DE LA DIÈTE. 53'J
dans les parenchymes et les membranes, elle atténue et modère. les éruptions morbides; elle apaise, quand elle est commandée, les troubles divers de Tappareil digestif. La diète a une merveilleuse puissance pour diminuer le volume d'org-anes importants nouvellement congestionnés, et particulièrement le foie qu'elle ramène promptement à ses proportions normales. Dans les cas d'hypertrophie du cœur, habilement maniée, elle peut rendre de grands services.
Difficultés do la direction de la diète. —
J'emprunte, pour montrer l'importance d'une bonne direction de la diète, mie page au Traité de pathologie de Requin où les difficultés de bien diriger la diète sont résumées avec cette verve qui caractérise ce talent admirable.
« Tâche extrêmement importante! mission des plus difficiles à remplir dans chaque cas particulier! Sans doute, les l'ébricitants doivent être mis à la diète, comme on dit ; mais il est aussi nuisible que facile d'appliquer toujourfî cette parole dans le sens abusif que rusai;e vulgaire y a prêté, et de prescrire, non pas des règles appropriées aux circonstances, mais ime abstinence absolue et banale. L'inanition est un danger qu'il faut craindre autant et même plus que l'excès de nourriture. Hippocrate, dans la première section de ses Aphorismes, a formulé les meilleurs principes relativement à ce point de thérapmitique hygiénique, et je crois ne pouvoir rien faire de mieux que de répéter ici les oracles de Cos.
» Aphor, II, — Une diète étroite et rigoureuse ,
» dans les maladies aiguës oii elle n'est pas indiquée, est » chose peu sûre ; et une diète réduite jusqu'aux plus » étroites limites est chose nuisible.
» Aphor. 5. — Une diète étroite a cela de nuisible pour » les malades, que, s^il y a faute dans son emploi, la » faute est plus grave que dans l'emploi d'une dièle un )> peu plus large,
» Aphor, 7. — Lorsque la maladie est suraiguë, b
5i0 hygii:ne tuékapicutique.
B diète lu plus étroite est nécessaire. Autrement, lors- 0 qu'une diète plus large est convenable, il faut se re- » lâcher à proportion que la maladie elle-même baisse et » se radoucit.
» Apho7\ 8. — Quand la maladie est dans sa période » de violence, c'est alors qu'une diète très-étroite est né- » cessaire.
» Aphor, 9. — Il faut observer le malade de ma- » nière à cof)jecturer s'il supportera la diète jusqu'à ce » que la maladie ait atteint son plus haut degré de vio- » lence, s'il n'y succombera pas auparavant, ou si sa » maladie commencera la première de céder et de dé- » faillir.
» Aphor, 10. — Toutes les fois que la maladie est vio- » lente dès le début, il faut sur-le-champ une diète rigou- » reuse. Mais, dans le cas oii la maladie ne parvient que » plus tard à sa violence, c'est au moment de celte vio- » ience, et un peu auparavant, qu'il faut être sévère. La » période qui précède veut une diète plus large, afin que » le malade conserve assez de force.
» Aphor, 11. — A l'instant des paroxysmes, l'absti- » nence est nécessaire, manger alors est chose pci lu- » cieuse,
» Aphor. 17. — Sachons si tel on tel mange une ou » deux fois pnr jour, beaucoup ou peu ou par petites )) portions. 11 y a des concessions à faire au pays, à la » saison ou îi Tà^^e. »>
Ces principes excellents, que Ift praticien ne doit jamais perdre de vue, (ui les retrouve dans le livre Du, 'i-égitnc des maladies aiguës, avec d'amples développements, llippocrate, là encore, proclame cette vérilè capitale, qu'il est aussi nuisible de nourrir trop peu que de nourrir trop. Il montre qu'une rigueur inopportune dans le régime alimentaire compromet à la fois l'intérêt du malade et l'honneur du médecin; « car, dit-il, si un autre médecin ou » même un homme étranger à l'art^ après avoir vu le nia- )) ladC; s'être informé de tout, s'avise de donner à man-
DE LA DIÈTE. ZAi
a ger et à boire contrairement aux prescriptions anté- « rieures, il emportera peut-être la gloire d'avoir fait une (( cure éclatante et d'avoir, pour ainsi dire, ressuscité un (( mort. » (Ed. Kuhn, t. II, p. 50.) N'est-ce pas ainsi, en effet, que nous avons vu s'opérer, de nos jours, maintes cures prônées comme des miracles par l'ignorance des salons ? Lorsqu'un médecin consciencieux tombe sur un cas de ce genre, il ne dissimule pas la simplicité de son succès. Mais les liomœopathes et les charlatans ne sont pas aussi candides; ils escamotent la vérité sous le prestige de leurs mensongers remèdes, et le vulgaire ébahi s'empresse de payer tribut à leur règne d'un moment.
