‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 83 sur 568 · CLER · texte numérisé non relu

CLER

tilutions de Lycurgue, fit un nouveau partage des terres, et fit l'abandon de ses biens. Les Achéens, vaincus par lui, appelèrent les Macédoniens à leur aide. Antigoue Doson envahit le Péloponèse et mit les Spartiates en déroute àSélasie.Cléomène s'enfuit en Egypte, où il se suicida, après avoir vainement essayé de faire soulever le peuple contre Ptolémée Philopator.

CLEON, le premier homme du peuple qui soit parvenu au pouvoir dans la démocratie athénienne, né d'un tanneur, et mort en 422 av. J.-C. Chef du parti populaire, il devint, après la mort de Périclès, l'homme politique le plus inlluent. 11 s'opposa à la paix que le parti aristocratique voulait faire avec Sparte, prit le commandement des troupes à Sphactérie et força les Spartiates à se rendre prisonniers. La fin de sa carrière fut marquée par la mauvaise manière dont il dirigea une expédition en Macédoine contre le Spartiate Brasidas. Les Athéniens furent battus à Amphipolis. où Cléon fut tué et Brasidas mortellement blessé.

CLÉOPÂTRE, nom de plusieurs reines d'Egypte, dont la plus célèbre fut la dernière reine de ce pays. Elle était l'aînée des trois filles qui survécurent au roi Ptolémée Aulète; elle naquit en l'an 09 av. J.-C, et mourut le 30 août de l'an 30. Son père mourut en 51, laissant letrône àson fils aîné PtoléméeDenys et à Cléopàtre, qui devaient se marier ensemble selon la coutume des familles royales d'Orient. Mais Pothin. conseiller de Ptolémée, et Achlllas, chef de l'armée, accusèrent Cléopàtre de conspirer, et, profitant d'une émeute, la chassèrent d'Alexandrie (49). Elle leva une armée pour soutenir ses droits contre les troupes sous les ordres d'Achillas. En ce moment. César arriva à Alexandrie, après l'assassinat de Pompée ; il ordonna aux deux partis de poser les armes; Achillas refusa d'obéir, tandis que Cléopàtre, se soumettant aux ordres des Romains , se fit porter secrètement, roulée dans un tapis, jusqu'aux pieds de César ; et ce vainqueur ne put résister à ses charmes resplendissants ; elle en fit son esclave. César chassa Ptolémée, qui fut tué dans une bataille près de Memphis. Cléopàtre, devenue reine, quitta sa patrie en 46 pour suivre à Rome César, dont elle avait eu un fils nommé Césarion ; elle résida dans la capitale de l'empire, où onla considérait comme la maîtresse en titre du dictateur. Elle retourna à Alexandrie après l'assassinat de César, resta neutre, pendant la guerre civile, jusqu'à la bataille de Philippes (42) ; elle prit ensuite ses mesures pour fasciner Antoine, qui s'était établi k Tarse. Elle vint le trouver dans l'appareil le plus séduisant, sur un navire aux voiles de pourpre et à la proue dorée, mû par des rames argentées, aux sons cadencés des instruments de musique. La princesse, langoureusement couchée sous un pavillon tissu d'or, semblait être une divinité, au milieu de sesfemmesen nympheseten néréides.

.•\ntoine tomba à ses pieds. Il la suivit à .\lexandrie et passa l'hiver de 41-40 au milieu de la joie et des festins. Les nécessités de la politique l'éloignèrent pendant trois ans ; mais en l'an 37, la guerre avec les Parthcs l'ayant rappelé en Orient, il redevint amoureux de la reine d'Egypte, ajouta de nouvelles provinces à ses domaines, proclama la légitimité de Césarion, et fit don de plusieurs provinces romaines aux fils qu'il avait eus de Cléopàtre. Sa conduite amena une guerre avec Octave en 32. A Actium, qui décida du sort de l'empire (en 31), la reine d Egypte, abandonnant son amant au milieu de la bataille, s'enfuit avec ses galères ; elle conserva ensuite son énergie, tandis qu'Antoine se livrait au désespoir. Au printemps de l'an 30. Octave parut devant Alexandrie, qu'il ne larda pas à soumettre. Antoine se suicida et Cléo-

