EUST
EVAC
la religion professée par presque toutes les nations de l'Kuropc. Les trois principales dénominations (catholiques romains, protestants et grecs), correspondent à peu près aux Irois principales races latine, tcutoniquc et slave. Le nombre des mahométans est d'environ 5,000,000 ; celui des juifs de ii, 000,000; celui des bouddhistes de 10,000 cl celui des païens de plus de 1,000,000. L'éducation populaire, évaluée d'après le rapport des écoles et des élèves avec le total de la population, est plus répandue dans les contrées habitées par la race teutoniqiie que dans celles qu'habitent les races latines : c'est chez celles de race slave qu'elle est moins répandue.
* EUROPÉEN, ENNE adj. Qui appartient à l'Lurope : mœurs européennes.
EUROTAS, nom porté autrefois par une rivière de Grèce (Laconie), qui nait dans les montagnes des frontières d'Arcadie, coule au S.-E. jus((u'à son embouchure dans le golfe de Laconie. Les Spartiates lui rendaient les honneurs divins. l>ans les temps modernes, cette rivière a porté les noms de Vasili-Potinno et A'Iri.
EURUS s. m. [eu-russ](gr. Euros), kni. Vent d'est.
EURYBIADE, général lacédémonienquicommanda l:i Hotte grecque à Salamine.
EURYDICE. L Myth. gr. Femme d'Orphée.
Après sa nnu't, son mari la suivit dans les enfers, où Pliilon lui permit de la ramener sur la terre, a condition qu'il ne se retournerait pas avant d'avoir quitté les lieux infernaux. Mais Orphée regarda en arrière avant d'être sorti du Slyx, et aussitôt Eurydice disparut. (Voy. OuPHÉE.) — IL Fille d'Amyntas, lils de Perdiccas III, roi de Macédoine, et de Cynane, fille de Philippe. A la mort d'Anti- |iater (319 av. J.-C), elle rassembla une armée et marcha contre Polysperchoii, qui s'était emparé du pouvoir comme régent; elle fut prise et jetée en prison, où elle s'étrangla.
EURYMÉDON, rivière de l'Asie Mineure (Pamphylie), ([ui sortait du Taurus et se jetait près de Side dans le golfe de Pamphylie. Gimon remporta sur ses bords une victoire sur les Perses (470 av. J.-C). Auj. le Capsi-sou.
EURYNOME. Myth. La mère des Grâces.
Les Grecs célébraient eu son honneur des fêtes nnniiiiees Eurynomics.
EURYSTHÉE, lils de Sthénélus, roi d'Argos. Ce fut lui qui imposa à Hercule les Douze Iravaiix. Eurysthée fut tué par Hyllus, fils du héros.
* EURYTHMIE s. f. (gr. eu, bien; rhuthmos, proportion). Bel ordre, belle proportion. Se dit de la beauté qui résulte de toutes les parlies d'un ouvrage d'architecture. — Peint, et 'l'echn. liarniunie dans la composition. — »v Mus. Heureux choix du rythme. — Méd. Régularité du pouls.
EUSEBE, Eusetiius, surnommé Pamphile à cause de l'amitié qui l'unissait au saint de ce nom. L'un des premiers écrivains ecclésiastiques, né vers 20.t, morlvers340.Son protecteur et ami Pamphile, évêque de Césarée, souliVit le martyre en 309, époque à laquelle Kusèbe prit son nom; six ans plus fard (31.ï), il devint son successeur. Ami d'Arius, il rédigea, au concile de Nicée, la profession de foi dans la divinité du lils, et refusa péremptoirement de contresigner les décrets cundaninant l'arianisme. Ses formules et sa phraséologie furent longtemps employées par les seraiariens. Adversaire d'Athanase, il ne voulut pas transiger avec lui, le fit déposer par le concile de Tyr (33t) et ensuite bannir. Ayant rassemblé les mêmes évèques à Constantinople, il fit condamner Marcellus, évêque
d'Ancyre, pour son Sabellianisme. Après avoir assisté à la mort tragique d'Arius, Eusèbe se relira à Césarée, où il écrivit ses meilleurs ouvrages et continua à combattre Athanase. Il hit justement appelé le Père de l'histoire ecclésiastique. Les écrivains tant anciens que modernes n'ont pas considéré son orthodoxie de la même façon; saint Jérôme, Photius et le se|iliéme concib^ général l'ont condamné comme héréti((ue. Il nous reste plusieurs de ses ouvrages; le mc\\\tiar est son Histoire ecclésiastiqxte, publiée parH. de Valois(Paris, 163'J, in-fol.), ([ui a été souvent rééditée et traduite en plusieurs langues.
EUSÈBE (Saint), pape en 310. H succéda à saint Marcel et ne régna que quelques mois. Fête le i6 septembre.
EUSPIZE s. f. (gr. eu, bien ;spisa, fauvette). Ornith. Genre de passereaux voisin des
Ei'Bpizn americHm .
bruants. L'espèce la plus connue est le bruant à fjorije. noire [euspiza americana, Qmel.), des Etats-Unis.
EUSTACE (Guillaume), l'un des plus anciens éditeurs lrani;;ii<. Siloii La Ciiille, il était libraire du roi, tilre qu'il devait sans doute à la publication coiiitisancsque des Triomphes de la France sous le roi Louis XII, traduits par d'ivry, in-4", 1508.
* EUSTACHE s. m. Sorte de couteau grossier, dont le manche est ordinairement de bois, et dont la lame n'est pas assujettie par un ressort.
EUSTACHE (Saint), martyr vers l'an 130 de J.-C. KêLe le 20 septembre.
