O.IS
Lorsque nous observons que l'a du Centaure a seul donné des résultais précis, il nous est permis de douter que les astronomes aient en leur possession des instruments suffisants pour mesurer les petites parties d'une seconde darc. Pour appliquer a l'a du Centaure la méthode qui permet de trouver le volume d'une étoile, il faut procéder ainsi qu'il suit : la distance de l'a du Centaure est de 230,000 fois supérieure à celle du soleil; si bien que le soleil, transporté à la place de cette étoile brillerait à nos yeux de la , •.od.ôoo. uoo partie de son éclat accoutumé. Mais il a été découvert par ZôUner que l'a du Centaure brille d'environ la r«, 9>o,'ooo, ooo partie de la lumière du soleil. 11 ea résulte que ette étoile émet trois fois
autant de lumière que le soleil, ou (si nous admettons comme exacte l'éj-'alité de l'éclat de la surface intrinsèque) que l'a du Centaure a une surface do trois fois, un diamètre de \/ 3" fois, et un volume de 3 /^fois (c.-à-d plus de cinq fois) plus grands que ceux du soleil. .Si nous avions opéré avec Sirius de la même manière, nous aurions trouvé un volume de plus de 2,700 fois celui du soleil. — Il a été découvert qu'il y u des étoiles tournant les unes autour dos autres, ou [iliitùt autour d'un centie de gravite commun. Parmi les plus remarquables exemples de cette espèce, on peut citer la double étoile 70 du Ser|ientaire qui accomplit une révolution complète en 8(1 années environ; les étoiles du l'ouple ç de la Grande-Ourse, qui tournent autour d'un centre de gravité commun en prés de 60 ans; Castor, le ■^ de la Vierge, le ? du Bouvier, le i; du Cancer et d'autres étoiles doubles, dont les révolutions sont aussi dignes d'être relatées. Ouel([ues catalogues d'étoiles doubles ont été dressés depuis que sir VV. Hcîrschel a éveillé l'attention sur ce sujet. Herschel a observé 2,400 étoiles; W. Struve alla jusqu'à 3,063. En comparant les places des étoiles déterminées |iar de récentes observations avecles positions que leur assignaient les anciens catalogues, on constate ([ue plusieurs ont changé de position. Pc:ndant les iiO dernières années, la double étoile 61 du Cygne a changé de V 23" d'ascension droite." Le nombre d'étoiles, qui se sont déplacées, est du reste considérable. Cette découverte a donné lieu à d'intéressantes recherches sur la constitution de l'univers. Que les étoiles gravitent les unes autour des autres, comme il est prouvé que le font les dillérents membres du système solaire, il n'est pas permis d'en douter; c est pourquoi, nous sommes amenés à supposer qu'il existe une foTce centrifuge qui cause une rotation en orbites circulaires ou elliptiques autour d'un centre éloigné. Le déplacement du .système solaire dans une si grande orbite donnerait lieu à un changement apparent dans les positions des étoiles, ce qui existe, comme on l'a observé. Sir W. Herschel a conclu, surtout d'après les observations de .Vlaskelyne, que le soleil tourne autour d'un point de la constellation d'Hercule. — Le système sidéral n'est plus ce qu'avaient imaginé les premiers astronomes et ce qui est encore décrit dans beaucoup de traités d'astronomie. Malgré les supfiosilions que l'on a faites jusqu'à présent, aucune loi sur l'uniformité de la distribution des étoiles ne peut être aujourd'hui acceptée.
ÉTOILE DE SÉVILLE (L'), opéra en 4 actes, représenté à Pans (.\eadémie de musiquei, le 17 déc. 184o; musujue de Balfe; paroles d'Hippolyte Lucas, d'après une pièce de Lope de Vega.
ÉTOILE DU NORD (L'), opéra-comique en 3 actes, représenté à Paris, sur le théâtre de l'Opéra-Comique, le 16 février l8o4; paroles de Scribe; musique de .Meyerbeer, qui y a reproduit la plupart des morceaux de son opéra le Camp de Silésie.
