SOI
Contre vous, contre moi vainement je m'éprouve. Kxciytt.
' ÉPROUVETTE s. f. Instrument à l'aide duquel un vérilie la qualité, l'état de certaines matières: éprouvette pour connaître la force de la poudre. — Chim. Vase en verre, cylindrique et allongé, destiné particulièrement à recueillir des gaz. — Chir. Se dit do certaines sondes. — *v Phys. Sorte de baromètre raccourci, en communication avec le récipient d'une machine pneumalique, qui sert à mesurer la tension de l'air qui y est contenu. — Conim. Nom que l'on donne vulgairement à diverses sortes d'aréomètres, parce qu'ils servent à éprouver les liquides, c'est-à-dire à en faire connaître la qualité, surtout la densité. — Pyrotech. Sorte de mortier dont on se sert pour essayer la force bali>tique de la poudre et autres matières explosibles.
EPSOM (sax. Ebbsham), ville du comté de Surrey (Angleterre), à 21 kil. S.-O. de Londres; S, 417 hab. De ses sources imprégnées de sulfate de magnésie on lirait autrefois le sel d'Epsom. Cette ville est surtout célèbre à cause des courses annuelles qui y ont lieu dans une plaine voisine, pendant la semaine qui précède la Pentecôte. Il s'v rend de :!00,000 à 400,000 personnes; la principale de ces courses est le Derby, institué en 1780, et qui y a lieu le mercredi. — Sel d'Epsom [é-psomm], sulfate hydraté de magnésie que l'on obtenait autrefois en évaporani les eaux de certaines sources minérales d'Epsom. On le trouve aussi dans l'eau de mer, dans les carrières do gypse; on l'obtient artiliciellement en dissolvant la magnésite dans l'acide sulfurique. Formule : Mg S 0* -}- 7H2 0. On l'emploie en médecine comme cathartique et, à petites doses répétées, comme diurétique.
• EPTACORDE. Voy. Heptacorde.
• EPTAGONE. Voy. Heptagone.
EPTE, rivière qui prend sa source à 3 kil. .\'. de Forges (Seine-Inf»), arrose une des plus belles vallées de la Normandie, passe à Gournay, Gisors, Saint-Clair, Biay et aftlue dans la Seine près de Veruon; cours, Ho kil. Elle séparait autrefois l'Ile-de-France de la Normandie.
• ÉPUCERv. a. Fam. Oter.chasserles puces: épucer un chien. — S'épucer v. pr. Epucer soi.
• ÉPUISABLE adj. Qui peut être épuisé.
Peu usité.
ÉPUISANT, ANTE adj. Qui épuise : travail
épuisant.
' ÉPUISÉ. ÉE part, passé de Epuiser. —Edition ÉPUISÉE, édition dont il ne reste plus d'exemplaires chez l'éditeur. — Esprit épuisé, imagination épuisée, esprit, imagination usés, qui ne peuvent plus rien produire de nouveau.
' ÉPUISEMENT s. m. Action d'épuiser, en tout ou en partie, les eaux amassées eu quelque endroit; résultat de cette action : on travaille depuis plusieurs jours à l'épuisement des eaux de la mine. — Par ext. Perte considérable de quelque humeur du corps, et en général, dissipation de forces : on Va tant saigné, qu'il est tombé dans un épuisement dont il a peine a revenir- ses études et ses médita-
ÉPUR
lions lui ont causé un grand épuisement. — Fig. Se dil, surtout en parlant des finances, lorsqu'elles ont été épnisces par des dépenses excessives : l'épuisement des finances contraignit de recourir a des voies extraordinaires.
• ÉPUISER V. a. Tarir, mettre à sec : épuiser les eaux pour découvrir le sol et jeter des fondations. — Se dit aussi en parlant du sang et de tout ce qui contribue à l'entretien des forces du corps : on l'a trop saigné, on l'a épitisé de sang; une trop grande application épuise les esprits. — Ëpuiskr un sol, une terre, en absorber tous les sucs nourriciers : cette plante épuise le sol oii elle se propage. — Par est. Epuiser une mine, en extraire tout ce qu'elle contient. — Fig. Consommer, absorber, employer certaines choses de manière à n'en plus laisser du tout : cette guerre épuisa les finances, épuisa le trésor public. — Epuiskr CNE MATIÈRE, UN SUJET, ne rien oublier de tout ce qui peut être dit sur la matière, sur le sujet qu'on traite. — C'est un homme qu'on NE SAURAIT ÉPUISER, c'est Un homme qui a un ?rand fonds de savoir, et qui parle bien et facilement sur toutes sortes de matières. — S'épuiser v. pr. Epuiser soi, ses forces : s'épuiser par des débauches. — Fig. Il s'est épuisé par d'innombrables recherches. — Etre épuisé: cette source commence à s'épuiser. — Fig. A force de combattre, les munitions vinrent à s'épuiser.
