FÉVR
FEYD
dans le même Iroa; les trous doivent être espacés de 30 cent, en tous sens. Il est utile de pincer l'extrémité des ti?es, après la tloraison, pour faire porter la sève sur le? fruits. — Uii véritable amateur ne man^e ta fève que lorsqu'elle est encore verte et très tendre; on la dérobe et on la sert, comme les radis, avec sel et beurre. Les fèves sèches se font bouillir, mais elles donnent à leur bouillon une couleur rousse peu agréable; elles produisent une farine nourrissante. — Roi de la FÈVE, celui à qui est échue la fève du gâteau qu'on partage, en famille ou avec ses amis, la veille ou le jour des Rois.— Trouver la fève AU GATB.\u, faire une bonne découverte, une heureuse rencontre; trouver le nœud d'une atîaire, d'une question. — S'il he donne des POIS, JE LUI DONNERAI DES FÈVES, s'il nie fait de la peine, s'il me donne duchagrin, je lui rendrai la pareille. On dit de même. Rendre P015 POUR FÈVE. — Donner un pois pour avoir UNE FÈVE, donner une chose pour en obtenir une autre. — Semence de certaines autres plantes légumineuses, telles que le haricot : fèves de harkot, ou simpl. et mieux, haricot. — Fève DEÏoNKA.fêve odorante et brune qui est produite par un bel arbre de la Guyane (le coumarouna odorula), et que l'on met souvent dans le tabac pour le parfumer. — Parext. Semence ou fruit qui n'appartient point à des plantes légumineuses, tel que le grain du café; chose qui n'a de rapport avec la fève que [lar la forme, comme la nymphe devers à soie. — Art vélèr. Synonyme de Lampas. (Voy. ce mot.)
* FÉVEROLE s. f. (dimin. de /'eue). Variété de la fève de marais, dont les graines sont plus petites et plus rondes, et qui sert principalement pour nourrir les animaux et pour amender les terres. On dit aussi : fève de cheval ou rjourgane. — Fève de haricot, lorsqu'elle est sèche : plat de féveroles.
'FE"VIERs. m. Bot. Genre de césalpinées, comprenant plusieurs espèces d'arbres originaires de la Chine et de 1 Amérique septentrionale, dont le tronc est garni d'épines acérées : en France, on cultive le févier dans les jardins d'ornement.
•FÉVRIER s. m. (lat. februarius). Second mois de l'année, lequel a vingt-huit jours seulement dans les années ordinaires, et vingtneuf dans les années bissextiles : le cinq de février, du mois de février, le cinq févner. — Journé sde Février, les trois journées du 22, du l'3 ei du it févner 1848, pendant lesquelles s'accomplit la révolution qui renversa le gouvernement du roi Louis-Philippe et qui aboutit à la deuxième République. Depuispliisieurs années, certaines mesures réactionnaires prises par la royauté de .luillet lui avaient aliéné la sympathie populaire; mais nul n'aurait pu prévoir que cette dyna.^tie, qui régnait depuis dix-huit ans avec sagesse et non sans gloire, allait tomber devant une émeute im|)révue, et ne trouverait, ni dans l'armée, ni dans la garde nationale, le léger appui qui lui eût sulli pour se maintenir. Le programme de l'oppositiun n'avait rien de révolutionnaire; il visait seulement la réforme électorale et voulait taire admettre au scrutin ce que l'on appel.iil alors les capucitts, c'est-à-dire les hommes instruits appartenant a certaines classes (méuecins, avocats, etc.), et trop pau- >res pour payer le cens. Le roi, sutiissaut l'iiilliience de iM. Guizot, ne sut pas rester audessus de ce débat. Uanssun di.->cours, à l'ouverture des Chambres, il attribua l'agitaliun à des pussions ennemins ou aveugles ; et pourtant elle était dirigée par Odilou Barrot, l'un des mitmhres de la commission municipale qui avait appelé Louis-Philippe au trdne. Un grand nombre d'autre» députés se sentirent cruellement frappés par les paroles du roi. A cette laule grave, M. Guizoten ajouta une plus lourde encore : il prit le parti ^'luterdire uo