' ÉTOILE, ÉE adj. Semé d'étoiles. Le ciel ÉTAir FOKT ÉTOILE, fort soreiii. L.v voûte éïoi- Liin, le ciel. Pour d'autres sens de ce mot, voyez le part, passé de s'Etoiler,
• ÉTOILE, ÉE part, passé de s'Etoiler. — Qui a une fêlure en forme d'étoile : carreau de vitre étoile. — »v Bot. Se dit de certains
organes en forme d'étoile.
ÉTOILER v. a. Fêler en forme d'étoile : eetla pierre a étoile la vitre. — ' S'étoiler v. pr. Se fêler en forme d'étoile : dans les monnaies, les Jlans s'étoilent, quand ils ne sont pas assez reeuits.
* ÉTOLE s. f. {stola, robe longue). Longue bande d'etolle que les prêtres portent au cou,
ETOJf
lorsqu'ils remplissent certaines fonctions ecclésiastiques, et qui pend des deux côtés par devant : on n'administre 'j-ioint les sacrements sans l'étok : les prêtres faisant fonction de diacres portent Cétole en écharpe. — " Antiq. Robe longue et traînante, à l'usaj-'s des matrones; elle se serrait au corps avec une ceinture.
ÉTOLIE. ancienne division de la Grèce, au nord du folfe de Corinllie. bornée à l'O. par rAchélous; ville princip. Tbermus. Elle forme aujourd'hui une éparchie de la monarchie d'.\carnanic-et-Etolie, dont le port principal est Missolonghi. D'après la tradition, l'iîtolie fut colonisée par les Curetés, que subjuguèrent le héros Etolus et ses compagnons émigrants de l'Elide. Les Etoliens, qui formaient une ligue fédérale semblable à celle des Achéens, prirent peu de part aux alfaires de la Grèce jusqu'au iv« siècle av. J.-C. Le but principal de leurs guerres et de leurs alliances était le pillage ou le profit. Leur hostilité provoqua la vengeance d'Alexandre le Grand. Après la ruine politique d'Athènes et de Sparte, ils combattirent la ligue achéenne, prirent parti pour les Romains contre les Macédoniens, se distinguèrent à Cynocéphales (197), se joignirent ensuite à Àntiochus le Grand contre l'es Romains et furent subjugués par ceux-ci, avec le reste de la Grèce en 146.
ÉTOLIEN. lENNE s. et adj. De l'Etolie; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.
ÉTOLUS, roi d'Elide, qui fut obligé de quitter le Péloponèse, parce qu'il avait tué Appis, fils de Jason. Il se retira dans le pays qui fut ensuite nommé Etolie.
ETON, ville du Buckinghamshire (Angleterre), sur la Tamise, vis-à-vis Windsor à 34 kiL 0. de Londres; 2,800 hab. Son collège, lai
qu on s'emtemps
Colli-
d'Eton.
pluscélèbre des écoles publiques.d'Angleterre, fut fondé en 1440 ]iar Ilrnri VI.
■ ÉTONNAMMENT adv. D'une manière étonnante : cet enfant prufitc étonnamment.
' ÉTONNANT, ANTE adj. Qui étonne, qui surprend : il est étonnant qu'on se permette de si rjrandcs libertés. — C'est un homme étonnant, se dit d'un homme extraordinaire, soit en bien, soit en mal.
* ÉTONNÉ, ÈE part, passé de Étonner. — J'rov. Cet hom.me est éto.nké comme un kondeur
DE cloches, il est ÈTONNiî COMME s'iL TOMUAIT DES NUES, COMME SI LES CORNES LUI VENAIENT A LA
TÈTE, il est surpris, étonné au dernier point. ' ÈTONNEMENT s. m. Surprise causée par quelque chose d'extraordinaire, d'inatleiulu : c'est un de mes étonnements. qu'il ail pu réussir par ce moyen-là. — Admiration : la grandeur et la magnificence de ce palais me frappèrent d étonne'ment.— Fig. Ebranlement : depuis sa chute, il lui est resté un étonnemenl de cerceau.
