VEUX
• CLIMAT s. m. (gr. klima). Géogr. Partie du globe de la terre, comprise entre deux cercles parallèles à l'équateur, et telle que le jour du solstice d'été est plus long d'une demi-heure, par exemple, sous le second de ces cercles, que sous le premier : les anciens ne connaissaient que sept clinutts; les géographes modernes ne comptent plus par climats, ils comptent par degrés de latitude. — Chacune des lignes qui marquent sur le globe la division des climats : le premier, le second climat passe par tel lieu. — Région, pays, principalement eu égard à la température de l'air : climat chaud, tempéré, doux, agréable. — En- CYCL. Chez les Grecs, le mot klima (de klinein, incliner), désignait l'obliquité de la sphère terrestre, à laquelle on doit l'inégalité de la longueur des jours, d'où vint qu'on l'appliqua aux zones de la surface terrestre, sur lesquelles le jour est plus ou moins long, suivanlleur position. Le géographe Ptolémée fut le premier à établir ces zones et à les nommer climats. C'est à sir William Herschel et à Alexandre von Huniboldt que l'on doit les rapides progrès de la climatologie au xixe siècle. Humboldt, en 1817, publia en fiançais son célèbre traité : Des lignes isothermes et de la distribution de la chaleur sur le globe, dans lequel il démontre que la décroissance de la chaleur, par rapport à l'augmentation des degrés de latitude, est bien moindre sur les côtes occidentales de l'ancien monde que sur les côtes orientales du nouveau monde. Il réunit leslieux ayant annuellement une même moyenne de température, par des lignes iso- Ikermes, dont les sommets convexes se trouvent près de la côte 0. de l'ancien monde, tandis que leurs sommets concaves sont près de la côte orientale du nouveau monde. Ces lignes durèrent matériellement des parallèles de latitude; celle de i'6"C., par exemple, traverse, en Europe, la ligne de 42» de latitude ; mais elle descend à la latitude de 3'i° en Amérique. — D'aprèsMalte-Brun, le climat estia réunion de toutes ces circonstances extérieures physiques et naturelles, relativement à chaque localité particulière.— Les climats de la terre sont très irréguliers et trèsdivers; on nepeut les déterminer par des conditions astronomiques, ni par la forme ou les mouvements
CLÎN
de la terre relativement au soleil. Néanmoins la chaleur reçue du soleil est la condition fondamentale des dégrés de la température; mais l'air, la vapeur atmosphérique et l'eau sont de puissants agents de dilfusion de la chaleur, en recevant les produits directs de l'action solaire et en les transportant des régions tropicales jusqu'à des latitudes où la chaleur solaire n'arrive pas suffisamment. Le pouvoir de la chaleur tropicale est énorme. Non seulement elle stimule la croissance des végétaux et des animaux, mais encore toute la masse inorganique capable de mouvement est mise eu circulation; elle raréfie l'air, ce qui lui donne une rapide circulation, en même temps que de grandes quantités d'eau sont converties en vapeur, et deviennent ainsi capables d'absorption et de diffusion. Ce système de circulation de l'air et de l'eau a pour résultat général, l'évaporation et la chute, sous forme de pluie, d'une nappe d'eau que l'on évalue à 3 mètres sous l'équateur, à 2 mètres sous les tropiques, à 1 mètre sous le 43° parallèle et à 3o centimètres dans ie cercle arctique. Le mouvement des grands courants maritimes a également une grande influence sur la distribution de la chaleur. Ces couraiits sont causés parunexcèsdechaleursous les tropiques, et d'une raréfaction de larnassetluide des latitudes éqiiatoriales. Un mouvement des eaux vers l'occident est arrêté par les masses continentales de l'Amérique et de l'Asie; les courants dévient et se dirigent l'un vers le golfe du Mexique, où II forme le Gulf-Stream, l'autre sur les côtes de Chine et du Japon, où il reçoit le nom de Kouro-Siou. Ces grands courants, se dirigeant vers le nord, dégagent leur excès de chaleur et modifient ainsi les climats des pays près desquels ils passent. Cette action se fait particulièrement sentir sur les côtes occidentales de l'Europe, où les courants font dévier la circulation atmosphérique elle-même et chargent l'air d'humidité. Dans l'hémisphère austral, il y a un mouvement semblable, mais moins puissant. Dans chaque hémisphère, il existe des courants froids, qui viennent des régions polaires et se rendent dans les régions les plus chaudes; ils ont, eux aussi, leurintluence climatérique.
(Voy. MÉTÉOROLOGIE.)
CLIMATÉRIE s. f. (gr. klimax, échelle, degré). Méd. Echelle des âges ou périodes.
• CLIMATÉRIQUE ad. N'est usité que dans ces locutions : an climatérique, année climatérique, chaque septième année de la vie humaine, et particulièrement la soixante-troisième, qu'on appelle aussi : la grande clim.\térique, et absol. LA CLIMATÉRIQUE : Ics nncicns Croyaient à l'influence des urinées climatériques sur la santé, la vie ou la fortune. — Méd. Se dit de certaines époques de la vie ou il survient de grands changements, indépenriainment de l'ordre numérique des années : l'époque de la puberté est une époque climatérique. — ■ »x Qui tient au climat; qui a rapport au climat : influence climatérique du vent.
CLIMATOLOGIE s. f. (gr. klima, klimntos, climat; logos, discours). Traité, étude des climats et de leur influence.
CLIMATOLOGIQUE adj. Qui a rapport à la
cliiiiatolo-'ie : étude climatologique
CLIMATURE s. f. Nature du climat; circonstances i-limatologiques.
CLIMAX s. m. [kli-makss] (gr. klimax, échelle . Khétor. Synon. de gradation.
* CLIN s. m. [klain] (gr. klino, je bai.sse). Prompt mouvement de la paupière ([u'on baisse et qu'on relève au même instant. Se joint toujours au mol œil: faire un clin d'œil; se faire obéir par un clin d'œit. — Faire un clin d'œil a oi'elqu'lin. lui faire un signe de l'œil. — Fam. En un clin d'œil, en moins d'un clin d'œil, en un moment, en fort peu de temps :