FICE
Bot. Racinb fibrkusb, racine composée de filets plus ou moins longs et déliés : (o racine du cresson esl fibreuse.
FIBRILLAIRE adj. [fi-bril-lè-re] Anal. Qui est composé de fibrilles.
• FIBRILLE s. f. [li-bri-le] (dimin. de fibre). Anal. Petite fibre : les fibres les plus déliées peuvent se partager en fibrilles.
' FIBRINE s. f. Chim. Substance animale blanche, insipide et inodore, qui constitue particulièrement la fibre musculaire : la fibrine devient jaune et cassante, lorsqu'on la dessèche. — C'est une substance organique azoteuse qui existe dans le sang et dans les lymphes sous la forme de Uuide; elle est susceptible de coagulation spontanée quand on la relire des vaisseaux d'un corps vivant. La fibrine végétale, analogue dans sa composition à la librine animale, est renfermée dans le suc des plantes nouvellement exprimé. On obtientia librine du sang fraicheinent tiré, en agitant le fluide avec une poignée de brindilles, auxquelles elle adhère. Elle est compo.->ée de carbone, 54-4o4; d'hydrogène, 7-0.i9; d azote, l.j-762 et d'oxygène (avec une très petite quantité de soulre et de phosphore), 22-715. Sa proportion dans le sang esl un peu moindre de deux parties pour 1,000; dans la lymphe, d'une partie pour 1,000.
FIBRINEUX, EUSE adj. Qui est composé de fibriue, ([ui eu contient, qui en a l'apparence.
FIBRO-CARTILAGE s. m. Anat. Partie d'organe constituée par un tissu qui participe des pro[iriélés et de la constitution du tissu fibreux et du tissu cartilagineux.
FIBRO-CARTILAGINEOX, EUSE adj. Qui a
rapport au libro-cartilage.
FIBRO-CELLULAIRE adj. Qui participe des
tissus fibreux et des tissus cellulaires.
FIBRO-CHONDRITB s. f. Inflammation des
fibro- cartilages.
FIBROÏDE adj. Qui a l'apparence des libres.
FIBRO-VASCULAIRE adj. Qui est composé de libres et de vaisseaux.
FIBULA ou Fibule s. f. Ântiq. rom. Agrafe qui joignait les deux extréinités de la chlaniyde. — Ceinture que portaient les athlètes.
FIBULATION s. f. {la\..fibula, agrafe). Chir. Operaliou qui consiste à réunir, à l'aide d une agrafe, les deux lèvres d'une plaie.
* FIC s. m. ( lat. ficus, figue) . Méd. et Chir Excroissance ou tumeur charnue, pédiculée, irrégulièremen'i. arrondie, molle, indolente, qui se forme aux paupières, au menton, et plus ordinairement autour de l'anus et aux organes génitaux . — Art vétér. Certaine excroissance qui vient aux pieds des chevaux.
FICAIRE s. f. (lat. ficus, figue) Bot. Genre de renonculacées dont l'espèce principale, la ficaire fausse renoncule {ficaria renuncutoides), appelée aussi petite chéttdoine, petite éclaire, herbe aux hémorrhoides, est abondante aux environs de Pans, dans les endroits ombragés et humides; elle est vivace, a feuilles glabres et lisses. Elle porte au printemps des Ueurs d'un beau jaune. Sa racine écrasée et appliquée sur la peau y produit de l'irritation ; on l'appliquait autrefois sur les tumeurs hemorrhoidales.
' FICELER V. a, Je ficelle. Je ficelais. J'ai ficelé. Je ficellerai. Ficelant. Lier avec de la ficelle : il faut bien ficeler ce paquet. — ** Argot. Habiller, Dans ce sens, ne s'emploie guère qu'avec les mots Bien ou Mal.
' FICELIER s. m. Dévidoir sur lequel on
met de la licelle.
