‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 449 sur 568 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

gable en amont et eu aval des cataractes qu'il forme dans les passes du Taurus. Le nom de l'EnpIuatc se trouve souvent mêlé aux événements les plus importants de l'histoire ancienne. Habylone était sur ses bords. La liiblc le mentionne comme une des quatre rivières de l'Eden. Il est aujourd'hui encore souvent appelé la grande rivière. Euphrosyne. ("V. S.) EUPHUISME s. m. [eu-fui-srae] (gr. euphuH, élégant]. Manière nlfeclée de parler et d'écrire qui distinguait un grand nombre des beaux esprits A la cour d'Elisalieth d'Angleterre. Ce nom et le style qu'il désignait dérivaient de deux ouvrages de John Lilly : Euphues, nnutomie de l'esprit (1580) et Euphucs et son Angleterre (IJiSI).

EDPIONE s. f. (gr. en, bien; pion, gras). Chiin. Hydrocarbure découvert dans les goudrons par Reichenbach.

EUPODE s. m. (gr. eu, bien; pous, podos, pied). Entom. Famille de coléoptères télranicrcsàcuisses très développées. (Voy. Coléoptères.)

EUPOLIS, un des six poètes comiques grecs que les grammairiens d'Alexandrie jugèrent dignes d'une place dans leur canon. Né vers 446 av. J.-C, mort vers 411. Il appartenait à l'ancienne comédie, fut disciple de Cralinus et composai? pièces, dont sept furent couronnées.— Eurasie. (V. S.)

EURE. I. anc. Aulura, Ebura, rivière qui nait au hameau de la Lande (Orne), arrose le dép. d'Eure-et-Loir, sert de limite à celui de l'Eure, qu'elle traverse ensuite du S. au N., baigne Chartres, Maintenon, Nogent-le-Roi, .\net, Ivry, Pacy, Louviers, et se jette dans la Seine (rive gauche), auxDanips, près de Pontde-l'Arche (Eure!, après un parcours d'environ l.ïO kil., dont 92 navigables. Principaux affluents: la Biaise, l'Avre et riton. — II. Déparlement du N.-O. de la Franco, formé d'une partie de l'ancienne province de Normandie, situé à l'embouchure de la Seine, entre les départements du Calvados, de l'Orne, de l'Eureet-Loir, de Seine-et-Oise, de l'Oise et de la Seine-Inférieure; 5,999 kil. carr. ; 340,652 hab. Territoire divisé en six plateaux séparés entre eux par de riantes vallées. Le premier se compose de l'ancien Vexin normayul ;le second et le troisième sont de formation calcaire ; le quatrième comprend le Roumois, la plaine du Neicbourg et la plaine de Brcteuil; le cinquième le pays d'Ouchc, et le sixième laplaine du Lieuvain. C'est près de llesnil-Rousset que se trouve le point cuhiiinant du département (2 il™]. Pierres, gypse, plâtre, tourbe, eaux minérales, manufactures de draps, surtout à Lonviers. Filatures et tissages de coutils à Evrcux. Céréales de toute espèce; pommiers, poiriers. Belles races d'animaux domestiques: chevaux de Beruay et de Pout-Audemer, volailles, moutons, bêtes à cornes. Ablettes. Ch.-\. Evreux. 5 arr., 36 cant., 700 comra. Evêché à Evreux. Ch.-l. d'arr. ; Evreux, les Audelys, Bernay, Louviers, Pont-Audemer.

EURE-ET-LOIR, dép. du N.-O. de la France formé de parties des anciennes provinces de l'Orléanais, de ITle-de-France, du Maine; entre les dép. de l'Eure, de la Seine-et-Oise, du Loiret, du Loir-et-Cher, de la Sarthe et de l'Orne. Il est partagé entre le bassin de la Seine et celui de la Loire; 5,875 kil. carr.; 280.469 hab. Pays plat et l'un des plus fertiles de France, arrosé par l'Eure, le Loir et l'Huisne. Céréales, vins, prunes, poires, cerises, abricots. Chevaux du Perche, abeilles de Beauce, pluviers-guignards, très recherchés pour la confection des pâtés de Chartres. Menu gibier. Manufactures de serges, de bas; papeterie de Sorel, près d'Anet. Ch.-l. Chartres. 4 arr., 24 cant., et 426 comm. Cour d'appel de Paris, évêché de Chartres. Ch.-l. d'arr. : Chartres, Chateaudun, Dreux et Nogent-le-Rotrou.

