BORD DE S.\ FOSSE, AVOIR IN PIED DANS LA FOSSE
être fort vieux ou extrêmement malade, n'avoir que peu de temps à vivre. Creuser sa FOSSE, altérer sa santé, abréger saviepardes excès, par des dérèf-'lements. — Prov. etfig. Mettre LES clefs sur la fosse, renoncer à la succession ou à la communauté d'une personne décédée. — Basse-fosse, cachot très profond dans une prison. — Cul de bassefosse, cachot souterrain, creusé dans laijas.scfosse même. — Anat. Cavité, plus ou moins profonde, que présentent divers organes, el dont l'entrée est toujours plus évasée que le fond : fosse coronale ou frontale. — wv Fosse COMMUNE, fosse OÙ l'on enterre tous ceux qui n'ont pas le moyen de payer un terrain.— Argot. Fosse a B'idel. nom donné à une salle obscure de la préfecture de police, oii l'on enferme des prisonniers. Bidel est un célèbre dompteur de bêtes fauves. — Fosse commune, table d'bôle, restaurant à bon marché. — LÉGisL. Fosses d'aisances. « Aux termes de l'ai-ticle 674 du Gode civil, celui qui fait construire une fosse d'aisances est obligé à laisser, entre cette fosse et la propriété voisine, la clistance prescrite par les règlements et usages. L'article 207 de la Coutume de Paris, qui est encore appliqué aujourd'hui, fixait cette distance à six pieds. L'ordonnance de police du 24 sept. 1819 renferme la plupart des conditions auxquelles les propriétaires sont soumis, pour l'établissement de fosses d'aisances dans la ville de Paris; mais la jurisprudence civile n'a pas admis la prétention de l'administration, qui était d'appliquer les prescriptions de ladite ordonnance aux fosses construites avant sa date. » (Cn. Y)
' FOSSÉ s. m. Fosse creusée en long pour clore, pour enfermer quelque espace déterre, ou pour faire écouler les eaux, ou pour la défense d'une place: entourer un pré de fossés. — Prov. Ce qui tombe dans le fossé est pour le soldat, ce qu'on laisse tomber estpourcclui qui le ramasse.— Prov. et fig. Faire de la terre LE FOSSÉ, tirer de la chose même de quoi subvenir aux dépenses nécessaires pour l'agrandir, OU pour l'entretenir. Se dit plus souvent d'un dissipateur qui se ruine par des emprunts successifs, dont l'un rembourse l'autre. — .Sauter le fossé, prendre un parti hasardeux après avoir longtemps balancé. — Au bout du FOSSÉ LA culbute, sc dit lorsque, se conduisant avecétourderie ou avec audace, on veut faire entendre que, s'il cn résulte pour soi des suites fâcheuses, on ne sr plaindra point, on les verra d'un œil indilicicnl.
FOSSET s. m. 'Voy. Fausset.
* FOSSETTE s. f. Petit creux que lesenfants font 1:11 terre, pour jouer à qui y fera tenir plus de noix, de noisettes, de billes, dejietiles pièces de monnaie, etc., en les y jetant d'une certaine distance : jouer à la fossette.— Petit creux que certaines personnes ont au bout du menton, ou qui se forme au milieu de la joue quand elles rient.
* FOSSILE adj. l'iat. fo.'isilis). Se dit des substan.:>s qui se tirent do la terre, pour les distinguer des substances de même nature qui se trouvent ailleurs : ckarbon fossile. —He dit également des dépouilles, des débris, ou des formes, des empreintes de corps organisés, qu'on trouve dans les couches de la terre :
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ivoire fossile. — s. m. Toute substance qui se tire delà terre, telle que minéraux, métaux, |iétiifications, etc.; se dit surtout des animaux et des plantes fossiles ; il y a des fossiles dont on ne retrouve point les analogues parmi les espéers vivantes. — Encycl. Le terme fossile désignait autrefois toutes les substances minérales ; mais on ne l'emploie plus qu'en parlant des restes des corps organisés que l'on trouve dans les formations géologiques. (Voy. Paléontologie.) — Fossiles des hhuillks. On nomme ainsi les différentes espèces de plantes qui, par une décomposition lente et par d'autres changements, ont produit les formations de la houille. Les plantes de la véritable période carbonifère peuvent être rapportées presque toutes, sinon toutes, à la classe des
Fig. 1 — i- Acuropteris hirsutd. seœformis.