ÉPUISETTE s. f. Pêche. Sorte de filet en forme de poche, monté sur un cerceau et auquel est fixé un long manche. — Mar. Sorte de pelle creuse dont on se sert pour vider l'eau qui s'est introduite dans un bateau.
• ÉPULIDE ou Épulie s. f. (gr. epi, sur; oulon, gencive). Méd. Excroissance de chair qui se forme sur les gencives.
• ÉPULONS s. m. pi. (lat. epula, festin). Nom de certains prêtres de l'ancienne Rome, institués pour présider aux festins qui se faisaient en l'honneur des dieux, et pour veiller au bon ordre dans les sacrifices.
• ÉPDLOTIQUE adj. Pharm. Se dit des médicaments topiques que l'on croit propres à favoriser la cicatrisation. — s. m. Substance épilotique : cette drogue est un bon épilotique.
' ÉPURATION s. f. Action d'épurer : l'épuration des métaux. — Se dit aussi dans un sens moral : épuration des mœurs. — Fig. Epuration d'une compagnie, d'un corps, exclusion donnée à quelques-uns de ses membres jugés indignes d'en faire partie.
ÉPURATOIRE adj. Qui sert à épurer.
• ÉPURE s. f. Archit. Dessin de quelque édifice, ou de quelque partie d'un édifice, qu'on trace sur une muraille, -sur un plancher, sur une aire bien unie, dans les dimensions que doit avoir l'édifice, ou la partie d édifice, afin d'y prendre les mesures nécessaires. — Par est. Môme dessin réduit d'après une échelle ; dessin en petit que l'on fait pour s'exercer à tracer des épures en grand.
" ÉPURÉ, ÉE part, passé de Epurer. — Sentiments épurés, intentions ÉPURÉES, sentiments nobles et détachés de tout intérêt personnel.
ÉPUREMENT s. m. Action d'épurer, de s'épurer.
• ÉPURER V. a. (rad. pur). Rendre pur, rendre plu? pur : épurer de l'eau bourbeuse en la filtrant avec du sabl'', avec du charbon. — Fig. S'emploie comme dans les phrases suivantes : Epurer la lanhue, rendre la langue plus correcte, la corriger des vices qui la gâtent. On dil aussi. Epurer son style. — Épurer un auteur, retrancher des ouvrages d'un auteur ce qu'il y a de trop libre et de contraire a la décence. — Epurer letuéatre, se dit des poètes qui composent des pièces de théâtre où il n'y a rien qui puisse blesser les mœurs, et qui, par leur exemple, inspirent et
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propagent ce même sentiment de bienséance.
— Epurer le goût, le rendre plus sûr et plus délicat. — Epurer le cœur, l'ame, les sentiments, elc. DF. quelqu'un, chasser de l'esprit et du cœur de quelqu'un les pensées, les sentiments contraires à la religion, aux bonnes mœurs, à la droiture : doctrines gui épurent l'ûme. Dans le style de la chaire. Epurer son cœur de toute affectio.n terrestre. — Epurer LES mœurs, iaire qu'elles soient plus pures, plus régulières. — Epurer u.ne assemdlée. une COMPAGNIE, en chasser les membres qui sont jugés indignes d'y siéger. En parlant des partis. A force d'épurer son parti, on court BISQUE DE rester SEUL. — S'épurer v. pr. Tant an propre qu'au figuré. Devenir plus pur: l'or s'épure dans le creuset; la vertu s'épure dai^s le malheur.
* ÉPURGE s. f. Bot. Sorte d'euphorbe {euphorbia Uuijris), qui purge violemment par le haut et par le bas.
E PUR SI MUOVE! [é-pour-si-mouo'-vé].
