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PROMPT, AUSSI RAPIDE, PLUS PROMPT, PLUS RAPIDE

QUE LA FOUDRE. — Coup DE FOUDRE, événement imprévu et fâcheux qui frappe quelqu'un tout à coup : cette nouvelle fut pour lui un coup de foudre. On dit aussi : cette nouvelle arriva comme un coup de foudre; ce fut pour lui comme un coup de foudre, etc. — Les foudres DE LA guerre, les canous, l'artillerie. Ne se dit qu'en poésie ou dans le style élevé. — Foudre, grand foudre de guerre, se dit d'un grand prince, d'un grand général d'armée qui a remporté plusieurs victoires, et donné des preuves d'une valeur extraordinaire :

Commeat ! des animaux qui tremblent devant moi! Je suis donc un foudre df guerre!

La Fc'Ntaenb.

— Dans ce sens, Foudre est toujours masculin. Fig. Un foudre d'éloquence, un grand orateur; celte locution est moins usitée. — Fig. Courroux de Dieu, indignation d'un souverain, etc. : les prières ferventes apaisent Dieu, et lui font tomber la foudre des mains. — Les foudres DE l'escûmmuiNICation, l'excommunication. On dit de même : Les foudres de l'Eglise, du Vatican, des censures ecclésiastiques. — Les FOUDRES DE l'éloquence, Ics raisonnements, les arguments victorieux par lesquels un orateur confond ses adversaires. — Représentation de la foudre que les peintres et les sculpteurs donnent ordinairement pour attribut à Jupiter, et qui consiste en une espèce de grand fuseau, du milieu duquel sortent plusieurs petits dards en zigzag. Dans ce sens, est toujours masculin : aigle tenant un foudre dans ses serres.

"FOUDRE s. m. Grande tonne, vaisseau d'une très vaste capacité, qui peut contriiir beaucoup de muids de vin ou de quelque autre liquide.

* FOUDROIEMENT ou Foudroîment s. m.

Action par laquelle une personne, une chose est loudroyée : le foudroiement de Phaéton.

' FOUDROYANT. ANTE adj. Qui loudroie, ou qui frappe .ivec la rapidité de la foudre. Ne s'emploie guère en ce sens que poétiquement : épée foudroyante. — Apoplexie foudroy.\nte, violente attaque d'apoplexie qui cause promptemenl la mort. — Qui exprime un grand courroux, une vive indignation : il lui écrivit une lettre foudroyante. — Qui épouvante, ou qui interdit el confond : 7iouvelle foudroyante; le trait est foudroyant.

• FOUDROYER v. a. Se conjugue comme Employer. Frapper de la foudre : Jupiter foudroya les Titans. — Fig. Battre, détruire à coups de canon, de mortier, etc. : le feu delà place foudroyait les assiégeants. — Fig. Tant au sens physique qu'au sens moral. Terrasser, atterrer, conidndre : cet orateur a foudroyé ses adeersaircs. — Foudroyer les erreurs, les VICES, etc., les coniballre avec véhémence, les frapper de réprobation par des discours ou des écrits éloquents.

• FOUÉE s. f. Sorte de cliasse aux oiseaux, qui se l'ail la nuit à la clarté du feu. — w Fagot.

FOUK

FOUESNANT, cli.-l. de cant., arr. et à 15 kil S -i:. ilr (Jiiimper (Kiiiistère); 2,011 linb.

•FOUET s. m. [Ibiiè ou foua] {lat. fusUs. vergei. Cuvdelette de chanvre ou de cuir, qui est altachco à une baguette, à un bâtnn, et dont ou se sert pour couduiro et pour châtier les clievaux et autres animaux : chasser des chiens à coups de fouet. — espèce de petite corde fort menue et fort pressée, dont les cochers et les charretiers se servent ordinairement pour mettre au bout de leurs fouets : ne prenez pas de la ficelle, prenez du fouet. — Kairii claquek so.n fouet, se faire bien valoir, faire valoir son autorité, son crédit, ses talents, etc. — Donner un coup de fouet, menacer, presser, obliger quelqu'un de faire proniptement ce que l'on désire de lui. — Méd. Coup de fouet. (Voy. Coup.) — Lanière de cuir qui est attachée au bout d'un petit bâton, et dont les enfants se servent pour faire tourner un sabot. — Coup de fouet, se dit de ce qui hâte une affaire : cette affitire ne marche pas, elle a besoin d'un coup de fouet. — Artili. Coup de canon tiré de plein fouet, horizontaiernenl, de but en blanc. — Hist. nat. Le fouet de l'aile, le bout de l'aile d'un oiM'au. — Coups de vrrges dont on châtie les enfants : donner le fouet à un enfant. — Coups de verges dont la justice fait châticrquolques criminels, en cerlains pays : le supplice du fouet n'est plus usité en France. — Il a eu le FOUET sous LA CUSTODE, se dit d'un criminel à qui la ju4ico à fait donner le fouet dans la prison. — Kig. Donneii le fouet sous l.\ custode, châlier, ré|u'inîander en secret.

FOUET s. m. Eipét. Lspèce de couleuvre aiiiéiicaine (psummophis flageltiformis, Castoby), que sa queue amincie comme une cordeietle et que la disposition de ses écailles à bords sombres fout ressembler à un fouet.Ce

FouL't (ps;iniinophis nagellîformis).

serpent atteint quelquefois deux mètres de long; il se meut avec une grande rapidité et se nourrit déjeunes oiseaux et de petits animaux; il ne se trouve que dans la Caroline du Sud, la Géorgie et la Floride.

FOUETTABLE adj. Qui peut être fouetté.

* FOUETTÉ, ÉE part, passé de Fouetter. — Crisme fouettée, se dit d'un discours, d'un écrit dont le style a du brillant, mais où il n'y a point de substance, point de solidilc. Dans le même sens. Ce n'est que crème fouettée. — Ce pays, ce canton a été fouetté DU mauvais vent, le vent y a gâté les fruits.

— Adjccliv. Qui est nianpié de petites raies comme de loups de fouet. .Se dit surtout des tleiirs et des fruits : tulipe fouettée; pèche fouettée.

' FOUETTER v. a. Donner des coups de fouet; donmr le fouet: fouetter les chevaux; on fouett'iit autrefois les coupeurs de bourses.

— Et puis fouette cocher, se dit, en plaisantant, pour exprimer que l'on part en voiture avec une certaine rapidité. — Il n'y a pas la DE QUOI fouetter UN CHAT, l'alfaire, la faute donl il sagit n'est qu'une bagatelle. — Il a

BIEN d'autres CHIENS A FOUETTER, il a bicu

d'autres alfaires importantes à traiter. — Donner des verges pour se faire fouetter, POUR SE fouetter, fournir des aimes contre soi-nièrae. — Fouetter de la ckèsik, des œufs,

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