Adiaiilitcs Lind-
acrogènes ou cryptogames vasculaires : fougères, lycopodes el équisétaeées. Très peu d'espèces sont considérées comme appartenant aux gymnospermes phœnogames : les conifères par il espèces, connues en raison de la
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taine, et par les espèces très répandues des flahelluria ou cordaites borassifolia. prim-ipalement représentées comme les noeggerathia, par de longues feuilles à ruban. Li:s fougères fournissent les espèces les plus abondantes de la période carbonifère. Pins de 600 espèces ont été décrites. Il-est difficile et même presque impossible de délerminer les espèces de fougères de la houille, du moins
Fig. 3. I. LipuloaLiKlron. 2. Cicatricis ii'unu j;i"»><; branche.
en ce qui concerne leur parenté avec les espèces encore vivantes, à cause de l'absence de fructification, les fruits servant essentiellement à la classification des fougères. Dans les espèces fossiles, la nervation, qui est généralement bien conservée et dislincte, forme avec les frondes, les seuls caractères appréciables pour la détermination et même pour la classification. Brongniart admet quatre divisions générales : 1° Ncuroptéridées. Fronde simple ou avec des folioles composées, libres ou adhérentes, sans nervure au milieu ou
Fig. 2 I. Splienopteris tridactjlis. — 2. Feuille grossii».
structure des troncs fossiles qui les représentent; les eî/cadt'cs par les prétendues espèces de noeggerathia, qui sont toutes (excefjié la nohjgir'iiltia foliosuj, d'une parenté incer-
FIJ,^ 4. — Sigillai-ia.
simplement avec une moitié de nervure à la base; veines dichotomes ou flagellées. 2° Adiantidées. Fronde pennée, bipennée ou tripennée; folioles se rétrécissantàtabase,{labclliformes, entières ou à peinelobées; veines s'écartant de la base, sans nervure médiane distincte. 3° Sphénoptéridées. Frondes de la même espèce; veines pennées et bipennécs prés de la base; divisions secondaires très obliques. 4° Pècoptéridées. Frondes simples, pennées ou bipennées; les folioles généralement adhérentes par la base entière, ou souvent confluenles à la base ou près de la base, alors formant des lobes entiers ou denticulés; veines secondaires pennées, dichotomes ou réticulées. — La famille des lycopodes est ropré.sentée presque toujours dans les formations carbonifères par des arbres énormes et par des tiges qui présentent d'aussi grandes proportions. Ces plantes appartiennent à différents genres, dont les plus remar([uables sont les genres ; lêpidodendron, sigilhiria et stigmaria. Cesgenressont surtout caractérisés pai' les marques des feuilles, formant des cical rices rliomboidales, ovales ou rondes au point d'atlache. Ces cicatrices, petites dans les jeunes branches et les jeunes tiges, s'élargissent on proportion de lai'roissaiicodes arbres. Les lycopodesde notre époque ont rarement des
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FOU
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tipes (le iiUisdc20crnUm. do diamètre ctcciix do l'cpiiquo carbonifère (les lépidodriidrons ot les sieillnri.a) sont représcnlés par des iirbres qui atteii;iient quelquefois 70 cenlim. de diamètre et de \'.> a iO mètres de hauteur. Les stiiTiiiavia étaient des liges flottantes, suspendues dans l'eau par de longues l'euillcs
Fig. 5. — I. bUgiiiam i\n, st-s IcuiU ^ — 2 Tige de stigmaria, avec ses cicitriccb — i Fcuilk de «tigmarn
creuses. Les culamitcx, qui ont lais^é des restes très abondants dans la houille, ont une étroite parenté avec une espèce vivante d'eqnisetum (la prêle); mais elles atteii;nent des proportions énormes. Leurs trorn s vaiiint de 2 à
I.") centim. de diamètri!, leur longueur de 2 à I.') mètres. Des fruits durs, ressemblant à des noix et nommés trigouocnrpinn, rarpolithes, etc., se trouvent localement en abondance dans le-i grès, et quelquefois à la surface du charljon. On ne connaît rien au sujet de ces fruits, qui n'ont jamais été trouvés attachés à des restes végélaux.
