EST
l'hiver dure huit mois. Pêcheries productives. L'éleva?e des bœufs et des moulons est d un rrand rapport. Capitale Revel. Le lutherianisnie est la religion dominante. Les noljles et le peuple des villes sont presque tous al,emands. Les Eslhoniens, n(îmbreux en Lsllionie en Livonie, et dans les autres pouTernomenls voisins, descendent de la race luinoise; ils sont petits, audacieux et vindicatils. lis embrassèrent le christianisme vers le commencement du îui» siècle. L Esthonie tut ensuite successivement gouvernée par aeb marchands de Bremen, de Danemark, par des chevaliers teutoniques, par des chevaliers porte-elaive et par les évêques de Riga et de SemgiUia. Elle appartint à la buede de lobO à 17fo, époque à laquelle Pierre le Grand la conquit; le traité de 1721 la donna defaiitivemenl àla Russie. , „ii„
ESTIENNE ou Etienne, Stephanus, famille d'imM-imeurs et d'érudits, qui fut célèbre aux XVI' et xvii= siècles. — Henri 1", ne a Paris vers 1465, mort en 1520. 11 fonda une imprimerie à Paris en 1502 el publia, en 1503, son premier livre de la Morale d'Aristote, traduite par Lefebvre d'Etaples. Il employa presque exclusivement les types gothiques. A sa mort, son associé Simon de Colines, épousa sa veuve, el s'adjoignit, comme aide, François rainé de ses fils. Jusqu'en 1510, année ou il mourut, Colines fit prospérer cette active imprimerie ; il eut le boa goût de rejeter les Ivpes gothiques el d'adopter les caractères romains et italiques. - (François ,li s aine de Henri 1", né en 1502, mort en lobO; resta l-associé de Colines. -(Robert I"), secondfils de Henri 1", né à Paris, en 1503, mort a Genève le 7 septembre 1559. Quoiqu il eut à peine dix-huit ans,lors3ueson père deceda, il fut atlacké à la direction matérielle de l'imprimerie stéphanienne, el s'occupa surtout
des menus détails de la typographie. 11 quitta celte association, en 1526, s'établit a son compte et épousa la fille de Josse Bade 11 donna en latin une édition du Nouveau Testament, corrigée par lui-même. En lo31, il commença la publication de sou Dictwnanum, seu Thésaurus Linguse Latinx, qu'il perfectionna dans deux éditions successives. 11 donna au moins 11 éditions complètes de la Bible, en hébreu, en grec, en latin et en français, oiitre plusieurs éditions séparées du Nouveau - Testament et 382 autres ouvrages. Il ii.lro- - duisit le premier la division du Nouveau lestament en versets. Firmin-Didot et plusieurs autres savants français ont émis 1 opinion aue Robert Estienne a surpasse tout ce qu il y a eu, tout ce qu'il y a, tout ce qu'il y aura lamais d'habiles imprimeurs dans le monde. Ils le placent au-dessus d'Aide Manuce luimême. Il remplaça Conrad Néobar comme imprimeur royal pour le grec (1540). Déjà, depuis le 24 juin 1539, François 1" lavait nommé son imprimeur pour les lettres hébraïques et latines. On raconte que ce roi, visilanl à l'improviste l'atelier de Robert Estienne, no voulut pas qu'on interrompit son imprimeur avant qu'il eût achevé la lecture d'une épreuve qu'il corrigeait. Robert Estienne était partisan de la réforme. Poursuivi de la haine des Jésuites, des Ligueurs et des Sorbonnisles, il dut, en 1552, quitter Pans, où sa vie était chaque jour menacée. Ses ennemis lui firent un crime d'emporter avec lui son matériel et allèrent jusqu'à l'accuser faussement d'avoir volé les matrices de 1 imprimerie royale, dont on lui avait confie la direction. Réfugié à Genève (1551), il y reçut le droit de bourgeoisie, et y monta, de société avec son beau-frère Conrad Bade, une imprimerie des plus prospères. — (CharleS;, troisième fils de Henri I", né vers 1505, mort en 1564. 11 avait d'abord étudié la médecine et 8-é'ail même fait recevoir docteur de la Faculté de Paris; « mais en 1551, il avait suivi ■• l'impulsion de toute sa famille et s était fait