pàtre fut prise dans un mausolée où elle s'était retirée. N'ayant pas réussi à fasciner Octave et apprenant que les vainqueurs ne lu conservaient la vie que pour qu'elle ornât leur triomphe, elle mit fin à ses jours en se faisant mordre par un aspic qu'on lui avait apporté dans un panier de figues.

* CLEPHTE ou Klephte s. m. [klè-fte]. Nom tiré du grec, qui signifie voleur, et qui a été donné aux montagnards libres de l'Olympe, du Pinde, etc., parce qu'ils faisaient fréquemment des descentes à main armée sur les terres cultivées et dans les villes soumises à la dominalion des Turcs : les chants des clephles.

' CLEPSYDRE s. f. [klèp-si-dre] (gr. klepsirf/-a). Horloge qui indique la marche du temps par l'écoulement d'une certaine quantité d'eau, ou même de mercure. Ctesibus, vers 23S av. J.-C, perfectionna les clepsydres, en faisant tomber l'eau sur des roues qui faisaient agir une petite statue, laquelle montrait les heures avec une baguette. — Machines hydrauliques des anciens.

•CLERC s. m. [kler] (gr. Weros, sort). Celui qui est eniré dans l'état ecclésiastique en recevant la tonsure, opposé à laïque ou lai : autrefois, il était défendu de mettre la ma in sur les prêtres ou sur les clercs ; clerc tonsuré de tel diocèse. — CoiNsEiLLER-cLERc, dans les anciens parlements, celui qui était pourvu dune charge afi'ectée aux ecclésiastiques. — A Rome, CLERC DE L.\ CH.^MBRE, prélat officier de la chambre apostolique : il y a plusieurs clercs de la chambre. — Homme gradué ou du moins lettré, d'où sont venues ces façons de parler proverbiales : il est habile homme et grand clerc; les plus grands clercs ne sont pas lès plus fins : il n'est pas grand clerc en celte matière. — Celui qui travaille dans l'étude d'un notaire ou d'un avoué : clerc d'avoué, clerc de notaire. On disait autrefois de même : un clerc de procureur ; un clerc de rapporteur ; un rlerc d'avocat ; un clerc de commissaire. — Maître CLERC, le premier des clercs qui travaillent dans une étude ; on dit aussi : principal clerc, et premier clerc. — Petit clerc, jeune clerc ordinairement chargé de faire les courses de l'étude ; par plaisanterie : saute-ruisseau. — Vice de clerc, faute qui se trouve dans un acte, par l'ignorance ou par l'inadvertance d'un clerc. (Inus.) — Prov. et fig. P.vs de clerc, faute commise par ignorance ou par imprudence, dans une affaire : c'est un pas de clerc. — Clerc de l'œuvre, celui qui a soin de certaines choses qui concernent l'œuvre de la paroisse. — Clerc d'office, officier qui avait la charge de contrôler ce qu'on livrait pour la bouche du prince. — Prov. et fig. Compter de CLERC .4 M.uTRE, rendre compte des recettes et des dépenses qu'on a faites, sans autre responsabilité que celle de l'exactitude.

CLERC (Charles), peintre et entomologiste suédois, élevé de Linné. A laissé : Aranei Suecici, i vol. in-4''; Holmiœ, 1757; ellcmes Inseclorum rariorum, 1 vol. in-4'> ; Holmite, 17a9-'64.

CLERC (Laurent), sourd-muet (1788-18(59), qui fut rt'lève favori de l'abbé Sicard et répandit aux Etats-Unis (1817), les principes de l'éducation dfs sourds-muets.

CLERC (Jean Lel. Voy. Le Clerc.