* FICELLE s. f. (bas lat. fidicella, petite corde), sorte de petite corde qui esl faite de plusieurs tiU^de chanvre, et dont on se sert
FICH
FICH
FICT
ordinairement pour lier de pelits paquets : lier avec de la ficelle. — *v Argot. Ruse : connaitre les ficelUs d'un métier. — Procédé très connu et très usité : il a employé une vieille ficelle. — Personne qui arrive à ses fins; d'une manière adroite et plus ou moins malhonnête : cet homme est une vraie ficelle.
• FICHANT, ANTE adj. Fortif. Se dit de la ligne de feu dont le projectile, partant du flanc d'un bastion, frappe la face du bastion voisin : la ligne de défense fichante est opposée à la ligne de défense rasante; le feu fichant rencontre un point, et s'y arrête; le feu rasant insulte plusieurs points successivement. Cette expression a vieilli; ondilauj.FEu plongeant. •— V» Argot. Extrêmement contrariant.
* FICHÉ, ÉE part, passé de Ficher. — Fig. et fam. Avoir les yeux fichés en terre, fichés SUR quelque chose, avoir les yeux baissés vers la terre, les avoir fixement arrêtés sur quelque chose. — Blas. Se dit des croix et des croisettes qui ont le pied aiguisé.
* FICHE s. f. Petit morceau de fer ou d'autre métal servant à la penture des portes, des fenêtres, des armoires, etc. : fiche à gond. — Morceau d'ivoire ou d'os, plat et ordinairement coloré, qui sert de monnaie au jeu, et qui vaut plus ou moins, selon les conventions faites entre les joueurs : il a perdu douze fiches. — Fiches de consolation, fiches qu'on donne, à certains jeux, en surcroit de bénéfice, à ceux qui gagnent. — Fig. et fam. FicBE DE CONSOLATION, dédommagement de quelque perte, adoucissement à quelque disgrâce, etc. : il était presque ruiné; mais il vient de recueillir un petit héritage : c'est une fiche de consolation. — w Petit carré de papier ou de carton sur lequel on inscrit des noms, des titres d'ouvrages, etc. : et que l'on classe par ordre alphabétique.
• FICHER V. a. (lat. figere, fixer). Faire entrer par la pointe : ficher un pieu en terre.
— Maçonn. Mettre des cales entre les pierres, afin d'introduire du mortier ou du plâtre dans les joints. — w Argot. On dit plus souvent, par élision, fich' à l'inf. et fichu au part, passé. — Jeter : fich' quelque chose à Feau. — Placer : il a fichu son paquet dans un coin. — Donner : il lui fiche une gifle. — Faire : qu'est-ce qu'il fiche là t — Ne rien ficb', ne rien faire; ne pas travailler; ne pas vendre. — Fich' en prison, mettre en prison. — Ficb' dedans, mettre au violon, en prison ; induire en erreur. — Fich' une colle, dire un mensonge.
— Fich' la paix, laisser tranquille. — Fich' le CAMP, SON CAMP, s'en aller. — Fich' les pattes quelque part, y mettre les pieds, y venir. — J'ten fiche, j't'en ficherai, formule ironique qui équivaut à une négation. — 'Se ficher T. pr. Pop. Se moquer, netenir aucun compte: se ficher de quelqu'un ; se ficher des observations.
A tout jeu le sort nous triche; Mais enfin est-on gris, On s'en fiche.
BtuNCim.
— vw Argot. Se placer : il s'est fichu derrière nous. — S'habiller : comme tu t'es fichu ! — Se fich' a, se mettre k : il se fiche à rire. — Se fich' dans la cervelle, dans le toupet, se mettre dans la tête, s'imaginer. — Se fich'
DK quelque chose, COMME d'UNE GUIGNE, COMME
DE COLIN-TAMPON, s'en moquer complètement, n'en faire aucun cas.
" FICHET s. m. Petit morceau d'ivoire ou d'autre matière, qu'on met dans les trous d'un trictrac, et qui sert à marquer les parties à mesure qu'on lésa gagnées.
