REMÈDES SECRETS
jourd'hui affirmer que rétablissement régulier des secourt pour les malades à domicile est un des plus grands bienfaits pour la classe laborieuse qui aient été réalisés de notre temps.
Législation sur les remèdes secrsts. — Aux termes du décret du 18 août 1810, la vente des remèdes secrets est interdite.
Quand un remède est approuvé, le gouvernement peut en acheter la formule et la publier, ou par extension de la lettre de la loi, en autoriser la vente. Aux termes de Tarticle 36 de la loi du 21 germinal an XI, la publication de toute affiche ou annonce imprimée qui indiquerait des remèdes secrets, sous quelque dénomination qu'ils soient présentés , est sévèrement prohibée. D*après la loi du 29 pluviôse au XllI, ceux qui contreviendraient aux dispositions de cet article doivent être poursuivis par mesure de police correctionnelle, et punis d'une amende de 25 il 600 fr.; et en outre, en cas de récidive, d'une détention de trois jours au moins, de dix au plus.
Les pharmaciens eux-mêmes sont soumis à l'application de cette peine, puisqu'il leur est interdit, par l'article 32 de la loi du 21 germinal an XI, de vendre des remèdes secrets.
Tout inventeur de remède secret qui veut jouir du béoéfice de la loi de 1810, en adresse sous pli la recette détail lée au ministre de l'agriculture et du commerce, qui la transmet à l'Académie de médecine. Cette compagnie eu délibère. Si le remède est reconnu bon, une autorisation est donnée par le ministre, ou un traité est fait avec les inventeurs. Je dois dire que depuis l'institution de TAcademie de médecine, le gouvernement n'a acheté aucun remède secret; la compagnie savante en a approuvé deux seulement, les biscuits d'Olivier et la poudre de Sency. Depuis le décret du 3 mai 1850 sur les remèdes nouveaux, aucune nouvelle application du décret du 18 août 1810 n'a été faite.
Discret du 3 uai 1850 sur les remèdes nouveaux. — Les remèdes qui auront été reconnus nouveaux et utiles par l'Académie nationale de médecine, et dont les formules, approuvées par le ministre de l'agriculture et du commerce, conformément à l'avis de cette compagnie savante, auront été publiées dans son Bulletin, avec l'assentiment des inventeurs ou possesseurs, cesseront d'être considérés comme remèdes secrets.
Ils pourront être, en conséquence, vendus librement par