Au surplus c'est toujours un problème très épineux, dans l'application particulière, que de fixer au juste la quantité de nourriture du malade. 11 y aurait bien, à cet égard, un guide infaillible, celui dont Hippocrata parle dans son livre De V ancienne médecine, où la question qui nous occupe se trouve encore traitée.
c( Point de mesure, point de balance, point de calcul <( qui puisse, pour la connaissance de ce qu'il faut au « corps, remplacer le sentiment que le corps même « éprouve. » (Ed. Kubn, t. I, p. 32.)
Nous verrons cependant que cette règle présente une exception dans la direction du régime des malades atteints de fièvre typhoïde et traités par les bains frais.
Dangers frune aliuientation inopportune. —
Rappelons maintenant les dangers principaux d'une alimentation inopportune dans les maladies aiguës.
Les aliments, ne trouvant plus dans l'estomac et les intestins les sucs digestifs nécessaires pour les dissoudre et les modifier, fatiguent des appareils déjà malades. De là ces efforts d'expulsion, ces vomissements provoqués par la présence de ces matières alimentaires non digérées qui agissent comme des corps étrangers et sont l'occasion de dangers, de bien des désordres. Ils déterminent une fatigue extrême et quelquefois des lésions dans des organes
déjà éprouvés par la maladie, d*où des complications gastro-intestinales redoutables.
Ces efforts d'expulsion déterminent souvent une supersécrétion ue mucus et même de matières séreuses qui sont l'origine des diarrhées incoercibles et plongent le malade dans la prostration. Souvent aussi les phénomènes fébriles se réveillent.
Des troubles nerveux, des refroidissements non suivis de réaction, des syncopes mortelles peuvent survenir et surviennent trop souvent chez ces malades auxquels on donne des aliments solides qu'ils ne peuvent digérer. C'est surtout à !a fin des maladies qui ont commandé de longues diètes, que ces excès sont à craindre. Combien de convalescents succombent dans les hôpitaux parce que leurs parents cédantà leurs instances entrent en fraude les jeudi ou dimanche, des aliments prohibés qu'un faux instinct de faim leur fait absorber avec avidité.
Ils ont faim dans la tête et non dans l'estomac, comme l'a dit si heureusement Requin [Pathologie ^i, I, p. 263).
Ilippocrate a admirablement exposé les dangers de l'alimentation excessive sur la fm des maladies aiguës, qui est beaucoup plus à redouter que lorsqu'elles commencent : «Au début, dit-il, des maladies aiguës (1), il arrive que les uns prennent des aliments le jour même, et quand le mal a déjà commencé ; les autres en prennent le lendemain, d'autres mangent la première bouillie venue, d'autres enfin mangent du cycéon (préparation, de consistance bouillie, faile ordinairement avec du vin, de la farine d'orge grillée, du miel, de l'eau et du fromage). II vaudrait mieux, sans doute, avoir suivi un autre régime quo s'être ainsi alimenté. Cependant, il résultera beaucoup moins de mal d'un écart commis à ce moment de la maladie, que si, après avoir fait uneabstinence rigoureuse pendant les deux ou trois premiers jours, on se mettait à prendre de tels aliments le quatrième ou même le cinquième jour.
