‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 98 sur 568 · L.\TIOiN · texte numérisé non relu

L.\TIOiN

Le cœur

rac et les puuiiions ',vii~

R.V., -vcnlriculc droit; L.V., ventricule gauche; R.A., oreillette droite ; LA., oreillette gauche: .4o.. aorte; P. A., artère pulmonaire; P. V., veines pulinonaires;R.L., poumon droit; L.L., poumon gauche; V.S., veine cave supérieure; V.I., veine cave inférieure.

Les maladies du cœur ne se guérissent pas complètement, mais on peut en retarder l'évolution. (Voy. CARDITE, ENDOCARDITE, rERICAR- DITE, HYPERTROPHIE, VALVULES, ANÉVRISME, CAR- DIALGIE, CYANOSE.)— Tant QUELE CŒUR MEBATTRA,

tantquoje vivrai.- Fig. et pop. Tantquelecœur

ME BATTRA DANSLE VENTRE, AU VENTRE. — PrOV. et fig. Il VOUDRAIT LUI MANGER, LUi AVOIR MANGÉ LE

CŒUR, LUI ARRACHER LE CŒUR, se dit pour exprimer la haine mortelle qu'un homme porte à un autre. ■ — Cœuh, se dit dans un sens particulier, du conir considéré comme susceptible de mouvements causés par les passions : le cœur lui but violemment; son cœur palpite; son cœw tressaillait d'aise, de joie; épanouissement de eœur, serrement de cœur. — Par cxt., la partie de la poitrine où les battements du cœur se font sentir : il le pressa, il le serra tendrement contre son cœur; mettre la main sur son cœur, sur le cœur de quelqu'un. — Se dit au fig. du cœur regardé comme le siège des passions, l'organe de la sensibilité morale : avoir le cœur navré, oppressé, serré de douleur, de tristesse; son cœur était enflammé de colère.

L'inilifTêrence est pour les cffur:

Ce que l'hiver est pour la terre

M"" Dbsbodillbrm.

Lf^s Oisenux.

— Le cœur me LE DISAIT BIEN, ME LAVAIT BIEN

DIT, j'en avais un pressentiment. — Parler

AU cœur, parler de manière à intéresser le cœur. — Cel.\ va au cœur, cela touche, émeut : SCS paroles m'allaient au cœur. — Fam. De GAIETÉ DE CŒUR, de propos délibéré et sans sujet : il l'insulta de gaieté de cœur. — Se ronger LE ca;un, ronger son cœur, s'allligor, se chagriner, se tourmenter. — Avoir quelque chose sur le cœur, en avoir du ressentiment. On dit de même, Cela lui tient au cœur. — Cela lui pèse sur le cœur, cela lui cause du chagrin, du ressentiment. — DÉcnAUCER son CŒUR, découvrir, déclarer avec franchise les sujets de douleur, d'inquiétude ou de plainte que l'on a : ma patience est à bout, il faut que je déchanje mon cœur. — Prov. Je veux en AVOIR LE ca:uR net, je veux savoir ce qui en est, je veux me délivrer de mes doutes sur ce fait : je lui demanderai la cause de son refroidissement pour en avoir le cœur net. -- Faculté de l'ànie qui nous rend capable d'affection, d'amitié, d'amour, do zèle : régner sur les cœurs; se concilier tous les cœ-urs: il a mis son cœttr aux choses de lu terre; du meilleur de mon cœur. — Fig. et fain. Son cœur commence a PARLER, SON CŒUR A PARLÉ, sc dit d'une jcune personne qui éprouve les premiers sentiments de tendresse, de préférence pour quclqu'uii. — Prov. Loin des yeux, loin du cœur, ordinairement l'absence détruit on refroidit les af

COEUR

fections. — L'ami, l'amie du cœur, celui, celle que l'on aime le plus tendrement : c'est l'ami du cœur. — Fam. Affaire de cœur, commerce de galanterie. — Fig. Ces deux personnes ne