ETOU
* ÉTONNER v. a. (lat. cxtonare, ébranler). Surprendre par quelque chose d'inopiné, d'extraordinaire : cet enfant étonne, étonne tout le monde par son esprit, par la vivacité de ses reparties. — Fig. Ebranler, faire trembler par quelque grande, quelque violente commotion : ce coup lui a étonné la tétc. — S'étonner V. pr. Etre étonné, troublé, effrayé : il iir s'étonne pas du bruit, pour le bruit. Dansée sens, prov. Cet homme est bon cheval dk trompette, IL NE s'étonne pas DU BRUIT. — TrOUVCT
étrange, singulier, extraordinaire : je m'étonne qu'Une voie pas le danger où il est.
* ÉTOUFFADE s. f. Voy. Estouffade et Etoiffèe.
ETOUFFAGE s. m. Argot. Action de faire disparaître et d'empocher, sans être vu, une partie de l'argent du jeu.
♦ÉTOUFFANT, ANTE adj. Qui fait étouffe, qu'on respire difficilement. Ne ploie guère que dans ces locutions étouffant; chaleur étouffante. '
* ÉTOUFFÉ, ÉE part, passé de Etouffer.
— Cris étouffés, cris sourds d'une personne dont la respiration est gênée. Rire étouffé, celui qui échappe à une personne, malgré les efforts qu'elle fait pour ne point rire. — Dans l'Ancien Testament. 'Viandes étouffées, chair des animaux qu'on avait tués sans verser leur sang.
* ÉTOUFFÉE s. f. Cuis. Façon de faire cuire les viandes et les légumes dans un vase bien fermé ; pommes de terre à l'étouffée.
* ÉTOUFFEMENT s. m. Difficulté de respirer : elle a des vapeurs qui lui causent des étouffements. — »v Suppression, compression : ctouffcment de la liberté par le césarisme.
' ÉTOUFFER V. a. (gr. tuphos, vapeur). Sufilbquer ; faire perdre la respiration, faire mourir, en privant d'air : cette nourrice en dormant a ét'juffé son enfant. — Se dit également de ce qui dérobe aux plantes l'air nécessaire à leur végétalion : les mcmvaises licrbes étouffent le blé. — Fig.
Se dit, en parlant d'une personne en qui un défaut, une passion, un gûùt dominant fait tort aux qualités qu'elle possède et les empêche de ,se développer : la paresse étouffe en lui les 7netlleures f qualités. — Eteindre, en interceptant l'air : étouffer du cliarbon, de ta braise.
— Fig. Supprimer, cacher, surmonter : tâchez
d'étouffer vos soupirs, vos plaintes, vos ressentiments. — Etouffer des sons, les rendre moins éclatants, les amortir : il y a, dans les pianos, une pédale qui sert d étouffer les sons. — Etouffer une affaire, étouffer UNE OUERELLE, empêcher qu'elle n'éclate, qu'elle n'ait de suites. — Détruire, dissiper, faire cesser : étouffer les germes du vice. — v. n. Avoir la respiration empêchée; mourir faute d'air : il n'y a point d'air dans cette chambre, on y étouffe; il étouffa au milieu des plus horribles convulsions. — Étouffer de rire, rire avec excès, jusqu'à perdre la respiration.
— »^ Fig. Etouffer quelqu'un de baisers, de CARESSES, l'en accabler. — Argot. Pratiquer l'étouU'age. — Avaler : étouffer un perroquet.
— * S'étouffer v. pr. Etouffer soi. — v. lécipr. Se serrer les uns contre les autres de manière à perdre respiration : dans cette foule ou se bousculait, on s'étouffait. — Etre étouffe l'un pur l'autre: ces plantes s'étouffent mutuel-
ilerneut.
ÉTOUFFEUR, EUSE s. Argot. Celui, celle qui cache sur soi de l'argent de jeu. — s. m. Editeur qui ne réussit pas dans ses publications, faute de savoir les lancer.
