ARTICLE II
RÉSECTIONS.
A RTICUL ATI ON TI B 10 -T A R i 1 E N N F. .
Gooch (1) a fait, il y a long-temps , la résection de l’extrémité inférieure du tibia avec succès. Cette opération a été répétée par Cooper (9), Hey (3), Deschamps (4), White (5), Park (6), Delpech, Moreau (7) père et fils. Josse (8) et M. Roux (9) ont également réussi en réséquant l’extrémité tarsienne de l’un ou des deux os de la jambe. Quoiqu’ils eussent enlevé deux pouces du tibia droit dans un cas, et plus d’un pouce du tibia et du péroné gauches dans un autre, au bout de trois mois la malade de Josse marchait avec un bâton , dont elle a même pu se passer depuis. Répétant cette opération sur une femme en ne réséquant que le tibia, au cinquième jour de l’accident , sur un homme âgé de soixante-treize ans , et sur un autre homme âgé de soixante-cinq ans, Josse (10) en a obtenu autant de succès. M. Veiel (11) ne fut pas moins heureux en n’opérant que le huitième jour. MM Walther, Textor, Jæger, Heine (12), se louent beaucoup aussi de cette résection, que j’ai pratiquée deux fois sur le tibia seul , que M. Patry (13) a vu mettre en usage deux fois par M. Thierry, et dont il rapporte seize succès sur dix-sept exemples qu’il emprunte à M. A. Cooper surtout.
Les cas nombreux de luxations du pied, compliquées de fracture avec passage des os à travers la peau, dans lesquels on a été obligé d’extraire l’astragale, de retrancher l’extrémité tarsienne du tibia ou du péroné, â la fois ou isolément,
(1) Wounds ancl other surg. subj., 1767.
(2) Trad de Park, p. vu.
(3) Practical obs.} e te., 1814.
(4) Bull.de la Fac. de rnèd., 7e année, p. 141.
(5) Cases in surg., 1770.
(6) Jeffray, Oper. cil., p.71.
(7) Oper. cil., 1803, 1816.
(8) Bull, de la Fac. de mèd., t. VI, p. 414.
(9) Journ. liebd. univ., t. II, p. 357.
(10) Mèlang. de chir., p. 310, 315, 321, 332.
(11) Gaz. méd., 1834, p. 747.
(12) Ibid., p. 644.
(13) Th'ese n° 289, Paris, 1837.
ARTICULATION Ti BIO-TARSIENNE.
soit pour réduire le déplacement, soit pour prévenir ou arrêter les accidents dont les malades sont menacés ; et les avantages que les blessés en ont retirés ont maintenant consacré le précepte de ce genre d’opération. Encouragé par son expérience , Josse (1) a même étendu l’emploi de cette résection à une luxation du tibia avec fracture du péroné et déplacement, mais sans plaie, pour combattre les symptômes les plus graves.
Dans presque tous ces cas, il est vrai, on ne s’est décidé à l’excision que par suite de luxations compliquées ou de fractures commïnutives ; mais plusieurs personnes l’ont aussi pratiquée pour des lésions organiques, c’est-à-dire lorsque les parties n’avaient pas changé de rapports. En 1792, Moreau père pratiqua la résection péronéo-tibiaîe , quoique l’articulation fût entière, et sans qu’il y eût de déplacement des parties. La jambe du malade a été vue et admirée par A. Dubois. M. Moreau dis opéra un homme, du nom de Meunier, en 1796. Le reproche le plus applicable à cette dernière opération, est l’omission de la section du péroné, qui a laissé le malade infirme. C’est en 1810 que Mulder retrancha cinq pouces du péroné affecté de carie. En 1832, Jæger (2) ignorait encore le résultat de cette opération. Le 6 mars 1S13 , M. Champion opéra de même Thérèse Péru , qui a fait assez souvent depuis trois lieues à pied, pour se soumettre à l’examen de MM. Roux, Flamant, Fodéré, etc. Ainsi que je l’ai dit plus haut, M. Liston (3) enleva en 1821 la malléole interne , l’astragale, le scaphoïde et deux des os cunéiformes. Des détails sur ces cas éclaireraient sans doute l’histoire de laconservation du péroné, quand le tibia est coupé avec l’astragale. Le 3 avril 1830, M. Champion opéra, en outre, pour carie, Étienne Chauvel, qui se sert très utilement de son pied maintenant. En 1832, M. Roux fut moins heureux et perdit son malade.
§ Ier. Procédé de Moreau. Moreau donne le conseil de faire deux incisions de chaque côté de la jambe, l une qui
(1) Mél. de chir. prat., p. 310, obs. 26.
(2) Oper. cit., p. 9, n° 4.
(3) D’après Jæger (p. 9, n° 5).