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EUREKA ^pr. j'ai trouvé), exclamation que poussa Arcnimède, a|)rès avoir entrevu la loi (lu poids spécifique des corps.

EURIG ou Evaric, septième roi des 'Visigolhs d'Espagne (466-484). Il soumit les peuples de la Gaule, depuis les Pyrénées jusqu'à la Loire, sauf les Arvernes, s'empara d'Arles (4S0) etde Marseille (481).

EURIPE, Euripus, (aulref. Egripo et Nef/roponlc), nom porté par la plus petite partie du détroit qui sépare l'île d'Eubée, dans l'archipel grec, de la côte de Béolie; sa largeur, vis-à-vis Chalcis, est de 70 mètres. Sur un îlot rocheux situé dans le détroit, se trouve un petit château carré qui communique par des ponts avec les deux rives. Les courants y éprouvent des changements extraordinaires.

EURIPIDE, le dernier des trois grands poètes tragiques athéniens, né en 480 av. J.-C, ou, selon la chronique de Paros (voy. Ahundri,), en 485, mort en 406. On prétend qu'étant encore enfant, il gagna la victoire dans les luttes d'Eleusis et de Thésée. Pendant quelque temps, il s'adonna à la peinture; et, à l'âge de 18 ans, écrivit sa première tragédie. Les PcUndes, la première pièce qu'il fil représenter sous son nom, furent jouéesen 4!i5. En 441, il remporta pour la première fois le prix de tragédie : en 431, il en obtint un autre pour sa tétralogie {Médée, Philoctèle, Dictys et Thcriste). En 428, il produisit Hippolyte ; en 412 Andromède et en 408 Oreste. Selon les uns, Euripide écrivit 92 pièces; selon d'autres, il n'en lit que 75, y compris les drames satiriqiie^elles intermèdes qui suivaient ordinairement la trilogie tragique. Après la représentation d'Orcste, le poète vint se fixer à la cour d'Ârchelaùs, roi de Macédoine, sur lequel il prit un grand ascendant : Euripide fut comblé par lui de biens et d'honneurs. Lorscjue la nouvelle de sa mort, survenue peu après son départ, arriva à Athènes, elle plongea la ville dans le deuil. Les Athéniens, quoique n'ayant pu obtenir son corps, lui élevèrent un cénotaphe sur la route du Pirée à.Vthènes; plus tard, une statue fut érigée en son honneur dans le théâtre Dionysiaque, avec celles d'Eschyle et de Sophocle. Des nombreuses œuvres d'Euripide, il ne nous en est parvenu que 1 9 pièces entières. Uy a 17 tragédies et deux intermèdes, les Cyclopes cl Alceste. La plus ancienne de toutes est Alceste, qui fut représentée en 438 ; la dernière date qu'on pui ':S0 certifier est celle d'Orcste (408) ; mais plusieurs pièces qui lui sont attribuées, ont été publiées après sa mort par son fils. — Boissonade nous a donné une édition des œuvres d'Euripide (182o-'27, 5 vol. in-l2). La meilleure traduction française est celle d'Artaud (1842, 2 vol. in-12).

EURITE s. f. (gr. eurein, trouver). Miner. Roche composée, formée de quartz, de fcklspalli et de mica.

EUROPE. Myth. D'après l'Iliade, elle était fille de Phénix, et mère deMinos et de Rhadamanle, qui avaient pour père Jupiter. Ce dernier s'étant changé en taureau blanc, enleva Europe qu'il transporta sur son dos, de Phénicie en Crète, en traversant la mer.

