ARTICLE X. — CÔTES
Parmi les résections des os du tronc , il en est une qui a plus spécialement fixé l’attention des observateurs modernes ; je veux parler de la résection des côtes , pratiquée autrefois par Galien, Levacher (1), Gooch (2), Sédiller, Lecat (3), Ferrand, M. Larrey (k), Beullac (5), etc., que les Indiens mettent, dit-on, souvent en usage et qu’ils désignent par un nom particulier en traitant du cawso (6). L’ancien Journal encyclopédique en renferme un exemple singulier. Suif excisa deux côtes au nommé Botaque, de manière à porter le poing dans la poitrine. On enleva une portion du poumon gâté , et le malade guérit! Néanmoins, on s’en était à peine occupé, lorsqu’on 1818 M.Richerand (7) la pratiqua sur un officier de santé affecté de cancer au thorax. Depuis lors, on a su que M. Cittadini (8) l’avait mise en usage deux fois avec succès en Italie. Percy (9) dit l’avoir aussi tentée avec le même avantage sur l’officier Muller, qui avait deux côtes cariées par suite d’un
(1) Mercure de France , avril 1758.
(2) Gazette salut., n° 28. 1775.
(3) Prix de J.’ Acad, de chir ., t. II, p. 34, in— 12.
(4) Communiqué par M. Jacquierà M. Champion, 1807.
(5) Soc.méd. de Marseille, 1817.
(6) Journal univ. des scienc. méd., octobre 1818.
(7) Bulletin de la Fac. de méd., t. VI, p. 104.
(8) Archiv. gén. de méd., t. XVIII.
(9) Diçl.des sç. méd., t. LXXII. Journ. deritfd., 1820, bLXXIII, p. 354,