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CAUTÈRES

difflueut. Une application de pâte de Vienne a pu (Ricordj faire avorter un {çraud nombre de cbaiicres primitifs : l'eschare tombe ordiuair< ment le quatrième jour, et sa cicatrisation est complète aprèsquiuzeà vingt jours.

Pour que la poudre de Vienne détermine moins de douleur, M. Piedagne, y ajoute un quart de clilorliydrate de morpiiine, et pour qu'elle agisse sûrement, M. Daunecy fait fondre la potasse et la chaux dans une cuiller de fer.

Caustique Filhos.

Lesavautagesdu caustique deVienne sont appréciés par tous les praticiens.

Rapidité d'action, innocuité, voilà les utiles propriétés des caustiques potassiques. Mais, à côté de ces avantages, la potasse présente l'inronvénient d'attirer vivement l'humidité, de tomber en déliquium, de difïluer, de produire des eschares irrégulières, non circonscrites. Le caustique de Vienne n'est pas déliquescent; son action est limitée au lieu d'application; elle est plus énergique que celle de la potasse. Ce caustique ne présentait qu'un inconvénient, celui d'être trop dillicilenif-nt manié à cause de sa consistance, et d'une application presque impossfble pour les cautérisations utérines. Ces ditlicultés sont levées par l'emploi du Cauitique Filhos.

Ou fait fondre dans une cuiller de fer à bec et à manche :

Potasse caustique 200 gram.

On y ajoute, après sa fusion, en deux ou trois fois:

Chaux vive en poudre l\0 gram*

Ou mélange avec une tige de fer. On chauffe jusqu'à parfaite fusion, et l'on coule dans des tubes de plomb fermés d'un bout, ayant environ 1 centini. de diamètre. (E. Baudet.)

Coulez ce mélange dans des lingotiéres de fer forgé, ce qui permet d'opérer la fusion à une température bfcïucoup plus élevée ; les cylindres, une fois refroidis, sont rapidement enveloppés de gutta-percha, soudes à chau I et renfermés dans des bocaux parfaitement secs. (Robiquei.)

Caustiques à la gutta-percha,

- On peut unir par fusion la giittapeicha au chlorure de zinc et à la potasse can8ti(|'je. Oi obtient ainsi une pâte pa faiteraent malléable qu'où

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peut mouler eu cjliudres comme le nitrate d'argeut, en plaque» comme la pâte de Cauquoin, et en pastilles comme la pierre à eau 1ère.

Pour faire usage de ces caustiques, il sullit de les tremper quelques secondes dans Talcool avant leur application. Tous contiennent la moitié de leur poids de substance active.

Maunourjy E. Robiquet.)

Pâte caustique de PoUau.

Potasse caustique en poudre 5 gram.

Sa\on en poudre 5 gram.

Chaux en poudre 40 gram.

Mêlez intimement ; enfermez dans un llacon à Témeri. Faites une pâte avec q. s. d'alcool.

Cette pâte, qui se rapproche du caustique de Vienne, a été longtemps le monopole de Pollau, chirurgien de Berlin, qui l'employait pour détruire les v»;rrues et les taches de la peau.

Cataplasme rubéfiant.

Miel 200 gram.

Saupoudrez avec :

Chaux vive pulvérisée q. s.

Le Manganate de potasse «n

poudre forme, d'après Gooke, avec un peu d'eau, unt pâte caustique eflicace.

La solution de ce sel ou du permanganatt de êoude à lO^* étendue d'eau, est un déiinlectant tièsefficace.

On obtient le permanganate de potatêe en cbauilant au rouge dans un ereuset : bioxyde de manuauèse, 48; chlorate de potasse, 35. On dissout dans eau, q. s.; on filtre sur du verre pilé. {Codex., On emploie ordinairement la solution à 10" ; on l'étcnd d'eau, suivant les indications.

Inj.perma7ig.fiot (Bourgeois)

Permanganate potassse. 20 centigr.

Eau 150 gram.

Injection préconisée c. blennorrhag,

VéMicatoires.

Les vésicatoires sont les ugeiils los plus précieux peutélre de la médication révulsive. Ils peuvent surtout manifester leur puissance pour abréger la durée des maladies qui débutent, qui n'ont point

REVIJLSIVE,

encore altéré la texture des organes, et qui ont pour siège plutôt les membranes que les parenchymes. Dans ce cas, maniés par une main habile, ils jugulent des maladies redoutables. Il faut ajouter encore, et cela est important, que la révulsion doit être proportionnelle au mal que Ton veut combattre : c'est pour avoir mis des vésicatoires insuffisants que Ton a accusé d'impuissance cette héroïque médication. Mais dans les maladies qui envahissent pour ainsi dire toute l'économie, rinfluence des vésicatoires sera nulle : j'ai la conviction qu'on tourmente inutilement bien des moribonds atteints de fièvre typhoïde, de pneumonie, etc., auxquels on applique comme derniers remèdes les vésicatoires. Utiles contre la syphilide papuleuse, et pour faire avorter les bubons vénériens.

Les vésicatoires longtemps entretenus peuvent encore être considérés comme des moyens eflicaces de la médication spoliative.

Poufirectiïcantliarides. On

saupoudre de canîharides du levain humecté de vinaigre, et l'on a le wé$lcaloire économique des campagnes.

Teinture de cantharfdef.

Cantiiarides en poudre, 50; alcools 80», 500. Faites macérer pendant quinze jours; passez atec expressioo, tillrez. En friction ptiTe ou mélangée d'huile ou d'alcool. (>omme rultéfiant.

Teinture éiiiérée de cao-

tliarideS. Cantharides pulvériséet, 100; éther acétique, 100. Faites macérer dans un tiaconà l'émeri peuv-iant dix jours; passez, expiiniez et Ûltrec.

Si i*on emploie le double d'élher, on a Véther acétique cantharidé (Double). Paralysies et engorgements lents du tissu cellulaire, rhumatisniei.

Emplâtre de, caniharides

ou VéSiCalOire. Élemi, 100; huile d*olive, AO ; onguent basilicum, 300; cire jaune, 400; cantharides en poudre, 420. F. s. a.

On étend celte masse emplastique sur du sparadrap. Le vésicatoire camphré se prépare en répandant à la surface du vésicatoire ordinaire q. s.

d'étber saturé de camphre. Danecy préfère le carbonate de soude pulvérisé.

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