‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 97 sur 568 · CODE · texte numérisé non relu

CODE

de la marine marchande (décret-loi 24 mars 18u2). On appelle Code commercial des signaux maritimes, un dictionnaire adopté par la plupart dos nations maritimes, et à l'aide duquel les navires peuvent communiquer à distance, au moyen de pavillons diversementcombinés. L'Angleterre, pays de vieilles traditions, n'a pas de codes; mais la plupart des nations de l'Europe ont imité et souvent perfectionné les codes français. L'Allemagne ïcmplacepeu à peu les codes particuliers à chacun de ses Etats par d'autres, qui sont communs à tout l'empire : elle possède déjà un code de commerce, un code de procédure et un code pénal; le code civil allemand est en préparation, et l'unification, commencée par les armes, se complète par les lois, en attendant l'absorption de tous les Etats par le plus puissant d'entre eux. » (Ch. Y.)

* CODÉBITEUR s. m. Jurispr. Celui qui a coiitiacto une dette conjointement avec un autre : codébiteurs solidaires.

' CODÉCIMATEUR s. m. Celui qui percevait des dîmes avec un autre décimateur.

CODÉINE s. f. (gr. hôdé, tête de pavot). Chim. Alcaloïde découvert par Robiiiiiot, en 1832, et qui se trouve dans l'opium. On l'emploie en médecine comme calmant, contre la gastralgie et les toux opiniâtres, surtout chez les sujets nerveux. Dose : de 1 à S centigr., en pilules, sirop et potion.

CODÉIQUE adj. Se dit d'un acide extrait de

la cudoiJie.

* CODEMANDEUR s. m. Jurispr. Celui qui, conjointement avec un autre, foime une demande en justice.

* CODÉTENTEUR s. m. .Jurispr. Celui qui, relient avec un autre, une somme, une succession, un héritage.

CODÉTENU, UE s. Personne détenue en même temps qu'une ou plusieurs autres dans un même lieu.

* CODEX s. m. [ko-dèks] (lat. codex, manuscrit). Pharm. Recueil des formules de médicaments adoptées par la Faculté de médecine de Paris. — Ant. rom. Nom des tablettes de bois recouvertes de cire sur lesquelles on écrivait. Plus tard, on donna ce nom à un manuscrit volumineux {codex manusciipti), et sous les empereurs aux collections de lois civiles et ecclésiastiques. — Législ. « Le Codex 7nédicamentarius, autrement dit la Pharmacopée française, est le recueil des formules adoptées pour la composition des médicaments, et en dehors desquelles formules, toutes les autres sont considérées comme des remèdes secrets dont la vente est interdite (L. 21 germinal an ,\I, art. 32). Cependant il peut être vendu d'autres médicaments, lorsque l'Académie de médecine les a reconnus nouveaux et utiles, et que les formules, approuvées par le ministre du commerce, ont été insérées dans le bulletin de cette société (Décr. 2o prairial an XIU; décr. 3 mai 18,ï0). Les pharmaciens sont tenus de se conformer aux formules du Codex, et ils ne peuvent s'en écarter qu'en vertu d'une ordonnance signée par un médecin. La sanction de cette obligation résultait autrefois d'un arrêt de règlement du Parlement de Paris, en date du 23 juillet 1748, et qui, dans l'étendue de sa juridiction, frappait les contrevenants d'une amende de 500 livres; aujourd'hui, cette sanction consiste en une amende de 25 à 600 fr., à laquelle s'ajoute, en cas de récidive, un emprisonnement de trois à dix jours (L. 21 germinal an XI, art. 36; arr. cass. 16 déc. 1836, ISjanv. 1839, 17 août 1867). La dernière édition du Codex a été rendue officielle par un décret du ;; décembre 1866. L'utilité de cette publication est très contestable, ainsi que celle des prescriptions légales qui y sont relatives. » (Ch. Y.)