FOSSILIFÈRE adj. Géol. Qui renferme des
fossiles.
FOSSILISATION s. f. [fo-si-li-za-si-on]. Passage d'iiii l'iu'ps organisé à l'état fossile.
FOSSILISER [Se) v. pr. Devenu- fossile.
FOSSILITÉ s. f. Caractère de ce qui est fossile.
FOSSIPÈDE adj. (lat. fossus. fouillé; pes, peiUs, l'icd). Oui a les pattes propres à fouir.
FOSSOIR s. m. Agric. Houe à longue pointe qui sert à labourer les vignobles.
FOSSOMBRONE, anc. Forum Sempron;i,\-n\e.
de l'Italie centrale, à Ukil. E.-S.-E.d'Urbino; 1 1,197 hab. Près de Fossombrone, Âsdrubai fut défait par les Romains, l'an 207 av. J.-C.
* FOSSOYAGE s. m. Action de fossoyer; travail ilu losSO\ rur.
• FOSSOYER V. a. [fù-soua-ié]. ,Se conjugue
comme R.mi'LOveu. Former avec des fossés : /'o.s.soycr un pri-, un rjmmp. — »v Labourer avec un fossoir : il est temps de fossoyer ce vignoble.
* FOSSOYEUR s. m. Celui qui creuse les fosses pour entei'rer les morts. — »* .Viljiîcliv. Entom. .NÉciiurnouE fossoyeur, coléoptère du genre néi-rophore.
FOTHERINGAY, village du Northamptonshire (.\nglelcrrc),snr le Nene, ù.i4kil. N.-E. de iNorlhampton. .Son fameu.x château, où naquit liirliard III cl qui fut témoin dujuL'ement et di' l'cvécution de Mario Stuarl, reine d'Ecosse, fut détruit [lar Jacques I.
* FOU ou FOL, FOLLE adj. (lat. fotlis, ballon plein de venl). On çnq)loi(! Fol devant un subst. sing. conimeni;ant par une voyelle ou par une /( non aspiri'i'. Qui a perdu le sens, l'esprit : ilf'auilrnil élve fou pour ne pas jwjer que... — Il m'.v i'ensiî f.miih devenir fou, il m'a fait perdre patience par les choses qu'il a dites, qu'il a faites mal à propos. On dit de même, fig. et fani. Vous me feriez devenui fou
AVEC vos sottes OBSERVATIONS ; CET HOilME-LA ME RENDRA FOU AVEC SES PERSÉCUTIONS. — 1l EST
FOU, IL FAUT qu'il SOIT FOU, 86 dit de celui qui fait OU qui dit des extravagances, quoiqu'il n'ail point l'esprit aliéné. — Etiie fou d'une PERSONNE, d'une CHOSE, l'aimer avec une passion démesurée, y avoir un attachement excessif. — Fam. et par exag. Etre fou a lier. être extrêmement déraisonnable. — Chien FOU, chien enragé. Prov. et tig. Etre fait COMME UN CHIEN FOU, être bizarrement accoutré, mal ajtish''. — Simple, crédule; malavisé, imprudent, extravagant : votts êtes Oien fou de croire cela; que craindre de ce fol ennemi?
Parbleu ! dit le meunier, est bien fou du cerveau Qui prétend contenter tout le monde et son père. La Fontaink.
— Qui est contraire à la raison, à la pruflence, à la modération : aclion folle et exlravaijante. — Excessif, jirodigieux : ('/ (( dépensé un urijcnt fou duns celte maison. — Anc. Prat. Fol appel, appel mal fondé. — Procéd. Folle ENCHÈRE, Payer la folle enchère de quelque chose, en payer l.\ folle enchère (Voy. Enchère.)
— Fol enchérisseur. (Voy. Enchérisseur.)
— Fou RIRE, rire dont on n'est pas le rnaitre.
