‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 488 sur 568 · TRE UNE PROPOSITION, CONTRE UNE ALLÉGATION · texte numérisé non relu

TRE UNE PROPOSITION, CONTRE UNE ALLÉGATION

etc., la nier. — Adverbial. D'une manière fausse, sans justesse ; raisonner faux; jouer faux. — s. m. Auc. Prat. Un faux donné a

ENTENDRE CONTRE LA VÉRITÉ, se disait d'UlIC

chose exposée contre la vérité, donnée à entendre contre la vérité. — A faux, Ioc. adv. A tort, injustement : accuser à faux. —Aller A FAUX EN QUELQUE ENDROIT, manquer d'y trouver ce qu'on cherche. — Frapper a faux, se dit d'un coup de marteau qui ne frappe pas juste sur ce qu'il doit atteindre.— Fig. Frappera FAUX, mal appliquer un reproche, une punition. — Porter a faux, se dit d'une partie de construction qui est mal posée sur ce qui doit la soutenir, ou qui ne porte pas directement sur sa base, surson point d'appui.

— Fig. Ce raisonnement, cet argument poiitk AFAUX, se dit d'un raisonnement qui n'est pas concluant, soit que le défaut vienne clu principe, soit qu'on fasse du principe une mauvaise application. — .s. m. Porte a faux, disposition de certains objets qui semblent portera faux ou n'être pas soutenus: les liycs de ce théâtre sont en porte à faux. — Les faux bonshommes, comédie en quatre actes et en prose, par Théodore Barrière et Ernest Capeudu, représentée pour la première fois sur le théâtre du 'Vaudeville, le 11 nov. 1806.

j: AUX s. m. Ce qui est faux : discerner /e faux d'avec le vrai.

, Le faux est toujours fade, ennuyeux, languissant.

BoiLBàU.

— Plaiderle faux pour savoir le vrai, dire à quelqu'un une chose qu'on sait être faussi\ pour tirer de lui le secret de la vérité. — Jurispr. .Altération, contrefaçon, supposition frauduleuse d'actes, de pièces, d'écritui'es authentiques ou privées : faux en écrituviuithcntiqup, en écriture privée. — Faux pbinch'AL, en parlant d'une procédure qui a pour objet la poursuite d'un faux ; par opposition à Faux incident, qui se dit de l'action en faux intentée incidemment dans le cours d'une contestation. — Législ. « Le faux en écriture est l'objet de peines plus ou moins rigoureuses, selon les circonstances. S'il a été commis par un fonctionnaire ou un officier public, dans l'exercice de ses fonctions, soit par de fausses signatures, soitparsupposi.'ion de personnes, soit par des écritures altérées ou intercalées, soit d'une autre manière, la peine est celle des travaux forcés à perpétuité. Le faux commis par toute autre personne, en écriture authentique et publique, ou en écriture de commerce ou de banque, entraine la peine des travaux forcés à temps, pour l'auteur du faux et pour celui qui en a fait usage. Cependant, si le faux a été conuiiis dans un passe port ou un permis de chasse, il n'y a la qu'un simple délit et la peine est un emprisonnement de six mois à trois ans. S'il s'agit d'une feuille de route, l'emprisonnement varie de six mois à cinq ans selon los circonstances. La fabrication et l'usage de faux certilicats sont aussi réprimés par des peines correctionnelles, La falsification des billets de vote par un citoyen chargé du dépouillement du scrutin entraîne la peine de la dégradation civique. Celui quiacuniinis UD faux en écriture privée et celui qui a fait usage de la pièce fausse sont punis de la réclusion, lien est de même de celui qui abuse d'un blanc-seing; mais si ce blanc-seing lui avait été confié , il est seulement passible d'un empri^onuement de un an à cinq ans et d'une amende de.aO fr. à 3,000 fr. (C. pén. Hl, 14» à 162 ; 407). Une procédur.; criminelle pal liculière est prescrite pour la coiistalalion des faux en écriture (G. inst. crim. 448 à 464); mais lor=que, dans un procès civil, l'une des parties conteste la viirité d'une pièce produite, celle partie peut, à son choix, se pourvoir en faux principal, devant

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