EV5T kWE [Saint-) Saint-Eustatius,San-Eustaquio, ile des Indes Occidentales, appartenant aux Hollandais, dans les petites Antilles, à 21 kil. N.-O. de Saint-Christophe; 20 kil. carr.; 1,S8G hab. Le climat est froid, mais salubre; sol fertile. Orange, la principale ville, est sur la côte S.-O. Depuis 1635, cette ile a presque toujours été colonie hollandaise; mais on y parle anglais.
EUSTACHE LE MOINE, célèbre pirate du xiii" siècle, niortcn1"il7, au combat naval des Cinq-Iles. Après avoir été sénéchal du comte de Boulogne, il se fit pirate, jeta la terreur dans la Manche, servit quelque temps le roi Jean-sans-Terre, qui l'avait pris à sa solde pour courir sus aux navires français, et, après la déposition de ce prince, se tourna du côté de la France. Le seul combat naval historique auquel il ait pris part est celui des Cinq-Iles, où il commandait la Hotte qui conduisait en Angleterre des troupes pour soutenir les prétentions de Louis, fils de Philippe-.\uguste, au trône de ce pays. Fait prisonnier, après cette bataille, il fut aussitôt mis à mort. Voy. Notice sur le roman d'Eustache le Moine, par Francisque Michel (Paris, IS34.)
EUSTACHE DE SAINT-PIERRE, bourgeois de Calais, qui, d'après Froissart, se dévoua avec cinq autres notables pour sauver Calais assiégé par Edouard III (1347). Il ne fut épargné
que grâce à l'intercession de la reine d'An-
gletcrio.
EUSTACHI ou Eustachio (Barthélémy), analomisle italien, professeur à Rome, mort en 1374. Il fut un des fondateurs de la science analomique, fut le premier à décrire exactement le tube situé entre la gorge et l'oreille, et appelé trompe d'Eustache. Il fut aussi le |iiemier à étudier la structure des dents. Ses Tabula: Anatomicse furent d'abord publiées en 17)4 par Lancisi.
EUSTATHE DE CONSTANTINOPLE , grammairien, mort vers 14y8. Il occupa divers emplois à la cour et fut ensuite nommé archevêque de Thessalonique. Il nous reste de lui : Commentaires sur l'Iliade et l'Odyssée (Rome, 1542-'o0, 4 vol. in-fol.), des Homélies, desfliscours, des Lettres, etc.
EUTERPE. Myth. Inspiratrice des jouissances, une des neuf Muses, fille de Jupiter et de Mnémosyne (déesse de la Mémoire). Elle présidait aux poésies lyriques et jouait de la ilûle, instrument qu'elle a inventé. (V. S.)
EUTROPE. I. (Flavius), historien latin du iV siècle, auteur d'une histoire romaine eu ■10 Vi\rcs, Breviarium hislorise romanx. Traductionsfraaçaises,parFaret(l62l), et par Uiibois (1843) dans la bibliothèque latine-française de Panckoucke. — IL Eunuque d'Arménie, qui renversa Rufin, avec l'aide de l'impératrice Eudoxie, et révolta le peuple par ses cruautés et ses débauches. Il eût été massacré sans l'intervention de saint Jean-Chrysostonie qui prononça en sa faveur l'homélie qui a pour texte : Vanité des vanités, tout n'est que vanité. Eutrope fut condamné à mort en 399.
•EUTYCHÉEN s. m. [-ché-ain]. Membre de la secte d'Eulychès. Les eutycbéens étaient des hérétiques du V siècle, qiïi n'admettaient eu Jrsus-Christ que la nature divine. — i\y On
dit aussi EUTYCHIEN.
EUTYCHÉS, hérésiarque du v« siècle, né vers 380, mort vers 454. 11 était archimandrite d'un monastère à Conslantinoplc, se trouvai la têle du parti hostile à Nestorius et, dans son zèle à unifier la personne du Christ, fut conduit à maintenir qu'il n'avait qu'une seule nature; ce qui fit que ses disciples furent nommés Monophrjsites. Son hérésie fut approuvée par le synode, connu sous le nom de btiianddcje d'Ephése (449), mais elle fut condamnée par le concile général de Chalcédoine en 4ol .
* EUX pbir. masc. du pr. personnel lui [eu] (lat. illos, accusât, de illi); c'est à eux qu'il faut vous adresser.
EUXIN (Pont-) Voy. Noirk {Mer).
EUZET, station minérale du cant. de Vezenoln-es, arr. et à 13 kil. d'Alais (Gard); 307 hab. Quatre sources sulfurées calciques bitumineuses de 13° à 19°. Affections calarrhales de l'appareil respiratoire ; maladies des voies digestives, alïections nerveuses, maladies de la peau. Etablissement avec bains' et douches.
* ÉVACUANT, ANTE adj. Méd. Se dit des médicaments qui déterminent des évacuations, tels que les vomitifs, les purgatifs, etc : droyue évacuante. — s. m. Substance évacuante : /t'4" évacuants l'ont soulagé.
'ÉVACUATIF, IVE adj. Méd. Synon. d'ÉVA-
cu.\Nr, ANTK, mais moins usité.
* ÉVACUATION s. f. Décharge, sortie d'humeurs, d'excréments, ou de matières viciées : les trop grandes éeacuations sont dangereuses. — Matières évacuées : le médecin, en voyant les évacuations, jugea que le malade était beaucoup mieux. — Action d'évacuer un pays, une place de guerre, en conséquence d'un traité, d'une capitulation, etc. : il était dit par le traité, qu'après l'évacution de la place, de la province, etc.