SONT qu'un cœur ET Qu'UNE AME, CE N'eST QU'lN

CŒUR, elles s'entr'aiment beaucoup. — Mon cœur, mon petit CŒUR, MON CHER CŒUR, expressions de tendresse dont on se sert en parlant à une personne que l'on aime; ou, par badinage, en parlant à une personne avec qui l'on vit familièrement. — Avoir a cœur de, avoir un vif désir, une ferme intention de : j'ai à cœur de vous prouver ma reconnaissance. — Prendre une chose a cœur, s'en ail'ecter, et y être vivement sensible : vous prenez cela tro;) à cœur. On dit de même, cette affairelui TIENT AU CŒUR, il s'y intéresse fort. — Fam. Avoir cœur, avoir le cœur au métier, travailler avec zèle, avec ardeur; affectionner ce qu'on fait, ce qu'on doit faire. On dit de même. Avoir cœur a l'ouvrage. — De bon cœur, dk

GRAND CŒUR, DE TOUT SON CŒUR, VolOUticrS, aVeC

plaisir. A contre-cœur, avec répugnance, malgré soi. — Fam. Si le cœur vous en dit, si VOUS êtes d'humeur à faire cela : le cœur vous en dit-il'l — Prov. Prendre son cœur par autrui, se mettre en la place de quelqu'un, agir à son égard comme en pareil cas nous voudrions qu'on agît au nôtre. — Prendre son CŒUR a deux mains, faire un grand effort sur soi-même. — Se dit aussi en parlant des inclinations de l'âme ; c'est un bon cœur; il a le cœur droit ; il a le cœur franc ; il a le cœur bien placé. — Fig. C'est un cœur d'or, c'est uu excellent cœur. — Avoir, porter un cœur d'uomme, être doué de sensibilité. — Fig. N'avoir point de cœur, être dépourvu de toute sensibilité, n'avoir aucune noblesse, aucune générosité dans les sentiments. — Prov, Mauvaise TÈTE et don cœur, les gens étourdis et inconsidérés ont souvent de bonnes intentions, un bon cœur. — Fig. Etre tout cœur, être très généreux, très bienfaisant. On dit dans le même sens : ilest plein île cœur, il a un grand eœur. i^Wi^iliquem. '.c'est un grand cœur.

— Cet homme a le cœur endurci, c'est un CŒUR endurci, il est tellement opiniâtre, qu'on ne peut le fléchir ; et, en langage de dévotion : il est extrêmement obstiné dans le mal, dans le péché. — Fig. Avoir le cœur ou un cœur de

ROCHE, UN cœur DE MARBRE, UN CŒUR DE DIAMANT, UN CŒUR DE BRONZE, UN CŒUR d'aIHAIN, aVOif UU

cœur dur, insensible :

Avec ce beau visage avoir le cœur de rorhc,

C0RNB1LI.K, La Suivante, acte 111, se. 1T.

— Avoir UN cœur de tigre, être d'une extrême cruauté. — Se dit quelquefois par opposition à l'esprit, dans les diverssensfigurés qui précèdent : ce sermon plait à l'esprit, et ne touche point le conir; former l'esprit et le cœur des CJifants. — Cœur, se dit aussi, soit absol., soit avec un adj., en parlant du couragi^ de la fermeté d'âme, de la constance : il a du cœitr, perdre cœur; reprendre cœur.

Rodrigue, as-tu du cœur?

ConNEIt,I,K.

— Fig. iJn cœur de lion, un grand courage; et fam., un cœur de poule, une exlrêine poltronnerie. — Fig, et fam. Mettre, remettre le cœur au ventre a quelqu'un, lui donner, lui redonner du courage : je lui ai mis le cœur au ventre. — Faire contre fortune, contre mauvaise fortune don cœur, ne pas se laisser abattre par la contradiction, par les échecs, par les revers. — Prov. Le cœur haut et la fortune basse, plus de courage que de fortune. — Ce malade a le cœur bon, son courage se soutient, il a encore des forces. — Avoir le cœur mort, se sentir très f.Tible, épuisé, abattu. — Pensée intime, dispositions secrètes de l'âme :

Je veux lire une fois au fond de votre ca?u»*«

ConNEilLLC.