FICHET (Guillaume), docteur de Sorbonne, procureur de la nation de France et recteur de l'Université de Paris, camérier et pénitencier de Sixte VI, restaurateur de l'élude de l'antiquité on France. Il fit venir à Paris, en 4669. le fameux imprimeur allemand Ulric
Gering, qui créa dans notre pays, avee ses associés Martin Krantz et Michel Freiburger, l'industrie de la typographie. Fichet établit à la Sorbonne un cours public de rhétorique, qui attirait un grand nombre d'auditeurs. 11 édita l'un des premiers livres imprimés à Paris : Rhetoricorum lib. lll, 1470, pet. in-4°. Malheureusement, il manqua de patriotisme lorsque Louis XI essaya d'armer les étudiants pour la défense de Paris, lors de la Guerre du bien public. 11 crut de son devoir de maintenir ce que l'on appelait alors les privilèges de l'Université. Plusieurs années après, le vindicatif Louis XI l'obligea de sortir du royaume.
FICHOIR s. m. Petit bâton fendu pour fixer sur une corde des estampes, du linge, etc.
FICHTE [fich'-te] (Johann-Gotslieb), philosophe allemand, né à Rammenau dans la Lusace, le 19 mai 1761!, mort à Berlin le 27 janvier 1814. 11 étudia la théologie et pendant 10 ans fut précepteur. A cette époque, il devint un ardent admirateur de Kant et publia un ouvrage sur la révolution française. En 1794, par l'influence de Gœthe, il fut nommé professeur à léna. C'est là qu'il mûrit son système philosophique, et, lors de la publication de celui-ci, il prit rang parmi les philosophes contemporains les plus originaux et devint le champion du parti libéral. 11 prit part aussi à la publication d'un journal philosophique. La hardiesse de ses théories, regardées par plusieurs comme athéistes, alarmèrent le gouvernement et une désapproba tion officielle de Gœthe lui fît donner sa démission. Fichte fit un appel au public dans un pamphlet qui n'était pas une réfutation concluante des accusations portées contre lui. 11 se rendit à Berlin, où il devint un des principaux agitateurs contre l'influence de Napo léon. Son Reden an die deutsche Nation acquit une immense réputation. Lors de la fondation de l'université de Berlin en 1810, il y fut nommé professeur. En 1813, il reprit son activité politique. En 1814, sa femme, qui soigna les malades et les blessés dans les hôpitaux militaires pendant cinq mois, gagna le Ij-phus qu'elle lui communiqua et dont il mourut. — La philosophie de Fichte avait pour but d'amplifier celle de Kant; ce dernier arguait que les objets per se, tels qu'ils sont réellement, sont inconnus à l'homme. Fichte essaya de prouver que, entre les objets tels qu'ils apparaissent à la conception humaine et tels qu'ils sont actuellement, il n'y a aucune diti'érence réelle, parce que les formes de la connaissance humaine sont identiques avec l'action de l'intellect absolu. Dieu (le sujet absolu, le grand moteur et créateur, le moi) et la nature (la négation du moi, l'agrégation d'objets) sont unis comme l'âme et le corps; l'intellect absolu pénètre toutes choses et l'esprit humain en est une partie intégrale. Enveloppée comme elle était des formules les plus singulières et les plus obscures, la théorie de Filche fut naturellement mal interprétée. On ne peut nier que l'extrême conséquence de son système est un mysticisme panthéiste. Ses doctrines éthiques opposent la sainteté des droits populaires au prétendu droit divin des monarques et fournissent une base métaphysique au libéralisme. Fichte prétendait que l'éducation universelle populaire était le principal devoir de l'Etat, et ses appels aux gouvernements allemands, à cet égard, obtinrent un grand succès. L'identité de sujet et d'objet , comme elle était enseignée par Fichte, devint la base des systèmes de Schelling et d'Hegel. Une édition complète des œuvres de Fichte a été publiée à Berlin en 1845.