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s’étend du sommet de la malléole à trois ou quatre pouces au-dessus ; l’autre qui commence dans le même point, et se porte transversalement en avant jusqu’à l’insertion du péronier antérieur pour le côté externe , ou du jambier correspondant pour l’interne. Les incisions longitudinales doivent aller jusqu’à l’os, et les autres ne comprendre que la peau. On commence par la dissection du lambeau externe , pour dégager le péroné des tendons qui l’entourent, en faire ensuite la section avec un ciseau ou une scie en crête de coq au-dessus du mal, et le désarticuler de haut en bas , en divisant les faisceaux fibreux qui l’unissent au tibia, à l’astragale et au calcanéum. La même manœuvre est employée pour isoler le tibia des parties molles, en permettre la section et ensuite la désarticulation. Si l’astragale lui-même était malade, il faudrait également l’enlever en tout ou en partie, ainsi que l’a fait M. Moreau fils. Après l’opération, le pied doit être rapproché légèrement de l’extrémité inférieure de la jambe , et maintenu dans cette position par des bandelettes emplastiques et un bandage inamovible convenable.
§ IL Procédé de M . Roux. On voit que Moreau suit exactement ici la même manœuvre que pour l’extrémité carpienne de l’avant-bras. Au lieu du ciseau et du maillet, il conviendrait à l’articulation tibio-tarsienne, plus que partout ailleurs, d’employer le trépan, ou la scie à chaînons. Malgré l’étroitesse de l’espace inter-osseux , M. Houx est parvenu une fois à y faire passer une compresse, qui lui permit de scier sans crainte d abord le péroné et ensuite le tibia, après avoir ramené la scie de Jeffray entre les os et les parties molles. L’ostéotome de Heine ou la scie à molette rendraient d’ailleurs actuellement la section des os par ces procédés assez facile.
§ III. L auteur. J’aimerais mieux cependant, s’il s’agissait du tibia ou du péroné seul, découvrir la malléole malade à l’aide d’un grand lambeau semi-lunaire, dont le bord libre regarderait en haut et en avant. Renversé en arrière et en bas , ce lambeau donnerait toute liberté pour scier et enlever l’os altéré. Deux lambeaux pareils rendraient également possible la résection des deux os.
§ IV. Appréciation. Toujours difficile , cette résection
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doit être quelquefois suivie d’accidents graves. Un sujet qu’y a soumis M. Roux a fini par succomber. Après la guérison la plus complète, le membre a nécessairement perdu de sa longueur, et le malade ne peut marcher qu’à l’aide d’un soulier plus ou moins élevé. Elle offre donc peu d’avantage sur l’amputation de la jambe. La résection du tibia seul semble surtout ne pas remplir le but que le chirurgien se propose. Le pied perdant ainsi son principal point d’appui serait en effet incapable de soutenir le poids du corps, et tout porte à croire qu'il se renverserait en dedans, ainsi que Moreau l’a remarqué sur l’un de ses opérés. Il semble par là que le péroné, même quand il est sain, doit être alors excisé en même temps que le tibia. ,
§ V. Quand l 'extrémité tarsienne dupéroné doit être emportée, sa perte entraîne-t-elle la résection du tibia? « A en juger parce qui se passe dans les cas de fracture de l’extrémité inférieure du péroné, quand on ne réduit pas comme il convient, on peut répondre, comme je l’avais fait en 1815 , par l’affirmative , dit M. Champion ; mais aujourd’hui , et pour les autres cas, je remettrais volontiers cet objet en question. »
Gouev (1) a publié en 1716 l’histoire d’un homme à qui un bailleur extirpa , sans raison valable , la partie inférieure du péroné , fracturée à trois doigts au-dessus de la malléole , et qui passait au travers des chairs. Des soins mal entendus entraînèrent la nécrose et nécessitèrent l’extraction de l’astragale. Néanmoins , et malgré d’autres accidents encore, le malade guérit et put marcher sans canne , comme s'il n’avait pas perdu l'astragale. Gouey attribue ce résultat au suc osseux qui , s’étant écoulé, coagulé dans les espaces vides, avait formé un cal irrégulier qu’on sentait au travers des téguments au lieu et place que le péroné avait occupé.
Faure (2) emprunte à Read le cas d’une plaie d’arme à feu qui donna lieu à l’extraction du tiers inférieur du péroné, de plusieurs pièces de la partie inférieure du tibia, et de quelques fragments de l’astragale. La partie du péroné ne s’est
(1) La véritable chirurgie. Rouen, 1716, p. 130.
(2) Prix de l' Acad, de chir.} in-12, t. VIII, p. 50, obs. 2; et in-8°, t. III, p. 352, 1819.
