CIST
l'Aconalis et ceux de Flore et d'Adrien. Le seul dont les ruines soient bien conservées est le cirque attribué à Caracalla, à environ 3 kil. de la ville. Il reste des ruines de constructions semblables à Alexandrie, à Rhodes, à Athènes, à Gaza, à Jérusalem, à INimes, à Narbonne, etc.
CIRRALou Cirrhal, aie, aux, adj. Qui appartient, qui a rapport aux cirres.
* CIRRE ou *v Cirrhe s. m. (lat. cirrus, boucle de cheveux). Filament appelé aussi vrille, au moyen duquel certaines plantes grimpantes s attachent aux corps avoisinants. — ■ »v Tentacule labial de certains poissons. — Appendice qui caractérise les cirripèdes.
CIRRHOSE s. f. [sir-rô-ze] (pr. kirrhos. roux). Palhol. Granulation de couleur rousse que l'on trouve dans le foie. C'est une affection qui a deux périodes : l'une d'augmentation du volume du foie, et l'autre de ratatinement du foie. Elle a pour symptômes principaux Thydropisie du ventre et l'amaigrissement de la face et des membres. La cirrhose est la compagne ordinaire de l'ivrognerie. Au début, on la guérit par l'usage de l'eau de Vichy, des purgatifs, des cautères et de l'acétate de potasse ; à la deuxième période, elle est incurable.
CIRRIPÈDES ou Cirrhipèdes s. m. pi. (lat. cirrtis, cirre ; pas. pcdia, pied). Zool. Groupe d'animaux articulés, considérés pendant longtemps comme des mollusques, mais placés aujourd'hui parmi les crustacés. Les cirripèdes ont le corps mou, pourvu d'appendices fort longs, cornés, articulés, nommés cirres; leur corps est protégé par un test que sécrète la surface de leur peau. Ces animaux adhèrent aux corps sous-marins : rochers, pieux, navires, crustacés, coquilles de mollusques, carapaces de tortues, etc. On les divise en deux groupes principaux : cirripèdes pédoncules et cirripèdes sessiles. Les premiers ont un grand pédoncule, qui leur seil de pied et au moyen duquel ils s'attachent; dans les seconds, le test arrive près du pied. (Voy. Anatife, Ba- LANE, etc.)
CIRRUS s. m. [sir-russ] (lat. boucle de cheveux . .Mttéor. Nuage ressemblant à des filaments entrecroisés.
CIRTA, aujourd'hui Constantine (Algérie), ville des anciens Massylii (iNumidie), bâtie par des architectes carthaginois, à 50 miles romains de la mer, sur le plateau d'une colline à demi entourée par le fleuve Âmpsagas. Capitale de Syphax, de Massinissa et de ses successeurs, elle tomba, après la défaite de Jugurtha, au pouvoir des Romains, qui y établirent une colonie appelée colonia Sittianorum. Rebâtie par Constantin le Grand, elle prit son nom moderne en l'honneur de cet empereur romain.
' CIRURE s. f. Enduit de cire préparée : une bonne cintre.
CIRY-LE-NOBLE, commune du cant. de Toulon-sur-Arrou (Saône-et-Loire) , l,804hoLb. Poteries ; houilles.
CISAILLEMENT s. f. Action de cisailler.
■ CISAILLER V. a. Monnaie. Couper avec les cisailles les pièces fausses ou légères : cisailler des pièces de monnaie altérées, de crainte qu'elles ne soient données dans le commerce.
"CISAILLES s. f. pi. [si-za-ieu; Il mil.] (augmentât, de ciseaux). Gros ciseaux qui servent à couper des plaques ou des feuilles de métal. — Rognures qui restent de la monnaie qu'on a fabriquée ; dans ce sens, on dit également au singulier : de la cisaille.
GISAILLEUR s, m. Celui qui cisaille.