Loc. ital. qui signifie : et pourtant elle tourne! Exclamation de Galilée, lorsqu'il fut forcé par un jugement de l'inquisition à reconnaître, contrairement à ce qu'il avait proclamé, que la terre ne tourne pas.
* ÉQUARRIR v. a. [é-ka-rir] (lat. quadrare). Tailler à angles droits : équarrir une poutre, une pierre, un bloc de marbre. — Equarrir une GLACE, la rendre carrée en se servant du diamant et des pinces. — Dépecer les bêtes mortes ou que l'on abat : équarrir un cheval.
— t/f Techn. Equarrir un trou, l'agrandir avec un équarrissoir.
* ÉQUARRISSAGE s. m. [é-ka-ri-sa-je]. Charpent. Etat de ce qui est équarri : cette poutre a quinze pouces d'équarrissage, c'est-à-due, quinze pouces en tout sens. — Bois d'équarrissage. buis qui doit avoir au moins six pouce-, d'équarrissage. — Action décorcher des bêles de somme ou de trait, comme les chevaux, les ânes, ainsi que tous les animaux, non destinés à être mis en vente, comme viande de boucherie : les établissements d'équarrissage sont placés dans la première classe des établissements insalubres.
' ÉQUARRISSEMENT s. m. [é-ka-ri-seman]. Action d'equarnr ; état d'une chose équarrie : tuilier une pierre, un morceau de bois en équarrisscment.
' ÉQUARRISSEUR s. m. [é-ka-ri-seur]. Celui qui lait métier de tuer et d'écorcher les bêtes de somme ou de trait.
ÉQUARRISSOIR s. m. [é-ka-ri-soir]. Couteau d'equari isseur. — Lieu où l'on pratique l'équarrissage. — Techn. Sorte de mèche d'acier trempé, dont l'extréniilé, légèrement conique, présente plusieurs faces tranchantes. L'équarrissoir sert aux horlogers et aux mécaniciens pour agrandir les trous déjà pratiqués dans le cuivre ou dans le fer.
' EQUATEUR s. m. [é-koua-teur](lat. xquare, rendre égal). Un des plus grands cercles de la sphère, qui est également distant des deux pôles et qu'on appelle aussi Ligne équinoxiale, ÉQUATORiALE, OU siiupl., LiGNE. Le plan de ïéquateur terrestre, pvoiongé indélinimenl dans l'espace, constitue i'équateur céleste, que le soleil traverse deux fois dans l'année, au temps des équinoxes. C'est en parlant du cercle idéal tracé par ce plan sur la sphère céleste que l'on peut dire •• les peuples qui habitent sous I'équateur; les régions situées sous I'équateur, etc. — Astron. Dans un sens analogue : I'équateur de Jupiter, de Saturne, etc. — w Equateur mag.nétique. (Voy. Acli-
NlQUE.)
EQUATEUR (République de 1'), Republica del l:.cuador [é-koua-dur J, république de I Amérique du Sud, ainsi nommée à cause de sa situation sous I'équateur, entre 1° .jU' lat. N.
EQUA
et 5° 30' lat. S. et entre 72" 42' et 82° 55' long. 0. Elle est bornée au N. par les Etats- Unis de Colombie et par le Brésil; à l'E. par le Brésil, au S. par le Pérou et à l'O. par le Pacifique. Sa longueur extrême de l'E. à l'O. est de l,"22r) kil., sa plus grande largeur de 1,100 kil., sa superficie de 309,000 kil. carr. Les Equatoriens revendiquent la possession de la province de M.iinas, au S. du Maraiion, mais la plupart des géographes désignent ce fleuve comme formant la plus grande partie de la frontière méridionale de la république. L Equateur est divisé en H provinces, en comptant le groupe des îles Galapagos. — Ces provinces portent les dénominations suivantes : .Azogues, Azuay, Bolivar, Carchi. Chimborazo. Esmeraldas, Iles Galapagos, Guayas, Imbabura. Léon. Loja, Manabi, Oriente, Oro, Pichincha, Los Rios et Tungurahua. — La population de la république de l'Equateur, en y comprenant les Indiens sauvages qui habitent les provinces de l'est, est évaluée à 1,335,000 habitants. — Capitale : Quito, dont la population s'élève à environ SO,(iOO habitants. Les autres villes qui présentent une certaine importance sont : Cuetica (40,000 habitants), Guaynquil (40,000 habitants), et Htobamba (18,000 habitants). Les habitants se divisent en six classes : blancs, indiens, cholos ou mestizos, nègres, mulâtres et zambos. Les blancs, qui descendent des colons espagnols, forment