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point regénérée : le suc osseux a formé une espèce de croûte qui s’est unie au tibia , et le tout ne faisait plus qu’un seul os. Il paraîtrait qu’une ankylosé a eu lieu entre le tibia et l’astragale, et que cette soudure aura prévenu la déviation du pied. II est bien à regretter que les observations que M. Coo per (1) a obtenues de MM. llansome, Maddocks, Orrnond, et d’un autre qu’il ne nomme pas, dans lesquels on a emporté la malléole externe (sans qu’il soit question de déviation) , manquent de détails suffisants pour pouvoir éclairer ce point de pratique. J’exprimerai le même regret à l’occasion de la résection pratiquée par Mulder (2) , par laquelle il retrancha cinq pouces de la partie inférieure et articulaire du péroné affecté de carie, mais dont nous ignorons la suite.
Les organes à ménager sont, i° en avant, les tendons du jambier antérieur, des extenseurs des orteils et du péronier antérieur ; 2° en dehors, les péroniers latéraux; 3° en dedans le jambier postérieur et les fléchisseurs ; 4° en arrière la portion demi-charnue des mêmes organes ; 5° enfin les artères tibiale antérieure dans le premier sens , et tibiale avec le nerf postérieurs derrière la malléole interne.
§ VI. Larésection du tibia, suite de fracture à son extrémité tarsienne, réussit à Hey (3) en 1799, et celle de la malléole interne avec ablation de l’astragale a été pratiquée par Weber (4). Dans le cas de luxation tibio-tarsienne avec déchirure de la peau, des exemples de résection du tibia ont été relatés par Serrin (5), Marrigues (6), Taylor (7) (quatre fois). Ken* (B) (plusieurs fois), Lynn (9), Flour (10) (trois fois), Ave-
(1) OEuv ., etc,, (rad. franc., p. 42-56.
(2) Waehter, ouvr. cité, p. 154.
(3) Praciical obs. in surgery, p. 363.
(4) Dans Jæger, p. 10. n° 25, et p. 26, n° 23.
(5) Observât, adressée à l’Académie (le chirurgie, récompensée d’une médaille d’or en 1776.
(6) Disserl. physiol. et chirurg. sur la formation du cal , etc., p. 26, 1783.
(7) Praciical observ. in surgery, de Hey, p. 381, 1805.
(8) A treatise on dislocations and fractures of lhe joints, 67, sir Àstley Cooper, p. 229, 1831.
(9) Ibid., p. 239.
(10) Aun.de méd. clin, de Montpellier, 1809.
rill(l) , Gooper de Brentford (2), A. Cooper (3), Vernhes (4), Sandfort (5), Græfe (6) , ïyrrel (7).
Des exemples de résection de X extrémité tarsienne de l’un ou des deux os de la jambe y luxés et passés à travers la peau, ont été relatés d’un autre coté par Kirkland (8) , par Moreau père (9), qui excisa l’extrémité inférieure du tibia, scia les deux fragments de la fracture du péroné , et laissa la malléole externe; ïiicks (10), Fletcher (11), À. Cooper (12). L’excision de l’extrémité tarsienne des os de la jambe avec résection partielle, ou ablation de l’astragale carié, a été faite une fois par Moreau père (13) , deux fois par M. Champion (14); M. Roux a eu l’occasion de voir la première malade , il y a seize ans , en allant à Plombières ; et une fois par M. Moreau fils , qui s’en tint à la résection du tibia seul et de l’astragale. L’ablation de la malléole externe, séparée par fracture, fut opérée par Ransome, etM. Moreau fils (15) en enleva ainsi la moitié antérieure qui était cariée.
ARTICLE III. — Résection du genou.
§ î. La carie, la nécrose, les abcès, les tubercules, les cancers , et tous les genres de lésions comprises sous le nom de tumeurs blanches, deviennent souvent assez graves pour ne plus troufer de remèdes que dans l’ablation des parties altérées. Comme l’amputation de la cuisse prive de la totalité du membre , et force à sacrifier une grande étendue de par-
(1) Dans A. Cooper, p. 228 ; trad., p. 62.
(2) Ibid., p. 237.
(3) Ibid., p. 235 ; trad., p. 54.
(4) Ann. de méd. clin.de Montpellier , t. IX, p. 186, 1820.
(5) A. Cooper, p. 226; trad., p. 61.
(6) Dans Jæger, Oper. res. consp ., etc., p. 9; A. Cooper, U\ fr., p. 65.
(7) Dans Jæger, p. 10.
(8) Ibid.
(9) Essai sur l'emploi de la résect. des os, p. 94.
(10) A. Cooper, cité p. 233. trad. fr., p. 54.
(11) Ibid., p. 238, trad. fr., p. 54.
(12) Ibid., p. 225, trad. fr., p. 51.
