FRAC
FRAI
FRAI
ture on fraclureavcc bruit et violence: le (oiinerre est fomla- sur une t'ijtisc, et y a fait un grand fracas. — Pav <;xL Bruit semblable.! celui d'une chose qui se fracasse : torrent qui roule ses eaux avec fracas. — Ce qui se l'ail avec tumulte, avec désordre et grand bruit : ih firent leur entrée dans l'hôtel avec beaucoup de fracas. — Peint, Il y a du fçacas, un grand'
FRACAS DANS CE TABLEAU, DANS CETTE COMPOSI- TION , se dit en parlant d'un tableau qui frappe et fatigue la vue par la multitude et la confusion des objets, par le trop grand éclat des couleurs, etc. — Fig. Se dit eu parlant des personnes qui cherchent et qui obtiennent une sorte de vogue, qui font du bruit dans le monde : les hommes vains aiinent te fracas. — Se dit aussi en parlant des choses qui excitent l'attention du public, qui font scandale : cet article de journal causebien du fracas, un grand fracas.
' FRACASSÉ, ÉE part, passé (îe Fracasser.
— »» .\igol. Qui porte paletot ou redingote.
' FRACASSER v. a. [ fra-ka-sé ] Briser . rompre en plusieurs pièces : un h'iaf de bombe lui fracassa la jambe. — Se fracasser V. pr. Etre fracassé : toutes ces porcelaines se sont fracassées pendant le transport.
* FRACTION s. f. [frak-si-on] (lat. fraetio). Action par laquelle on rompt, on divise. En ce sens, n'est usité que dans certaines phrases consacrées : les pèlerins d'Emmaits connurent Noire-Seigneur à la fraction du pain; le corps de Jésus-Chiist ji'est point rompu par la fraction de l'hostie. — Portion, partie : le sou était une fraction de la livre. — Arithm. Quantité qui contient un certain nombre de parties de l'unité, et dont l'expression est généralement formée de deux termes, l'un, appelé numérateur , exprimant le nombre des parties d'unité, et l'autre, appelé dénominateur, indiquant combien il faudrait de ces parties pour former l'unité entière : un demi{'^},deux tiers {-), trois quarts (i), sont des fractions.
— Fraction décimale, fraction exprimée en parties décimales de l'unité , comme des dixièmes, des centièmes, des millièmes, etc., lesquels s'écrivent à la droite des unités simples selon leur rang de subdivision, en les séparant de ces unités par une virgule, pour indiquer où les subdivisions fractionnaires commencent : les fractions décimales cinq dixièmes (0,ij) et cinquante centièmes (0,50) répondent à un demi (-^]. — Fraction continue, fraction dont le dénominateur est composé d'un nombre entier et d'une autre fraction, laquelle a également pour dénominateur un nombre entier et une fraction, et ainsi de suite, ex.:2-f 4+ -+ j.
•FRACTIONNAIRE adj. [ frak-si-o-nè-re ] adj. Ar.lh Se dit de tout nombre, entier ou non, qui e>l aotuellemenl présenté sous la f nue d'une fraction, comme '-f, qui vaut deux unités; -!ji, qui vaut deux unités plus l ; -j^, qui vaut seulement la dixième partie d'une unité : nombre, expression fractionnaire.
FRACTIONNEL, ELLE adj. Qui a lieu par fractions; qui s'accomplit en plusieurs fois. — Distillation fractionnelle. (Voy.Distill.ation.)
* FRACTIONNEMENT s. m. Action de fractionner ; n-simul de celte action.
• FRACTIONNER v. a. Réduire en fractions, en petites partie^. — »» Se fractionner v. pr. Etre fractionné.
■ FRACTURE s. f. (lat. fractura). Rupture avec elîoit : fracture des portes. — Chir. Solution de continuité, ou division faite subitement dans les os ou les i^irtilagesdurs, par la violence de quelque cause externe ; réduire une fracture.
• FRACTURER v. a. Chir. Briser, casser : fracturer le cràne.^-r- »* Komjire avec cM'oil : fracturer un coffre-fort. — Se fracturer v. pr.
Etre îracturé : l'os se fractura en plusieurs endroits.