EUROPE, une des cinq principales parties du monde, le plus petit continent, si l'on excepte l'Australie, mais le plus important dans l'histoire de la civilisation. Considérée au point de vue géographique, l'Europe n'est .simplement qu'une presqu'île située au N.-O. ilu coiilinenl asiatique, mais, dès les temps les plus reculés, elle a toujours été considérée conime une partie séparée de l'autre. .Sa superficie est estimée à 10 millions de kil. c; le périmètre de sescôtes estde3i,000 kil. cair., dont 1,200 sur la nier Caspienne. Les poini i extrêmes du continent européen sont : au .\. , le cap Nord par 71° 10' lat. N.; au S., le ca i Tarifa par 36° lat. N. ; à 10., le cap Roca par

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9"» 3!" long. O ; à l'E. la mer de Kara. par 66' 1 long. E. Sa longueur, du cap Saint-Vincent au ' S.-O. à la mer de Kara au N.-E., est d'environ i;,500 kil.; sa largeur du cap Nord au cap Malapan est de 3,8b0 kil. La frontière ordinairement adoptée entre l'Europe et l'Asie, remonte le lleuve Oural, depuis son embouchure dans la mer Caspienne jusqu'à la chaîne de l'Oural, dont elle suit la crête jusqu'à la mer de Kara. En somme, l'Europe a environ les -''— de la superficie totale des terres du globe. Elle est entourée d'eau de trois côtés : au N. par l'océan Arctique, avec la mer Blanche; à l'O. par l'Atlantique, avec la mer du Nord qui est réunie à la Baltique par le Skager-Rack et le Cattégat ; au S. par la Méditerranée. La mer Noire est réunie à la Médilerranée par un étroit canal. Les échancrures causées par la mer forment douze grandes péninsules: cinq au N., le Kanin, le Kola, la péninsule Scandinave, la péninsule Cimbrique, la Hollande septentrionale; deux à l'O., le Cotentin et la Bretagne; une au S.-O., la péninsule Ibérienne; et quatre au S., l'Italie, l'istrie, la péninsule turco-grecque et la Crimée. Les principales îles sont : la Grande-Bretagne, l'Irlande, l'Islande, Seeland, la Corse, la Sardaigne.la Sicile et Candie. lien existe d'autres plus petites : la Nouvelle-Zemble et les îles Waïgatz, dans l'océan Arctique; les Lofl'oden, sur la côte de Norvège; Aland, Oland, Gothland et CEsel dans la Baltique; Funen entre les deux Belt : les Açores, dans l'Atlantique; Majorque , Minorque , l'ile d'Elbe , les îles Lipari, Malte, l'archipel Dalmatien, les îles Ioniennes, les Sporades et les Cjciades, dans la Médilerranée et ses dépendances. — Une chaîne de montagnes s'étend diagonalement du S.-E. au N.-O. (Caucase, Carpathes et montagnes de l'Allemagne centrale) ; elle forme une ligne de division entre les parties montagneuses et les parties plates du continent. Ce système montagneux de l'Europe méridionale et occidentale est groupé autour du massif central des Alpes. Le point culminant de ce système et de toute l'Europe est le mont Blanc ('4,810 m.). Au système alpin se rattachent le système pyrénéen, les Apennins, les Balkans, ainsi que le groupe des Carpathes et des Sudètes. Les Balkans, prolongement direct des alpes Dinariquos, décrivent une courbe irrégulière de rAdriali(jue à la mer Noire. Une ramification s'en détache, qui comprend l'ancien Pinde; elle s'étend au S. et va rejoindre les montagnes de la Grèce. Une autre, le Rhodope des anciens, aujourd'hui appelée Despoto Uagh, se détache pour courir dans une direction E. et S.-E. et atteint l'Archipel. Entre le système alpin {proprement dit, les Pyrénées et l'Atlantique en France), il y a trois chaînes de montagnes distinctes : les Cévennes et les monts d'Auvergne, le Jura, les Vosges. L'Europe possède aussi dans ses îles et dans ses péninsules, cinq systèmes montagneux :1e système Sardo-Corse, le système Taurique, le système Anglo-Hibernieu, le système Scandinave et le système Sarmalc : ce dernier consiste en ouelques petites collines de la Russie, de la Pologne et du N.-E. de la Prusse. Une chaîne volcanique s'étend de l'Asie Centrale et de l'Asie Mineure à travers l'Archipel, la Grèce, Naples, la Sicile, l'Espagne, le Portugal et jusqu'aux Açores. Les tremblements de terre sont fréquents sur cette chaîne, et causent beaucoup de désastres. Deux volcans sont en activité, l'Etna, en Sicile, et le Vésuve près de Nuples. L'Islande forme une région volcanique distincte, dont le principal volcan estle munt Hécla, La partie S.-O. de l'ile contient de fiinieux geysers. Il y a aussi deux autres volcans, lun dans l'Ile de Jan Mayen, l'autre dans l'iie septentrionale de la Nouvelle-Zemble. — La principaleligne de partage des eaux est formée par une longue chaîne, qu'on a appelée l'épine dorsale de l'Europe: elle part du détroit

