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FEU, CALORIQUE ACCUMULE

agents qui désorganisent les parties du corps avec lesquelles on les met en contact. Les caustiques sont employés pour établir des exutoires; pour arrêter les progrès d'affections gangreneuses, telles que la pustule maligne; pour détruire les verrues, les condylomes, les cancers; pour aviver les ulcères indolents, pour limiter les ulcères rongeurs; pour ouvrir les abcès froids ; pour cautériser les morsures des animaux enragés ou venimeux.

Les principaux caustiques sont : le /èw, les alcalis causti~ gués, les acides concentrés, le nitrate d*argent fondu ou pierre infernale, les préparations arsenicales, les chlorures de zinc^ d*or, de platine, le beurre d'antimoine. Le protochlorure d'an^ iimoine liquide est un excellent caustique.

J'ai parlé dans les sections précédentes de plusieurs de ces agents, je n'y reviendrai pas ici.

Feu, calorique accumulé.

On cautérise par le moyen du calorique accumulé de diverses manières. Tantôt c'est un métal chauffé au rouge ; tantôt c'est un métal trempé dans un liquide bouillant {marteau de May or). D'autres fois ce sont des matières organiques enflammées : ce mode est connu sous le nom de moxas. Nous allons nous occuper de ces trois modes.

Cautère actuel {fer rouge), — Le meilleur et le plus actif moyen de cautérisation est sans contredit le fer chauffé au rouge. La douleur est d'autant moins vive que la température du métal est plus élevée. On cautérise ainsi les morsures d'animaux enragés ou venimeux, la pustule maligne. Il faut avoir plusieurs morceaux de fer chauffés en même temps, pour que celui qui se refroidit puisse être immédiatement remplacé par

un nouveau. Dans une main exercée, le fer rouge est le meilleur et le plus sûr des caustiques.

Percy employait, sous le nom de cautère objectif, un bouton de platine chauffé au rouge blanc qu'il promenait dans tous les sens le plus près possible de la surface malade, dans les cas d'ulcères fongueux, d'engelures ulcérées et rebelles, d'engorgements froids, etc.

Marteau de Mayor, — On plonge ce marteau, dont les bouts sont plans et convenablement arrondis, dans de l'eau bouillante, et on l'applique sur le lieu qu'on veut cautériser : l'épiderme se soulève, et dans quelques minutes on obtient des phlyctènes.

M. Rayer a fait l'importante observation que les agonisants pouvaient être rappelés à la vie pendant quelques minutes par les applications

du marteau de Mayor. J'ai eu la pensée qu'on pourrait utiliser cette découverte pour ranimer la sensibilité défaillante dans des conditions où la vie s'éteint accidentellement sans qu'il existe de lésions irrémédiables dans les organes essentiels de la vie. Je suis convaincu que l'emploi du marteau de Mayor rendrait, dans les cas d'asphyxie par strangulation, par immersion, par inspiration des gaz délétères, des services inattendus. J'étendrais aussi ce moyen à plusieurs autres empoisonnements où l'asphyxie joue un rôle considérable, tels que l'empoisonnement par l'acide cyanhydrique, par les strychnées, la ciguë, etc. Depuis que j'ai écrit ce qui précède, on a appliqué ce moyen thérapeutique dans les cas de fièvre intermittente pernicieuse. On peut ainsi gagner du temps pour faire absorber de la quinine et conjurer un a ccès mortel.

Moxas. — ^.On prépare. les moxas avec du papier fin, du coton cardé, de la moelle de sureau, du duvet de l'armoise de la Chine. Pour rendre la combustion plus active, on trempe les matières dans une solution de bichromate de potasse ou de chromate de potasse. Les moxas sont utiles dans le rachitisme, la carie des vertèbres, les abcès par congestion, les maladies des reins, 1 du foie, les tumeurs blanches, j les névralgies, etc. J

RÉVULSIVE.

Moxas de MarmoraU

Leur préparation est simple, leur application commode, et leur action, régulière et facile, se règle au rœu de l'opérateur. Une feuille de papier iiou collé trempée dans du sous-acétate de plomb et séchée convenablement suffit pour confectionner 60 cylindres qui brûleront seuls toujours paral> lèlement à la base, et avec assez de lenteur pour développer graduellement cette chaleur qui doit enfin faire éclater Tépiderme et produire Teschare.

{GuépralU.)

Moxas éthérés (Heulhard).

Pour piatiquer le vide dans la ventouse, on jette dans la cloche 2 gouttes d'éther. On l'approche de la partie sur laquelle elle doit être appliquée, on renflamme : le vide est aussi parfait que possible. On peut appliquer der scarifications, et obtenir la quantité de sang qu'on désire.

Charbon caustique (Bonnafond).

Gomme adragant 5 gram.

Poudre de charbon végétal 15 gram.

Nitrate de potasse 2 gram.

F. s. a. On cautérise le col de i'utérui avec ces crayons allumés.

Cautère».

Les cautères agissent à la fois comme moyens de révulsion et comme moyens de spoliation. Ils sont utiles dans une foule de maladies chroniques, surtout comme moyens prophylactiques, pour les personnes chez lesquelles le moindre accident est suivi d'une inflammation qui se résout toujours par une suppuration abondante et persistante.

Il faut des précautions pour supprimer un cautère. On remplacera cette évacuation humorale abondante par des purgatifs renouvelés de temps en temps, par des irritations passagères du côté de la peau ; des vésicatoires sont utiles danscecas,

Pour appliquer un cautère, on coupe un morceau de sparadrap de 5 à 8 centimètres de diamètre ; on fait au centre une échancrure ronde de la grandeur dont on veut faire Teschare. On applique ce sparadrap sur la peau ; on place le morceau de potasse à la chaux en contact avec la peau sur le point central ouvert de Templâtre; on le fixe en appliquant au-dessus un morceau de sparadrap, qui recouvre le morceau de potasse et le maintient. On emploie encore la potasse caustique pour ouvrir quelques abcès froids ou accompagnés d'induration des parties voisines, pour cautériser des plaies envenimées ou de mauvais caractère, etc. On reproche à la potasse de couler sur la peau et de produire une eschare qui n'est pas bien circonscrite et quelquefois plus étendue que celle que Ton a voulu obtenir. La poudre de Païenne a un pouvoir cautérisant au moins égal et n'a pas les mêmes inconvénients.

Poudre de Wenne, ou pâte de

Vienne, ou cauitique de Vieunf. Pntar>se cau8ti<|ije à la chaux,, 50; chaux vive, 60. Kednisez eu poudre les deux sub»

gtancr» dauA uu niorti«r ciiaulVé; mélangez-les exactenn'iil av«'c rapidité et renfermez le nielau^e dans uii hocal à larjîe ouverture et houclié à Péineri. .Pour faire iisa^e dececausti<|iie, on le délaye avec un peu d'alcool à 90", de manière à le réduire en une pâte molle.

La pâte de Vienne est un hpn caustique, i(ui tous les j«)ur8 est de plus en plus eniplo^ié. (le Cdustii|ue 1%-inporle ■ur la potasse, parce qu'il n\st pas

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