(J) Ilippociale, trad. Liltré, t. II, p. 305.
DE LA DIKTE. 543
Le mal serait encore plus grand si, l'abstinence ayant été prolongée pendant les quatre ou cinq premiers jours, on mangeait dans les jours suivants, avant que la maladie ne fût venue à maturité. Évidemment, de telles erreurs de régime causent la mort à la plupart des malades, à moins que Taffectiou ne soit excessivement bénigne; mais les fautes du début ne sont pas aussi irréparables, il est beaucoup plus facile d'y remédier.»
L'explication de ce fait est des plus simples, elle dérive de la non-sécrétion des sucs digestifs pendant l'abstinence et de la difficulté du rétablissement d'une fonction physiologique quand elle a été interrompue. Nous retrouvons ici une application de la loi de l'habitude. Tout chang-ement subit est d'autant plus dommageable qu'il s'exerce sur des organes malades.
Celse reproduit très-nettement le même précepte. Soyez d'autant plus sévère, dit-il, dans le régime que la maladie est plus courte et d'autant plus indulgent qu'elle sera plus longue, A. Paré. (Celse, liv. III, IV.)
Considérations générales sur les effets perni» cieux. de la diète trop prolongée ou inopportune.
— La diète est un mal quand elle n'est pas utile. Quel abus singulier n'en a-t-on pas fait il y a une quarantaine d'années, non-seulement dans les fièvres graves, mais aussi et surtout dans les affections chirurgicales? Combien de complications graves sont survenues chez les opérés, parce qu'ils étaient exténués par une alimentation insuffisante! Dans les fièvres spécifiques et dans les phlegmasies du refroidissement, il est indispensable de connaître toutes les phases de la maladie qu'on a à traiter et à distinguer les symptômes qu'elle peut offrir des effets de l'inanition avec lesquels ils peuvent se confondre.
Il est aussi nécessaire, et c'est le fait du praticien, de distinguer le plus tôt possible les formes graves des légères car chaque cas commande, d\iprès les degrés de son intensité, une direction spéçiile.
64 i HYGIÈNE THÉRAPEUTIQUE.
Il faut se défier de Tanorexie prolongée qui, comme nous Tavons vu, est un des résultats de l'abstinence. Il ne faut pas prendre pour un signe d'irritation des coliques accompagnées de diarrhées, qui peuvent annoncer le début dw ces diarrhées colliqualives qui s'observent si fréquemment aux derniers termes de l'inanition. 11 faut savoir aussi qu'a cette dernière période de l'épuisement de l'organisme survient une fièvre ultime qu'il faut se garder de confondre avec la fièvre de la maladie principale: c'est le dernier effort de résistance de Téconomie.
11 faut également se défier des phénomènes nerveux de l'inanition et bien se garder de les confondre avec les complications encéphaliques des fièvres spécifiques et des phlegmasies du refroidissement.
11 y a eu, à l'époque du règne de la médecine qui usurpait le nom de physiologique, de nombreuses victimes df l'inanition dans les convalescences des fièvres typhoïdes, ïl faut aussi mentionner ces diètes prolongées des maniaques de la jiastrite de Broussais, et les triomphes du médecin engraisseur.
La loi du régime dans les maladies aiguës, c'est de revenir le plus tôt possible à une alimentation graduelle quand la température se rapproche de la normale.
Avant d'en exposer les règles, disons que la diète absolue, dans le sens rigoureux du mot, n'est jamais mise en pratique; on administre toujours des boissons alimentaires, dont nous allons chercher à apprécier le rôle et l'importance.
Les maladies aiguës des ouvriers à dépense de forces énergiques commandent une grande surveillance, une grande réserve dans l'emploi de la diète; iî en est de même pour les travailleurs des campagnes dont l'alimentation est souvent insuffisante, et pour les maladies aiguës qui surviennent dans le cours d'une maladie chronique qui a amené à sa suite toutes les mauvaises conditlo.'is ^Ic- !a misère physiologique.