* CISALPIN, INE adj. [si-zal-pain] (lat. cU, en deçà ; al/jinus, alpin). Qui est en deçà des klpes : peuples cisalpins; (jaule cisalpine. —
République cisalpine, république que fonda BoiKip;iil(' en mai 1797, en réunissant les républiques ci>:pudanc et transpadane, situées respectivement au S. et au N. du Pu, et établies en 1796. Cette république comprenait la Lombardie, une portion de la Vénétie, Modéne, Massa, Carrare, Bologne, Ferrare, Ravenne et une partie des Grisons. Sa capitale était Milan. L'empereur d'Allemagne la reconnut par le traité de Campo-Formio, le 17 oct suivant. Elle reçut une nouvelle constitution en sept. 1798; devint répuljlique italienne, avec Napoléon Bonaparte pour président, en 1802, et forma le royaume d'Italie en mars 1803.
CISCAUCASiE[siss-kô-ka-zî](lat.ds,endeçà; eXCaucasie), partie européenne de laCaucasie. Elle embrasse une portion de la Gircassie, les terres des Cosaques Kouban et Nangai, le Kabarda, le Tchetchna et la terre des Lesghiens. Elle est divisée en trois gouvernements : Kouban, Stavropol etTérek.
•CISEAU s. m. [si-zô] (lat. cxsus, taillé). Instrument plat, qui tranche par un des bouts, et qui sert à travailler le bois, le fer, la pierre, etc. : ciseau de sculpteur; ciseau de maçon; le manche d'un ciseau; faire imondre son ciseau. — Ouvrage de ciseau, ouvrage de sculpture. — Fig. Manière de travailler d'un sculpteur : ce sculpteur a le ciseau hardi, délicat, etc.
— Ciseau a froid, sorte de ciseau émoussé qui sert principalement à faciliter l'ouverture des caisses ou autres parties clouées.
* CISEAUX s. m. pi. Instrument de fer
composé d3 deux branchesmobiles tranchantes en dedans, et jointes ensemble par une vis ou par un clou : une paire de ciseaux : couper une étoffe avec des ciseaux ; ciseaux de jardinier pour tondre le buis, etc. — S'emploie quelquefois au singulier : on n'a point encore mis le ciseau dans cette étoffe; le chirurgien lui adonné trois coups de ciseau. — Faire un livre a coups de CISEAUX, le composer de morceaux enipruntés à d'antres livres. — Poétiq. Les ciseaux de la Parque, le fatal ciseau.
En chemin si la Parque, Par liasai'd, nous remarque Et tire son ciseau.
Armand Gouffk.
CISELAGE s. m. Action de ciseler ; résultat de cette action. Voy. Chasselas de Fontainebleau.
* CISELÉ, ÉE part, passé de Ciseler. — Velours CISELÉ, velours à fleurs, à ramages.
* CISELER V. a. Travailler avec le ciselet; sculpter des figures, des ornements sur les métaux : ciseler de la vaisselle d'argent.
* CISELET s. m. [si-ze-lè]. Petit ciseau dont se servent les orfèvres, les armuriers, les graveurs, etc. : travailler au ciselet; cela est fait au cisi'lct.
' CISELEUR s. m. [si-ze-leur]. Ouvrier dont le nieller est de ciseler : c'est un excellent, un habile ciseleur.
* CISELURE s. f. [si-ze-lu-re]. Art de ciseler
l'oiivi iii;e qui se fait en ciselant : cet ouvrier entoid bien la ciselure ; la façon de cette vaisselle d'urgent est fort chère à cause de la ciselure. — Archit. Petit bord qu'on fait avec le ciseau au parement d'une pierre, pour la dresser.
CISJURAN, ANE adj. [siss-ju-ran] (lat. cis, en deçà; et Jura). Ce qui est en deçà du Jura.
— Bourgogne cisjuhane royaume situé en deçà du Jura et formé en 879 fiar Boson. Il comprenait la Provence, le Vivarais, le Lyonnais, le Dauphiné, une partie de la Bourgogne, la Fianche-Comté et la Savoie. Arles en était la cafjitale.