la classe dominante, quoiqu'ils soient funiparativementles moins nombreux. Les Quitus, qui forment la lamille d'indiens la plus nombreuse, sont les descendants directs de l'une des races aborigènes les plus civilisées. Les cholos, nés du croisement des blancs et des Indiens, constituent le principal élément de la population. — Le territoire estextrêmementvarié. Les Andes y cominencenl au nœud montagneux de Loja, où elles se séparent en deux chaînes (qui entourent une vallée de 6o0 kil. de long) parallèles l'une et à l'autre et aussi à la cûle ; elles se réunissent ensuite au nœud de Pasto, prés de la frontière septentrionale. En deux endroits, des chaînes transversales relient entre elles les deux chaînes parallèles, et divisent la grande vallée en trois autres plus petites, nommées, en commençant par le sud, vallée de Cuença, vallée d'Alausi et Ambato, et vallée de Quito. L'élévation des vallées varie de2,8l0à 4,SjO mètres, celle de Quito a une élévation moyenne de 3,170 m. Aucune des montagnes, bordant la vallée méridionale, n'atteint la ligne des neiges perpétuelles (un peu au-dessus de 4,70J mètres). Les principaux sommets sont compris entre i" 27' lat. S. et 1» laL N. et la chaîne orientale ou Cordillère orientale contient en général les pics les plus élevés, quoique le Chimborazo, le point culminant du système (6,530 m. au-dessus du niveau de la mer), soit dans la Cordillère occidentale. Plusieurs de ces cimes sont d'origine volcanique; la plus importante est le Cotopaxi dans la chaîne E. Tout le plateau de Quito est volcanique. La contrée, située entre les Andes et le Pacifique, est entrecoupée de ramifications qui se détachent de la chaîne occidentale, qui diminuent graduellement et finissent par des coteaux peu élevés à mesure qu'ils sont plus proches de la côte. A l'E. des Andes s'étendent d'immenses plaines, souvent marécageuses, interrompues par des chaînes de montagnes, qui s'étendent obliquement des Andes à l'Amazone. — Les côtes présentent une ligne convexe sinueuse dp 1,-iOO Uil de long avec une dépression générale du S.-O. au iN. E. La plus profonde des nombreuses échancruies, qui s'y trouvent, est le golfe de Guayaipiil, au S., de I2.ï m. d'étendue, à l'embouchure du Ueuve qui porte le même nom. Uutre les nombreuses îles situées le long de la côte, l'Equateur pos-
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sède lo groupe des Galapagos dans le Pacifique. Des trois ports, celui de Guayaquii, abrité par l'ilede Puua, est le plus important; un des meilleurs du l'aclfiiiue, il rai)nu[)olise le coininerce maritime de la répuljliquo. Esmeraldas, sur le Uio-Esmei'aidiis, sert de mouillage aux vaisseaux de petit tonnage. Mania e^t aujourd'hui abandonnée aux caboteurs. L'Ama/.cJue, qui prend le nom de Maranon en entrant dans le territoire de la république, y leçoit de nombreux tributaires. Les plus importants» allluents de ce Ueuve, qui coulent entièieiiient sur le territoire de l'Equateur, sont le iNapos, le Tigre, le Fastaza, le Aloroua et le Santiago, tous navigables pour les bateaux à vapeur. A l'E. du iNapos sont le Puturaayo ou Ica et le Caqueta ou Japura (l'ormant une partie de la frontière N.) «jui rejoignent l'Amazone dans le Brésil. Des Ûeuves qui alUuent dans le Pacilique, le Guayaquii seul est navigable pour les bateaux à vapeur. On trouve de l'or, de l'argent, du cuivre, du ter, du plomb, du zinc et du sulfure de mercure dans plusieurs parties du pays. Il existe aussi de l'antimoine, du manganèse, du soufre, du sel, de la bouille et du pétrole, mais les mines les plus productives sont celles de cuivre et de fer. — Le climat est aussi varié que la surface du sol. Dans les régions boisées et marécageuse de l'E. des Cordillères et dans les plaines de l'O. il est cbaud et humide, tandis que dans la grande vallée luter-andine, lo climat et la température varient avi'C l'élévation et la pro.xunilé des montagnes. Les