DE LA DltXE. bllb
Accessoires de la diète. — Boisso7îs aiimentoircs^ tisanes, — Les accessoires obligés de la diète sont les boissons alimentaires. Au premier rans^, nousdevons placer Teau pure. C'est une boisson admirable qui est toujours indiquée dans les maladies aiguës; mais il faut qu'elle réunisse toutes les qualités qui la distinguent; qu'elle soit parfaitement inodore, fraîche, toujours limpide, trèsagréable à boire. Il convient de l'administrer à petits cotjps souvent renouvelés. Des petits morceaux de glace produisent des effets merveilleux quand il existe de la révolte de l'appareil digestif, des vomissements incoercibles on qui fatiguent le malade, dans le choléra, les affections cholériformes et souvent au début de la fièvre typhoïde. Quand on n'a pas à sa disposition de bonne glace, il est bien, quand on le peut, de faire congeler d'excellente eau potable. Disons cependant, d'après une remarque intéressante de Robinet, que la congélation améliore les eaux potables.
De l'eau chargée de un à cinq fois son volume d'acide carbonique est agréable, souvent utile, mais il faut la donner avec mesure; le peuple de Paris, qui en use souvent, est porté à en abuser. Il est quelquefois bon de la frapper; dans ce cas, il convient de l'administrer toujours h petits coups. Je préfère l'eau chargée d'un à deux fois son volume que celle chargée à cinq volumes qu'on vend sous le nom d'eau de Seltz. (1)
Les tisanes occupent une place importante dans les prescriptions des médecins français qui ont à soigner des maladies aiguës; pardonnez-moi d'insister quelques instants sur ces détails.
Hippocrate prescrivait deux sortes de tisanes d'orjçe : la tisane passée (était notre décoction d'orge) et la tisane; avec
(l)Rien ne serait préférable à l'eau d'Arcueil salurce d'un ou deux fois son volume de gaz s'c'chappaiit des cuves des brasseurs. CcUe boisson serait au moins l'égale des eaux de Suint-Galmier, de Condillac, d'Orezza, qui sont aujourd'hui si recherchées.
les grains, qui élait une sorte de bouillie alimentaire claire. ^ous avons mieux aujourd'hui. Voici quelques règles hygiéniques sommaires se rapportant au rôle, à la préparation et au choix des tisanes.
Les tisanes sont utiles par l'eau qu'il est si important de faire ingérer en quantité suffisante dans les maladies aiguës ; elles sont utiles par les sels solubles que les plantes renferment et qui sont bien appropriés pour réparer les pertes du corps en matériaux inorganiques, et particulièrement en phosphates, dont toutes les graines contiennent une notable proportion. Les tisanes contiennent, en petite quantité il est vrai, divers matériaux alimentaires sous un très-bon état ; des principes immédiats azotés propres à l'assimilation ; des ferments digestifs qui se trouvent surtout dans l'orge germes ou malt, dont Proust a judicieusement recommandé l'emploi. — Une macération glacée de malt est aussi agréable qu'utile.
Les tisanes contiennent également des matériaux glycogéniques (amidon, dextrine, etc.), dont la proportion est le plus souvent augmentée par l'édulcoration. Le sucre est utile comme aliment de calorificalion. Il a un autre avantage considérable pour faire accepter par les malades, qui deviennent souvent alors de grands enfants, les boissons aqueuses en quantité suffisante. Voici les inconvénients d'une trop ç:rande quantité de sucre ajoutée aux tisanes. Cette propoTtion trop élevée de sucre nuit à l'absorption des boissons aqueuses. 60 grammes de sucre par litre de tisane donnent un liquide dont la densité ne s'éloigne pas beaucoup de 1,030; quand il n'y a pas de suc gastrique sécrété, cette densité est trop élevée pour que l'absorption soit normale. Unequantité de sucre moitié moins grande est plus convenable, àO à 60 grammes de sirop par litre de tisane. La bouche imprégnée continuellement d'une solution sucrée devient acide par suite de la fermentation lactique. Cette fermentation anomale peut s'étendre dans l'appareil digestif. Il convient donc d'alterner les boissons sucrées avec de l'eau pure, de l'eau
édulcorée avec une petite quantité de réglisse, ou les autres boissons dont nous parlerons bientôt.
