap avec des chardons.
ÉPLAIGNEUR. EUSE s. Manuf. Ouvrier,
ouvrière qui éplaigue les di'aps.
•ÉPLORÉ, ÉE adj. part, passé (lat. ploratus, de plorare, pleurer). Qqi est tout en pleurs : je trouvai ses parnils tout éplorés.
'ÉPLOYÉ, ÉE adj. Déployé. N'est guère usité que dans cette locutif i. Aigle éployée, aigle que l'on représente, dans les armoiries, avec les ailes étendues : d'argent à l'aigle éployée de sable.
ÉPON
' ÉPLUCHAGE s. m. Action d'éplucher. S'applique principalement à l'action d'éplucher des étoffes, des laines, etc. — w Fig. Exainen minutieux : faire l'épluehage d'une œuvre littéraire.
' ÉPLUCHEMENT s. m. Action d'éplucher.
— «a». Aibui'. Action d'ôter une partie des fruitsd'un arbre lorsqu'ilssonttrop nombreux. Ce mot est surtout employé dans ce dernier sens.
' ÉPLUCHER v. a. (préf. es; et pte/ie). Nettoyer des herbes, des graines, etc., en ôter les ordures et ce qu'il y a de mauvais, de gâté. — En parlant des étoffes, des laines, des soies, etc. Enlever les pailles, les bourres, les ordures. — Fig. etfam. Rechercher avec soin, avec un scrupule critique, ce qu'il peut y avoir de faux, de mauvais, de reprochahle en quelque chose : éplucher la vie, les actions de quelqu'un. — S'éplucher v. pr. Se dit de certains animaux tpii se nettoient de leur vermine, des ordures qu'ils ont sur le corps, etc. : les oiseaux s'épluchent avec leur bec. — •/» Fig. S'examiner soi-même.
•ÉPLUCHEUR, EUSE s. Celui, celle qui épluche. Se dit souvent au figuré, et alors est familier : c'est un grand éplucheur de mots.
' ÉPLUCHOIR s. m. Sorte de petit couteau dont se servent quelques artisans, tels que les fabricants d'étoffes ou de papiers, les vanniers, etc., pour éplucher, pour nettoyer leurs ouvrages.
* ÉPLUCHURE s. f. Ordure que l'on ôte de quelque chose qu'on épluche. Plus usité au pluriel qu'au singulier : chercher dans les épluchures.
* ÉPODE s. f. (gr. epôdé). Littér. anc. Troisième partie d'un chant divisé en strophe, antistrophe et épode. — Les épodes d'Horace, le dernier livre de ses poésies lyriques.
ÉPOINTAGE s. m. Action d'épointer.
•ÉPOINTÉ, ÉE adj. Manège et Chasse. Se dit d'un cheval qui s'est démis les hanches par quelque effort, ou d'un chien qui s'est cassé les os des cuisses.
* ÉPOINTER V. a. (rad. pointe). Oter la pointe à quelque instrument : épointcr un couteau, une aiguille. — S'épointer v. pr. Etre épointé : ces aiguilles ne valentrien, elles s'épointent facilement.
' ÉPOIS s. m. pi. Vén. Cors qui sont au sommet de la tête du cerf.
ÉPOISSES, comm. du cant. et à 13 kil.
0. de Semur (Côte-d'Or); 909 hab. Ferme modèle. Très ancien château qui existait déjà au vi= siècle.