FRA-DIAVOLO {Frère Diahlc). surnom de MicHAEL Pezza, célèbre chef de conlre-révolulioniiaires napolitains, pendu en 1806. 11 quitta le métier de fabricant do bas, pour se faire moine; et lorsque les républicains français parurent dans le royaume de Naples, il recruta tout ce qu'il put trouver de brigands pour en composer une année destinée à nous combattre. En 1799, le c.irdinal Ruii'o le prit à sa solde et lui accorda une pension de 3,600 ducats, ce qui le mit à même de vivre ensuite tranquille elbeureux dans une bidle propriété qu'il avait achetée. Mais en 1806, il reprit les armes en faveur des Bourbons, contre Joseph Bonaparte. Il entra à Spalinga, ouvrit les prisons, et enrôla une foule de lazzaroni. Battu et fait prisonnier à San-Severino par le général Hugo (père du poète),' il fut sommairement jugé et exécuté à iNaples. Les écrivains français ont complètement travesti la physionomie de ce personnage. — Fra-Diavolo ou l'HôTELLERiE DE Terraune, opéra-coiiiique en trois actes, représenté sur le théâtre de rOpéra-Comique, le 58 janvier 1830. Paroles de Scribe, musique d'Auber. Dans cette pièce, l'auteur sacrifiant la vérité historique aux préjugés de son public, a fait de Fra-Diavolo le type du brigand spirituel et galant.
FRAGARIA s. m. (lat. /'rajrare, sentir bon). Bot. Nom scientifique du fraisier.
FRAGARIÉ.ÉE adj. Qui ressemble ou se rapporte au fraisier. — s.f. pi. Tribu de rosacées ayant pour type le genre fraisier.
* FRAGILE adj. (lat. fragilis). .Msé à rompre, sujet a se casser : la porcelaine est belle, mais elle est fragile. — Fig. Qui n'est pas solidement établi, qui peut aisément être détruit : les grandeurs de ce monde sont des biens fragiles.
Les œuvres des humains sont fragiles comme eux. Voltaire.
— Fig. Sujet à tomber en faute : la chair est fragile.
* FRAGILITÉ s. f. Disposition à Ôtre facilement cassé, brisé : la fragilité du verre. — • Fig. Instabilité ; la fragilité des choses humaines. — Fig. Facilité à tomber en faute : la fragilité de notre nature.
' FRAGMENT s. m. [fra-gman] (lat. fragmcntuiii). Morceau de quelque chose qui a été cassé, brisé. Se dit surtout en terme de Chir., ou en parlant de choses considérables par leur prix, par leur rareté : les fragments d'un os ; les fragments d'un vase précieux, d'une statue antique, d'une colonne, d'une inscription. — Fig. Petite partie qui est restée d'un livre, d'un traité, d'un ouvrage ; fragments de Salluste, d'Eityiius, etc. — Morceau d'un livre, d'un ouvrage qui n'est point encore terminé, ou qui n'a pu l'être : il n'a laissé qu'un fragment du livre qu'il voulait faire.
' FRAGMENTAIRE adj. [fra-gman-tè-re] Qui est par Iragmenls, qui est divisé par fragments.
FRAGMENTER v. a. [fra-gman-té]. Diviser par fragments. — Se fragmenter v. pr. Etre fragmenté.
* FRAGON s. m. Bot. Genre d'asparagées dont l'espèce la plas répandue est connue sous le iiMin de Petit houx.
FRAGONARD (Nicolas], peintre, né à Paris vers 173i, mort en ISOli. Il fut élève de Boucher, remporta le grand prix et alla passeiquelque temps à Kome. Sa toile de Corésus et l.'allirhoé \e fil admettre à r.Vcadéraie de. peinture. On a de lui de forts jolis petits tableaux: le Serment d'amour, la Fontaine d'ammir, le Contrai, le Verrou, etc.
' FRAI s. m. rfrè] (de l'anc. verbe finicr;
frotter, du lat. fricare'j. Action de fraver. .action propre aux poissons pour la multiplication de leur espèce durant le frai les poissons sont, maigres. — Œufs de poisson mêlés avec ce qui les rend féconds : frai de carpes, de tanches, de grenouilles, etc. — Petit poisson : ce n'est que du frai, il faut le remettre dans l'étang. — Altération, diminution de poids que l'usage et le frottement apportent à la monnaie : cette pièce a beaucoup perdu par le frai.