de Gibraltar et aboutit à la mer de Kara ; elle divise le continent en deux versants, l'un S.-E., l'autre N.-O. ; le premier contient environ les quatre septièmes et le second les trois septièmes de la superficie totale de l'Europe. Les principaux cours d'eau sont : l'Oural et le Volga, qui se jettent dans la mer Caspienne; le Don, dans la mer d'Azof; le Dnieper, le Dniester, le Danube, dans la mer Noire; la Maritza, l'Isonzo, l'Adige, le Pô, le Tibre, l'Arno, le Var, le Rhône, l'Ebre dans la Méditerranée; le Minho, le Douro, le Tage, la Guadiana, le Guadalquivir, dans l'Atlantique ; la Gironde, la Loire, dans la baie de Biscaye; la Seine et la Somme dans la Manche; l'Escaut, le Rhin, l'Ems, le Weser, l'Elbe, l'Eider dans la mer du Nord; le Glommen, dans le Cattégat ; l'Ulea, la Neva, la Duna, le Niémen, la Vistule, l'Oder, te Dal Elf, l'Angerman Elf, l'Umea Elf, le Pitea Elf, la Lulea Elf, la Tornea Elf, dans la mer Baltique; l'Onega, la Dwna, le Mesen, la Petchora, dans l'océan Arctique. Outre ces fleuves, il y a en Angleterre : la Tamise, la Severn, le Humber et le Mersey ; en Ecosse :1a Tweed, la Clyde et le Forth; en Irlande : le Shannon, le Blak- Water, la Lifîey et la Boyne. Le plus grand fleuve d'Europe est le Volga; son cours est de 3,800 kil. et il a 70 embouchures ; après lui vient le Danube, dont le cours est de 2,840 kil Les principaux lacs d'Europe sont: les lacs Ladoga, Onega, Saïma et Enare en Russie; les lacs Wener, Wetter et Ma?lar, en Suède; le lac Balatoii, en Hongrie; les lacs de Genève et de Constance, en Suisse; les lacs de Garde et Majeur, en Italie. Les quatre cinquièmes de ces lacs sont dans la région de la mer Baltique. — Le climat de l'Europe est partout égal et tempéré, sauf dans une partie septentrionale de la péninsule Scandinave et en Russie. La température moyenne est plus élevée qu'en aucune autre partie du monde, située sous les mêmes latitudes ; les lignes isothermes d'Asie et d'Amérique ont en Europe une courbure vers le nor\l de plus de 10 degrés de latitude. Presque partout les saisons se succèdent avec une grande régularité. L'extrênif^ nord, où l'hiver dure pendant huit mois, el l'extrême sud font seuls exception à cette règle. La quantité de pluie qui tombe dans la partie septentrionale de l'Europe, est inférieure d'un tiers à celle que reçoit le Midi, mais la quantité de neige, qui tombe dans le Nord, rétablit l'équilibre. La quantité moyenne de pluie est plus grande dans la Grande-Bretagne, mais elle décroît en avançant vers l'E. et le S.-E. — La végétation européenne dépend du climat auquel elle correspond; elle ne présente pas, comme dans les autres grands continents, des alternatives extrêmes d'exubérance et de stérilité. La culture a varié la végétation, et a acclimaté beaucoup de plantes venues de contrées étrangères, tandis que plusieurs des plantes indigènes, spécialement les légumes, sont arrivées à un degré tel que leur parenté avec les types sauvages esta peine évidente. L'Europe ficut être divisée en trois zones, sous le rapport de la flore : 1° la zone sous-arctique, caractérisée par les pins, les bouleaux et les plantes cryptogames. Elle produit peu de grain, sauf l'orge, et pas de fruits. Elle comprend l'Islande, les îles Fœroé, la péninsule Scandinave, par 64" lat. N. et la Russie, par 6"2" bit. iN. 2» La zone centrale subdivisée en deux parties; la zone des hêtres et des chênes, et la zone des châtaignes et du vin. La première comprend la Grande-Bretagne et l'Irlande, la péninsule Scandinave, par 64° lat. N., et les territoires allemand et sarmate entre 62" et 48° lat.; la dernière comprend les vallées et les plaines situées entre les montagnes centrales de l'Europe el la plaine Sarmate. Les principaux grains produits par la première sont le seigle et le froment; ceux do la seconde sont le blé et le maïs. 3» La zone méridionale.

