ESCH
escarre. — s. m. Suhstance escarolique. — »* On dit aussi Escuarotique.
• ESCARPE s. f. (ital scarpa). Fortif. Muraille de terre ou de maçonnerie qui régna au-dessus du fossé, du côté de la place. Par opposition, on dit Contrescarpe. — »* s. m. Argot. Voleur qui emploie la violence et au besoin l'assassinat.
* ESCARPÉ, ÉE part, passé de Escarper. —
Adjoctiv. Rocher escarpé, pente, montagne escarpée, CHEMIN ESCARPÉ, rochep, pente, montagne, chemin fort rude, que l'oii ne gravit que difficilement.
•ESCARPEMENT s. m. Pente raide -.l'escnrpiiiicut d''s iiicntagnes. Se dit particulièrement en termes de fortification : faire l'escarpement d'un fossé.
* ESCARPER v. a. Couper droit, de haut en bas. Ne se dit qu'on parlant d'un rocher, d'une montagne, d'un fossé, et autres choses semblables : on a escarpé cette montagne potir la rendre inaccessible. — v* Argot. Assassiner (du vieux fr. cscharper. tailler eu pièces). — S'escarper v. pr. Devenir escarpé.
* ESCARPIN s. m. (ital. searpino). Soulier à simple semelle : prendre des escarpins pour faire des armes. — Fig. et pop. Jouer de l'escarpin, s'enfuir. — »* Argot. Escarpin de limousin, sabot. — Escarpin .".enifleur, soulier qui piinil l'eau.
• ESCARPOLETTE s. f. Espèce de siège suspendu par des cordes, sur l(;quel on se place pour être balancé dans l'air : se mettre à l'escarpolette, sur l'escarpolette.
' ESCARRE s. f. (gr. eschara). Croôtequi résulte de la mortification d'une partie, quelle qu'en soit d'ailleurs la cause : il faut attendre que l'escarre tombe. — Fig. Ouverture faite avec violence, avec fracas : si vous abattez cinq cents arh-es dans votre bois, cela fera une grande escarre (vieux). — *«• On dit aussi Es-
ClIARRE.
ESCART s. m. Avance qu'on prend au jeu
de barres sur son adversaire.
ESCAUT (flam. Schelde; boll. Selmide; angl. Scheldt ; lat. Scaldis), fleuve qui prend sa source en France, près de l'ancienne abbaye de Saint-Martin. Il arrose Cambrai, Valenciennes et Condé, entre en Belgique, après un cours de 9 kil., passe à Tournay, Oudenarde, Gand, et se jette dans la mer du Nord, en Hollande, par deux larges bouches, dont l'une baigne Flessingue, et l'autre Berg-op-Zoom. L'une porte le nom de Hond ou Scheldt de l'Ouest, et l'autre celui de Scheldt de l'Est : elles forment les îles de Beveland N. et S., et de Walcheren. Couis total : 334 kil., dont 312 sont navigables, à partir de Cambrai.
• ESCAVEÇADE s. f. (rad. caveçon). Manège. Secousse du caveçon, pour presser le cheval d'obéir.
ESCAYRAC DE LAUTURE (comte d'), explorateur français (lS22-'08). Après avoir visité le Kordofan, l'Algérie, et plusieurs autres pays, il fut attaché, en 1860, i la commission scientifique qui accompagna l'expédition française en Chine. Traitreuscment arrêté (voy. Chine) par les Chinois, il subit un cruel traitement, et fut délivré, lors de la prise de Pékin. 11 a laissé, entre autres ouvrages, des Mémoires sur la Chine (186i).
ESCHINE. I, orateur athénien, rival de Démosthènc, né en 3S9 av. J.-C, mort en 3) 4. D'une basse origine, malgré ses prétentions à la noblesse, il fut, tour à tour, greffier, soldat et comédien ; il était déj;'i vieux lorsqu'il entra dans la vie politique. Membre de deux ambassades, chargées de lutter contre la politique de Philippe, roi de Macédoine, il épousa, au contraire, la cause de ce prince, et devint
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l'anlaîoniste de Uémoslhène, qui l'accusa de trahison. Condamne à une amende de 1,000 drachmes, il s'exila, se retira à Rhodes, en 330, et y fonda l'école oratoire rhodienne. On a conservé trois de ses discours. — 11, philosophe athénien , de rpcole de Socrate ; vécut, pendant quelque temps, à la cour de Denys le Jeune, de Syracuse, enseigna la philosophie à. Athènes et éciivit quelques dialogues.
ESCHWEGE [esch-vé-ghe] , ville de Hesse- Nassau (Prusse), sur la Vcri'a, à 43 kil. S.-E. de Cassel ; 9,7»? liai). Elle possède un ancien château et des manufactures de toiles de lin, d'étoffes de laine, de cuii', de colle, de savon et d'huile.
ESCHWEILER [esch-vaï-leur], ville de la Prusse rhénane, sur l'Inde, à 13 kil. N.-K. d'Aix-la-Chapelle; 18,170 hah. Quincaillerie, machines, aiguilles, cuirs, soieries, etc.
ESCHYLE [éss-chi-le], le plus ancien des grands tragiques altiques, né à Eleusis en 52o av. J.-C, mort en 4o6. Il appartenait ù une noble famille de la classe des eupatrides, reçut les honneurs publics, pour sa belle conduite à Marathon, et combattit non moins bravement à Salamine et à Platée. En 484, il remporta son premier succès tragique et, en 471, le prix pour une trilogie. Douze autres prix, qui lui furent décernés coup sur coup, le faisaient considérer comme le plus grand des poètes tragiques, lorsque parut .Sophocle, qui lui arracha, en 468, sa quatorzième victoire poétique. Eschyle, humilié de cette défaite, et d'ailleurs poursuivi devant les tribunaux, pour avoir révélé sur la scène les mystères d'Eleusis, se retira en Sicile, à la cour d'Uiélon, où il composa un drame c. Les Femmes de l'Elna ». Il moui'ut à Gela, écrasé, dit-on, par une tortue qu'un aigle aurait laissé tomber sur sa tête. — Eschyle est le créateur de la tragédie, dans laquelle il introduisit un second, puis plusieurs acteurs ; avant lui , on ne connaissait ni le dialogue, ni l'action, ni l'émotion qui en est la conséquence; toute la pièce se passait entre un personnage et le chœur, dont il réduisit l'ennuyeuse importance. 11 abrégea les odes dithyrambiques, établit l'unité d'action, imagina les décors et revêtit ses acteurs de costumes appropriés. — Des 70 drames qu'on lui a attribués, 7 seulement sont parvenus entiers jusqu'à nous.
Ce sont : Sept devant Thèbcs, les Suppliantes, les Perses, Prométhée enckainé, Agamemnon, les Choéphores et les Euménides. On a conservé quelques fragments de ses autres pièces. Le théâtre d'Eschyle a été traduit en prose par Pierron,en 1840; en vers par Biard, 1837.
• ESCIENT s. m. [ess-si-an]. (lat. scicns, part. prés, de seire , savoir). Ne s'enqiloic guère que dans cette locution adverbiale et familière, A don escient, sciemment, sachant bien ce qu'on fait, ou tout de bon, sans feinte : faire queh/iie chose à bon escient. On dit quelquefois dans le premier sens, A mon escient,