banquet que les réformistes voulaient tenir à Paris le 22 février, et il fit annoncer celte résolution par des proclamations affichées à tous les carrefours; de plus, il concentra 60,000 hommes de troupes à Paris et dans les environs. Le 22, une foule plus curieuse qu'hostile envahit la place de la Concorde: Odilon Barrot et ses amis, qui n'avaient eu pour but, dans toute cette campagne, que de renverser le ministère Guizot, s'étaient empressés d'abandonner l'idée du banquet; mais Lamartine et quelques autres députés, ainsi que les pairs de France d'Alton Sthée et d'Harcourt, restèrent inébranlables et résolurent de pousser les choses jusqu'au bout. Une bande d'étudiants et d''ouvriers, ayant voulu pénétrer au Corps législatif, fut repoussée par une charge de dragons qui coûta la vie à deux personnes. Le cri : « On tue nos frères ! » retentit aussitôt; des barricades s'élèvent autour de l'Hôtel de Ville, dans les rues Saint-Denis, Saint-Martin et le faubourg du Temple. Le lendemain matin, 23 février, les troupes se massent pour enlever les barricades; on donne l'ordre de réunir la garde nationale; mais, dans plusieurs quartiers, elle est hostile et crie : <i Vive la réforme! »; ailleurs, elle est indifférente. Les soldats, d'un air morne, gravissaient les barricades sans défenseurs, et à quelques pas plus loin, fraternisaient, malgré les ordres de leurs chefs, avec le peuple désarmé. Tous indistinctement criaient : « A bas Guizol! » Seuls, les gardes municipaux fiient quelques victimes. L attitude significative de la garde nationale et de l'armée jeta la panique dans le gouvernement. Le l'oi, qui s'était égayé de la manière inhabile dont les émeiitiers avaient fait les barricades, demeura atterré quand on lui apprit comment ses soldats les prenaient. Cédant aux sollicitations de la reine, il abandonna Guizot et fil annoncer la formation d'un ministère Mole. A cette nouvelle, la lutte cesse; les émeuliers disparaissent; les troupes rentrent dans leurs casernes; le soir, la capitale s'illumine spontanément; des colonnes parcourent triomphalement Iss rues en chantant ; la joie et la confiance se montrent sur les visages; une foule immense se promène en admirant les feux qui brillent aux fenêtres et aux balcons. Mais cette heureuse issue d'un semblant d'émeute allait être suivie de la plus effroyable catastrophe. Le lieutenant- LOlonel Courant, du H» de ligne, fit former le carré a un bataillon devant l'hôtel des affaires étrangères, alors situé boulevard des Capucines; il arrêta ainsi le Uot de la foule. En ce moment, une colonne voulait traverser le boulevard, probablement pour se- rendre chez Odilon Ijarrot, qui demeurait du côté de la Madefoiiie; le lieutenant-colonel refuse de la laisser passer, et lait croiser la baïonnette à sa troupe ; un fusil armé part accidentellement; les soldats, croyant que l'ordre de faire feu a été donné déchargent leurs armes sur la foule et abattent une centaine de personnes inoli'ensives, parmi lesquelles dos lemiues, des enfants, des vieillards. Le lieutenant-colonel, comprenant la gravité de la situation, cherche vainement à arrêter le tumulte et à expliquer celte décharge comme un funeste malentendu. Des cris confus couvrent sa voix; les morts étales blesses sont enlevés par le peuple furieux; les cadavres soûl entassés sur un chariot et promenés dans les quartiers populeux, à la lueur des torches; les chants de triomphe sont remplaces par ces cris : « Onassassme le peuple déMriné, \'engeance! » Le tocsin sonne; en quelques heures les rues sont couvertes de véritables barricades; le peuple entier est descendu dans la rue, et cette fois c'est une révolution qui commence. Le roi, reveillé par le bruit des cloches, appelle ses courtisans; pas un n'est habitué a dire la vérité, qui n'a point ses entrées dans le palais des souverains. On lui aonouce que le peuple a attaqué la troupe et