CLEREMBAULT (Philippe de), comte de Palluau, maréihal de France, né en KiOG, mort en 16(55. Reçut le bâton après la prise du fort de Montrond. L'un de ses fils, Jules de Clcrembault, mort en 1714, remplaça La Foiilaine à l'Académie.

CLÉRES, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. N. de Rouen (Seine-Inférieure) ; 817 hab. Ancien château.

CLERFAYT nu Clairfait (François -Sébastien-Charles-Joseph DE Croix, comte de), général autrichien, né dans les Pays-Bas en

1733. mort le 18 juillet 1798. 11 fit les campagnes de la guerre de Sept ans et de la guerre de la succession de Bavière, fut chambellan de Joseph II, et opéra avec succès contre les Turcs en 1788-'99. 11 conduisit le contingent autrichien contre les Français en 1792, et se distingua à Aldenhoven, à Maëstrichtet à Neerwinden, fut battu, coup sur coup, par Pichegru, et après avoir succédé au prince de Cobourg. dans le commandement en chef, il fut forcé de repasser le Rhin. En 1795, comme feld-maréchal, il défit Jourdan et conclut un armistice avantageux avec la République française ; mais le commandement lui fut enlevé et donné à l'archiduc Charles.

* CLERGE s. m. (lat. clericalus) . Corps des ecclésiastiques : les membres du clergé; leclergé de France; le clergé était autrefois le premier ordre du royaume. — Rentes du clergé, se disait autrefois des rentes constituées sur 1-e clergé. — Corps particulier des ecclésiastiques qui desservent une église ou une paroisse : l'cvêque à la tête de son clergé. On dit dans le même sens : le clergé d'une ville, d'un diocèse, etc.

CLERGIE s. f. Instruction. — Bénéfice de clergie, privilège établi autrefois en faveur des criminels qui savaient lire.

* CLÉRICAL, ALE, AUX adj. Appartenant au clerc, à l'ecclésiastique : tonsure cléricale. — Titre clérical, revenu dont chaque clerc devait autrefois faire preuve avant d'être ordonné. — Qui est favorable au clergé : opinions cléricales. — Substantiv., en parlant des personnes: les cléricaux.

•CLÉRICALEMENTadv. D'une manière cléricale : vivre cl ricalement.

CLÉRICALISME s. m. Opinion favorable au

clergé.

* CLÉRICATDRE s. f. Etat ou condition du clerc, de l'ecclésiastique : lettres de cléricature ; droit de cléricature ; privilèges de clérical ure.

CLERMONTEN-ARGONNE, ch.-l. de cant., arr. et à 29 kil. 0. de Verdun (Meuse), sur une hauteur qui domine l'Aire, près de la forêtde l'Argonne. Ancienne seigneuriecédée à la France par le traité de Liverdiin (163i) et donnée à la maison de Condé. 1,265 hab.

CLERMONT-EN-BEAUVAISIS ou Clermontde-I'Oise, Claroriiontium, ch.-l. d'arr ((.lise!, à 26 kil. E. de Beauvais ; 5,731 hab. Eglise Saint-Samson, du xvi" siècle ; château dont il ne reste plus que le donjon ; hôtel de ville construit sous le règne de Charles le Bel. Patrie de Charles le Bel, de Jean Fernel et de lastronome et géographe Cassini. Ancien comté réuni à la France en 1527. Prison de femmes. Commerce de bétail, de chevaux ; fabr. de toiles et de bonneterie. Clermont fut pris par les Anglais en 1359 et en 1434 ; par Henri IV en 1595. Lat. (au clocher, 119 m. au-dessus de la mer) 49° 22' 49" N., long. Qo 4' 52" E.

CLERMONT -L'HÉRAULT ou Clermont -de - Lodève, ch.-l. de cant., arr. et à 17 kil. S.-E. de Lodève (Hérault), sur le Rhonel ; 5,083 hab. Fabr. de draps, de vert-de-gris et de chandelles; pierre détaille. Restes d'un ancien château ; belle église gothique.