Voici une règle générale sur laquelle je ne saurais trop insister. Les tisanes administrées dans les maladies aiguës doivent toujours être aussi agréables que possible ; elles ne doivent jamais exciter la répugnance. Pour être assuré que ce but est atteint, le médecin doit en surveiller la préparation et souvent les goûter.
Les solutions de 40 à 60 grammes d'un sirop agréable (oranges, citrons, groseilles, cerise, framboise, vinaigre frambdisé, gomme, guimauve, capillaire, etc.), dans un litre d*eau constituent d'excellentes tisanes ; mais il faut que ces sirops soient préparés avec soin chez les pharmaciens, et non achetés chez les épiciers qui débitent souvent des sirops additionnés de glycose de fécule, qui possède toujours une légère saveur acre et désagréable.
Les matières premières qui interviennent dans la préparation des infusions doivent être irréprochables au point de vue de leur nature et de leur conservation. Veuillez examiner les violettes moisies, décolorées, le tilleul passé, le thé de fleur d'oranger avarié que débitent beaucoup d'herboristes, vous y remarquerez à l'aide du microscope que les mucédinées parasites y pullulent. Je ne saurais trop insister auprès des pharmaciens sur la nécessité d'un bon choix, d'une bonne conservation, d'une dessiccation parfaite des feuilles, des fleurs et autres parties végétales qui forment la base des tisanes. Il faut apporter à ces préparations qui ont l'air d'être insignifiantes, mais qui ne le sont pas, des soins comparables à ceux dont les Chinois nous ont donné l'exemple, pour conserver avec tant de perfection des feuilles aussi altérables que celles du thé.
Ce n'est pas le tout d'avoir de bonnes matières premières, il faut surveiller les gardes-malades dans la préparation des tisanes; il faut que les infusions soient renouvelées à chaque fois qu'on en administre au malade.
548 HYGIÈNE THÉRAPEUTirUE.
S*avise-t-on de faire réchauffer l'infusion de thé pour un homme bien portant, comme on le fai^ habituellement des ti-anes destinées à un malade qui n'accepte tout ce qu'on lui présente qu'avec une maladive répug;nance ? Avec les' précautions que je viens d'indiquer, on obtient avec le tilleul, les violettes, le thé de fleur dVanger, la mélisse, la menthe, des boissons délicieuses qui charment les malades.
Les boissons aqueuses doivent être prises en petite quantité à chaque fois et souvent renouvelées, selon le besoin et l'état de l'appareil digestif.
L'ingurgitation continuelle, dit Graves avec beaucoup de raison, de la boisson la plus inoffensive, cause quelquefois des pesanteurs d'estomac, des nausées, de la douleur, de la flatulence et prédispose à la congestion et à l'irritation de l'intestin.
Bouillon. — Le bouillon estim aliment pour ainsi dire indispensable, merveilleusemeni utile dans toutes les maladies aiguës un peu longues, et presque à toutes les phases, voici, d'après M. Chevreul (1), les matières preinieros qui interviennent dans lapréparation du bouillon: viande de bœuf fraîche, mais rassic, pour que la réaction acide du muscle soit «iéveloppéc, l'',5 ; os à graisse savoureuse 0%50; navets, carottes, poireaux, oij^nons brûlés, 0,33; sel, 0,30 ou quantité suffisatile. Il faut élever lentement la température voisine do l'ébullition. Le bœuf de travail donne un meilleur bouillon que le bœuf jeune et çiras. Le collier est le morceau qui fournit le bouillon le plus corsé et le plus savoureux; l'association des os esh utile. Los quantités précédentes donnent comme produit: bouillon, li litres; bouilli, 0\86 ; os, 0*^39.
^'*) Mémoires de la Société centrale d'agriculture, année 1852.