— Le cœur des rois est dans la mainde Dieu, il tourne leurs volontés comme il lui jilait. —

COEUR

Sk parlkr CŒun a cœur, pai'ler avec la plus grande iVanchise, sans aucune réserve. — Pi'ov. Il dit cela de boucue, mais le cœur n'y TOUCHE, il parle contre sa pensée. Dans un sens analogue : il le dit des lèvres, mais le CŒCR n'y est pas. — Fig. Avoir le cœur sur LES lèvres, être franc et sincère. On dit dans le nu>nic sens, avoir le cœur sur la main. — Ouvrir son cœur a quelqu'un, lui confier ses plus secrets sentiments : ouvrez-moi votre cœur. — Parler a cœur ouvert, parler avec une entière franchise, sans aucun déguisement. — Parler d'abondance de cœur, parler avec épanchemenl, avec une pleine confiance.

— Cœur, se prend quelquefois abusivement pour l'estomac : mal de cœur; il a le cœur barbouillé. — Avoir le cœur noyé, le cœur noyé d'eau, être incommodé pour avoir bu trop d'eau. — Fig. et fain. Cela lui fait mal au CŒUR, il en a mal AU CŒUR, 11 ne voit cela qu'avec déplaisir, il en est choqué : pensezvous qu'il n'ait pas bien mat au ccenr de voir...

— Ce vin va au cœur, il réjouit, il est fort agréable au goût. On dit de même : ectte liqueur, cette eau-cle-vie, ce rhum va au cœur.

— Fig. Si le cœur vous en dit, si vous avez envie de manger. — Prov. Se donner au cœur

JOIE ou A CŒUR joie DE QUELQUE CHOSE, en jOuir

pleinement et abondamment, s'en rassasier. On dit dans le même sens ; s'en donner a CŒUR JOIE. — • Pop. Cet uomme a bon cœur, il NE REND BIEN, sc dit d'un homme dont l'estomac ne rejette point ce qu'il a reçu; et, tig., d'un homme qui ne rend jamais ce qu'on lui prête. — Bijou, ornement, qui a la forme d'un cœur : une croix d'or surmontée d'un cœur. On dit dans un sens anal., en termes de bot. : tine feuille eu. cœ.ur; des j^étales en cœur, etc.

— Fam. Faire la bouche en cœur, donner à sa bouche une forme mignarde, ail'ectée. — Une des quatre couleurs du jeu de cartes, dont les points sont figurés par des cœurs : roi de cœur; dix de cœur, etc.; il a bien du cœur ; il a trois cœurs dans son jeu ; une quinte en cœur; son point est en cœur. — Cœur, signifie encore, par anal., le milieu de quoique chose, particulièrement d'un Etat ou d'une ville : le cœur de la ville; le cœur du royaume. — Au

CŒUR DE l'hiver, AU CŒUR DE l'ÉTÉ, aU pluS

fort de l'été, au plus fort de l'hiver, par le plus grand chaud, par le plus grand froid. — Cœurdechemi.née, lemilieude la cheminée, où est ordinairement une plaque : il est noir comme le cicur de la cheminée. — Partie intérieure du tronc d'un arbre : du cœur de chêne; une table faite de eœur de noyer. — Se dit aussi du milieu d'un fruit, particulièrement d'une pomme et d'une poire : cette pomme, cette poire est gâtée dans le cœur. On dit dans un sens analogue, le cœur d'une laitue. — Par cœur, loc. adv. De mémoire : apprendre une chose par cœur; savoir des vers, un discours, etc., pur cœur. — Fig. et fam. Savoir UN homme par cœur, connaître paifailement son caractère, ses habitudes. — Prov. et lig. Dîner par cœur, se passer de diner involontaiz'ement : s'il ne vient à l'heure, il dincra par cœur. — «-v Jargon. Jeter du cœur sur le carreau, vomir. Celte tournure de phrase existait déjà en 1718.