FICHTELGEBIRGE [ fich'-tèl-ghe-bir-ghe ] , (montagnes des pins), chaîne de montagnes de Bavière, entre la forêt de Bohême et les montagnes du Jura franconien, commençant à 47 kil. N.-E. de Baireuth et finissant à la
frontière de Bohême. Elle sépare les affluent» de la mer du Nord de ceux de la mer .'Soire. Les plus hauts sommets sont le Schneeberg (1,063 m.) et l'Ochsenkopf (1,026 ni.). On y exploite des dépôts de fer, de vitriol, de soufre, de plomn, de cuivre et de marbre.
FICHTRE interj. Sorte de juron, atténuation du juron habituel du Père Duchesne.
FICHTREMENT Jargon. Extrêmement : c'est
fichtrement beau.
* FICHU, DE adj. Par mépris. Se dit de ce que l'on trouve mal fait ou impertinent : voilà un fichu compliment. — w Argot. Etre fichd de, être capable de : il est fichu de ne pas revenir.
* FICHU s. m. Petite pièce d'étoffe de forme triangulaire, dont les femmes se couvrent la gorge et les épaules : porter un fichu.
FICIFORME adj. Hist. nat. Qui a la forme d'une figue.
FICINO (MarsUio) [fi-tchi'-no], philosophe italien de l'école platonicienne, né à Florence en 1433, mort en 1499. Cosme de Médicis, ayant l'intention de naturaliser le platonisme en Italie, choisit Ficino comme un enfant de grande espérance, le fit instruire dans les mystères du cette philosophie et le plaça à l'âge de 30 ans à la tête de l'académie florentine. Ficino fit de nombreuses traductions et publia des ouvrages originaux; mais son principal mérite est d'avoir été le premier interprèle et le premier propagateur des doctrines de Platon en Occident.
FICOÏDE adj. (lat. ficus, figue; eidos, apparence). Hist. nat. Qui resseniSte à une figue.
— * s. f. Bot. Genre de plantes à feuilles charnues, et à fleurs rayonnées, qui comprend un très grand nombre d'espèces, la plupart originaires du cap de Bonne-Espérance. Ce genre est le type de la famille des ficoïdées.
FICOÏDÉ, ÉE adj. Qui ressemble ou se rapporte au licoide. — s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones , ayant pour type le genre ficoïde.
FICQUELMONT (Karl-Ludwig, comte), général autrichien, né en Lorraine en 1777, mort en 1857. En 1811 et 1812, il commanda en Espagne trois régiments de cavalerie sous les ordres de Wellington. En 1814, il contribua à la capitulation de Lyon. Il devint membre du cabinet en 1840, et, en 1848, ministre des affaires étrangères et provisoirement premier ministre. Il a écrit plusieurs pamphlets politiques.
* FICTIF, IVE adj. [fik-tifi] (lat. fictus). Qui est imaginaire ou feint, qui n'existe ou qui n'a telle ou telle qualité que par supposition: la pistole est une monnaie fictive. — Docimastique. Poids fictifs, très petits poids qui ont entre eux des rapports proportionnels à ceux des poids ordinaires, et dont on se sert dans les essais, lorsqu'on n'opère que sur de faibles quantités.
* FICTION s. f. [fik-si-on] (lat. fictio). Invention fabuleuse : il y a des fictions qui touchent plus que la vérité; la fiction est quelque/ois plus agréable que la vérité même.
La poésie épique
Se soutient p&r la fable et vit de fiction.
BOILIAQ .
— Mensonge, dissimulation, déguisement de la vérité : il m'a dit telle chose, mais c'est une pure fiction. — Jurispr. Fiction de duoit, fiction LÉGALE, fiction DE LA Loi ficliou introduite ou autorisée par la , loi en faveur de quelqu'un : l'ameublissemenl que l'on fait par contrat de mariage de partie des vmmeubies de la femme pour les faire entrer en commiuiauté, est up« fiction de droit; c'est par une fiction légale, par une fiction, par fiction, que l'enfant conçu est, dans certo^is cas, regardé comme ni.
FIDË
• FICTIVEMENT adv. Par fiction, par l'effei d'une (ici ion : cela n'existe que fictivement, x'a telle qualité que fictivement.
