CODA
un liquide clair, d'une grande fraîcheur tant que la noix est attachée à l'arbre et quelle que soit, du reste, la température; et la coquille est garnie d'une niasse gélatineuse et douce que l'on mange soit seule, soit préparée avec divers autres ingrédients. A mesure que le fruit mûrit, l'albumine se dépose en couche épaisse sur les parois de la coquille, et le liquide devient insipide. L'albumine, sous cette forme peut être mangée ou accommodée de dilférenles manières; elle contient une huile dont les Polynésiens font de la pommade et qui est aussi employée pour la cuisine, pour la fabrication du savon et pour celle des chandelles.
COCOTTE ou Cocote s. f. (rad. coq). Nom que les enfants donnent aux poules. — Petite poule de papier. — Terme d'amitié : ma cocotte. — Fille de mœurs légères qui se fait remarquer par l'extravagance de sa toilette; une coeotte à riueue de cheval. — Cuis. Sorte de casserole en fonte.
COCOTTERIE s. f. Jargon. Monde des cocottes : on remarquait aux courses la plupart des bcttingmen mêlés à la fleur de lahaute cocotteric parisienne.
COCOTZIN s. m. Espèce de petite toulerelle du Mexi(]ue.
COCQUARD s. m. [ko-kar] (rad. coq). Métis provenant du croisement du faisan avec la poule.
COCQUARD (François-Bernard), avocat et poète, né a Dijon en I7ii0, mort en 1772. Ses Poésies diverses (Lyon-Paris, 1704, 2 vol. in- 12), virent, pour la plupart, le jour en premier lien dans le Mercure.
COCRÉANCIER s. m. Celui qui est créancier du même débiteur, avec une ou plusieurs autres persoimes.
* COCTION s. i. [koc-si-on] (lat. c-oefio ; de coqucre, cuire). Didact. Action soutenue de la chaleur sur des matières animales ou végétales; effet de cette action. — Se dit surtout en parlant d'une chose que l'on fait cuire dans de l'eau bouillante ou dans un autre liquide. — Propr. enPhysiol. Digestion des aliments dans l'estomac : quand l'estomac est faible, la coction ne se fait pas bien. — Médec. La coction DES HUMEURS, est. Suivant les humoristes, l'élaboration des humeurs qui se séparent de la masse du sang : cela sert à la coction des humeurs. — PÉRIODE DE COCTION, la période d'une maladie où s'opère la coction des humeui's. — La coction des métaux. Manière dont les métaux se perfectionnent dans le sein de l.i terre.
* COCU s. m. (de coucou). Par dérision tm peu libre, se dit de celui dont la femme manque à la fidélité conjugale : sa femme l'a fait cocu.
Qui cinquante ans aura vécu Et jeune femme épousera, S'il est galeux, se gi-attura Avec les ongles à'un cocu.
* COCUAGE s. m. Par dérision, état d'un homme qui est cocu : il souffic patiemment le cocuagc.
COCUFIER V. a. Faire cocu.
COCYTE (Mythol.). L'un des cinq fleuves de l'enfer. — liivière qui naissait au pied du Pinde et qui se jetait dans le lac Achéruse.
COD (Cap), péninsule sablonneuse, qui forme l'extrémité S.-E. de l'Etat de Massachusetts et qui s'étend dans l'Atlantique sur une longueur de 55 kil. et une largeur moyenne de, 12 kil. Elle forme une courbe qui enveloppe la magnifique rade de Proviiicclown. Sou extrémité septentrionale, appelée pointe Race, se trouve par 42° 2' 22" lat. N., et 72° 23' 42" long. 0.
CODA s. f. (ital. queue). Mus. Reprise finale d'un menuet, d'une polka, d'une contredanse.