CITA
grand nombre, que les nonnes n'osèrent pins former de vœux et que l'ordre fut menacé d'une rapide extinction. Mais saint Bernard réforma la règle et donna une nouvelle vie à cette branche des bénédictins. Erf1234, l'ordre comprenait 1,800 abbés; et telle était sa puissance que les papes et les cardinaux s'ap-
Ï>ropriaient sa règle, qui ordonnait le silence, 'abstinence de viande, de coucher sur la paille et de marcher nu-pieds. Les cisterciens cultivaient la littérature, la science et la musique ; peu à peu leurs mœurs devinrent moins pures; l'esprit de réformalion produisit de nouvelles congrégations sous la règle cistercienne; les principales de ces congrégations furent les bernardins et les feuillants. Un ordre célèbre de nonnes cisterciennes fut fondé en li20. — Les cisterciens français au nombre de 75, furent dispersés en 1880. — Voy. Pierre Le Nuin, Histoire de l'ordre de Citeanx{\(,96, 9 vol.); Winter, Die C. Nordœstlichcn bcutschland (t868-'7l, 3 vol.); Janauschek. Origines Cistercienses {\811).
CISTINÉ, ÉE adj. Bol. Qui ressemble ou qui se rapporte au ciste. — s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones ayant pour type le genre ciste.
* CISTOPHORE s. f. [siss-to-fo-re] (gr. kislé, corbeillf;p/i6'ro, je porte). — Antiq. Femmequi portait une corbeilledanslesorgies ou fêtes de Bacchus. Voy. Canéphore. — s. m. Monnaie d'argent qui avait cours en Asie et qui portait l'empreinte de la corbeille sacrée.
CISTRE s. m. Luth italien à long manche divise en dix-huit touches.
CISTUDE s. f. Erpét. Genre de tortue d'eau douce, dont l'espèce principale est nommée cistude bourbeuse.
* CITADELLE s. f. (l'tal. citadella). Forteresse qui commande à une ville : la citadelle de Lille, d'Aueers; le Parthénon était dans lacitailr.lle d'Athènes; on a bridé la ville par une citadelle; le gouverneur 00. commandant d'une citadelle.
' CITADIN, INE s. Habitant d'une ville, d'une cilé, par opposition à ceux qui vivent habituellement a la campagne : un honnête citadin.
Et le citadin de dire Achevons tout notre rôt.
La Fontaine.
— S'est dit plus spécialement, en parlant de certaines villes d'Italie, pour désigner ceux des habitants qui n'étaient pas du corps de la noblesse : le chancelier de Venise était toujours du corps des citadins.
CITATE, lieu sur le bord du Danube, près de Kalafat. Le général russe Gortschakoif y éleva des redoutes qui furent enlevées par Onier Pacha le 0 janv. I^'ii.
' CITATEUR s. m. Celui qui cite habiluellement, dans sa conversation on dans ses écrits. (Peu us.) • — vv Recueil decitations :le citateur des fabulistes.
' CITATION s. f. (lat. citatio). Ajournement. N'était guère d'usage autrefois qu'en matière ecclésiastique : il ne comparut point à la première citation. — Acte notifié à la partie qu'on veut obliger à coraparaitre devant un juge de paix ou devant un tribunal de police : citation devant le juge de paix; cèdule de citation ; donner, notifier une citation à un prévenu. — Exploit de l'acte par lequel on assigne un témoin : les témoins doivent représenter la citation qui leur a été donnée. — Ordre que le grand maître envoyait à tous les chevaliers de se rendre à Malte, en certaines occasions. — Allégation d'un passage, d'une autorité, soit que l'on rapporte le passage, etc., ou que l'on se contente d'indiquer où il se trouve : citation d'un pusnage; citation de Virgile, de Cicéron. — Législ. « Le mut citation signifie principalement l'assignation à comparaître devant un juge de