CŒUR (Jacques), négociant qui devint ar-

f entier de Charles Vil. né à Bourges vers la n du xiv^ siècle, mort à Chio en M.'iri. .\près avoir acquis une immense fortune à faire concurrence aux Vénitiens, sur la Méditerranée, il devint argentier du roi, et prêta "200,000 couronnes au gouvernement pour délivrer la Normandie du joug des Anglais. Injustement accusé d'avoir empoisonné Agnès Sorel, il fut jeté en prison et y resta pendant quatre ans; ses biens furent confisqués. 11 se sauva à Rome en 1436, fut nommé par le pape Calixte III, capitaine général de la tlotte contre les Turcs et fut mortellement blessé près de Chio, où il débar(|ua et où il mourut.

CŒUR DE LION, surnom donné à Richard l"-

COFF

roi d'Angleterre, vers 1192, à cause de son courage; on donna plus tard le même surnom il Louis VIII de France.

CŒURS D'ALÊNE, tribu d'Indiens de l'Idaho (Etats-Unis). Lorsque les Français les visitèrent, ils étaient pauvres, défiants éternels; ils se nourissaient de racines et de petit gibier. Ils étaient au nombre de 2,000 en 1822 et de 300 en 1870.

* COEXISTANT, ANTE adj. Didact. Qui coexiste.

* COEXISTENCE s. f, Didact. Simultanéité, état de plusieurs choses qui existent dans le même temps.

' COEXISTER V. n. [ko-é-gzi-sté]. Didact. Exister ensemble : les luthériens soutiennent que le pain et le vin coexistent dans l'eucharistie avec le corps et le sang de J.-G.

COFFÉACÉ, ÉE adj. {coffea, nom scientifique du caféier). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au caféier. — s. f. pi. Tribu de rubiacées ayant pour type le genre café.

COFFINHAL DUBAIL (Jean-Baptiste)^ viceprésident du tribunal révolutionnaire, né à AuriUac en 1754, décapité en 1794. 11 fut tour il tour médecin, homme de loi, procureur au Châtelet, combattit dans la journée du 10 août 1792, déploya une grande activité et une grande rigueur contre les adversaires de la Révolution. Ayant pris parti pour Robespierre, il eut le courage de soutenir ce proconsul au moment du danger, s'empara un instant de l'Ilôlel de Ville, se sauva à Grenelle, fut livré par trahison et marcha au supplice avec beaucoup de courage, après une simple constatalion d'identité.

* COFFRE s. m. (bas lat. cofferum). iVIeuble, caisse proiu'e à serrer et à enfermer des barde», de l'argent, etc., etqu'on ouvre enlevant le couvercle : yrand colfre à bois. — Coffre-fort, coffre de fer ou de bois fort épais, garni de bandes et de liens de fer, dans lequel on serre l'argent et ce qu'on a de plus précieux : les voleurs sont entrés 'chez lui, ma'is ils n'ont pu enfoncer son coffre-fort. — Cefte

FILLE EST BELLE AU COFFRE, se dit d'une fille

qui n'est pas belle, mais qui a beaucoup d'argent en mariage. — Fig. Les coffres du roi, s'est dit pour le trésor royal, l'épargne : les coflrcs du roi étaient chargés de ces dettes, de ces pensions. On dit encore, dans le même sens, les coffres de l'Etat. — Piquer le coffre, attendre longtemps dans l'antichambre du roi, d'un grand seigneur, parce qu'à la cour il y avait des salles où l'on ne trouvait à s'asseoir que sur des coffres. (Inus.)— Prov. et fig. Il s'entend a cela comme a faire un coffre, il ne s'y entend point du tout. — Raisonner comme UN coffre, raisonner très mal. — Rire comme UN COFFRE, rire à gorge déployée : ils riaient comme des coffres. ■ — Le coffre du carrosse, d'un carrosse, la partie d'un carrosse sur laquelle on met les coussins pour s'asseoir, et qui a un couvercle qui se lève et s'abaisse comme celui d'un coli're. — Coffre d'autel, table d'un autel avec l'armoire qui est au-dessous.—Coffre, capacité, espace qui est enfermé sous les côtes : il a reçu un coup d'épée dans le coffre. Ce sens a vieilli, excepté dans la phrase suivante : — Fam. Avoir le coffre BON, AVOIR UN BON COFFRE, avoir Un bon estomac, une bonne poitrine : cet homme a tes jambes en mauvais état, mais il a le coffre bon.