COELE

'CODICILLAIRE adj. [ko-di-cil-lai-rel. Qui est contiMiu dans un codicille : legs codicillaire; disposition codicillaire, etc. — Clause codicillaire, clause d'un testament par laquelle le testateur déclare que, si son testament ne peut valoir comme tel, il entend qu'il vaille comme codicille.

•CODICILLE s. m. [co-di-ci-le] (lat. codicillus, diminut. de Codex). .\cte postérieur à un testament, qui a pour objet d'y ajouter ou d'y changer quelque chose : par son codicille, il révoqua trois ou quatre articles de son testament. Dans notre législation actuelle, toute disposition de dernière volonté se nomme test.vment.

CODIFICATEUR s. m. Auteur d'un code.

* CODIFICATION s. f. Didact. Travail à l'elfot do réunir des lois éparses en un corps de législation qu'on appelle Code.

* CODIFIER V. a. Didact. Réunir des lois éparses en un corps de législation.

* GODILLE s. m. \ll mil.]. Jeux de Ihombre, du tri, du quadrille. Est employé dans cette phrase : faire ou gagner eodille", gagner sans avoir fait jouer.

CODIRECTEUR, TRICE s. Personne qui dirige avoo une un plusieurs autres personnes.

CODOGNO [ko-do'-nio], ville de l'Italie septentrionale, à o6kil.S.-E. de Milan; H, 600 hab. Soieries, fromage parmesan. Les Autricliions y furent battus par les Espagnols en 1746, et par les Français en 1796.

* CODONATAIRE adj. Jurispr. Associé, conjoint avor un antre dans une même donation.

CODRINGTON [kod'-rign-t'n] (sir Edward), amiral anglais (1770-t8ol). Se distin^'iia à Trafalgar; commanda une escadre qui combattit les Français sur les côtes de Catalogne ; devint vice-amiral en 1821 et commanda les forces combinées de France, de Russie et d'Angleterre à Navarin (20 oct. 1827).

CODRUS [ko-druss], le dernier roi d'Athènes ; régna vers l'an 1068 av. J.-C; il se sacrifia pour sauver sa patrie; les .athéniens, pensant que nul n'était digne de lui succéder, abolirent le titre de roi et établirent l'archontat, qui fut donné à son fils Menon.

* CŒCUM s. m. [sé-komm]. Voy. Cecum.

* COEFFICIENT s. m. [ko-é-fi-si-an] (pré, co: et efficient . Algéb. Nombre ou quantité connue, ou censée telle, qui s'écrit au-devant d'une quantité algébrique inconnue, et qui la multiplie. Dans l'expression 4 6' )•, 4 est le coefficient de la quantité b^ r. Dans l'expression b'^ (c — r), 6' est le coefficient delà diti'érence c — r.

COEHORN [kou'-horn] ou Cohorn (Menno

van), baron, ing-énieur hollandais, né vers 1641, mort en 1704. Il s'occupa surtout do l'art des fortifications. 11 fut successivement général d'artillerie, directeur général des fortifications et gouverneur des Flandres. Toute sa vie se passa à fortifier sa patrie. 11 inventa, en 1674, le petit mortier appelé cohorn. Nimègue, Bréda, Berg-op-zooni et plusieurs autres forteresses témoignent de la supériorité de son système d'atlaque et de défense. Pendant les campagnes de 1683 à 1691, il résista aux Français. Le siège de Namur, en 1692, lui donna l'occasion d'éprouver son système contre celui de Vauban ; mais ayant été dangereusement blessé, il dut se rendre à son rival. En 169.'), il aida à reprendre Namur.

COÉGAL, ALE, AUX adj. Théol. Se dit des trois personnes de la Trinité, qui sont égales entre elles.

COÉGALITÉ s. f. Théol. Qualité des personnes coegales de la Trinité.

CŒLE-SYRIE. Voy. Syrie et Lidan.