imprimeur, dit le bibhophile Jacob. S il excella dans son art, il n'y prospéra guère. En 1561 il fut mis au Châlelet, la prison pour dette' de ce lemps-là; en 1564, quand la mort le surprit, il v était encore... Nul imprimeur, en un aussi "court espace de temps, n avait mis au jour un au?si grand nombre d ouvraees » - (Henri II), surnomme le Grand, nis aiiné de Robert I", né à Paris en i;«.S, mort à l'hôpital de Lyon en mars 159S. Très verse ^ dans la philologie, il tourna particulièrement ses études vers la littérature grecque. Après avoir voyagé en Italie, dans les Pays-Bas el ^ en AUeiiiagne, il commença, en 1o5b, la publication d'ouvrages savants que 1 on peut re''a'dpr comme les chefs-d'œuvre de la ly- 1 po'sraphie française au xvi« siècle. On le considère généralement comme le plus savaul I
non seulement des membres de sa famille, mais encore de tous les imprimeurs qui ont paru jusqu'à présent. Scaiiger affirme que tout ce qu'il a imprimé de grec est bien meilleur que les éditions d'Aide Manuce. bon Thesnw us Lingnx Grxcx (1 572) pourrait su lire à sa gloire ; mais ce fut au point de vue de la librairie une spéculation ruineuse. Son ouvrage intitulé Conformité du langage français avec le grec (15G.5) ne lavait pas enrichi, el la promesse d'une pension, que lui ht le loi Henri 111 pour sa Précellence du langage français, resta lettre morte. « Calviaisle fervent, , bomme son père, mais moins discret encoie, el même horriblement emporté, comme an Chevalier, il se mil à écrire conlreles catholiques. Moraliste chagrin el indigne, toujours comme Robert Estienne, mais dune indignation plus expausive et plus brûlante, U ecrnii des pamphlets et surtout son Apologie pour Hérodote, où déborda tout son fiel. Poursuivi par le pariement, il dut s'enfuir de Par.s ; condamné à mari, brûlé même en effigie, pendant qu'il se cachait dniis les montagnes de l'Auvergne, il dut quitter la France es enfuir à Genève. » (Bibliophile Jacob). Ueria de ville en ville et vint mourir sur le gratiai d'un hôpital. - Parmi les autres membres de cette famille furent Paul, fils du précèdent (1560-1627), qui continua, à Genève, les Iravaux de son père ; et Antoine, son tils (laJ-- 1674), qui se convertit au catholicisme, lut imprimeur à Paris pendant 50 ans et mourut dans la misère à l'Hôtel-Dieu de Pans.
• ESTIMABLE adj. Qui mérite d'être estimé : c'est un homme très estimable.
- ESTIMATEUR s. m. Celui qui a la charge, la mi.sion de priser une chose, d'en deter- 1 miner la valeur : si nous ncpoucons cojivemr de prix, nous 2}re7idrons des estimateurs. —\ Se dit quelquefois en parlant de choses morales :](«(<; es/iwa«eu)' de la vertu, du mente, des outrages d'esprit, etc.
* ESTIMATIF, adj. m. Se dit des procèsverbaux el devis des experts nommes pour estimer des réparations, des travaux . état, devis estimatif - ** Au fém. Estimative : valeur estimative.
* ESTIMATION s. f. Action d'estimer, prisée, évaluai ion : les enchères n'ont pas atteint le prix de l'estimation.
ESTIMATOIRE adj. Qui concerne l'estimation.
* ESTIME s. f. Opinion favorable que 1 on a de quelqu'un, fondée sur la connaissance de son mérite, de ses bonnes qualités, de ses vertus : U a l'estime et Vaffeclion de tous les qens de bien. On dit de même : j'ai beaucoup d'estime pour son mente; sa conduite instnre beaucoup d'estime, etc. - Cas que 1 on fait de certaines choses : les beaux-arts étaient en grande estime chez ce peuple. - «ar. Calcul que le pilote fait tous les jours du sillage du navire,^fin de juger à yeu près du leu ou l'on e^t, et du chemin qu'on a fait : l estime ■iH'il avait faite ne s'est pas trouvée '"Ue.