FIDÉICOMMIS s. m. (lai. fideicommissum).
•urispr. Disposition par laquelle un testateur îliarge son héritier institué de conserver et .ie rendre à une personne désignée, la tota- 'ité ou une partie des biens qu'il lui laisse, (oit au bout d'un certain temps, soit dans un certain cas : le eode civil prohibe les fidéicomnts. — FiDÉicoMius TACITE, disposition par laquelle un testateur donne la totalité ou une partie de son bien à une personne de confiance, avec l'intention secrètement déclarée de bouche, qu'elle le remettra entre les mains d'une autre à qui le testateur n'clit pas pu le donner directement d'après la loi.
— Legisl. « Chez les Ron>ains et dans l'ancien droit fiançais, la disposition par laquelle un testateur chargeait son héritier ou son légataire de remettre après sa mort une chose ou une yiBrt de sa succession à une tierce personne, se nommait un lidéicommis. On donne aujourd'hui ce nom a une disposition secrète, faite en fraude de la loi et au moyen d'un tiers interposé, au profit d'une personne qui serait incapable de recevoir directement la libéralité. Cette disposition est légalement nulle (C. civ. 911). (Voy. Donation et Substitution.) » (Ch. y.)
" FIDÉICOMMISSAIRE s. m. Jurispr. Celui qui est chargé d'un lidéicommis ; il n'est que fidéicommissaire. — Adjecliv. Héritier fidéicommissaire. — Substitution fidéicommissaire, substitution qui se fait par fidéicommis.
•FIDÉJDSSEOR s. m. (lat. fides, foi; jussum, commandement). Jurispr. Caution, celui qui s'oblige de payer pour un autre qui ne payerait pas.
• FIDÉJUSSION s. f. Voy. Cautionnement.
FIDÉJUSSOIRE adj. Qui a rapport à la fidéjussion.
"FIDÈLE adj. (lat. fidelis). Qui garde sa foi, qui remplit ses devoirs, ses engagements ; qui est constant dans ses allectious : le chien est l'animal le plus fidèle.
En vain la garde veille autour du diadème, Quaad le sujet n'ett plus fidèie a Sun devoir. Van oBn Uost,
— Etre pidèlk a dbs principes, a une habitude, etc., ne pas s'en écarter, ne pas y renoncer.
— Se dit d'un employé, d'un domestujiie, etc., qui ne commet point de soustractions, qui ne dérobe rien : commis intelliijeiit et fidèle. — Surtout, dans le style élevé, des choses qui prouvent de la tidélilé : amitié fi,dèle. — Fig. Se dit de certaines autres choses, pour en marquer la constance, la continuité : la victoire nous resta fidèle. — Qui professe la vraie religion : la femme fidèle sanctifie le mari infidèle. — E.xuct, qui ne s'écarte point de la vérité; se dit alors des personnes et des choses : historien fidèle ; peinture Uèie des mœurs du temps. On dit, à peu près dans le même sens : miroir, ylace fidèle. — Mémoire fidèle, mémoire qui retient bien et avec beaucoup d'exactitude. Souvenir fidèle, souvenir exact et durable que l'on a d'une chose. — Substantiv. Celui ou celle qui montre beaucoup de constance dans son attachement pour une personne : c'est son fidèle; venez, mes fidèles. Uans le premier exemple, est familier. — Dans nos anciens historiens. Se dit des compagnons des rois mérovingiens, qu'on appelait aussi Lkudes. — Celui qui a la vraie foi; alors s'emploie surtout au plur. : l'Eglise est l'assemblée des fidèles.
' FIDÈLEMENT adv. D'une manière fidèle : traduire fidèlement.
