ESPR
ESPINASSE(M"« deL") Voy. Lespinassb.
ESPINEL (Vicente) [èss-pi-nèl], poète espagnol, né vers l,-)4'J, mort vers 1634. Il fut élevé à Salamanque et mena une existence aventureuse dans diverses parties de l'Europe. Plusieurs de ses canciones, de' ses redondillas, de ses pastorales et de ses élégies sont spirituelles et pittoresques. Son œuvre principale est Reliiciotirs de la vida del escudero Mârcos de Obregoni Ses œuvres ont été imprimées à Madrid (l.5!)l, in-S").
ESPINGARD s. m. Voy. Epingare.
• ESPINGOLE s. f. (anc. ail. sprengjan, lancer de Ions côtés). Gros fusil court, dont le canon est fort évasé, et que l'on charge de plusieurs balles : l'espingolc est ordinairement de cuivre; on s'en servit à partir de 1520.
• ESPION s. m. Celui qui se mêle parmi les ennemis pour épier; et, en général, quiconque est chargé d'observer les actions, les discours d'autrui, pour en faire son rapport: il faut avoir des espions dans l'armée ennemie, pour être instruit de ses mouvements. — Le fém. Espio.NNK, s'emploie quelquefois. — Trcmper l'espion, tenir un langage, une conduite propre à abuser sur nos desseins ceux qui surveillent nos démarches. — Cet homme ne SE RUINERA PAS EN ESPIONS, il n'est pas bien averti de ce qu'il lui importe de savoir.
• ESPIONNAGE s. m. Action d'espionner, métier d'espion : l'espionnage est un métier infâme
• ESPIONNER V. a. Épier les actions, les discours d'autrui, pour en faire son rapport : prenez garde à vous, on vous espionne. — Absol. // ne fait qu'espionner.
ESPIRITO-SANTO, province S.-E. du Brésil, sur l'Atlantique , au N. de Rio-de-Janeiro; 44,839 kil. carr.; 82,000 hab., dont 22,6')0 esclaves. Un grand nombre de sauvages habitent l'intérieur de cette contrée. La partie occidentale est montagneuse, et la partie orientale plate et [larfois marécageuse. Principales productions : le maïs, les fèves, le café, le manioc et le cacao. Exportation de bois de rose. Le climat est en général chaud, humide et insalubre. Cap. Nossa-Senhora-da- Vittoria.
• ESPLANADE s. f. (lat. planus, plan). Espace uni et découvert au-devant d'un édifice, au-devant d'une place fortifiée, etc. : on a fait une grande esplana-ie au-devant de la place, pour découvrir de plus loin.
' ESPOIR s. m. (lat. sperare, espérer). Espérance : mettre son espoir en Dieu. — S'emploie dans le même sens que Espérance, avec une attente plus vive d'un objet plus déterminé. — Se dit rarementati piur. etseulement quelquefois en poésie et dans le style soutenu : de doux espoirs.
ESPOLIN s. m. (anc. haut ail. spuolo, navette). Petit tube de roseau sur lequel on dévide le coton, la laine, la soie pour la trame
des étoffes.
•ESPONTON s. m. (ital. spmtona). Arme d'hast, sorte de demi-pique que portaient, sous Louis .\IV, les officiers d'infanterie, et dont on se sert sur les vaisseaux, quand on en vient à l'abordage.
• ESPRINGALE s. f. (anc. ail. sprengjan, lancer de tous côtés). Espèce île fronde dont on se servait anciennement dans les armées.
• ESPRITS, m. (lat. spirilus, souffle) Substance incorporelle. Se dit de Dieu : ])ieu est un esprit incréé. — Le S.vint-Esprit, l'Esprit CONSOLATEUR, l'Esprit VIVIFIANT, noms que l'oD donne à la troisième personne de la Trinité. — L'ordre du Saint-Espuit, ordre de chevalerie institué par Henri 111 (i;;78). Croix du Saint- Esprit, croix d'or boutonnée que les chevaliers de l'ordre ;"<: i.ijuiil alUcUée uu cordon bleu.