* ÉPONGE s. f. (lat. spongia). Substance fibreuse, légère, élastique et très poreuse, qui absorbe les liquides dans lesquels on les plonge; c'est la charpente des zoophytes qui portent le nom d'épongés ou spongiaires : ce drap ne vaut rien, il prend, il boit l'eau comme une éponge. — Fig. Passer l'éponge sur quelque CHOSE DE peint OU d'échit, l'elTacer. — Fig Passer l'éponge sur quslque action, sur quelque FAUTE,etc., en efl'acer le souvenir, l'oublier, n'en plus parler. — Prov. Boire comme une Éponge, se dit d'une personne qui boit beaucoup. — Fig. et fam. Presser l'éponge, contraindre à restitution ceux qui ont pris indûment les deniers d'autrui, dont ils avaient le maniement : ces gens-là ont trop pris, ils sont devenus trop riches, il faut presser t'éponge. l'irerd'un pays mis à contribution tout ce qu'il est possible d'y prendre. — Vén. Ce qui forme |e talon des animaux. — i» Chira. Eponge de platine, nom que l'on donne au résidu inétallique qu'tjn obtient en calcinant du chlorure de platine ammoniacal.— Au plur. Zooph. Genre de polypes, tribu des alcyons, d'après
EPON
Cuvier. Les éponges forment aujourd'hui, sous le nom de Spongiaires, une classe distincte des zoophyles et M. Milne Edwards en a fait la seconde de son sous-embranchement des sarcodaires. On a longtemps regardé les éponges comme des plantes, mais on est d'accord aujourd'hui qu'elles appartiennent nu règne animal. On trouve ces polypes dans toutes les eaux, douces ou salées. L'espèce d'eau douce porte le nom de spongille. Les espèces maritimes affectent une infinie variété de formes, de consistance et de volume; les unes, employées sous le nom à'éponges.
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Eponge attachée â uq rocher.
sont douces, flexibles, et se prêtent aux besoins de l'économie domestique et de l'industrie; d'autres sont dures, compactes, siliceuses, faciles à déchii'er quand elle? sont sèches, et sans usage dans les arts; d'autresencore sont feutrées et ordinairement d'un blanc grisâtre. 11 y en a de rondes, de branchucs; d'autresontlaforme d'unepoire ou celle d'une coupe et sont fixées par une sorte de racine ou incrustées dans d'autres corps, ou bien elles croissent par groupes sur toute espèce de corps, morts ou vivants, fixés ou flottants. On les trouve sur les bas-fonds comme dans les mers profondes; rares et petites sous les latitudes froides, elles augmentent de volume et de quantité à mesure que l'on approche des tropiques. — Les éponges du commerce se trouvent surtout dans la Méditerranée et dans les lies Bahama ; on les obtient le plus souvent en plongeant au fond des eaux, pratique pénible k laquelle les pêcheurs des îles grecques sont dressés dès l'enfance. On blanchit les éponges en les lavant dans l'acide chlorhydiique étendu de six fois son volume d'eau,
• ÉPONGER V. a. Nettoyer avec une éponge, — Elancher, enlever avec une éponge, avec un linge, etc. : épongez vite cette encre, épongezla avec ce chiffon. — w S'éponger v, pr. Essuyer soi, son corps avec une éponge ou quelque autre chose de spongieux, — Etre épongé.
ÉPONINE, héroïne gauloise. 'Voy. Sabinus.
ÉPONTILLE 6. f. [U mil], (rad. pont). Mar. Pièce de bois ou de fer que l'on place entre les ponts d'un bâtiment, alin de le supfiorlcr, cl dont on se sert en outre pour y pas.-er des cordages propres à tenir les pavois et les paide-,;orps.
• ÉPONYME adj. et s. m, (gr, epi, sur; ono- RKi, uum). Auliq. Celui des neuf archontes
EPOU
qui, à Athènes, donnait son nom à l'année. —
Se disait aussi des dieux, des héros, dont une ville, une tribu portait le nom : les héros éponymcs des dix ti'ibiis d'Athènes.
' ÉPOPÉE s. f. (gr. epos, récit; pofco, je fais). Poème épique, récit en vers d'actions grandes et héroïques : l'Iliade, l'Enéide, la Jénisolcm délivrée sont des épopées. — Genre, cararlère du poème épique : règles de l'épopée. — " Par ext. Suite d'actions héroïques, merveilleuses ou étonnantes ;
Ce n'était pas alors, sire, cette épopée Que vous aviez naguère écrite avec l'épée» V. Hugo.
