FRAC
du castor, du coypu, du raton laveur, du lapin , de la moufelte , de l'écureuil , du chat sauvage et de l'ondatra. — Le principal marché de fourrures est Londres, où les transactions sont très importantes en mars, septembre et janvier. Deux grandes foires ainuielles se tiennent à Leipzig.
FOURS, ch.-l. de cant., arr. et à 56 kil. S.-E. <le iNevers (Niftvre); 1,574 hab.
FOURVIÉRE (Notre-Dame de), célèbre cliapelie catiioli([ue, située sur la montagne du même nom qui domine la ville de Lyon (Rliône). Elle date du xn^sièele. Le 8 décembre ISÏ2, on y a ajouté une tour qui mesure 42 m. d'élévation, au sommet de laquelle se trouve la statue de la Vierge.
• FOURVOIEMENT s. m. [four-voua-man].
Erreur de celui qui s'égare de son chemin : au point du jour ils s'aperçurent de leur fourvoiement. — Se dit aussi fig. : il est rare que l'on revienne il.'un long fourvoiement. \^c\i usité.
•FOURVOYER v. a. [four-voua-ié] (lat. foras, dehoi's; l'r. voie). Fam. Se conjugue comme Employer. Egarer, détourner du chemin : ce guide nous a fourvoyés. — Fig. : les mauvais exemples l'ont fourvoyé. — Se fourvoyer V. pr. S'emploie dans les deux sens du verhe actif. : la nuit est cause qu'ils se sont fourvoyés; plus omuit ses passions, plus on se fourvoie. — Avec ellipse du pruiiom, Faire FouiivOYER quelqu'un, faire qu'il se fourvoie. — Se méprendre grossièrement : l'auteur de cet écrit s'est étrangement fourvoyé.
FOUSSERET (Le), ch.-l. de cant., arr. et à 33 kil. S.-U. dr .Muret (Haute-Garoime), sur la rive gauche de la Louge; 1,989 hab.
FOUSTANELLE s. f. Cotillon court et ample des palicares.
FOUTA, territoire delà Sénégambie (Afrique occidentale), s'étendant du Sénégal, auN.-O., jusqu'au Gangara septentrional, au S.-E.; '40,u00 kil. carr.; 400,000 hab. environ. Le Fouta est fertile et bien arrosé; il renferme de larges forêts et des pâturages. Presque tous les habitants sont des nègres actifs et industrieux; ils professent le mahométisme. Chacune des trois divisions de cette contrée, Fouta-Tora au N., Fouta proprement dit au Centre et Fouta-Damga à TE., ont leurs chefs électifs. En 1857, les Français établirent un fort a Podor, sur le Sénégal.
FOUTA -DJALLON, ou Futa-Jallon, large territoire de la colonie de la Guinée française, situé vers les sources de la Gambie, (lu Rio-Gr,inde ou Seba et du Joliba ou Aiger. Les habitants sont des Fuulahs mahométans qui prétendentêtre d'origine blanche. Le pays est montagneux et rocailleux. On y fabrique beaucoup de fer. Capitale, Tirabo. 2,100 hab.
FOUTAISES, f. Bagalelle : une belle foutaise.
FOU-TCHÉOU, Futchau, Foochoo ou Foochow-foo (appelé au^sl par les habitants Hokchin. Région lieureusej, ville de la Chine, capitale de la pi'ovince du Fu-kien et l'un des ports ouverts au commerce étranger, à 40 kil. de rcmboiichure de la rivière de Min et a bCO kil. S,-S.-0. de Shanghaï; pop. environ 630,000 hab.; elle est entourée d'une murailic de li kil. de circuit, avec 7 portes audcssusdesquellesse trouventdes tours élevées; on trouve plusieurs autres tours dans l'intérieur de la ville. En dehors des portes s'étendent de vastes faubourgs. La ville proprement dite est bâtie régulièrement, mais les rues sont excessivement sales et étroites. Les maisons sont presque toutes en bois, avec un étage couvert en tuiles. Un grand nombre d'habitants vivent dans des baleaux sur le Min. Une partie des quartiers a l'E. et au S. sont habités par les Tartares Mandchous au nombre de 10,000 â 1 0,000 A l'ancrage de la Pagode, les Chinois ont un immense arsenal et des docks
bâtis dans le style européen par des officiers de la marine française. Les habitations des étrangers et les consulats se trouvent en descendant la rivière, a '■'> kil. de la ville. Foutchéou est une ville do première classe (foo), elle est la résidence d'un vice-roi ou gouverneur général dont la juridiction s'étend sur le Fo-kicn et le Chekiang. C'est un grand centre littéraire. On y trouve des manufactures de colon, de papier, de quincaillerie, plusieurs centaines de fourneaux pour la fabrication de la porcelaine, des fabriques d'étoll'e bleue, des écrans, des peignes, etc. Le commerce de la ville a heu principalement avec le Japon et les provinces maritimes de la Chine.