— Vén. Corps de la bête fauve : le coffre du cerf. — Cette jumemt a un grand coffre, un BEAU coffre, elle a les flancs fort larges, et propres pour porter les poulains. — Typogr. Châssis de chêne qui, dans l'ancienne presse en bois, était posé sur la table et portait le marbre sur lequel on plaçait la forme à imprimer. - »v Jargon. Estomac : se garnir le coffre, manger. — Coffreabeurre. Jargon. Tête

— Ichl. Genre de sclérodermes, ainsi nommés

COGN

parce que leur enveloppe n'est pas ccailieuse, mais est formée de eoinparliments osseux el réguliers soudés, comme ceux d'une tortue, en une espèce de bouclier qui les revêt, leur donne des formes bizarres,etno leur laisse de mobile que la queue, les nageoires, la bouche et le bord des opercules. Ces poissons vivent dans les mers inlertropicales de l'Inde et de l'Amérique ; quelques-uns sont armés de formidables épines.

* COFFRER V. a. Mettre dans un coffre. — Fig. Emprisonner: il a fait coffrer son débiteur; il a clé coffré ce matin. (Fam.)

* COFFRET s. m. Petit coffre : coffret d'écaillé ; rnffrct garni d'argent.

COFFRETERIE s. m. Métier, commerce du cod'reliei'.

* COFFRETIER s. m. Ouvrier qui fait des coffres. — Coffretier-euballeur, ouvrier qui fait des caisses et qui emballe pour le commerce.

* COFIDÉJUSSEUR s. m. Jurispr. Se dit do chacun de i;eux ((ui ont cautionné un même débileur pour une même dette.

COGITATION s. f. (lat. eogitaiio; decogitare, penser). Philos. Méditation.

COGITER V. n. (lat. cogitare). Penser, réfléchir.

COGLES (Les), ancien pays de Bretagne, aujourd'hui arr. de Foug-ères (Ille-et-Vilaine), comprenant Saint-Bricc-en-Gogles et Saint- Germain-en-Gogles.

COGNAC s. m. [ko-niak;9n. mil.]. Eau-devie de Cognac et, par est., toute bonne eaude-vie : un verre de cognac; boire du cognac. — Voy. Alcool, Champagne, Eau-de-vie, etc.

COGNAC Cunacoou Condate, ch.-I. d'arr. (Charente); a 40 kil. 0. d'Angoulême, 20,228 hab. Vieille ville saintongeaise,quidevint le séjour do prédilection des seigneurs apanagistes de l'Angoumois ; patrie de François l", auquel on a élevé en 1864 une belle statue équestre en bronze (par Etex). Cognac est assez mal bâtie sur une éminence qui domine les délicieux paysages de la Charente. Elle a donné son nom aux eaux-de-vie récoltées dans les départements de la Charente et de la Charente- Inférieure. Avant l'invasion du phylloxéra elle exportail pour 70 millions de francs de celle [irécieuse liqueur. Son industrie principale est la tonnellerie. Lat. N. 4o° 41' 46". Long. 0. 2» 3'J' '6'".

' COGNASSE s. f. Coing sauvage moins gros et iiKiins jaune que l'autre.