CLERMONT-EN-DAUPHINÉ, village du cant.

de Voiron (Isère). Ancienne baronnie qui a donné son nom à une puissante famille dont descendent les ducs de Clerinont-Tonnerre.

CLERMONT-FERRAND, .Augnsto-JVemetum, Arvernia. Clams Mans, ch.-l. du dép. du Puy-de-Dôme, à 382 kil. S. de Paris (420 par le chemin de fer), au fond d'un vaste bassin formé par lespuys de l'Auvergne. Magnifique cathédrale, nion. hist. du xiii» siècle ; Nolre- Damc-du-Porl,, mon. hist. du xi" siècle, l'un des plus curieux spécimens du style roman-

CLEV

auvergnat ; église des Carmes, xv' siècle ; maisons de la Renaissance ; ceinture de boulevards el plusieurs musées; 80,870 hab. Pâles, semoule, chandelles, cordes, fruits confits, toiles, ouate, dentelles, papier, fer, etc. Patrie de Grégoire de Tours, de Biaise Pascal, et du chevalier d'Assas. Plusieurs sources bicarbonatées et chlorurées sodiqucs ferrugineuses. — Jaude, 2"2» ; Saint-Allyre, 24° ; Sainte-Claire, 19". — La grande source incrustante de Saint-Allyre débite 207,;!00 litres. Puits de la Poix, à 6 kil. do Clermont. Etablissement thermal, où l'on Iraite les rhuma-

tismes, les scrofules, la leucorrhée. Nemetura, capitale des Arverni, fut agrandie et embellie par Auguste, qui l'appela Aupustonemcfum. Elle fut la capitale de l'Auvei'gne. Parmi les conciles qui s'y assemblèrent, nous rappellerons celui de 109;), où la première croisade fut résolue. Les villes de Clermont et de Montferrand furent réunies en 1633 par des avenues de 3 kil. de long. Lat. (à la tour de l'horloge, 407 m. au-dessus de la mer) io" 46' 46" N. ; long. 0° 44' 57" E.

CLERMONT-TONNERRE, illustre famille originaire de ClenMOul.en Dauphiné, et dont les principaux membres furent ; François, comte DE, évêque et comte de iNoyon, (I0:'y-I70l), membre de l'Académie française. — Gaspard MARQUIS DE ( lliSS-1781 ), commanda l'aile gauche à Fonlenoy. — Gaspard, député aux états généraux . fut massacré en sefilem hre 1 792. — Anne-Antoine-J. de, cardinal (1749-1830), fut député aux états généraux, et s'opposa aux ordonnances de 1829 sur les jésuites. — Aimé-Marie -Gaspard, duc de (1 779-1 82ï), général de division, ministre de la marine et de la guerre sous la Restauration, traduisit plusieurs ouvrages grecs.

CLERVAL, ch.-l. de cant., arr. et à 15 kil. N.-E. de Baumes-les-Dames (Doubs), sur le Doidis et le canal du Rhône au Rhin; 1,066 hab. Moulins à blé, hauts-fourneaux.

CLÉRY, ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil. S.-O. d'Orléans (Loiret); 2,558 hab. Eglise construite par Louis XI, qui y a son tombeau.

CLÉRY (Jean-Baptiste), valet de chambre de Louis XVI; s'est illustré par son dévouement envers son maitie, prisonnier au Temple. Il naquit en 17;i9 el mourut en 1809. Il a publié à Londres, en 179S, le Journal de la captivité de Louis XVI (in-8").

CLESINGER, sculpteur. (V. S.)

