A. DUVAL
Dans le langage familier, on dit plus ordinairement ma femme que mon épouse. — L'époux DES VIERGES, LE CÉLESTE ÉPOUX, Notre-Scigneur Jésus-Christ. On dit aussi que Jésus-Christ icst l'époux de son Eglise ; et on appelle quelquefois l'Eglise L'ÉPOUSE de Jésus-Christ. — Les épouses de Jésus-Christ, les religieuses ou les filles qui ont l'ait vœu de virginité. — Ahsol. L'épou.x et l'épouse, se dit des deux personnages mystiques qui figurent dans le Cantique des cantiques. — Au plur. Mari el feninie : les époux doivent vivre en bonne intelligence.
— %-v Argot. Amant, maîtresse.
' ÉPREINDREv. a. (lat. exprimere). Serrer, presser quelque chose pour en tirer le suc, pour en exprimer le jus : faites bouillir ces herbes et épreignoles.
* ÉPREINTE s. f. Fausse envie d'aller à la selle, qui cause de la douleur dans h^ rectum. S'emploie surtout au pluriel : dans le flux de sang, on a de cruelles, de violentes épreiiUcs.
— \x Fiente de la loutre et de quelques autres bêtes.
ÉPRÉMESNIL (Jean-Jacques Duval d'), magistral, ne a Pondichérv en 1746, guillotiué à Paris, le '22 avril 1794. Membre du Parlement de Paris, il défendit les prérogatives de ce vieux corps politique et poursuivit de ses sarcasmes venimeux les courtisans et particulièrement la reine Marie-Antoinette. Député de la noblesse de Paris aux états généraux, il soutint les privilèges de la caste qui l'avait élu, fut arrêté en septembre 1793 et condamné à mort par le tribunal révolutionnaire.
' ÉPRENDRE (S') v. pr. Se laisser prendre depassion pour une personne, pour une chose: il s'est épris d'amour pour cette femme; il s'éprend de toute sorte de folles doctrines.
Laissez à Ménéias racheter d'un tel prix Sa coupable moitié dont il est trop épris.
RiciNB, Tphigénie, acte IV, se w,
•ÉPREUVES, f. Action d'éprouver, essai, expérience qu'on fait de quelque chose ; faire l'épreuve d'une macldne nouvelle. — Se dit, dans un sens analogue, en parlant des personnes : les francs-maçons font subir des épreuves àceu.n qui entrent dans l'ordre. — Se dit particulièrement des malheurs, des dangers, etc., où il est nécessaire de montrer de la fermeté, du courage, de la constance : il soutint courageusement l'épreuve, toutes les épreuves de la mauvaise fortune. — Cela est a l'épreuve du feu, se dit d'une chose que le feu ne peut consumer, calciner, altérer. Cette cuirasse est a l'épreuve des balles, de la balle, les balles ne la percent point. Ce chapeau, CE MANTEAU EGT A L'ÉPREUVE DE LA PLUIE,
la pluie ne saurait le pénétrer, etc. — Ètuk A l'épreuve de l'argent, être incapable de se laisser corrompre par de l'argent. — Être a
l'épreuve DELA MÉDISANCE, DELA CALOMNIE, être
au-dessus de la médisance, de la calomnie, ne point craindre les attaques, les atteintes de la médisance, de la calomnie. — Être a l'épreuve de tout, être a toute é.'reuve, être d'une probité reconnue, d'une fidélilé incorruptible. — Courage a toute épreuve, zèle,
EPRO
dévouement a toute épreuve, etc., courage, zèle, dévouement que rien n'ébranle, ne rebute et n'alïaiblil. — Asii a toute épreuve, ami sur lequel on peut compter dans toutes les occasions. Serviteur a toute épreuve, domestique (idèle, dévoué. — Être a l'épreuve DE LA tentation, DE LA SÉDUCTION, résIstcr à la tentation, à la séduction. — N'être point a
l'épreuve de LA RAILLERIE, DES INJURES, etC. ,