•COGNASSIER s. m. \gn mil.] (rad. coing). Genre de rosacées, voisin des poiriers, com-

prenant des arbrisseaux dont le fruit est nommé coing. Les quatre espèces connues de ce genre sont originaires d'Asie. Le cognas-

COGN

sier commun {Pyrus Cydonia), originaire dAsie Mineure, s"élève à 4 ou b m. de haut. 11 a produit deux variétés, dont l'une donne des coin?s en forme de pommes et l'autre en forme de poire. Le cognassier du Portugal porte des fruits plus gros, moins cotonneux, plus tendres et plus parfumés. Le cognassier de la Chine, arbre d'ornement, porte de belles et grandes fleurs odorantes; son fruit est très parfumé. Le cognassier du Japon a donné deux variétés, l'une à fleurs d'un blanc rosé, et l'autre à fleurs panacbées.

* COGNAT s. m. [kogh-nat] (lat. cognatus). Jurispr. Se dit en général de ceux qui sont unis par des liens de parenté ; et quelquefois il désigne particulièrement ceux qui sont parents du côté des femmes : les agnats et les cognats.

*COGNATIONrkogh-na-si-on]. Jurispr. Lien de parenté entre tous les descendants d'une même souche.

COGNE s. m. (rad. cogner). Argot. Gendarme. — Eau-de-vie (abrév. de cognac). Dans divers cafés du quartier latin, les consommations ont une dénomination particulière ; purt'e de pois, a.hi\nihe; un grand deuil, café avec cognac; un demi-deuil, sans cognac; un pétrole, un verre de cognac; un cogne, une fine Champagne; un cercueil, un bock.

* COGNÉES, f. [gn. mil.] (rad. coin). Instrument tranchant fait en forme de hache, et qui sert à couper du gros bois : la cognée d'un hùcheron. — Prov. et lig. Jeteh lk manche APRÈS LA. COGNÉE, S ■ rebuter, abandonner totalement une affaire, une entreprise, par chagrin, par dégoût, par découragement. — Aller au bois sans cognée, entreprendre quelque chose sans se munir de ce qui est nécessaire pour réussir. — Mettre la cognée a l'arbre, commencer une entreprise.

* COGNE-FÉTU s. m. Se dit. prov. et fig., d'un homme qui se fatigue beaucoup à ne rien faire : c'est un vrai cogne-fétu. On dit do même : il ressemble à Cogne-fetu, il se tue et ne fait rien.

' COGNER v. a. [gn mil.] (rad. coin). Frapper fort sur une chose pour la faire entrer, ou pour la faire joindre avec une autre : cogner un clou ; cogner une cheville. — Frapper : cognez contre la muraille.— Battre, rosser ; il s'est fait cogner comme il faut. — Se cogner v. pr. Frapper soi : il s'est cogné la tête contre la muraille.

Fig. et fam.SECOGNERLATÉTE CONTRE LE ML'R,

entreprendre une chose impossible, ou dont on n'est pas capable.

COGNIARD Charles-Théodore et Jean-Hippolyte , deux frères, auleurs dramatiques, nés a Paris, l'un le 30 avril 1806, l'autre le 30 uov. -1807; morts, le premier en 187'>, le second en 1882. Pendant près de quarante ans, ils collaborèrent ensemble et furent les fournisseurs ordinaires des Folies-Dramatiques et des Variétés. Us débutèrent aux Folics-Dramaliquesen 1831 parla Cozarde tricolore. Puis vinrent le Beau Narcisse, les Danseuses à la classe, Coquelicot, la Prise d'Alger, les Trois Dimanches, Guzman ne connaît pas d'obstacles, les Compagnons de la Truelle, Une nichée d'arlequins, Janot chez les sauvages. Bruno le Fileur, le Royaume des Femmes, le Bal du Sauvage, Rotkomago, les Deux Borgnes, la Médée de Nanterre, le Royaume des Calembours, la Biche au Bois, leur pièce la [ikis populaire, la Poudre de Perlimpinpin, Ali-Baba, le Pied de Mouton, les Bibelots du Diable, etc., etc.

COGNIET (Léon), peintre d'histoire, né à Parisle :9aoùt 1794, mortle 20 novembre 1880. Elève de Guérin, remporta le grand prix de Home en 1817, avec une Hélène délivrée par Castor et Pollux. Ses principaux chefs-d'œuvre sont : Marius sur les ruines de l'arthage, la Garde nationale en 1792, Le Tintoret pjeignant ta fille morle (auinusée de Ijordeauxj.