— Fara. Avoir un mal de tête fou, avoir un très grand mal de tète. — Folle avoine, espèce d'avoine qu'on nomme autrement Avoine stérile. (Voy. Avoine). — Folle farine. (Voy. Farine.) — Extrêmement gai, badin, enjoué : il est fou comme un jeune chien, comme un braque. — Gaieté folle, gaieté qu'on manifeste sans retenue, ou par des actions, pur des discours peu rai<onnablcs. — Sulistantiv. Personne qui a perdu le sens, qui est toaibée en démence : cluiqttc fou a sa marotte. — Prov. Tête de fou ne blanchit jamais, se dit soit parce qu'ordinairement les fous n'atteignent pas la vieillesse, soit parce qu'on les regarde comme exempts des inquiétudes, des soucis qui font assez souvent blanchir les cheveux.
— Personne qui fait, qui dit des extravagances, ou qui est crédule, imprudente ou qui a une gaieté folle, turbulente ; ils sont là un tas de fotis qui raisonnent à perte de vue. Prov. Il Y A plus de fous que de sages; tocs
LES FOUS NE SONT PAS AUX PeTITES-MaISONS.
Quand von? aurez pour voup la voix des sages, Les /'oi(s bientôt y joindront leurs suirrages. J.-B. Roussrad.
— Faire le fou, faire le boufl'on, contrefaire le fou; ou fairequelque extravagance, quelque impertinence. — Jeu des échecs, par allusion aux anciens fous dp cour. Pièce dont la marche est toujours par une ligne iransversale, en coupant l'angle des carrés : le fou du roi; le fou de la reine. — Boull'on. Ne se dit guère alors que des boutions à gages, tels qu'en avaient autrefois les princes et quelques grands seigneurs : les fous de cour avaient le
privilège de dire impunément des vérités hardies. Dès le commencement du moyen âge, la mode s'établit chez les souverains, chez les nobles et dans les familles riches, d'entretenir des parasites nommés boulions, dont l'emploi était d'amuser par leurs saillies, les personnes opulentes qui les nourrissaient. Les fous de la cour n'apparurent officiellement qu'après les Croisades. Dans le principe, c'étaient des individus mal faits, dos nains à moitié imbéciles, ou des bossus d'un esprit vif, ou de pauvres poètes d'une humeur joyeuse. Cet emploi cessa d'exister dans presque toutes les contrées de l'Europe vers la fin du xvii" siècle, mais il fui conservé plus longtemps en Russie. Pierre le Grand eut souvent jusqu'à 12 fous. — Plusieurs bouffons françaissonldeveniis célèbres; nous citerons : Gallet, fou de Guillaume le Comiuéranl; le Glorieux, qui égayait la cour de Charles le Téméraire; don Japhet d'Arménie, bouffon de Charles-Quint; Thécenin qui a[ipartenait à Charles V, roi de France; Triboulct, qui vécut à la courde France, au temps des rois Louis .\1[ et François !'"•; il fut sans doute extrêmement riche en bons mots et en réparties, car on lui en a prêté plus qu'il aucun autre ; Victor Hugo ,1 immortalisé son nom dans son drame, le Iloi .s'amuse; BrusqucI, ipre au gain, sous les derniers Valois; Chirot et mailre Guillaume, sous le règne d'Henri IV ; ce prince eutaussi une folle, nommée Mathurine; Muret, sous Louis .XIll, et L'Angely, à la cour de co prince et de Louis .XIV. ,V partir de ce dernier roi, les souverains, devenus tout puissants, n'eurent plus besoin de parasites ofliciels; les fous furent remplacés par les flatteurs. — Les reines et les princesses eurent leurs folles, dont la plus célèbre fut M"": Sevin, au service de lareine de .Navarre, sœur de François 1"'. — Fête des Fous, cérémonie religieuse grotesque du moyen âge, célébrée pendant plusieurs siècles, principalementen France, lors de certaines fêtes de l'Eglise, particulièrement à iNoël et à Pâques. Son origine remoiit(> aux saturnales pa'iennes, el, malgré la prohibition de celles-ci, la lête des Fous continua a être observée en Orient et en Occident; c'était un mélange de farce et de piété et un travestissement burlesque des oflices et des rites de l'Eglise. La fête des Fous ne disparut entièrement que vers la fln du xvi° siècle.