plateaux sonlgenéralemeiitsains; mais les ciUes sont sujettes aux lièvres. A l'E. et à l'O. des Andes, s'eLendent d'épaisses forêts. Les plaines de Uuito produisent la canne à bucre, le coton et le mais; et les régions supérieures des céréales et des fruils d Europe. Les terres basses fournissent du cacao, du cale, du sucre de canne, du riz, du coton, du poivre, du tabac, du caoutchouc, de la gomme de copal, de la vandie, de la salsepareille et des fruits des tro[uques. Outre le cinchona, il existe une grande variété de racines et de plantes médicinales. On trouve aussi de l'indigo. Les animaux sauvages sont le jaguar, le puma, le tapir, l'armadiUo et le singe. 11 y a des condors de deux ou trois espèces, ainsi que des chevaux, des ânes et des mulets en abondance. L'élevage des bestiaux et des moutons foriiic une industrie très étendue; et les lamas vont au pâturage par troupeaux nombreux. IMaiiulactures, sans grande importance, de meubles, de selles, de poleiies, d'étoiles de laine et de coton, de toile, de couvre-pieds damassés, de tapis, de draps de lit, de ponchos, de galons d'or et de chapeaux de jipijapa. En moy., l'imporlation du port de (iuayaquil est d'environ 7,500,000 pesos et l'e.xporlation de 8.700,000. Le chemin de fer de Yaguachi à la rivière de Chimbo est achevé. — D'après la constitution de \H>ii, le pouvoir exécutif est confié à un président, choisi pour 4 ans au suffrage direct de tous les citoyens qui sont électeurs. Le pouvoir, législatif appartient à un sénat et à une chambre de députés; les sénateurs sont élus pour 4 ans et les députés pour 2. Les électeurs doivent avoir "Jl ans et savoir lire et écrire. Le pouvoir judiciaire consiste en une cour suprême, des cours supérieures et des tribunaux inférieurs. Les recettes, et les dépenses s'équilibrent à peu près, année moyenne, par a mill. de pesos. La moitié à peu près des recettes provient des douanes. La dette extérieure s'élevait au dernier budget à 12 mill. de pesos et la dette intérieure à 3.4.50,000 dollars. Quito possède une Université renommée et la République compte (JOO écoles fréquentées par 30,000 élèves. Ecole normale à Guayaquii. La religion catholique romaine est la religion de l'Etat et la seule dont le culte public soit autorisé. La loi du 6 décembre Ib'àô a rendu légal, pour toute la
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république, le système décimal métrique français. La principale monnaie est le dollar ou peso forte, aussi appelé piastre, d'une valeur de .t fr., mais les monnaies en circulation sont celles de l''iance, d'AncrIeterro et des litats-Unis. — ,\[irès la conquête des possessions des Incas, le royaume de Quito devint présidence de la vice-royauté du Pérou et resta gouverné parles Espagnols, de L'):i3 à 1822. En 18iJ!l, il se révolta et, après plusieurs luttes infructueuses, compiil délinitivement son indépendance par la bataille de Pichincha (22 mai 1822). Ce territoire fut ensuite réuni à la répiilili(iue de Colombie, après la séparation de laipielle il devint république indépendante sous le nom d'Equateur. Une série de guerres civiles s'ensuivit, qui durèrent presque sans interruption pendant plus de 20 ans. De 18,52 à I8.;8, il y eut des hostilités passagères avec le Pérou. Une guerre fut déclarée à la Nouvelle-Grenade, le 20 novembre 186.'!, et l'armée équatorienne fut mise en déroute. En août ISfiS, un tremblonieiit de terre bouleversa lo [lays et, en 18(59, Garcia Moreno, le chef du fiarti clérical, renversa le gouvernement. 11 fut assassiné, en 187,5, et remplacé comme président pardon Antonio Borrero, le candital du parti non officiel, qui céda lui-même la place à don José de Veintemilla{xseptembre LS'/t)).— BiBLioon. Central el soulli. America parU. W. liâtes (Londres, 1S,S2), et Histoire du royaume de QuUo ]iar Ternaux- Compas (2 vol. in-8", Paris, 1840), traduction de l llistoria del reino de Quito de Velasco.