ou région de verdure perpétuelle et pays des olives, comprend les trois péninsules méridionales et la côte S. de la France; elle se distingue de la zone tempérée par la variété et l'exubérance de sa végétation. La canne à sucre, le cotonnier, l'oranger, le citronnier, le figuier, le grenadier et le dattier, croissent dans la partie la plus méridionale de celte contrée. La région consacrée à la culture de la vigne occupe les trois septièmes de l'Europe; celle qui est plantée de blé les quatre autres septièmes. Le tabac, le lin et le chanvre sont presque partout cultivés, de la Sicile à la Suède. — L'Europe possède en abondance du fer, du cuivre, du plomb, de la houille et du sel, mais elle produit comparativement de petites quantités d'or et d'argent. Le plomb se trouve dans presque toutes les grandes montagnes; l'étain dans quelques contrées seulement (Cornouailles et Hartz). Le mercure n'a guère que quelques gisements (Almaden en Espagne, Idria en Carniole, Zweibrucken dans le Palalinat). Outre ces métaux, on obtient du zinc, du cobalt, de l'antimoine, du bismuth, du manganèse, du soufre, de l'alun en quantités plus ou moins grandes. Les plus riches mines de houille sont en Angleterre, en Belgique, en France, en Hongrie, en Allemagne, en Catalogne (Espagne) et en Sardaigne. — Le règne animal de l'Europe est encore bien moins varié que la flore. Sa diversité dans les différentes régions est peu importante. Plusieurs espèces d'animaux sauvages ont entièrement disparu de certaines contrées; mais l'Europe est riche en animaux domestiques. Il y a plus de cent espèces de petits oiseaux, mais beaucoup ne sont que des oiseaux de passage. A part quelques variétés de tortues, il n'y a pas de grands amphibies. Unant au poisson, il est plus abondant dans le nord que dans le sud. — Les habitants de l'Europe descendent de plusieurs tribus différentes, quoique la grande majorité appartienne à la branche indo-européenne de la famille humaine, et qu'elfe semble dériver originairement d'une souche commune. — A la branche indo-européenne appartiennent, en effet : l"le rameau slave, qui a peuplé la plus grande partie de la Russie, la Bohême, et la plus grande partie de la péninsule balkanique; 2'' le rameau gréco-lalin (Grecs et Albanais, Roumains, Italiens, Français, Espagnols, Portugais) ; 3» le rameau germanoscandinave (Allemagne, Autriche, Suisse, Pays-Bas, Scandinavie) ; 4" le rameau anglocelte (Bretagne et lies britanniques). D'autre part, les Hongrois, les Turcs, les Lapons, les Finnois, ainsi que les Tartares et les Samoyèdes de Russie appartiennent à une autre branche. — L'Europe se divise en 20 principaux El ats souverains, savoir : 6 grandes puissances et 14 puissances secondaires. Les 6 grandes puissances sont : la France, VAIlemaiine, la ftiissie, V AiUriclte-Ilongrie, Vltalie, VAngleleire. Les 14 puissances secondaires sont : dans l'Europe du Nord : le Danemark, la Suède et la Norvège, la lielr/iijue, les Pai/s- Das, le Luxembourg, la Suisse. Dans I'I'airope méridionale : le Portugal, VEspagne, le Monténégro, la Serbie, la Roumanie, la Bulgarie, la G^-èce, la Turquie. Il y a encore en Europe quelques petit Etats autonomes, de moindre importance, qui gravitent dans l'orbite des autres, tels que fa principauté de Monaco, etc. Voir pour chaque Etat, son article particulier. — A l'exception de la Chine proprement dite, aucune autre partie du monde n'est mieux cultivée que l'Europe. Sur sa superficie totale 20 ou 23 centièmes du terrain sont improductifs, 36 centièmes sont cultivés ou servent à l'élevage des troupeaux et près de 40 centièmes sont plantés de forêts : la Russie seule en a plus de 2,.o00,000 kif. carr. Les contrées les mieux cultivées sont : la Grande-Bretagne, l'Allcniagno et la France.— Le christianisme est

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