'FOU s. m. Ornith. Genre de palmipèdes totipalmes, comprenant plusieurs espèces d'oiseaux stupides, qui se posent sans précaution sur les bâtiments, et s'y laissent quelquefois prendre à la main. Le genre fou a été jéparé des vrais pélicans par Brisson, sous le nom de sida. L'espèce principale, le fou brun (sula fusca, Briss.) appelé aussi boubie [a.ng\. boobij,
Fou ;Sula
nigaud), habite les îles désertes, les côtes des pavscbauds. Il nage rarement et ne plonge jamais; mais pour prendre sa proie, il se précipite sur les poissons ijui nagent à lasuif'ace
FOUC
de l'eau, et il s'envole immédiatement. Il marche avec une extrême difficultt-, el quand il se repose à terre, il se lient presque debout, soutenu par les plumes raides de ?a queue; il n'oppose aucune résistance quand on l'attaque. La femelle pond ordinaireme t deux ou trois œufs, dans un nid grossier, sur le- rochers couverts d'herbe. Le fou a le ventre
;idulte et jeune.
Fou de Bassan ;Sula bassaiia
blanc et le reste du plumage d'un cendré brun. Une autre espèce, le fou de Bassan {sula bassana,\^l•\ss.) se trouve sur les îles rocheuses qui avûisinenlle Labrador. En hiver, cet oiseau se rencontre jusque sur les côtes du Mexique. Essentiellement aquatique, il ne vient sur la terre que pendant les fortes tempêtes.
' F0U4CE s. f. (bas lat. focacius, cuit au fover;. .^-'orte de pain fait de tleur de farine, en forme de galette, et ordinairement cuit sous la cendre.
' FODAGE s. m. (lat. foctts, foyer). Sorte de droil el de redevance qui se payait en certaines provinces par chaque feu ou maison : droil du fouage.
• FOUAILLE s. f. [Il mil.] Vén. Part que l'on fait aux chiens après la chasse du sanglier. C'est ce qu'on appelle Curée à la chasse du cerf.
' FOUAILLER v. a. [Il mil.] (rad. fouet), fréquentatif. Fam. Donner souvent des coups de fouet ce cocher ne fait que fouailler ses chevaux. — »» Argot. Manquer son effet. — Avoir peur, reculer. — Typog. La banque FOUAILLE, se dit lorsque les ouvriers ne reçoi vent pas leur paye.
' FOUARREs. m. Vieux mot, le même que FoiiRRE et FoARRE. Paille : la rue du Foumre était célèbre, au moyen âge, pur son école de philosophie.
FOUATAISON s. f. Argot. Canne. — Fûua-
TAISON LINGKÉE, CanUC à épée. — FOUATAISON
MASTARÉE, Canne plombée.
FOUATER V. a. Argot. Sentir mauvais. — FoL'ATEK DU GOULOT. Sentir Hiauvais de la bouche.
FOUCADE ou Fougade s. f. Mouvement impétueux el désordonné: tracailter par foucade. — ,\rgot. Caprice amoureux.
FOUCAULT (Jean -Bernard -Léon), célèbre physicien, né et mort à l'aris (IS sept. 1819- 13 févr. 1868). 11 se fil connailre par ses expériences et ses découvertes en optique el en physique, particulièrement dans l'application deTélectricité à l'éclairage. Au moyen du pendule, il donna une nouvelle démonstralion de la rotation de la terre, età l'aide du gyroscope, il détermina les positions astronomiques du globe. Ses recherches sur la vitesse de la lumière sont originales et importâmes. Il fut nornmé physicien de l'Observatoire en 18oo.