* ÉQUATION s. f.[é-koua-si-on], (lai. œquare, rendre égal). Algèb. E.xpression de la condition d'égalité établie entre deux quantités algébriques : résoudre une équation. — Memuhe d'une ÉouATiON, cb.icune des expressions qui doivent être rendues égales et qui sont séparées par le signe de l'égalité =. — Termk D'UiNE ÉOUATION, quantité isolée dans l'équation; ensemble de quantités réduites à une quantité unique par un facteur ou par un diviseur commun. — Résolution d'une éouaj\ON, suite d'opérations qui amènent les quantités inconnues à être évaluées en fonctions explicites des quantités connues.— Racine d'une équation, chacune des valeurs de l'inconnue en fonction des quantités connues, quand l'équation est au moins du deuxième degré. — Equation du i'hemier DEonÉ, du second, DU troisième, du quatrième degré, etc., équation dans laquelle l'inconnue se trouve à la première puissance, à la seconde, à la troisième, etc. Ex. d'équation du premier degré :
2r — 3 y = 1 Ex. d'équation du second degré :
3 r* + ano = 40^ — 5 — Astron. Quantité variable, mais déterminable par le calcul, qu'il faut ajouter ou ôter aux mouvements moyens pour obtenir les mouvements vrais : l'équation des temps est le nombre variable de minutes et de se-^ondes qu'il faut ajouter chaque jour à Vépo^ue du midi moyen pour avoir le midi vrai.
* ÉQUATORIAL, ALE, AUX adj. [-koua-].
Qui appartient a l'équalcur ; contrées équatoriales. — Ligne équatorialk, équateur. — Astron. étoiles, constellations équatoriales, étoiles constellations voisines de l'équateur.
* ÉQUATORIAL s. m. [-koua-]. Instrument dont ou se sert pour suivre le mouvement des astres, pour déterminer leur ascension droite et leur déclinaison : les équatoriaux de l'Observatoire de Paris.
ÉQUATORIEN, lENNE s. et adj. De la république de l'Equateur; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.
ÉQUERRAGE s. m. Action] d'équei-rer; résultat de cette action.
* ÉQUERRE s. f. [é-kè-re] (lat. quadra, carré). Instrument qui sert à tracer un angle
EQUI
droit, et qui est principalement à l'usage des
mathématiciens, des charpentiers, des menuisiers, des maçons, etc. : dresser à l'équerrt.
— Ce qui est k angle droit, ce qui a la foiiiie d'une équerre : ce bdlimcnt n'est pas d'équcrre. — «,» Techn Pièce de fer plat, en forme de T ou d L, servant à consolider les angles des ouvrages de eharpenlerie, menuiserie, etc. — EnuEHHE d'ari>enteur, nom que l'on donne à divers instruments dont se servent les arpenteurs pour élever une perpendiculaire sur uneligne. — Argot. Ouvrir, fendre ..on équeure, ouvrir les jambes, s'enfuir.
ÉQUESouÉquicoles, Aqui, Aquicolx , ancien peuple belliqueux d'Italie, dans la région montagneuse qui s'étend au N.-E. du Latium, Us furent subjugués par les Romains, après une lutte qui dura de 471 à 302 av. J.-C.
* ÉQUESTRE adj. [é-kuè-stre](!at. equestris; de eqaus, cheval). iN'est usité que dans ces locutions : Statue équestre, figure équestre, statue représentant une personne à cheval. Ordre équestre, ordre des chevaliers romains, et encore noblesse du second rang en Pologne. — w Antiq. Rangs équestres, places réservées aux chevaliers dans les théâtres romains. On dit aussi Equestries.
ÉQUESrRIE s. f. Voy. Eqi'estre.
* EQUIANGLE adj. [é-kui-] (lat. xquus,égo.\ ; fr. amjk). Geom. Se dit d'une figure dont tous les angles sont égaux entre eux : le carré est une fvjure équiangle. — Se dit aussi d'une ligure qui a ses angles égaux à ceux d'une autre : deux triangles équianglea ont leurs côtés proportionnels et par conséquent S07it semblables.
— »v Argot. Cela m'est équiangle, cela m'est égal, iiidill'érent. On emploie dans le même sens éqlilatéral. — Equidé. (V. S.)
ÉQUIDIFFÉRENCEs. f. [é-kui-] Arithm. Egalité Je lieux rapports par dillérence.
* ÉQUIDISTANT, ANTE adj. [é-kui-diss-tan].