* ÉTOUFFOIR s. m. Espèce de boite faite de métal dont on se sert pour étouffer et éteindre des charbons. — Petites pièces de drap qui servent, dans un piano, à étouffer les sons, et qui s'abaissent au moyen d'une pédale. — ** Fig. Pièce trop chaude et sans air. — Argot. Tripot, maison de jeu clandestine.
'ÉTOUPE s. f. (lat. stupa). Partie la plus grossière, rebut de la filasse, soit de chanvre, soit de lin : boucher avec de l'étoupe. — Fig. et fam. Mettre le feu aux étoupes, déterminer tout à coup quelque mouvement impétueux, comme la colère, un amour violent, etc. : quand les esprits sont aigris, il faut peu de chose pour mettre le feu aux étoupes. Dans un sens analogue. Le feu prend aux étoupes. — w Par anal. Bot. Nom vulgaire que l'on donne à une substance filamenteuse et Uoconneuse, qui se trouve soit au collet, soit dans le fruit de certaines plantes. — Boites a étoupes, parties qui, dans une machine à vapeur, sont destinées à recevoir l'étoupe et à la comprimer au moyen d'une pièce mobile appelée presse étoupe.
* ÉTOUPER V. a. Boucher avec de l'étoupe ou avec quelque autre chose semblable : le vin s'enfuit, il faut étouper les fentes du tonneau. — S'étouper les oreilles, se les remplir de coton.
* ÉTOUPILLE s. f. [Il mil.] Arlill. Petite mèche inUammable qu'on introduit dans la lumière d'une pièce, et qui sert d'amorce.
* ÉTOUPILLON s. m. Artill. Petite mèche d'éloupe suivéequ'on introduit dansla lumière d'une pièce, pour préserver la charge de l'humidité.
ÉTOUPIN s. m. Peloton d'étoupe qui sert à bourrer le canon.
* ÉTOURDERIEs. f. Action, propos d'étourdi; habitude de faire des actions d'étourdi : ilest
d'une ctourderie inconcevable.
' ÉTOURDI, lE adj. (bas lat. stordatus). Qui agit sans rellexion, sans considérer ce qu'il fait : c'est un jeune hotnme bien étourdi. — ' Subtantiv. Personne étourdie : tous ces genslà sont des étourdis, ils ne savent ce qu'ils font.
— Prov. Notre homme ne fut ni fou ni étourdi, il sut prendre son parti sur-le-champ. — Etre étourdi comme le premier coup de matines, COMME UN hanneton, être fort étourdi. A 1 étourdie loc. adv. A la manière d'un étourdi, inconsidérément : cette affaire est importante, il ne faut pas y aller d l'étourdie.
' ÉTOURDI, lE part, passé de Etourdir. — Se dit qiielquelois des parties du corps uù il ne reste plu,'? qu'un léger ressentiment de lu douleur qu'on y a éprouvée : la <joutle est passée, mais il a le pied encore tout étourdi, la main étourdie.
ÉTOURDI (L) ou Les Contre-Temps, la première comédie de Molière, en o actes et en vers, représentée à Lyon en lGo3 et à Paris en 16bS, sur le théâtre du Petit-Bourbon.
* ÉTOURDIMENT adv. A l'étourdie : vous avez agi bien ctourdiment. Il a entrepris cette affaire fort étûurdiuent, sans l'examiner, sans prendre conseil.
* ETOURDIR V. a. Causer dans le cerveau un ébranlement qui trouble, qui suspend en quelque sorte la fonction des sens : il lui donna sur la tête un coup de bâton qui l'étourdit. — Etourdir les oreilles, importuner, latiguer par trop de paroles. — .\bsol. : il m'a étourdi de sa réclamation, de ses plaintes.
— Par anal. Causer un commencement d'ivresse : il suffit de deux ou trois verres de vin pour iétourUir, — Fig. Causer de l'étoniie-