ÉPOPTE s. m. {gr. epoptés; de epi, sur ; optomiii, je vois). Antiq. gr. Nom que l'on donnait à ceux qui étaient initiés au troisième degré des mystères d'Eleusis.
ÉPOPTIOUE adj. Ant. gr. Qui a rapport aux
épop'cs ou à l'époptisme.
ÉPOPTISME s. m. (gr. epopteia). Ant. Troisième et le plus haut degré des mystères d'Eleusis.
* ÉPOQUE s. f. (gr. epnchê, arrêt, point fixe). Point déterminé dans l'histoire qui ordinairement est marqué par quelque événement considérable : la naissance de Jé^us-Christ est l'époque où commence l'ère chrétienne. - Faire ÉPOQUE , se dit d'un fait , d'un événement remarquable, qui ne peut de longtemps s'oublier — Toute partie du temps considérée par rapport à ce qui s'y passe, à ce qu'on y fait : je serai en lialie aumois d'octobre, tâchez d'y venir à la même époque. ■ — »» Siècle, temps où l'on vit : Victor Hugo est le plus grand poète de noire époque.- — Astron. Lieu moyen d'un astre à un instant déterminé. — Au plur. iMéd. Menstrues. — Géol. Terme que l'on a adopté pour désigner, dans l'étude des terrains, dont est formée l'écorce du globe, chacune des grandes périodes, pendant lesquelles se sont manifestées, autérieu'iement à notre époque, les principales mudilicatious qu'a subie la constitution physique de la terre.
ÉPORÉDORIX , chef de la cavalerie des Eduens, qui lui envoyé à César, pour le soutenir dans sa lutte contre Vercingétorix, en u2 av. J.-C. Mais il ne tarda pas à se révolter et à se joindre aux autres Gaulois.
ÉPOUDRER V. a. (rad. poudre) . Oter la poudre, la poussière qui est sur quelque chose: époudrer un tapis. 'Vieux ; on dit maintenant, Epousseter.
* ÉPOUFFÉ, ÉE adj. Fam, Se dit d'une personne qui s'empresse pour un sujet peu important, de manière à être toute haletante, a ne pouvoir plus respirur qu'avec peine : il est venu tout épouffé nous apporter cette belle nouvelle.
' ÉPOUFFER (S'). V, pr. Pop. S'enfuir secrètement, se dérober, disparaître : on le poursuivait, il s'est épouffé dans la foule. — b'essoufUer. N'est guère usité que dans cette locution : s'époufferde rire.
' ÉPOUILLER V. a. [Il mil], (rad, pou). Oter des poux : une mère qui épouille son enfant. — S'épouiller v. pr. Epuuiller soi : un gueux qui s'épouille. Ce terme est bas.
' ÉPOUMONER V, a, (rad, poumon). Fam, Fatiguer les poumons : celte lecture m'a époumoné. — S'époumoner v, pr. Epoumoner soi : je me suis époumoné à force de crier.
* ÉPOUSAILLES s, f, pi. Célébration d'un mariafie : le jour de leurs épousailles.
* ÉPOUSE s, f. Voy, Epoux,
* ÉPOUSÉE s. f. Celle qu'un homme vient d'épouser, ou qu'il va épouser : mener l'épousée à l'église. — Marcheh comme une épousée, marcher lentement avec un air de réserve, — Cette feume est pabée comue une épousée de
EPOU
VILLAGE, elle est ridiculement ajustée, et parée avec affectation.
' ÉPOUSER V. a. Prendre en mariage : il l'a épousée en face de l'Eglise. — Prov. Qui épouse
LA femme, épouse LES DETTES. TeL FIANCE QUI
n'Épouse pas, — Tel fiancé qui n'épouse pas, se dit des personnes qui, ayant commencé et avancé une affaire, ne l'achèvent pas. — Fig. S'attacher par choix à une chose, à une personne : je fais des affaires tantôt avec l'un, tantôt avec l'autre, je ji' épouse personne. — S'épouser v, récip. Se prendre l'un l'autre pour époux : ils s'aimaient depuis longtemps, enfin ils se sont épousés.