COHÉ

COGNITIF. IVE adj. [kogli-ni-tif] (lai. cognitus, connu). Philos. Qui est relatif à la eonnais^anre.

COGNITION s. f. [kogh-ni-si-on I (lat. cognitio; de cognoscere, connaître). Faculté d'acquérir des connaissances.

COGNOIR s. m. Typogr. Voy. Dlcognoir.

COGNOM s. m. [kogh-non] (lat. cognomen; àe cuin, avec; nomen, nom). Ànl. roni. Nom individuel que l'on ajoutait au nom de famille : Cicéron est le cognom du plus illustre des ^tarcus Tullius.

COGOLIN, village du cant. de Grimaud l.Var), Produclion de cogolinite.

COGOLIN (Jacques de Cliers, de), marin (leiJO-nOO); se distingua par une brillante valeur. En 1672, capilaine de la frégate VEole, il sauva la flotte franco-anglaise, en éventant l'arrivée inopinée de Ruyter devant la baie de Southwold.

COGOLINITE s. f. Sulfure de zinc et de IVr naturel que l'on trouve à Cogolin.

* COHABITATION s. f. [ko-a-bi-ta-si-on].

Jurispr. Etat de deux personnes qui habitent ensemble; mais on le dit plus particulièrement d'un mari et d'une femme qui vivent ensemble, en remplissant les devoirs du mariage.— Par est. Se ditdu commerce charnel de deux personnes libres : ily a eu cohabitation.

' COHABITER v. n. [ko-a-] (lat. cum, avec ; habitare, habiter). Jurispr. Vivre ensemble comme mari et femme : ils ont cohabité longtemps. On dit aussi : coHABrrER avec, une personne, avoir avec elle un commerce charnel.

COHASSET, ville de l'Etat de Massachusetts (Etats-Unis!, sur la baie de Massachusetts, à 34 kil. S.-É de Boston; ;2 3o0 hab.

' COHERENCE s f. (lat. cum, avec; hœrere, s'attacher). Dnlact. Liaison, union, connexion d'une clios« avec une autre.

• COHÉRENT, ENTE adj. (lat. cohœrens). Se dit des parties d'un tout qui sont liées entre elles, et du tout lui-même relativement à la liaison de ses parties; ne s'emploie guère qu'au fig. : ce raisfmnement est cohérent dans toutes ses p'irties.

' COHÉRITIER, 1ÈRE s. Jurispr. Celui, celle qui hérite avec un autre : il est mon cohéritier; partage entre cohéritiers; elles sont cohéritières.

COHÉSIF, IVE adj. [ko-é-zill']. Qui unit, qui joint, qui re>.serre.

* COHESION s. f. [ko-é-zi-on] (lat. cohœrere, cohœsum, être unis l'un à l'autre). Phys. Adhérence, force, attraction par laquelle les parties d'un corps adhèrent entre elles : la cohésion est plus forte dans les corps solides que dans les corps liquides, et presque nulle dans les corps gazeux. — Encycl. Les molécules dont se composent les corps semblent, d'après les divers phénomènes observés dans la nature et par l'expérience, subir l'influence de deux foires opposées qui, sous des conditions variables, alternent en prépondérance. L'une de ces forces est appelée attraction molémlaire; l'autre est nommée répulsion moléculaire. La première s'exerce seulement à des distances inliniment petites ou même inappréciables; mais ou ne connaît pas encore la loi qui la gouverne. La répulsion s'exerce à des distances plus grandes, et doit surtout sa naissance à l'action de la chaleur, avec laquelle elle augmente ou diminue d'intensilé; et la diminution ou l'augmenlalion de cet agent suffit pour donner à la matière les formes solide, liquide ou gazeuse. L'atti action moléculaire se manifeste de trois manières : par la cohésion, par l'adhésion et par l'al'linité chimique. Les lois qui la gouvernent sont si peu

t comprises, que l'on n'a pas encore pu établir I les relations qui existent entre la cohésion,