se dit d'une personne qui ne peut souU'rir la moindre raillerie, la moindre injure : sa patience n'est pOs à l'épreuve d'une injure. — Epreuve judiciaire, épreuve que les personnes accusées, mais non convaincues d'un crime, étaient jadis obligées de subir, pour prouver leur innocence, soit en marchant sur des fers chauds, sur des charbons ardents, soit en mettant la main dans l'eau bouillante, en se plongeant dans une cuve d'eau froide, etc.: il y avait plusieurs sortes d'épi euvcs jud'iriaires: l'épreuve du feu, du fer chaud, de l'eau bouillante, de l'eau froide, du duel, etc. — Inip. Feuille d'impression sur laquelle l'auteur ou une autre personne indi([ue les correclions, les changements que devra faire l'imprimeur. — Typogr. Toute feuille tirée sur la composition avant le tirage dé.Tnilif et destinée à être corrigée. La première épreuve, en pa([uet(dite première lypograpidque) est remise au correcteur qui la collalioune avec la copie, tenue par un employé de l'imprimerie. La 4'econde épreuve se corrige après la mise en pages. On appelle épreuves d'auteur celles qui sont corrigées par l'auteur. Quel que soit le nombre d'épieuves réclamées par l'auteur, l'imprimeur n'est tenu qu'à deux lecluies, l'une faite sur la première typographique, l'autre sur la dernière, qui est dite bon à tirer, parce que l'auteur après l'avoir corrigée, y met ces mots et y appose sa signature. L'iruprimeur ne peut être rendu respon>able des fautes, qui n'auraient pas été signalées sur le bon à tirer, et nulle réclamation ne peut être admise à ce sujet. Outre les deux lectures dont nous venons de parler, on s'assure sur une éprouve dite tierce, qui est le premier exemplaire lire dès que la forme est sous presse ou auclichage, si les correct. ODS du bon à tirer ont été exécutées, s'il ne se serait pas produit de nouvelles fautes en corrigeant et s'il ne serait pas tombé quelques lettres, pendant les dillérentes manipulations de la forme. Lorsque la tierce est chargée de corrections, on lait souvent une nouvelle épreuve sous presse, appelée revision ou vérification. Lorsque la matière à composer est sujette à de nombreux remaniements, on envoie d'abord à l'auteur une épreuve dite placard (Voy. ce mot.) On dit aussi : épreuve eu première, en seconde, en tierce, etc. — ' Se dit également des premières feuilles qu'on tire sur une planche gravée pour juger de l'état du travail, et voir s'il n'y a pas de fautes : la première épreuve de cette estampe n'est pus bien venue. — Par ext. Toute estampe tirée après que le travail est entièrement terminé : voilà une épreuve bien venue. — »»■ Epreuve AVANT la LETTRE, se dit des épreuves que l'on tue avant de graver l'inscription donnant l'explication dusujet. Ce sont les premières que l'on fait et dont le nombre est restreint, parce qu'elles sont recherchées par les amateurs, comme étant les plus belles et les mieux venues. — ' Photogr. Epreuve négative, épreuve dans laquelle les teintes sont renversées, c'est-à-dire où les ombres de l'objet y sontreprésentéesen clair elréciproquement. Epreuve POSITIVE, épreuve faite sur la première et dans laquelle les teintes sont de nouveau renversées, c'est-à-dire ramenées à leur ordre naturel.
' ÉPROUVÉ, ÉE part, passé de Éprouver.
— HosisiE FORT éprouvé, homme qui a beaucoup soulfert.
• ÉPROUVER V. a. Essayer; faire l'épreuve, l'essai de : éprouver une arme à feu. — Se dit
EPUI
souvent en parlant des personnes, ou de leurs qualités, de leurs sentiments, etc.: éprouver quelqu'un avant de se fier à lui. — Tant au sens physique qu'au sens moral. Ressentir, connaître par expérience. - Par anal. Se dit, des changements, des variations, des altérations, etc., qui arrivent aux choses: les altérations qu'une substance éprouve quand elle est soumise à l'action du feu. — iv S'éprouver v. pr. Etre éprouvé. — Fig. Eprouver