* FOUTEAU s. m. Un des noms vulgaires de l'arbre que l'on appelle plus ordinairement Héthe.
* FOUTELAIE s. f. Lieu planté de fouteaux ou de belles.
FOUTIMACER v. n. Jargon. Ne dire ou faire rien qui vaille.
FOUTIMACIER, 1ÈRE s. Argot. Celui, celle qui fouLiiiiaco.
FOUTRE V. a. (vieux franc. /■t((/,/'(;iiu(c; d'où vient jiiutu, i[ui a violé son serment) Jeter : fous ton eliapeau sur la table. — Frapper : fous-lui une gifle. — Interj. Juron grossier qui appartient au vocabulaire du Pérc bucliesne. — Jean-foutre, maraud, bélître. — Foutue le camp, déguerpir. — Foutre la paix, laisser tranquille. — Se foutre v. pr. Se moquer -.je crois que tu te fous de la république.
— Mettre à soi :
Fût-on du Quimperlè. de Lille ou de Mûotrcuil, U ne se faut jamais foutre le doigt duns l'œil.
— S'administrer l'un à l'autre : se foutre des coups de poing.
FOUTRIQUET s. m. (diminut. de foutre).
Petit lioiiiiiie sans importance. — Sobriquet applique à M. Thiers par le maréchal Soult.
FOVILLA s. f. [fo-vil-la] (lut. fovere, chauffer, couver). Bot. Liquide fécondant contenu dans les grains de pollen.
FOWLER (Thomas) [fû-lèr; angl. faou-leur], médecin anglais ^1, 30- 1808), qui mit l'arsenic en usage et lui prodigua des éloges outrée dans : Hésultats obtenus par l'emploi de l'arsrnii: (Londres, 1786, in-S°j. — Liqueur de Fowler, solution d'arsénite de potasse eiuplovee dans les all'ections de la peau dites squammeuses.
FOX (Charles-James), homme d'Etat anglais, né en liia, mort le 13 septembre 1800. Troisième lils de Henry Fox ilord Holland),il hérita du peu de sympathie que son père avait pour la politique de Pitt. Entre au parlement en 1709, il soutint le ministère iNorlh, qui le nomma lord de l'amirauté (1770); mais il démissionna en 177i, entra dans l'opposition en 1774, et lors de la chute du ministère iNorth, en 1782. fut un instant secrétaire des affaires étrangères. Sa lutte contre Pitt échauU'a les esprits, amena la dissolution du parlement et divisa l'Angleterre en deux partis : celui de Fox et celui du roi. Pendant la Révolution française. Fox til une brillanle mais inutile opposition à la politique de haine dont Pitt était rinstigateur. Très libéral dans ses vues, il soutint les elforts de Wdberforce pour faire abolir la traite des nègres (1791). Pitt ayant amené le parlement à approuver sa politique antifrançaise. Fox se retira des atl'aires publiques en 1797, et occupa son temps à des travaux historiques. Rentré au parlement en 1802, il se montra partisan de la paix, devint secrétaire des affaires étrangères (1806), resta 7 mois dans ce poste, fit abolir la traite et se disposait à terminer la guerre avec la France, quand i! mourut subitement. Son histoire a été écrite par Samuel Parr (2 vol. 1809).