massacré des soldats; on l'exaspère, il prend une détermination qui va précipiter sa chute: il donne le commandement de l'armée de Paris au maréchal Bugeaud. Aussitôt que cette nouvelle se répand, le peuple comprend qu'il n'a plus qu'à se défendre, car le maréchal a juré de faire avaler aux Parisiens « le sabre d'isly jusqu'à la garde ». Pour bien accentuer le sens de cette nomination, Louis-Philippe chargea M. Thiers de constituer un nouveau cabinet, M. Mole ayant fait savoir qu'il n'acceptait pas cette lâche. Le nom de M. Thiers, aussi bien que celui de M. Bugeaud, rappelait l'alfaire de la rue Transnonain, dans laquelle le premier n'avait eu qu'à donner des ordres au second. L'alliance de ces deux noms avait en ce moment une terrible signification qui n'échappa à personne : il n'y avait plus d'accommodement possible. Le maréchal voulut prendre des mesures énergiques; mais dès la matinée du 24, la garde nationale montra qu'elle n'était plus du côté du gouvernement; les troupes régulières, restées seules en face de f,60U barricades, eurent d'abord de l'irrésolution ; ensuite elles mirent la crosse en l'air, fraternisèrent avec le peuple et donnèrent même leurs armes aux révoltés. La garde municipale, abandonnée à ses propres forces, se défendit énergiquement, principalement au Château-d'Ëau; elle fut écrasée etu'echappa à un massacre que grâce à l'intervention de quelques hommes influents. La révolution était déjà laite ou à peu près, lorsque Louis- Philippe revint sur sa détermination de la nuit précédente. Il enleva au maréchal le commandement de l'armée de Pans; mais la fusillade qui éclata iiiupinément autour des Tuileries lui apprit qu'il n'avait plus d'a"niee. 11 se hâta de sortir de son palais, au moment où les insurges y pénétraient, et, après avoir traversé le jardin des Tuileries à pied avec la reine, il monta en voiture sur la place de la Concorde et prit le chemin de l'exil. — Les Chambres s'étaient réunies; la Chambre des pairs, ayant le sentiment de son impopularité, se sépara sans avoir pris aucune décision. A la Chambre des députés, la révolution fut acclamée. Ce fut en vain que la duchesse d'Orléans, accompagnée de ses deux lits et du duc de iSemours, essaya de sauver le trône et de faire parler M. Dupin en faveur d'une régence, cunsentie par l'abdication que Louis- Philippe avait signée avant son départ:" Il est trop tard! », s'écria Lamartine; et sans s'occuper autrement de celte princesse, ni des nombreux députés qui abandonnèrent li'urs places, on procéda, au milieu du tumulte causé par la foule qui avait envahi la salle, à l'élection d'un gouvernement provisoire. Arago, Lamartine, Dupont (de l'Lure), Crémieux, Ledrii-Rollin, Marie et Garnier- Pagès furent nommés; à quatre heures tes membres du nouveau gouverneinent se réunirent à l'Hôtel de Ville, et le lendemain ■lo février, ils proclamèrent la réimblique. — Constitution de Février, ou Constitution dk IS(5 , constitution re(iublicaiiie volée par l'Assemblée nationale le i'6 février 1875.
FEYDEAU (Ernest-Aimé)[fé-dô], auteur français, ne a Pans en l«2l, mort en 1873. Il fut journaliste a Pans. Son roman Fanny (18. i8) le rendit célèbre. Aucun de ses autres ouvrages ou de ses pièces de Ihéâlre n'obtint le même succès; mais ses esquisses de la vie algérienne (Le Secrel du bonheur) ont été traduites en plusieurs langues. Il a écrit, en outre, une histoire soignée des anciens nies fuuéraires.
FEYDEAU (Théâtre), théâtre ouvert au palais des tuileries le 2ti janvier 1789, sous le nom de Thédtre de Monsieur; on y jouait l'opéra boufida italien, la comédie, l'opéra comique et le vaudeville. Le 6janvier (791, il fut transporté dans une salle de la rue Feydeau, el reçut son nom de Théâtre Feydeau, sous lequel il 01 forluue peudant quelqM
FIAC
temps. Fermée , après la révolution du 10 août, la salle Fevdeau donna un instant asile aux comédiens fraiiçais()79a-'96), devint théâtre de \' Opéra-Comique en 1801 et fut démolie en 1830.