CLEVELAND [angl. kli'-ve-lannd], grande ville de l'Etal de l'Ohio (Etals-Unis), 'sur le bord méridional du lac Erie, à l'embouchure

de la Cuyahoga, à 220 kil. N.-E. de Columbus, à 540 E. de Chicago, et à 275 S.-O. de Bulfalo; 368,500 hab., dont 20,000 Allemands et 15,000 Irlandais. Grand commerce avec les autres villes des lacs. Raflini'ries de pétrole qui rivalisent avec celles de Pillsburgh. Production d'acide sulfiirique, d'instruments agricoles, de machines à coudre, etc. Les écoles publiques, l'école normale el les quatre écoles supérieures sont fréquentées par plus de 10,000 élèves. Ecolo de droit, trois collèges de médecine, séminaire Ihéologique catholique romain. Bibliothèque publique (24,000 vol.), vingt journaux, dont cinq quotidiens; 125 églises (principales dénominations : baptistes, catholiques, épiscopaliens, méthodistes, presbytériens el congrégalionalistes). Cleveland fut fondé en 1796.

CLÈVES (ail. Kleve ou Cleve), ville de la Prusse Rhénane, à 73 kil. N.-O. de Diisseldorf et à 4 kil. du Rhin ; dans une région fertile; 11,000 h. Bains minéraux dans le Thiergarten ; château de Schwanenburg, où naquit Anne de Clèves et qui sert de prison; manufactures de coton, de cuirs et de tabac. — ■ Clèves, d'abord capitale d'un comté, devint, en 1609, par l'aiiiicNion (]i\ Jùlicli el de Berg, un duché qui fut réuni à .\euburg. Le traité de Lunévilie (1801) donna à la IVance une partie de ce duché, dont l'autre portion, réunie à Berg, fut donnée à Mural en 1806. Presque tout le pays de Clèvi-s devint prussien en 1815. Lat. à la lanterne du château, 51» 47' 15" N.; long. 3° 48' 18" E.

CLIANTHE s. m. (gr. kloos, gloire; anihos, tl''urj. liul. Genre de légumineuses, tribu des lotées, comprenant une seule espèce, le clianthe de Dampier (clianthns Dampieri), qui croît dans les régions désertes de l'Australie.

ClianthuA Dampieri.

C'est un joli arbrisseau d'ornement, que l'on recherche à cause de la singularité de la forme de ses fleurs, qui olTrent de brillantes couleurs.

* CLICHAGE s. m. Typogr. Art ou action de clicher : les procédés du clichage varient. — Encycl. Voici quelle est la méUiode presque universellement adoptée aujourd'hui, — Pâte. On prend 2 kilog. de colle de pàtebien fraîche , à laquelle on ajoute 2 kilog. de blanc d'Espagne que l'on a soin de broyer, pour en faire une pâte que l'on passe ensuite dans un tamis fin. On peut ajouter à cette pâte 10 centig. environ de dcxlrine pour 2 kilog., dans le but de maintenir les flans frais. — Flans. Sur une feuille de papier collé, moelleux autant que possible, on étend une couche bien égale de pâle, puis l'on met pardessus, en ayant soin d'éviter les cloques ou plis, une série de cinq ou six feuilles de papier pelure sans colle, séparées par une couche de pâle. Ces flans, posés l'un sur l'autre, peuvent se conserver quinze jours el servent à prendre