* FRAÎCHEMENT adv. Avec un frais agréable: marcher la nuit pour aller fraîchement. — Fig. Froidement : accueillir fraîchement quelqu'un. Ce sens ne s'emploie plusquepar plaisanterie, pour adoucir l'idée que réveille le mol Froidement. — Récemment, depuis peu .j'ai reçu fraîchement de ses 7iouvelles. Ce sens et le précédent sont familiers.
* FRAÎCHEURS, f. (lat. frigor). Froid doux et modéré, qui tempère la chaleur de l'atmosphère, et qui cause une sensation agréable : la fraîcheur de la nuit, des matinées. Ou dit de même : fraîcheur de l'eau, d'une boisson, etc. ; fraîcheur du marbre, etc. — Froidure, froid : il fait quelquefois des fraîcheurs qui nuisent à la vigne. — Par ext. Douleur causée par un froid humide : ce n'est point un rhumatisme, ce n'est qu'une fraîcheur. — Fig. Lustre, brillant, éclal agréable des tleurs, du teint des couleurs, etc. : cette rose a perdu sa fraîcheur. — L\ fraîcheur des pensées, de l'imagination, du style, se dit en parlant de la verve, jointe a la douceur et à la grâce, dans les conceptions de l'esprit. — Mar. Vent très faible qui suit ou qui précède le calme : la brise est finie, il n'y a plus qu'une légère frai' cheur.
* FRAÎCHIR v. n. Mar. Se dit duvent qui devient plus fort : le vent fraîchit. — Impersonnellement: il fraîchit, il commence à fravhir.
' FRAIRIE s. f. [frê-ri] (lat. feria, fête). Fam. Partie de divertissement et de bonne chère : être d'une frairie.
' FRAIS, AÎCHE adj. [frê] (anc. haut. ail. frise). Médiocrement froid, plus froid que chaud, et propre à tempéieruue trop grande chaleur : il fait un petit air frais ; boire, d'un vin frais, ou adverbial., boire frais. — Froid : en automne, les matinées commencent à être fraîches. — Vêtements frais, vêlements qui ne tiennent pas chaud. - Mar. 'Vent frais, vent médiocrement fort, et bon pour faire route. On dit de même, Brise fraîche. On exprime aussi les diflércntes forces du vent, eu ajoutant à Frais une épithète qui les distingue : il vente beau frais, bon frais, grand frais, etc.
— Récent; qui est nouvellement produit, nouvellement cueilli, nouvellement arrivé, nouvellement fait, etc. : donner de l'fierbe fraîche à un cheval. — Fig. S'emploie dans le même sens : pendant que j'en ai la mémoire fraîche, toute fraîche. — Fig. La plaie est encore FRAÎCHE, TOUTE FRAÎCHE, l'aftliction est
encore toute récente. — Ethe frais de quelque CHOSE, en avoir la mémoire récente. Il
EST ENCORE TOUT FRAIS DU COLLEGE, il Ue fait
que d'en sortir. — Qui n'a point été salé, fumé, etc. : harengs frais. — Se dit encore des choses sujettes à se sécher ou à se corrompre, lorsqu'ellesn'ont point encore souliert d'altération, malgié le laps de temps : le pain de seigle se conserve longtemps frais. — Fig. Se (lit dans le même sens : quoique la chose ait eu lieu il y a longtemps, j'en ai le souvenir très frais. — Qui a de la fraîcheur, de l'éclat, du lustre, etc.: se dit des tleurs, du teini, des couleurs, des étotl'es, etc. : mettre des fleurs dans un vase a vec de l'eau, pour les tenir fraîches.
— Peint. Coloris frais. — En parlant des personnes, Etre frais, avoir bon visage, avoir un air de vigueur, de santé. Fig. pop. et par moquerie. Se dit de quelqu'un à qui il est arrivé un accident, ou qui en est menacé. Se dit de
FRAI
mi'mi' d'un oiivrafcR lic l.i main qu'on trouva mal liiit, et qu'on vi'uL tliMiifri'er. — Ce cheval A i.A BOUCHE iHAiciîi;, il il la liouo.ho humilie.! i;l écumeusc. — Déiassi';, qui a recouvré ses forces par le repos : tious priiiifs des chevaux frais. — Troupes niAicuES, troupes qui ne sont point fatii;uées, ipii n'ontpoinl encore donné.