FOUCHÉ (Joseph), duc d'Otbanie, convenlionnul cl ministre de la police, né à la Mar-
FOUC
linière, près le Pellerin (Loire-Infénoure), j en 17:14, mort ;i Triesle en 18-20. .\vanl la lievolutiori, il fut professeur de philosophie à .\rras, préfel du collège de Nantes et avocat. Son exaltation révolutionnaire le fit envoyer par les électeurs de la Loire-Inférieure à la Convention, où il vota la mort du roi sans sursis ni appel. Commissaire à Lyon en 1T93, il y organisa les terribles massacres dont la responsabilité retomba sur Collol d'Herbois. Le 4 juin 1794, il devint président du club des Jacobins et fut réinstallé après l'exécution de Robespierre qui l'avait fait chasser et décréter d'accusation comme ayant outrepassé à Lvon les ordres du gouvernement. Il fut quelque temps (1793) emprisonné comme terroriste. Sauvé par une amnistie, il dénonça la conspiration de Babeuf à Barras, président du Directoire, et rentra en grâce. En 1799, il devint ministre de la police, après avoir été ambassadeur près de la république cisalpine et à la Haye. Napoléon usa de ses services au 18 brumaïre el mil ensuite à profil son intelligence policière, mais en septembre ISO'J, il supprima le ministère de la [lolice, nomma Fouché sénateur en lui donnant, comme gratification, la moitié de la réserve des fonds du ministère aboli (environ 6,230,000 fr.)^. A propos de l'assassinat du duc d'Enghien, Fouché dit à Napoléon que celte exécution était plus qu'unciime, quelle était une faute politique, phrase qui est devenue proverbiale sous la forme suivante : " C'est plus qu'un crime, c'est une faute ». On attribue aussi ce mot à Tallevrand. Réinstallé au ministère de la police le lOjuillet 1804, Fouché assura l'ordre; il dirigea pendant quelque temps le département de l'intérieur, mit toute la garde nationale en mouvement quand les Anglais débarquèrent a Walcheren et fut créé duc d'Otrante(1809).NapoléonlecongéiJia(ojuinl8IO) pour avoir, sans son autorisation, négocié avec l'Angleterre, et le nomma gouverneur de Rome; mais comme il refusait de rendre des documents importants qu'il possédait, il fut exilé et leur reslilulion fut la condition de son retour. Plus tard, l'empereur, craignant ses intrigues, l'appela à Dresde, el le nomma gouverneur d'illyrie, puis gouverneur de Rome. De retour en France (1814), il prédilà Napoléon sa chute et lui conseilla de gagner l'Amérique. Les Bourbons, qu'il tenta de se rendre propices, ne pouvaient se lier à lui; ils repoussèrent ses avances. Après le retour de Napoléon de l'ile d'Elbe, Fouché devint pour la troisième fois ministre de la police; il se rapprocha alors deTalleyrand, des royalistes de Gand, de Lafayelte et des autres libéraux, auxquels il conseilla, après Waterloo, de renverser l'Empire. Le 22 juin ISi.'J, il devint le chef du gouvernement provisoire. Nommé pour la quatrième fois ministre de la police par Louis XYIII, il lui présenta le fameux rapport sur l'étal de trouble de la France. Sa situation entre les républicains extrêmes el les ultra-royalistes étant devenue intolérable, il donna sa démission (19 sept.) el fut envoyé comme ambassadeur à Dresde. La loi du 12 juin 1816 l'ayant exilé avec tous les conventionnels qui avaient voté la mort de Louis XVI, il se lit naturaliser Autrichien et se relira à Trieste, où il mourut.
FOUCHER (Paul-Henri), littérateur, né à Paris le il avril 1810, mort en janvier 187.Ï, auteur d'un grand nombre de romans et de pièces de théâtre, collaborateur littéraire el politique de plusieurs journaux. Entré dans une administration, il en sortit pour se livrer à la littérature sous les auspices de Victor Hugo, son beau-frère. Depuis 1848, il était correspondant politique de V Indépendance belge; en 1872, il devint feuilletounisle dramatique de l'Opinion nationale.
FGUCHTRA s. m. Argot. Auvergnat; allusion à son juron favori.
FOUÉ
FOUCQUET(Jean), célèbre enlumineur, né à Touis. Il prit le litre de bon painctrc et enlumineur du ro>i Louis XI". Sur l'invitât ion du duc Jacques de Nemours, il continua et termina l'admirable manuscrit des Antiquités des Juifs, par Josèphe (Bibliothèque nationale).
• FOUDRE s. 1 (lat. fulgur). Feu du ciel, matière électrique lorsqu'elle s'échappe de la nue en produisant une vive lumière el une violente détonation : les paratonnerres préservent les édifices de la foudre. Est quelquefois masc, surtout en poésie et dans le style soutenu : expirer sous les foudres vengeurs. —
On LE CRALN'T, II. EST CRAINT COMME LA FOUDRE,
se dit d'un homme qui est fort redouté. —
Comme LA FOUDRE, AVEC LA RAPIDITÉ DE LA FOUDRE,
avec une grande rapidité, avec une extrême impétuosité . Dans le même sens : Aussi