les empreintes. — Empreintes. Dansun châssis spécial au clichage et de la hauteur du caractère, on impose une ou plusieurs pages de caractère mobile débarrassé do toute impureté. On passe sur l'œil de la lettre une brosse douce, légèrement humectée d'huile de pied de bœuf; on applique ensuite un flan du côté du papier pelure, sur le caractère, et on le frappe bien également avec une brosse dure pour le faire entrer dans le creux de la lettre. Pour donner de la solidité à l'empreinte, on colle avec la pâte sur le flan plusieurs feuilles de papier, puis l'on frappe encore jusqu'à ce que l'empreinte soit suffisante. On met le tout (empreinte et mobile) sécher sur un fourneau chauUé fortement, en ayant soin de recouvrir le caractère d'un fort molleton destiné à pomper l'humidité el d'une platine qui, au moyen d'une vis de pression, vient serrer la forme contre le marbredii fourneau; au bout de vingt minutes, on relire l'empreinte quiesl devenue un carton très dur, sur lequel toutes les lettres du mobile se sontprofondémenl imprimées.— Coulage. Dans une chaudière ou poche en fonte, établie sunin fourneau, on met du plomb mélangé de régule d'antimoine (16 kilog. derégule pour 100 kilog. de plomb). Lorsque le tout estiiieii fondu el arrivé àun degré de chaleur voulu (on plonge une feuille do papier collé dans la matière; si le papier prend la couleur de café au lait foncé, il est temps de couler), on prend une empreinte qu'il faut faire chanlfer jusqu'à ce qu'elle brûle les doigts, de façon à chasser l'air du creux des lettres ; on étale sur cette empreinte, avec une brosse douce, de la poudre de talc, on bat l'empreinte pour faire tomber l'excès de talc, on la met dans un moule avec une équerre qui sépare l'empreinte d'uni; platine adaptée au moule, puis l'on coule do la matière sur l'empreinte; on laisse refroidir, on lève la platine et on retire alors un cliché de l'épaisseur de l'équerre et qui reproduit exactement le caractère. — Rabotage, biseautage et ÉCHOPPAGE DES CLICHÉS. La plaque ou page qui vient d'être coulée a encore besoin, pour pouvoir être mise sous presse, de subir les transformations suivantes. A l'aide d'un rabot, on met la page de grandeur, en ayant soin de laisser autour des lettres une marge d'environ un demi-centimètre; à l'aide d'un biseautoir, on abat l'angle supérieur de cette marge el l'on obtient ainsi ce qu'on appelle un biseau. Ensuite, au moyen d'échoppes et de ciseaux, on enlève toutes les parties qui en dehors du caractère pourraient marquer à l'impression. On place celle page sur un bloc de matière dure, pour lui donner la hauteur du caractère, en l'a-sujeltissant avei'des gritfes ; puis l'on imprime sur les clichés comme surlc caractère mobile. (Voy. Galvanoplastie.)

* CLICHE, ÉE part, passé de Clicher. — s. m. Planche, d'un relief obtenu par le clichage : le cliché d'une paije; faire des corrections sur les clichés. — w Cliché adj. Jargon. Syn. de stéréotypé, banal, connu : tel est le discours cliché que l'honorable orateur tient en réserve pour toutes les circonstances. — C'est cliché, se dit pour c'est immuable, c'est connu. Se prend quelquefois substanliv.

' CLICHER V. a. Typogr. Faire des planches solides qui reproduisent en relief l'empreinte d'une composition en caractères mobiles, et qui peuvent servir à plusieurs tirages : clicher une page ; clicher U7i dictionnaire, un ouvrage classique. On dit de môme : clicher un fleuron, une vignette, etc.

CLICHERIE 3. f. Typogr. Lieu où l'on cliché.

* CLICHEDR s. m. Ty[iogr. Ouvrier qui cliché : un habile clicheur,

CLICHY, prison pour dettes qui était située dans la rue de ce nom, à Paris.

CLICHY (Club de), club réactionnaire qui

CLTF

s'établit dans le bas de la rue de Clicbj', après le 9 thermidor, et fut fermé le 18 fructidor.

CLICHY (Barrière de), ancienne barrière de Paris, célèbre par la résistance que la garde nationale, commandée par le maréchal Moncey, y opixjsa aux alliés en 1814.

CLICHY-LA-GARENNE, Cligiacwn, ville du cant, et à i kil. de iNeuiUy (Seine), sur la rive droite delaSeine ; 33,895 hab. Fabriques d'amidon, blanchisseries, bougies, briqueteries, corderies, huiles, éponges, teintureries, blanc de zinc, céruse dite de Clichy. Eglise Saint- Médard, du xvii» siècle. Plusieurs conciles se sont tenus dans celle ville.