— «.\ Arfiot. Iron. IOtiie fiiais, ntAicuK, êlre dans une niauvaisi; situation, craindre un événement fâcheux. — * s. m. Air frais, température fraîche, froid modéré : mettre du vin au frais. — »* Argot. Mettre au kuais, mettre en prison. — s. f. Cave; allusion ;'i la fraîcheur des caves. — Etre a la fraîche, être exposé au froid : 07i est bien à la fraiehe ici.
— Aller a la FKAiciiE, se retirer dans un endroit frais. — Allei' en prison. - Aller au l'roid. — * Frais, Fraîche, adverbial. Nouvi^llen'.on'o, réceinmcnt://i'(/.so;/ toute fraîche faite: il est tout frais émoulu de ses exercices. — De frais, loc. adv. Tout récemment : rasé île frais.
' FRAIS s. m. p). Dépense, dépens : frais funéraires ou d'enterrement; à moitié frais, ou elliptiqucni., ii moitié frais. — Retirer ses
FIIAIS D UNE OPÉRATIO.N. — Kam. KaiRE SES FRAIS,
retirer ses frais; être dédommagé de la peine qu'une chose a coûté. — Etre de grands frais, coiUer beaucoup à nourrir, à entretenir; ou, en général, ocxusionner beaucoup de dépense i'i quehju'un. Constituer quelqu'un en frais, êlre cause qu'il fait des frais, des dépenses. — Se mettre en frais, faire en quelque occasion de la dépense plu? que de coutume.
Conipêrc lu renard se mit un jour en frais. La Fontaine.
— Se mettre en frais, faire des efforts pour réussir dans quelque entreprise, ou pour |ilaire en société, dans la conversation, etc. .Se mettre en frais pour quelqu'un, lui faire des avances, s'clforcer de lui plaire. — Recommencer SUR NOUVEAUX FRAIS, recoiuniencer un ouvrage, un travail, comme si rien n'en eût été fait; l'aire de nouveau quelque chose avec plus d'ardeur que la première lois, après s'être repose, après avoir pris de nouvelles forces. — A peu de frais, sans beaucoup de peine, de travaux, do soins, etc. A moins de FRAIS, avec moins de peine, etc. — Faire les FRAIS de quelque chose, foumir la matière ou le fond de quelque chose, contribuer le plus à quelque chose. Se dit surtout en parlant des ouvrages d'esprit, de la conversation, etc. — Faire les frais, les premiers frais, faire les avances. — En être pour ses frais, perdre ses avances, ne pas obtenir l'objet de ses démarches. — Billard, Paume, etc. Dépense que l'on fait dun.- le jeu : ('/ a joué les frais, et il les a pcnius. — i\ Arrêter les frais, ne pas continuer une entreprise, en arrêter les dépenses.
* FRAISE s. f. [frè-ze] (lat. fraga). Fruit du fraisier. La Iraisc est un fruit parfumé, succulent, délicieux, rafraiehissant, légèreiuent laxatif, mais froid, lourd et indigestu. On mange ordinairement les fraises crues, saupoudrées de sucre, souvent avec addihon de vin ou d'une liqueur spirilueuse ou de crème. On en fait des conserves, des conlilures, du sirop, etc. ;
* FRAISE s. f. Mésentère do veau et d'agneau. -—Espèce de collet à plusieurs douldes el à plusieurs plis ou godrons, qui tourne autour du cou, et qui a, par sa forme, quelque ressemblance avec une fraise de veau : les fraises étaient aneienneincnt fùrt à la mode. — Par anal. Rang de pieux qui garnit une forlilication de terre par deliors, vers le milieu ilii talus, et qui présente la pointe à l'ennemi : oueraije de terre rjarni d'une fraise. — Vén. Forme des meules et dus pierrures de la tète du cerf, du daim el du chevreuil.
FRAISEMENTs. m. Action de fraiser.
■ FRAISER ». a. [fre-zé] Plisser en manière