• FIDÉLITÉ s. f. (ULfidelitas). Attachement à ses devons, régulaiité à remplir ses engagements; constance dans ses aiicctious: prêter sarment de fidéiUi. — Ci cohuis, cb douestiouk
FIDJ
est d'une grandk fidélité, il a beaucoup de probité, il n'abuse jamais de la conliance qu'on lui accorde. — Exactitude, vérité, sincérité ; se dit des personnes et des choses : on peut compter sur la fidélité de cet historien ; c'est surtout la fidélité qu'on recherche dans les représentations de plantes et d'animaux; la fidélité des costumes contribue à l'illusion dramatique. — Se dit également de la mémoire, quand elle retient bien et avec exactitude : il ne faut pas trop compter sur la fidélité de sa mémoire.
FIDJI ou Viti (Iles), groupe de l'océan Pacifique du sud, entre IH» 30' et 20° 30' de lat. S., et entre 174'' 30' de long. E., et 180° 40' long. 0. La partie du groupe situé au M.-E. se nomme Fiilji et la partie située au S.-O., Viti. Il y a environ 22li lies dont 140 • sont habitées. On estimait en 1872 leur population à 230,000 hab., dont 4,(i00 blancs; en I8H0, elle se composait de 121,900 hab. Viti Levu ou Naviti Levu, la plus grande et la plus peuplée du groupe, a environ 100 kil. du N. au S. et InO de l'E. à l'O. Vanua Levu (grande ile), appelée généralement Vuya par ses habitants, vient immédiatement après. Tavuini, appelée communément Vuna ou Somosomo par les résidants blancs, est la troisième ile en grandeur et en irr:portance. Cette lie entière est très fertile et formée par une vaste montagne. Kadavu ou Kandavu est large, populeuse et bien boisée; Gaii ou Ngau est popu leuse. Koro (ville) est fameuse pour la beauté de ses sites; Moala est une île volcanique et élevée. Ovalau est montagneuse et de formation volcanique. Devuka, ville située sur le côté E. de celte ile est principalement habitée par des étrangers. C'est le siège du gouvernement, la résidence des consuls étrangers et le port principal. Bau ou Mbau, dans la petite ile du même nom, près de Viti Levu, est la capitale des Fidji; elle a plus de 1,000 hab. Lakemba ou Lakeba est l'ile principale du groupe N.-E. La température moyenne de l'archipel est d'environ 20° C. Il y a un grand nombre de jours pluvieux interrompus par une sécheresse qui dure deux ou trois mois. Ou trouve parmi les nombreuses productions botaniques, des arbres et des végétaux particuliers à celte région. Le plus important est le cocotier {niu). Le coton y réussit admirablement. Beaucoup de colons ont planté le café. Il y a des poissons en quantité, y compris la sole, le mulet et beaucoup d'autres espèces comestibles. Les indigènes mangent une sorte de vers marin, appelé babolo, et une larve du nom de yavato. 11 y a plusieurs espèces d'huitres {civa). — Les indigènes sont d'une taille moyenne, élancés et d'un port distingué, avec des membres robustes. Leur teint est plus foncé que celui des races cuivrées; il l'est moins que celui des races noires. Leurs cheveux sont noirs, longs, frisés et toutfus. Les indigènes percent le lobe de leur oreille et agrandissent le trou pour y placer des ornements énormes. Hommes et femmes enduisent leur corps de couleur et d'huile. La partie la plus importante de leur toilette est l'arrangement de leur chevelure à laquelle ils donnent des formes grotesques, et une dimension qui atteint jusqu'à. I m. 30 de diamètre. Ils aiment la musique et la poésie et ont une passion pour la danse. Comme ils n'aiment pas porter les uns après les autres la même coupe a leurs lèvres, ils boivent à la régalade. Ils mangent avec les doigts. La personne d'un chef de haut rang est tabou ou sacrée. Toute chose touchée par le chef suprême devient également sacrée. On considère le jour où l'on paie les- impôts, comme un jour de très grande fête. La criminalité d'un acte est en proportion inverse du rang du coupable. Les crimes les plus graves sont : le vol, l'adultère, l'enièvemenl, la sorcellerie, l'infraction au tabou, le manque de respect à un chef, l'iueeudie et la tr^isoa. La auciété se divKe ->u