FOX (George, fondateur de la secte des Quakers, né en 1624, mort en 1691. Il était apprenti cordonnier, lorsque ses lectures et ses méditations, le poussèrent à abandonner l'alêne pour mener une existence vagabonde et ascétique (1G43). Il parcourut l'.^ngleterrc en prêchant, fut souvent persécuté e' opéra plusieurs conversions. U visita r.\mérique du Nord (1671 -'73), la Hollande (1677) et l'Allemagne (1084). Ses œuvres forment 8 vol.
FOX-HOUND s. m. [fok-aounn] {angl. fox, renard; liound, chien courant). 'Voy. Chien.
FOXRIVER. I. Appelée par les Indiens Neenah; 320 kil. de long. Elle nait au S. du Wisconsin, traverse le lac Winriebago et se jette dans la baie Green. Les rapides de son cours inférieur fournissent une grande force motrice. — IL Aussi appelée Pishtaka; 320 kil. de long. Elle nait dans le Wisconsin et se jette dans l'Ulinois à Ottawa.
FOY (Maximilien-Sébastien, comte), général et orateur fiançais, ne à Ham en 177.Ï, mort en 182;j. Il entra dans l'artillerie en 1791 et devint général de division en 1810. Il couvrit, en 1812, la retraite de l'armée française après la bataille deSalamanque, et se distingua dans les campagnes qui suivirent; il fut blessé à Orthez (1814) età Waterloo oùil commandait une division. Député (18t:)-'2')l, il mérita le titre d'o7Vito«')iu<io/(()/ en défenaant éloquemment la liberté constitutionnelle. 11 mourut pauvre et l'on fit, pour subvenir aux besoins de sa famille, une souscription qui en peu de jours, atteignit 1,000,000 de francs. Ses discours ont été publiés en 1826 et son Histoire des guerres de la péninsule sous Napoléon, ouvrage inachevé, a paru en 1827(4vol. in-8"). —Foyatier (Denis). (V. S.)
' FOYER s. m. [foua-ié] (lat. focus). Atre, lieu où se fait le feu : oter la cendre du foyer.
— Fig. et tara. Aimer a garder son foyer, aimer le repos, et mener une vie retirée. — Le foyer d'un fourneau, la partie d'un fourneau 011 se place le feu, et dont le fond est :;arin d'une petite grille à travers laquelle la cendre tombe. — Dalle de pierre ou de marbre que l'on met au devant d'une cheminée, pour éloigner du feu le plancher et les parquets. — Par ext., dans un théâtre. Salle commune où se rassemblent les acteurs ; celle oûles spectateurs peuvent se réunir pour converser et pour se chautfer : je n'ai point vu la pièce, je suis l'esté au foyer. — Fig., surtout au plur. Maison, demeure, pays natal : rent7-er dans ses foyers, le foyer domestique. — Phys. Endroit où se réunissent les directions des rayons lumineux qui, partant d'un même point, sont rétléchis ou réfractés par dessurfaces courbes: la chaleur des rayons réllécliis par un miroir sphérique concave se concentre à son foyer. — Par ext. Point dans les courbes, où la concentration des rayons lumineux peut s'opérer d'une manière absolument rigoureuse : foyer de l'ellipse, de la parabole. — Foyer de Lu.MiiiRE, point d'où part, d'où rayonne une lumière plus ou moins vive.
— Foyer de chaleur, point d'où rayonne la chaleur. — Fig. Le foyer d'une maladie, le siège principal d'une maladie. Foyer purulent, endroit où se forme le pus dans les abcès. Le foyer d'une maladie contagieuse, le lieu où elle exerce le plus de ravages, le lieu où elle se manifeste d'abord, et d'où elle se répand au loin. Dans un sens analogue. Le foyer de la rébellion, de la sédition, etc. — Cette ville est le foyer des lumières, les arts et les sciences y^ fleurissent plus que partout ailleurs.
' FRAC s. m. [frak] ( ail. frac ). Habit d'homme qui ne couvre par devant que la poitrine , et qui se termine par derrière en deux longues basques plus ou moins étroites.
— »v .\rgot. Paletot, redingote.
• FRACAS s. m. [fra-kâ] (lat. fragor).Rup-