CISLEITHANIE ou Autriche cisleithane,
nom applique depuis 1867 a cette parue de l'empire austro - hongrois qui est représentée au reichsrath de Vienne. Elle em-
brasse, outre les terres de la Couronne qui faisaient partie de la confédération germanique, la Dalmatie, la Galicie et la Bukowine. Son nom dérive de la rivière Leithaqui coule entre la basse Autriche et la Hongrie.
CISPADAN, ANE adj. [siss-pa-dan] (lat. cis, en deçà ; Padus, le Pô). Qui est en deçà du Pô. — En 1796 Bonaparte organisa les républiques Cispadane et Transpadane, înkanl entrer dans la première Modéne, Reggio, Ferrare, Bologne; dans la seconde, la Lombardie Autrichienne. Elles étaient séparées par le Pô. En 1797 elles furent réunies et formèrent une grande partie de la république Cisalpine.
CISRHÉNAN, ANE adj. [siss-ré-nan] (lat.
cis, en deçà ; Rhcnus, le Rhin). Qui est en deçà du Rhin, se dit particulièrement des provinces allemandes situées en deçà du Rhin relativement àla France.
CISSEY (Ernest-Louis-Octave Courtot de), général français, né et mort à Paris (décembre ISIO-'lo juin 1882). Sous-lieutenant en sortant de Saint-Cyr (183-2), lieutenant en 183.Ï, il gagna ses grades en Algérie, fut envoyé en Crimée en qualité de colonel (1834), fut nommé général de brigade après Inkermann, où il s'était signalé (ISîi.S) et passa général de division en 1863. Pendant la guerre franco-allemande, il commanda la l" division du 4" corps (Ladmirault), livra plusieurs combats autour de Metz et fut interné à Hambourg après la capitulation de cette ville. En 1871, M. Thiers le nomma commandant du 2' corps, qui opéra sur la rive gauche de la Seine, contre les troupes de la Commune; il pénétra dans Paris le 22 mai, et présida aux exécutions du Panthéon et du Luxembourg. Ministre de la guerre, le .'ijuin, élu députe dans l'IUe-et- Vilaine, le 2 juillet, il appuya la politique de M. Thiers et donna sa démission de ministre le 24 mai 1873. Rallié au gouvernement deM. deMac-Mahon, il redevint ministre de la guerre et vice-présiJent du conseil le 22 mai 1874; abandonna la vice-présidence le 10 mai 1873, fut élu sénateur à vie le 17 décembre 187,') et perdit le portefeuille de la guerre le 13 août 1876. Au Sénat il vota constamment avec la droite. Pendant son passage au ministère, des pièces importantes disparurent, et l'opinion publique, vivement émue, accusa M™' Kaula, maîtresse du ministre, de les avoir soustraites, pour les livrer au gouvernement de Berlin
CISSOÏDE s. f. [si-so-i-de] (gr. kissos, lierre ; eidos, apparence). Géom. Courbe du 3^ degré, que l'on déduit du cercle en menant des droites entre l'extrémité d'un diamètre et les divers points de la tangente qui passe par l'autre extrémité, et prenant ensuite sur ces droites, à partir de leur point de concours, des dislanceségales aux segments des droites interceptées entre le cercle et sa tangente.
' CISTE s. m. (gr. kistos). Bot. Genre de cistinées, dont une espèce, le Ciste de Crète [cistus creticus) donne une sorte de gomme odorante qui est de quelque usage en médecine.
* CISTE .s. m. (lat. cista, corbeille). Antiq. Corbeille couverte ou coll'ret que l'on portait en procession aux fêtes de Gérés et de Bacchus et qui contenait divers objets appartenant au culte de ces divinités.
CISTERCIEN, lENNE adj. et s. Qui apparpartient aux moines do l'ordre de Giteaux.
— Moine, religieuse do l'ordre de Citeaux.
— Les cisterciens formèrent une branche étendue et puissante de l'ordre des bénédictins. Cette branche fut fondée vers 1098, par saint Robert de Cham[iagne, abbé de .Molesme; elle doit son nom a Citeaux où saint Hubert Ht construire le premier couvent (lat. cislercium). Telle était l'austérité de la règle cistercienne que les moines moururent en