* ÉPOUSEUR s. m. Fam. Celui qui, étant disposé a se marier, est reconnu pour tel : je ne veux point de galantspour ma fille, je veux
un épouseur.
ÉPOUSSETAGE s. m. Action d'épousseter.
* EPOUSSETER v. a. Vergeter, nettoyer avec des épousseltes ou vergettes : époussetez ce manteau. — Epousseter un cheval, le nettoyer avec l'époussetle, après l'avoir étrillé. -" Epousseter quelqu'un, le battre. ^Sépousseter v. pr. Epousseter ses habits : vous êtes tout blanc de poussière, allez vous epousseter.
* ÉPOUSSETTE s. f. Espèce de brosse composée d'une grande quantité de brins de bruyère, de jonc, de crin, de poils joints ensemble, dont on se sert pour nettoyer des habits, des étoft'es, etc. En ce sens s'emploie presque toujours au plur., comme une sorte de nom collectif : voilà des époussetces trop rudes. Il a vieilli : on dit plus ordinairement, Vergettes ou Vergette. — Morceau d'étoffe avec lequel on nettoie un cheval, après l'avoir étrillé.
ÉPOUTI s. m. Manuf. Ordures etcorps étrangers que contiennent les lainages et surtout le drap. — Brin de laine qui n'a pas pris la
teinture.
ÉPOUTIAGE s. m. Manuf. Opération qui se
pratique après le dégraissage des tissus de laine et du drap. L'époutiage consiste à enlever les ordures et les corps étrangers, qui ont échappé à l'épincetage. — Action de teindre les brins et les fils de laine qui n'ont pas pris la teinture.
ÉPOUTIER v. a. Manut. Soumettre à l'action de l'épouliage.
ÉPOUTIEUR, EUSE s. Manuf. Ouvrier, ou- \riere chargés d'epouCir les lainages et les draps.
ÉPOUTIR V. a. 'Voy, Epoutier, ÉPOUTISSAGE s. m. Voy, Epoutiagê,
* ÉPOUVANTABLE adj. Qui cause de l'épouvante : vision époucantable. — Se dit g/'': ralement, de toulcequi est étonnant, incroyable, étrange, excessif, et se prend ordinairement en mauvaise part : cet homme a mangé tout son bien en un an ; cela est épouvantable.
■ ÉPOUVANTABLEMENT adv. D'une manière épouvantable, extrêmement, avec excès : cet homine est é pouvantahlement laid.
* ÉPOUVANTAIL s, m. Haillon que l'on met au bout d'une perche, d'un bâton dans les chennevières, dans les champs, dans les jardins, pour épouvanter les oiseaux : les épouvantails n'effraient pas les moineaux. — Prov. et fig. C'est un épouvantail de ciièneviÉRE, A cuÈNEViÈRE, so dit d'uuB personne laide et mal bâtie, ou d'une personne habillée ridiculement. — Prov. et fig. Ce n'est qu'un
ÉPOUVANTAIL DE CHÊNEVIÈRE, OU silUpl., CE N'eST
qu'un ÉPOUVANTAIL, sc dit pour donner a entendre qu'une personne ou qu'une chose dont on veut nous faire peur, n'est propre qu'à épouvanter des personnes timides,
•ÉPOUVANTE s. f. Grande et soudaine peur, causée par quelque chose d'imprévu : porter l'épouvante dans unpays ennemi.
EPRE
* ÉPODVANTEMENT s. m. Epouvante portée au plus haut degré : l'épouvantement de la mort.
; ÉPOUVANTER v. a. (lat. eu^avere, être saisi d'elfroi). Causer de répouvanle ; la marche de cette armée a fort épouvanté tout ce pays-là. — S'épouvanter v. pr. Prendre l'épouvante : cet liommc ne s'épouvante pas aisément.
' ÉPOUX, OUSE s. (lat. sponsus). Celui, celle que le mariage unit à une personne de l'autre sexe : faire choix d'une épouse.
Il faut des époux assortis Dans les liens du mariage.