(13) Essai sur l'emploi de la résection des os, p. 87.
(14) Inédites, communiquées par l’auteur.
(15) Essai, cité p. 98.
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t'.es saines, on a dû se demander s’il ne serait pas possible de s’en tenir à l’enlèvement des tissus , des portions d’os réellement malades : delà l’idée de réséquer le genou. C’est une opération qui consiste dans l’extirpation des extrémités articulaires , soit du fémur, soit du tibia, soit de toutes ces parties en même temps.
L’excision des os qui forment l’articulation fémoro-tibiale a été mise en pratique maintenant un assez grand nombre de fois sur l’homme vivant : une fois par Filken (1) , en 1762 ; une fois par le docteur Park (2) , avec assez de succès pour permettre au malade de marcher sans bâton; une troisième fois par Moreau (3) ; une fois par M. Moreau fils (4) , dont le malade a long-temps été forcé de se servirdebéquilles. Un exemple en a été donné par Mulder (5) , en 1809 ; M. Roux (6) en a publié un autre : son malade mourut le dix-neuvième jour. M. Crampton (7) l’a pratiquée deux fois : chez une fille âgée de vingt-trois ans, le 7 mai 1823, et, en 1834, sur son second malade. La première a survécu , et marche actuellement sans béquilles malgré la difformité du membre ; l’autre est mort des suites de l’opération. M. Syme (8) y a eu recours deux fois aussi : l’un de ses malades a succombé le huitième jour ; l’autre, enfant âgé de huit ans , s’est rétabli et marche bien. M. Fricke m’a dit l’avoir pratiquée quatre fois ; MM. Jæger et Textor (9) y ont eu recours , aussi chacun une fois.
La résection du genou par suite de fractures compliquées mérite également d’être mentionnée. Chezlemaladeopéré par Réad (10), le condyle externe du fémur et une portion de la
(1) Jeffray, Oper. cit., p. 52.
(2) JYouv.mélh. de traiter les malad. qui attaq. le genou , trad. fr», 1784.
(3) Obs. sur la résect. des art., 1803.
(4) Essai sur la résect. des os, 1816.
(5) Wachter, De arliculis extirpand. , etc., 1810.
(6) Correspond, privée, 1831.
(7) Syme, Excision of joints, 1831.
(8) Oper. cit., p. 129.
(9) Coulon, Oper. cit., p. 45.
(10) Prix de V Acad, chir., in— 12, t. VIII, p. 47; in-8°, t. III, p. 352.
rotule avaient été réduits en pièces par une balle. Après avoir débridé pour extraire les fragments détachés , on appliqua des couronnes de trépan sur une pièce de l’os, afin d’en emporter la largeur de deux travers de doigt. Il ne survint point d’accidents graves. Un dépôt qui s’établit à la partie latérale postérieure de la cuisse permit d’en retirer la balle quatre mois après la blessure ; un séquestre large de trois travers de doigt fut retiré plus tard par une incision , et la guérison n’a été complète qu’au bout de onze mois. Le malade a pu marcher sans appui, mais avec une cuisse plus courte que l’autre de quatre pouces. À Dieu ne plaise que je veuille donner cette observation pour modèle, quoiqu’elle soit très remarquable ! Réad a été, comme Gelée, plus heureux qu’habile. Dans un autre cas, M. Travers (1) s’en tint à la résection du condyle externe du fémur. Trois pouces du tibia et de la tête du péroné, une petite portion de la rotule et des condyles du fémur, sont emportés par un petit boulet. Des accidents graves et le danger de perdre la vie résultent de cette blessure; l’orage se calme, et l’exfoliation des os est suivie d’une prompte cicatrice avec ankylosé, dit Percy (2).
Une fracture existait à deux travers de doigt du genou , et le tibia soi tait au dehors de trois travers de doigt. La réduction en fut difficile , malgré les dilatations d’usage ; la guérison se fit attendre huit mois , à cause des exfoliation du tibia dont toute la partie supérieure fut enlevée, et la cicatrice resta si profonde , qu’en se chaussant le blessé était obligé delà remplir d’une pelote de linge de la grosseur d’une balle de tripot. Saviard(3), auteur de l’observation, ne dit pas quelle influence cet accident eut sur la marche du blessé.
Un jeune homme dont parle Janson (4), tombe à genoux sur le tranchant d’une faux. L’articulation est largement ouverte; l’extrémité inférieure du fémur, luxée sur la jambe, est fendue de bas en haut dans l’étendue de deux pouces. Le
(1) Cité par Jæger, p. 8, n° 13.
(2) Manuel du chir. d'armée, par Percy, p. 262.
(3) Observ. de chir., obs. 28.
(4) Compte-rendu de la prat. chir. de V Hôtel-Dieu de Lyon , p.77, 1822,