FIDU
6 classes reconnues : 1 , les rois et les reines ; i. les chefs des grands districts ou d'Iles; 3, les chefs des villes, les prêtres et les ambassadeurs; 4, les guerriers distingués de basse extraction, les chefs des charpentiers et des pêcheurs de tortue; 5, le peuple ordinaire; 6, les esclaves pris à la guerre. Le ranL' est héréditaire dans la ligne féminine. La dignité d'nn chef est estimée d'après le nombre de ses femmes. La strangulation des femmes, particulièrement des veuves, l'infanticide et d'autres énormités régnent sur une échelle é|iouvantable. Le premier, parmi ceux de leurs vices que l'on peut décrire, est le cannibalisme; non seulemeni on mange les prisonniers de guerre, mais les personnes de la même tribu ou du même village tombent victimes de la rapacité de leurs voisins. Le •;orps humain cuit s'appelle, dans le langage d(;s Fidji, 6(i/(o/o ou gros cochon. L'habitant des Fidji est toujours armé et la guerre est sa condition normale. Les malades et les vieillards prient leurs fils de les étrangler. Etre étranglé ou enterré vivant par un de ses enfants est considéré comme la mort la plus honorable. Les religions indigènes sont locales, chaque ile a ses dieux particuliers, tes traditions et ses superstitions. Tous les systèmes appartiennent aux caractères les plus vils du polythéisme. Les Fidjiens n'ont pas d'idoles, mais ils révèrent certaines pierres comme lesautels du Dieu et regardent comme sacrés certains oiseaux et certains poissons. Ils ont une forte croyance en toutes espèces ' d'apparition de sorcières, de revenants, de magiciens, et au mauvais œil. D'après leur opinion, le monde futur ressemble, à peu de chose près, au monde actuel. Des temples {burè), bâtis sur des monticules de terre, se trouvent dans chaque village, et quelques villages en possèdent plusieurs; mais, quoique considérés comme temples, ils sont employés le pins souvent à des usages ordinaires. Le langage des Fidji appartient au type océanique ou malayo -polynésien.
Les lettres peuvent être représentées facilement par l'alphabet français, en omettant h, X el z; ils ont les dix parties du discours comme la langue française. — Le groupe des Fidji, qui contient, i l'exclusion des Ilots de corail, une étendue de 20,807 kil. cariés de terrains secs, s'étendait, pense-t-on, à l'époque où les coraux commencèrent à se former, sur une superficie d'au moins 36, Ouo kil. carrés. Les indigènes présentent un mélange des races papoues et polynésiennes. Des querelles intestines et des guerres composent l'histoire des Fidji. Le navigateur hollandais Tasman vit ce groupe en 1643 et l'appela lies du Prince-Guillaume. En 1789, les Fidji furent aperçus par le lieutenant William Bligh, qu' leur donna son nom. Le premier étahlinse, , ment européen fut fondé en 180» par un» troupe de condamnés échappés de la Nouvelletialle du S. L'expédition américaine d'exploration, sous les ordres du lient. Wilkes en 1838-'4"2, attira l'attention des nations civilisées sur les Iles Fidji. En <83.j, deux missionnaires Wesleyens y firent le premier essai pour l'introduction du christLanisine. On dit qu'il y a maintenant plus de 900 chapelle» et lieux de prédication, l,o00 écoles, un institut theologique et plus de 100,0i)0 fidèles. En 1859, les habitants proposèrent à la Grande-Bretagne d'annexer leurs Iles; celte ofl're fut décimée. En 1871, une seconde proposition fut également rejetée et le royaume de Fidji fut fondé; mais les finances tombèrent bientôt dans un état désespéré de desordre et une troisième otire d'annexion fut acceptée en 1874, par le gouvernement anglais.
■ FIDUCIAIRE adj. (lat. fiducia, confiance).
Jurispr. Se dit de celui qui est grevé d'un
I lidéicommis, c'est-a-dire qui est chargé par
l le Ibstdteur d» fametlre à quelqu'un une suc-
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