V. Procédé de V auteur. Je ne vois aucun avantage à con
server Poléerâne, comme le veut Sabatier, comme l’a fait plusieurs fois Dupuytren. Le triceps n’en a pas besoin pour mouvoir l’humérus , et il est évident que sa présence ne peut favoriser en rien le succès de l’opération. Pour que la scie arrive sur sa face antérieure , il faut que les surfaces articulaires soient complètement disjointes. Aucune difficulté ne peut empêcher alors de le détacher des téguments qui le recouvrent en arrière. Mais, en supposant qu’on veuille absolument le conserver, la modification suivante m’a paru offrir quelques avantages. Le membre est tenu légèrement fléchi et en supination. Avec le couteau à un seul tranchant, on traverse la partie supérieure de l’avant-bras un peu audessous des tubérosités humérales, pour former le lambeau, comme dans le procédé de Dupuytren. L’aide s’empare de ce lambeau et le relève. L’opérateur divise ensuite transversalement, comme dans la méthode circulaire, les téguments qui restent en arrière , à un pouce au-dessous des épicondyles ; fait relever la peau, revient en avant, coupe le ligament latéral externe, et désarticule le radius. Enfin, après avoir exactement incisé toutes les parties molles qui l’entourent, il scie le cubitus immédiatement au-dessous du bord antérieur de l’apophyse coronoïde, aussi près que possible de la jointure, en continuant l’interligne huméro-radiale. On évite ainsi toutes les difficultés delà désarticulation du coude; l’opération est aussi prompte que de toute autre manière ; il n’est besoin d’exercer aucune traction, aucun effort sur les os; la plaie, qui a sensiblement moins de largeur, doit être moins disposée à suppurer, et plus facile à réunir immédiatement.
VI. Une autre modification , applicable à tous les procédés à lambeaux et que je préférerais de beaucoup, consisterait à tailler et à disséquer les parties, de la peau vers les os, au lieu d’enfoncer d’abord le couteau entre les chairs et le squelette, comme on en a pris la mauvaise habitude dans les amphithéâtres.
B. Méthode circulaire . J’ai acquis la conviction que l’amputation circulaire offrirait ici des avantages incontestables. Un pouce de téguments conservés au-dessous du coude suf-