ESTO
• ESTIMER v. a. (lat. xstimare). Priser quelque chose, en apprécier, en déterminer la valeur : les héritiers ont fait estimer les vieubles, les terres, la maison. — Avoir une opinion avantageuse de quelqu'un, de quelque chose, en faire cas : on estime les chevaux arabes par-dessus tous les autres chevaux. -- Croire, conjecturer, présumer : il estimait cette place imprenable. — S'estimer v. pr. Avoir une opinion avantageuse de soi-même : nous ne sommes pas toujours autant estimés que nous nous esttmons nous-mêmes. Se croire, se considérer comme : je m'estime heureux d'avoir pu lui plaire. — v. récipr. Avoir une opinion avantageuse l'un pour l'autre : ils s'estiment réciproquement.
ESTISSAC, ch.-l. de canl., arr. el à 21 kil. S.-O. de Troyes(Aube); 1,9«0 hab.
•ESTIV.4L, ALE, AUX adj. (lat. sestivulis\. Bot. Qui nait ou qui produit en été : fleurs estivales. — Méd. Mal.\dies estivales, maladies qui régnent en été.
1 ESTI'VATION s. f. Bot. Mot que Linné a créé el qui a le même sens que Phéixoraison.
ESTIVE s. f. Mar. Action d'estiver.
ESTIVM', Mar. Soumettre des marchandises élastiques à une forte pression pour leur faire occuper, dans un navire, le moins de place possible.
EST MODUS IN REBUS [èstt-mo-duss-innré-buss]. Loc. lat. qui signifie : il y a une mesure dans les choses. Cette pensée d Horace (liv. I", sat. 1", v. 160), a son analogue dans cette autre en français : « L'excès en tout est un défaut. »
■ ESTOC s. m. [è-stok] (anc. ail. stoc, pièce de bois). Autref. Epée longue el étroite qui ne servait qu'a percer. — Pointe d'une epee, d'un sabre. FRAPrER d'estoc et de taille, itappor de la pointe et du tranchant. En ce sens ue s'emploie que dans celte phrase familière. — Eaux et For. Tronc d'arbre. Couper UN arbre a blanc estoc, le couper à fleur do terre jusqu'à la souche. Goupeb une fo-
; EÈT faire une coupe A BLANC ESTOC, OU COUper
1 tout le bois, sans y laisser de baliveaux. - Etre réduit a blanc estoc, être entièrement ruiné. — Brin d'estoc, long bâton ferre par , les deux bouts. Cette locution a vieilli. — Dites-vous cela de votre estoc'? cela ne vient P^s de son estoc, dites-vous cela de vousmême'? cela ne vient pas de lui. Ces locutions vieillissent. - Fig. Ligne d'extraction : tes biens qui viennent de son estoc. Dans ce sen.-, est vieux — Prat. anc. Biens de côté estoc et LIGNE, se disait des biens propres de ligne. ' * ESTOCADE s. f. Grand coup allongé d'épée ou de fleuret, que, dans la salle d'armes, on appelle Botte : on lui porta une si rude estocade, qu'il ne put la parer. -- tig- et lam. Demande imprévue, attaque à laquelle on ne s'attend pas : cet argument était pour l adversaire une rude estocade.
* ESTOCADER v. n. Porter des estocades : U ont estocade longtemps avant de se toucher. — Fig elfam. Se presser l'un l'autre par de, vives raisons, par des arguments : il y a plaisir devoir ces deux savaiits estocader ensemble, estocader comme U te font.
ESTOILE (Pierre de 1'), chroniqueur, né et moil a Paris (1546-1635). U acheta une charge daudioncier à la chancellerie et la conserva jusqu'à l'entrée de Henri IV à Pans. La perie d'un procès considérable apporta la gène dans sa vieillesse. Ses Mémoires ou ournal des régnes de Henri III (Pans 1621 'n-4->)e d^ H«iriJV(Pans 1719), écrits dans un style libre et naturel, fournissent des détails p ecicux sur les usages el les mœurs des habitants de Paris à la fin des guerres do religion. L'édition la plus complète du journal