COEUR

* CCtîLIAQUE ou Céliaque adj. [sé-li-a-ke] (pr. kijiliiltos; de koili'i, entrailles). Méd. Se dit d'un flux de ventre : flux cœlkique. — Anat. Se dit d'une des artères du bas-ventre : artère cœliaqiie.

CŒLIUS AURELIANUS. Voy. C.elius Aore-

LIANLS.

COELLO i Claudio) [ko-èl-io], peintre de Charles II d'Espagne (1i;2l-'t13). Son chefd'œuvre est le retable de la sacristie de lEscurial.

COEMPEREUR s. m. Empereur qui rt'-pneconjointement avec un ou plusieurs autres empereurs.

* COEMPTION s. f. [co-am-psi-onl (!;;f.

coemptio, du préf. co, et de emcre, acheter). Dr. rom. .\chat récipi'oque.

COENDOU s. m. Porc-épic d'Amérique.

* COÉQUATION s. f. [ko-é-koua-si-on]. Répartition réi-'lant la part proportionnelle de chaque contribuable.

* COERCIBILITÉ s f. Qualité d'un corps qui peut être resserré dans un certain espace.

* COERCIBLE adj. [ko-èr-si-ble] (lat. coercerc, comprimer). Pbys. Qui peut être resserré et retenu dans un certain espace : tous les gaz sont coercibles.

•COERCITIF, IVE adj. [ko-er-si-tif] (lat. coerccic. cumprimer). Droit. Qui renferme le droit de coercition : poiaoir coei citi/', puissance cocrcitive.

* COERCITIONS, f. Droit. Action par laquelle on empêche quelqu'un d'afiir contre son devoir; droit qu'on a de contraindre quelqu'un à faire son devoir : le droit de coercition est un des attributs de la justice.

COËSRE s. m. [ko-è-sre]. Arpot. Grand coESRE, titre que prenait le roi des ribauds, au xv« siècle.

COESSENTIEL, ELLE adj. Qui a la même essence ou la même personnalité qu'un autre.

COÉTAT s. m. [ko-é-ta]. Etat ou prince qui partaye la souveraineté avec un autre.

* COÉTERNEL, ELLE adj. Qui e.\iste de toute éternité avec un autre. Le Ycrie est coéternel au Tére: quelques philosophes paiens ont cru que la matière était coctcrnclle à Dieu.

COÉTERNITÉ s. f. Qualité des êtres coéternels.

COËTLOGON , famille bretonne, dont le membre le plus célèbre fut Alain-Emmanuel, MARQUIS riE, vice-amiral et maréchal de France, né en 1646, mort en 1730; il servit avec distinction sous les ordres de Duquesne et de ïourTille. s'illustra paràculièremenl à la Hougue et fît ensuite la guerre de course.

* CŒUR s. m. [keur] (gr. kardia; lat. cor). Anat. Organe principal de la circulation, placé dans la poitrine entre les poumons, incliné un peu à gauche, et recouvert par le péricarde. 11 est creux, musculeux, contractile, delà grosseur du poing, en forme de cône émoussé, avec la base dirigée en haut. Une cloison complète qui le divise eu deux cavités, le partage en cœur gauche et en cœur droit. Chacune de ces cavités est subdivisée en deu.x autres cavités superposées, Voreillette et le ventricule, communiquant ensemble par l'orifice auriculo-venlriculairc, muni d'une valvuleou soupape nommée iricuspidc, à droite, et mitralc, a gauche. Ces valvules sont disposées de façon à permettre le passage du sang de l'oreillette dans le ventricule; mais elles s'opposent, en se fermant, au reflux de ce liquide. Les orilices, qui font communiquer chaque ventriculeavecrarlèrecorrespondante, sont aussi, munis de valvules àilai sjgmoi des. Le cœur a pour fonction de chasser le sang

COEUR

dans toutes les parties du corps. (Voy. Cmcu-

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