FEYJOO Y MONTENEGRO. Francisco-Benito- Jeronimo [ fé-i-jo-o-i-nio un- té-né-'groj, (appelé Benito Feyjoo), écrivain espajinol, né en 46^t), mort en 1764. Général de l'ordre des Bénédictins, il vécut dans le monastère d'Oïiédo. Il soutint le principe d'induction de Bacon et tourna en ridicule les faux raisonnemnits alors prévalenLs. Ses ouvra^-'es (Tcatro crrtico universd et Cartas erwiitits) ont eu de nombreuses éditions; ses œuvres choisies ont été traduites en français par d'Hérmilly (Paris ni'2-'46, 4 vol. in-12).
* FEZ s. m. [fèze] (de Fez, ville où on l'a d'abord fabriqué). Sorte de bonnet de laine rouge ou blanche, qui a rem[ilacé le turban chez la plupart des musulmans d Europe.
FEZ (ar. Fas) I. Province du Maroc ayant poui frontière la Méditerranée, l'Algérie et l'Atlanlique. Elle est traversée au sud et à l'est [lar des chaînes de l'Atlas. Les parties occidentales produisent le blé et l'orge, le miel, le tabac, les olives et le vin. La rivière principale est le Seboo. Dans celte province se trouvent Ceuta et d'autres possessions espagnuli's. Le port principal est Tangier. Fez fut pendant quelque temps un royaume indépeudunt; il fut annexé au Maroc vers lii48. — II. Capitale de celte province, à environ 4bO kil. de la Méditerranée et à 160 del'Allantique; 88,000 hab. Célèbres institutions d'édui^ation. 11 y a environ 100 mosquées et c'est une cité sainte pour les Arabrs de l'Ouest. Manufactures de laines, de ceintures, d'étoffes de soie et de bonnets en laine rouge appelés fez.
FEZÉNSAC, Fidentiacus pagus, anc. pays de France ^Gdsc■ogne). Cap. Vie Fezensac. Compris aujourd'hui dans le dép. du Gers. En l'il, Louis XVI permit à la famille de Montesquiou de joindre à son nom celui de Felensac.
FEZENZAGDET ou Fezenzaguez, anc. petit pays du Uas-.\rmagiiac. Cap. Mauvezin. Aujourd hui compris dans l'arr. de Lectoure (Gers).
FEZZAN (anc. Phazania, et terre des Gara-
maniesj, contrée intérieure no l'Afrique septentrionale, s'étendant du 23° au SI" lai. N. et du 10" au 16° long. E. ; environ ,50,000 hab. Elle se trouve au S. du pachalik de Tripoli, dont elle est tributaire; elle est limitée de tous côtés par le Sahara et elle est presque stérile. Les vallées qui traversent les chaînes de montagnes les plus basses sont seules cultivables. Dans l'été, la chaleur atteint quelquefois.H6" C II n'y a ni rivières, ni ruisseaux ; la pluie tombe rarement, on coniiait à peine les orages et le climat est très insalubre pour les Européens. La datte est le principal produit. Ce pays est gouverné par un sultan qui habite .Mourzouk. Les sources de revenus sont les impôLs prélevés sur les esclaves et sur les marchandises.
FEZZAN, ANE s. et adj. De Fez ou du Fezzaïi ; qui appartient à la ville ou à la contrée, 4ui a rapport à ses habitants.
■ FI! interj. Fam. Sert à exprimer le mépris, la répugnance, le dégoût qu'inspire quelqu'un uu (juelque chose ; ak fi! que cela est mal! fi! te viUiin, lu vilaine! — Se construit aussi avec la préposition dk : /î du plaisir que quelque eramte accumyagne. — Faire fi d'une chose, la dédaigner, la mépriser.
FI ou Fil s. m. Sorte de lèpre qui vient aux bœufs.
