PREMIÈRE PARTIE. — Amputation en général
Dernière ressource de la chirurgie , l’amputation ne doit être pratiquée qu’en désespoir de cause. Déjà grave par ellemême , elle entraîne en outre comme conséquence nécessaire la mutilation du sujet. Toutefois, en présence des cas qui semblent la réclamer, le praticien, sans oublier que le but de la chirurgie est de conserver, non de détruire , qu’on acquiert plus d’honneur en conservant un membre qu’en faisant avec adresse un grand nombre d'amputations , doit ne point perdre de vue qu’il vaut mieux sacrifier une partie que de voir périr le tout, que les malades aiment mieux vivre avec trois membres que de mourir avec quatre.
La nécessité de sacrifier une portion ou la totalité d’un des membres a dû être sentie de tout temps. Cependant il paraît qu’on ne s’y décidait autrefois que rarement. Les hip-
(1) Encijclog. méd., 1S3G, p. 4L