Géoni. Qui dans toutes ses parties est également éloigné des parties d'un autre coi'ps: les liijnes parallèles sont équidis tantes. — %v Argot. Voy. Equiangle.
' ÉQUILATÉRAL, ALE, AUX adj. [é-kui-].
Géom. Se dit d'une ligure qui a ses côtés égaux entre eux : le triangle équtlatéral est le polygone régulier qui a le moins de côtés. — »v Argot. Voy. Equiangle.
- ÉQUILATÉRE adj. [é-kui-] Géom. Se dit d'une ligure dont les c6tés sont égaux à ceux d'une autre.
ÉQUILIBRANT, ANTE adj. [é-ki-]. Qui rétablit l'équilibie : force équilibrante.
' ÉQUILIBRE s. m.[ é-ki-] (lat. œquilibrium; de xquus, égal, et libra, balance). Etat des corps maintenus en repos sous l'inlluence de plusieurs forces qui se contre-balancent exactement. — Equilibre stable, position à laquelle un corps revient spontanément pour se remettre en équilibre, quand on l'en écarte. Un corps est en équilibre stable, quand son point de suspension est au-dessus de son centre de gravité. — Equilibre instable, position nouvelle que prend un corps, lorsqu'on lui fait perdre son équilibre, alors que son point de suspension est situé au-des=ous de son centre de gravité. — Equilibre indifférent, état d'un corps dont le point de suspension se confond avec son centre de gravité et qui garde la position qu'on lui donne. — Mettrk UNE CHOSE EN ÉQUILIBRE, faire que son poids se partage également des deux côtés d un point d'appui, en sorte qu'elle reste immobile, et ne penche ni de l'un ni de l'autre côté. Dans le même sens : Etre, se tenir en équilibre
GARDER, perdre l'ÉQUILIBRE, DÉRANGER l'ÉQOI-
libre. — Fig. Faire l'équilibre, rendre les chûses, égales.— Fig. Se dit en parlant d'Etats, de pouvoirs politiques, etc. : l'équilibre des pouvoirs dans ungoiMernoMent, — Equilibre euro-
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PÉEN, pondération des grandes puissances européennes, qui se balancent en devoirs et en droits respectifs, de façon que nulle d'elles ne puisse opprimer ou subjuguer les autres. L'équilibre européen a été l'œuvre de Richelieu, qui parvint à briser la puissance de TAulriche. Il a été rompu le jour où laHussie a pris la plus grande partie de la Pologne. Aujourd'hui, la diplomalie européenne semble vouloir le rétablir à l'aide du nouveau principe des nationalités. — Fig. Se dit aussi en parlant des humeurs, lorsqu'elles sont dans la proportion convenable et que rien n'en dérange la circulation: de l'âme, quand aucune passion n'y prédomine de manière à la troubler, etc. : rétablir l'équilibre des humeurs dans le c(frps humain; maintenir l'équilibre de son âme. — Peint, et Sculpt. L'équilibre d'une composition, la répartition, la distribution bien entendue des niasses qui la composent. — Fin. Budget en équilibre, budget où les dépenses et les receltes se balancent exactement. — Arboric. [V. S.)
* ÉQUILIBRÉ, ÉE part, passé de Equilibrer. — Esprit bien équilibré, esprit dont les facultés sont dans un juste rapport.
* ÉQUILIBRER v. a. Mettre, tenir en équilibre : équilibrer les plateaux d'une balance. — Fig. Equilibrer son budget. — S'équilibrer V. récipr. Etre en équilibre: ce5 di,!(a; forces s'équilibrcnt.
ÉQUILIBRISTE s. Personne qui fait des tours d'adresse, consistant à maintenir en équilibre des objets ou à s'y tenir elle-même dans des positions où l'équilibre est peu stable.
ÉQUILLE s. f. [Il mil.]. Techn. Outil dont on se sert pour rompre la croûte de sel, qui se forme dans le fond des chaudières par l'évaporation de l'eau salée qu'elles contiennent; cette croûte elle-même. — Icht. Genre de malacoptérygiens apodes, comprenant plusieurs espèces remarquables par une tête pointue et une mâchoire supérieure extensible. Celte mâchoire singulière leur permet de fouiller la vase et le sable des rivages pour y chercher des vers. Cette particularité leur a valu le nom populaire d'anguilles de sable. L'équille appât (ammodytes tobianus), commune sur nos côtes, est employée par les pêcheurs, ainsi que Véquille lançon {ammodytes lamea). L'une et l'autre sont comestibles.