* FIACRE s. m. Carrosse, voiture de louage et de place ; U mot de Fiacre vient de ce que
FIBR
les premiers carrosses de cette espèce logeaient, au ivii* siècle d l'image Saint-Fiacre. — Pa.r eit. Cocher même d'un fiacre : donner pour boire d un fiacre. — Joukr, carlkr, chantïr, etc., COMME UN FIACRE, fort mal. — Par mépris, Mauvais carrosse. — v» Argot. Rkmiser son FIACRE, mener une vie pi us régulière. — Remiser LE FIACRE DE QUELQU'UN, A QDKLQo'uN, le remettre à sa place.
FIACRE (Saint), patron des jardiniers (600- 670J. Il fonda, en France, près de .Meaux, un hospice dans un villai-'e qui porte son nom, et où il se livra probablement au jardinage. Fête le 30 août.
* FIANÇAIUBS s. f. pi. [Il mil]. Promesse de mariage en présence d'un prêtre : prier les parents et les amis d'assister aux fiançailles. — »v Se dit ordinairement d'une simple promesse de mariafre.
" FIANCÉ, ÉE part, passé de Fianckh. — Subslantiv. Personne promise en mariage ;
c'est son fiancé, sa fiancée.
FIANCÉE DE LAMMERMOon (La), l'un des principaux ouvrages de Walter Scott, publié en 1810, et dont le sujet, qui se rapproche pour le fond de celui de Roméo cl Juliette, donne l'exemple des calamités que les haines de famille peuvent faire rejaillir sur les enfants. Ce roman a fourni le sujet du fameux opéra ; Lucie de Lammermoor. (Voy. Lucie.)
• FIANCER v. a. (vieux franc. fi,ance, foi). Promettre mariage en présence du prêtre : il avait fiancé cette fille. Prov. Tel fiance qui n'épouse pas. Pour le sens ligure de ce proverbe, voy. Epouser. — Se dit aussi en parlant de la cérémonie qui s'observe, qui se pratique par le prêtre en présence duquel se font les promesses de mariage : après que le curé les eût fiancés. — Se dit également du père qui donne son fils ou sa lille : un tel fiance aujourd' hui son fils, sa fille.
FIARD (Jean-Baptiste), auteur français, né à Uijon en 17.(6, mort en 1818. Il était prêtre à Dijon et se fit connaître par ses lettres sur la magie et par sa France trompée, par les mayiciens et les démonoldtres du xviii= siècle. Il dénonça, devant une assemblée ecclésiastique. Voltaire et d'autres philosophes, comme des démons, et la révolution, comme un triomphe diabolique, et il fut emprisonné pendant deux ans pour avoir persisté à exercer le sacerdoce.
FIASCO s. m. (ital. flacon, bouteille vide). Mot emprunté de l'italien. Echec, insuccès, chule. iNe se dit guère que des œuvres d'art et de littérature : t^ji fiasco complet. — Faire FIASCO, échouer complètement.
FIAT LUX [li-att-luks] Loc. lat. qui signifie : que la lumière soit faite. Allusion au passage de la Genèse: <> Dieu dit : o Que la lumière soit, ella lumière fui», dans lequel Moïse exprime la loute-puissance du Créateur. Ces paroles sont citées indistinctement en français ou en latin et servent de devise à toute grande découverte, qui fait jaillir la lumière. C esl ainsi que tîutenberg est représenté tenant à la main un rouleau de papier à demi-déployé et sur lequel un lit les mots : Fiat lux. Le Discours sur la méthode a été appelé, au XVII' siècle, le Fiat lux de la philosophie.
' FIBRE s. f. (lat. fibra). Filament délié qui se trouve dans toutes les parties charnues ou membraneuses du corps de l'homme ou de l'animal : les fibres des chairs, des muscles, des nerfs. — Fig. Disposition à s'émouvoir, à s'affecter; dans ce sens, ne s'emploie guère qu au singulier : cet homme a la fibre délicate, sensible, chatouilleuse. — Long filet qui entre dans la composition des végélaui : fibres ligneuses, corticales.
* FIBREUX, EDSE adj. Qui a des fibres : les chairs sont fibreuses ; le bois est fibreux. —