COIF

l'adhésion et l'arfinité chimique. Cette dernière s'exerce entre atomes ou molécules qui ne sont pas de la même espèce. L'adhésion ne semble pas être aussi uniformément diminuée par l'action de la chaleur que l'est la cohésiAn, car il arrive souvent qu'elle augmentequand la chaleur augmente, tandis que la cohésion diminue constamment. L'affinité chimique est augmentée généralement par l'action de la chaleur, dans certaines limites. La conver^on de l'eau en vapeur est un exemple de la neutralisation de la force de cohésion par l'application de la chaleur, sans aucune diminution appréciable de la force de l'affinité chimique. La force cohésive dos atonies ou des molésules des corps dépond de leur distance respective; elle décroit quand leur distance augmente, et elle finit par disparaître entièrement.

COHÉSIVEMENT adv. D'une manière cohésive.

COHIBANT, ANTE adj. (lat. cohibere, arrêter . l'Iiys. Synon. d'IsoLANT.

• COHOBATION s. f. [ko-ho-ba-si-on]. Chim. Distillalion d'un liquide déjà distillé.

• COHOBER v. a. Chim. Remettre dans la cornue la liqueur qui a passé dans le récipient, pour la distiller de nouveau.

COHOES [ko - houz'l. Ville de l'Etat de New -York (Etats-Unis), au confluent du .Moliawk et del'Iludson, à 14 kil. N. d'Albany; 23,23't hab. Près de cette ville se trouvent l'es pittoresques cascades dites de Cohoes, dont la hauteur totale est de 12» pieds.

COHORN. Voy. Coehorn.

• COHORTE s. f. (lat. cohors, cohortis). Corps d'infanterie parmi les Romains : la cohorte était de cinq à six cents hommes; les cohortes prétoriennes étaient plus fortes que l''S cohortes des légions. — Se dit en poésie, et surtout au pluriel, de toutes sortes de troupes : de vaillantes cohortes.

Q,.oil des cohortes étrangères FcraicQt la loi dans nos foyers !

La Marseillaise.

— Par ext. et fara. Se dit d'une troupe de

gens quelconques : il est venu là avec sa cohorte ; le précôt s'y transporta avec toute sa cohorte. — Se dit encore des anges et des bienheureux ; les saintes cohortes; les célestes cohortes.

* COHUE s. f. fko-hû] (bas lat. cohua). On appelait autrefois ainsi, dans quelques provinces, le lieu où se tenaient les petites justices : la cohue de tel lieu ; le procureur était à la cohue. — Fig. Réunion de personnes où régnent le tumulte et la confusion : je ne veux point aller à cette assemblée, c'est une cohue, ce n'est qu'une cohue.

' COI, TE adj. (lat. quietus). Tranquille, calme, paisible. N'est guère usité que dans ces phrases familières : se tenir coi, demeurer coi. — Chambre coitE, chambre bien fermée et bien chaude (vieux.)

* COIFFE s. f. [koua-fe] (bas lat. co/f/a). Espèce de couverture de lête. Se dit principalement d'un ajustement de tôle des femmes : une coiffe de taffetas; une femme qui prend sa coiffe. Autrefois on le disait souvent au pluriel, parce que cette expression désignait en même temps les voiles attachés à la coiffe : prendre ses coiffes, mettre, attacher, nouer ses coiffes. — Coiffe de nuit ou de bonnet de nuit, coiffe de toile que les hommes mettent quelquefois dans leur bonnet de nuit. — Prov. Etre triste comme un bonnet de nuit sans COIFFE, être chagrin et mélancolique (inus.). On dit seulement : Etre triste comme un bonnet de ni;it. — Coiffe de chapeau, coiH'c de taffetas ou de toile, dont on gainit le dedans des chapeaux. — Anal. Membrane que quelques cillants ont sur la lOto en venant au monde I

COIM

Page 1