ÉQUIMULTIPLE adj. [é-kui-]. Se dit de deux noinbres par rapport à deux autres, lorsqu'ils sont formés de ces deux autres multipliés par un même nombre.
ÉQUIN, INE adj. [é-ku-ain] (lat. equinus). Qui a rapport au cheval, qui tient de cet animal.
* ÉQUIKOXE s. m. [é-ki-no-kse] (lat. xqmis, égal; nox, nuit). Instant de l'année auquel le soleil, passant par l'équateur, rend les jours égaux aux nuits pour toutes les régions de la terre: les pluies de iéquinoxe du printemps sont excellentes pour les biens de la terre. — Pbécession des équinoxes. (Voy. Précession.)
* ÉQUINOXIAL, ALE, AUX adj. Qui appartient à l'équinoxe : ks points équinoxiuux. — Ligne équinoxule, équateur. — Cadran équinoxial, cadran dont le plan est parallèle à l'équaleur. — Bot. Fleurs équinoxiales. lleurs qui s'ouvrent et se ferment chaque jour à des heures déterminées.
* ÉQUIPAGE s. m. [é-ki-]. Train, suite, chevaux, mulets, carrosses, valets, bardes, etc. : ce prince était accompagné de tout son équipage. — Equipage de Jean de Paris, équipage magnihque. — tQuifAGE DE Bohême, équipage délabré. — Voilure de maître, avec ce qui eu dépend : laplupiart des gens riches ont un équirtiige, ont équipage. — Toutes les choses
EQUI
nécessaires pour certaines entreprises ou opérations, pour divers exercices: équipage de guerre. — .Mar. Réunion de ceux qui montent un bâtiment pour en faire le service et la manœuvre: le vaisseau a péri, maison a sauvé l'équipage. - Fam. Manière dont une personne est vêtue : est homme est en fort mauvais équipage. Ironiq. Vous voilà dans un bel éqxiipage. Ne s'emploie guère que dans ces sortes de phrases. — iv Techn. Equipage d'une poupe, sa garniture.
' ÉQUIPE .s. f. (V. fr. esqtiip, bateau). Mar. Série de bateaux amarrés les uns aux autres, allant à la voile ou traînés par des hommes. — Un certain nombre d'ouvriers attachés à un travail spécial. — «v Chef d'équipe, ouvrier chargé de la direction d'un certain nombre d'ouvriers, employés à un même travail.
* ÉQUIPÉ, ÉE part, passé de Équiper. — Blas. Vaisseau qui a ses voiles et ses cordages : de gueules à la nef équipée d'argent.
' ÉQUIPÉE s. f. Action, entreprise indiscrète, irrétltchie, téméraire, dont les suites ne peuvent être que fâcheuses, désagréables : ce jeune étourdi est allé s'enrôler, ce n'est pas sa première équipée.
' ÉQUIPEMENT s. m. Action d'équiper : il faut tant de temps jiour l'équipement des nouveaux balaillous. — Surtout dans l'armée. Ce qui sert à équiper : loules les pièces de son équipement sont en bon cfui. — Mar. Action de pourvoir un vaisseau, une flotte, etc., de tout ce qui est nécessaire à la manœuvre, à la subsistance, à la défense et à l'attaque, etc. : on ordonna l'équipement de la flotte.
'ÉQUIPER V. a. (rad. esquif). Pourvoir quelqu'un des choses qui lui sont nécessaires, et surtout de vêtements : il a bien équipé son fils avant de l'envoyer au collège. — Se dit aussi en parlant d'un vaisseau, d'une tlolte, etc., qu'on pourvoit de tout ce qui est nécessaire à la manœuvie, à la subsistance, à la défense et à l'attaque, etc. : équiper un vaisseau de ligne. — Il A été bien équipé, il a été maltrailé, raillé comme il faut. - S'équiper v. pr. Equiper soi : il adépensé une forte somme pour s'équiper. — Fam. S'accoutrer : peut-on s'équiper de la sorte !
ÉQUIPEUR s. m. Techn. Ouvrier armurier qui monte et ajuste ensemble les diverses pièces d'un fusil. On dit aussi Equipeur-mon-