CLICHYEN ou Clichien s. m. Membre du club de Clichy. Les principaux clichyens étaient Pichcgru, Royer-Collard et Camille Jordan.

CLICTOU (Josse), théologien et mathématicien tlamand, né à iMeuport, morl à Chartres en 1543. Chanoine théologal à Chartres, il combattit les idées de Luther dans des ouvrage* remarquables par l'érudition et par le style autant que la modération du langage. 11 a écrit en lalin De vera nobilitate (Iraduclion franc, de l'abbé Méry, Paris, 1701), un Anti- Lutherus, (1523, in-fol.), quelques ouvrages latins sur les mathématiques et un recueil de ses Sermons (1534).

* CLIENT, ENTE s. (lat. cliens). Chez les anciens Romains, celui qui se mettait sous la protection des plus puissants citoyens : les clients rendaient beaucoup d'honneur à leurs patrons, les accompar/naient, etc., dans ce sens il ne s'emploie qu'au masculin. — Par ext. Celui ou celle qui charge de la défense ou de la conservation de ses droits un avocat, un avoué, un notaire : bon client ; cet avocat, cet avoué, ce notaire a beaucoup de clients. — Parties à l'égard de leurs juges : l'antichambre de ce magistrat Était toujours pleine de clients. — Personne qui achète babiluelleinent chez un marchand; qui emploie habituellement un artisan, etc. — »» Jargon. Celui qui est volé ou exploité ; dans l'aigot des voleurs ce terme a été remplacé par celui de « Pan te ».

* CLIENTÈLES, f. Chez les anciens Romains, tous les clients d'un patron : il avait assemblé toute sa clientèle. - Protection que le patron accordait à ses clients : il était sous la clientèle de Scipion. — Par exlens. Tous les clients d'un avocat, d'un avoué, d'un notaire d'un marchand : OTOir une nombreuse clientèle; sa clientèle diminue tous les jours.

CLIFOIRB s. f. Seringue que font les enfants avec un bâton de sureau.

CLIFTON, station thermale de Gloucestershire (Angleterre), formant aujourd'hui un faubourg de Bristol, sur la pente escarpée de

Pont suspendu de Clifton.

la rive de l'Avon, qui y est traversé par un pont suspendu de 260 pieds de haut et de 702 pieds de long; 2S,<i9o Iiab. Bsau jardin zoologique. Source thermale à 76° F.

CLIM

CLIGNANCOURT, ancien hameau qui forme aujourd'hui un quartier du 18= arr. (Paris).

•CLIGNEMENT s. m. Action de cligner les yeux; mauvai.se habiludede cligner les yeux : il est sujet a un clignement d'yeux.

' CLIGNE-MUSETTE s. f. Jeu d'enfants, dans lequel l'un d'eux ferme les yeux, tandis que les autres se cachent en divers endroits, où il doit ensuite les chercher pour les prendre : jouer à cligne-musette.

•CLIGNER V. a. [kli-nié;9n mil.] (lat. clinare, baisser). Ne se dit qu'en parlant des yeux et n'est usité que dans ces phrases : cligner les ijeux; cligner l'œil, fermer l'œil, fermer les yeux à demi pour diminuer l'impression d'une lumière trop vive, ou pour considérer des objets très pelits.

* CLIGNOTANT, ANTE adj. Qui clignote :

des y eux clignotants. - AnaL. comparée. Memi)ii.\NK CLIGNOTANTE, celle qui, chez Certains animaux, tels que les oiseaux, les chats, etc., se trouve placée entre le globe de l'œil et les paupières, et qu'ils étendent à volonté audevant de leur prunelle, pour se garantir d'une kiiiiièrc trop vive.

• CLIGNOTEMENT s. m. Mouvement involontaire qui fait qu'on remue continuellement les paupières : il est sujet à un clignotement d'yeux continuel.

* CLIGNOTER v. n. Remuer et baisser les paupières lifqucmnirnt, coupsurcoup -.Une fait que clignoter ; on dit aussi : Clignoter des

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