MORT A PARIS LE 17 FÉVRIER
Cet édifice, dessiné par l’architecte Visconti, a été solennellement inauguré en 1844.
M. de Rambuteau, «lors préfet de la Seine, a déposé dans l'enceinte môme de ce monument une boite contenant une médaille frappée à cette occasion, un compterendu de l’érection du "monument, les œuvres de Molière et une histoire de sa vie.
Quatre discours furent prononcés dans cette solennité : p st le préfet, par le directeur de l'Académie française, par un artiste de la Comédie-Française et par le président du comité de souscription. *
fontaine iuc.nKi.iFi . — Sur l'emplacement de l'ancien Opéra, le gouvernement de la Restauration avait érigé une chapelle expiatoire à la mémoire du duc de Berri; mais, après la révolution de 1830, cette chapelle fut démolie avant d'ètce entièrement construite.
Le nouveau monument est un des plus élégants du genre : la fontaine se compose d’un bassin circulaire surmonté d'un piédestal flanqué de quatre statues figurant la Seine, la Saône, la Marne et la Loire. Au-dessous est une vasque garnie de gueules jaillissantes Cette belle fontaine, tout entière en fonte, est l’œuvre de Yisconti
fontaine GAiixoN. — Ce monument a été construit sous le règne de Louis-Philippe, sur les dessins de Yisconti : un petit génie, frappant le sol d'un trident, surmonte un socle orné de sculptures très gracieuses, qui figurent des plantes et des animaux aquatiques. Le socle et la statue sont abrités par une niche pratiquée dans la façade d'une maison dont la décoration répond à celle de la fontaine.
Quatrième arrondissement.
fontaine des innocents. — Cette fontaine, élevée au milieu du marché des hinocents, non moins remarquable par ses ornements que par l'abondance de ses eaux, est une des plus monumentales de la ville de Paris.
Pierre Lescot la construisit en 1551, à l'angle de la rue aux Fers. Jean Goujon la décora de bas-reliefs et de naïades. Cependant il manquait presque à ce joli monument d'être une fontaine, car il s’en échappait à peine un maigre filet d’eau. Nul autre monument ne parut, en 1786, plus digne de décorer la place que l’on formait : on se détermina donc à l’y transporter; mais elle manquait de deux façades et d'une toiture pour y paraître isolée. Pajou sculpta trois naïades; Daujon, Lhuillier et llézières en complétèrent les autres ornements, sous la direction de Povet et Molinos, architectes de la ville.
Ce monument est placé sur trois gradins, au dessus desquels est un vaste bassin carré, sur lequel s’élève un soubassement de même forme , où quatre lions , , posés sur ses angles, lancent vigoureusement l'eau dans le bassin inférieur. Au-dessus commence la décoration de la fontaine : sa construction quadrangulaire, de 14 mètres d’élévation, est percée sur chaque face par une arcade, accompagnée à chacun de ses côtés de pilastres corinthiens cannelés, entre lesquels est la figure, en grande proportion, d’une naïade couchée.
Leur attique est orné, sur chaque face, d’un fronton triangulaire. Tout l'édifice est surmonté d’une coupole en cuivre dont les lames se terminent en écailles de poisson. Au milieu des arcades ouvertes parait une vasque supportée par un piédestal élégant.
On replaça sur ce monument son ancienne dédicace : Fonlium Nymph:s; puis l’inscription tracée par Santeuil, en 1689 :
Quos dur o cernis simulutos marmore (Inclus %
Hujm Nympha loci credidit esse suus.
• La Nymphe, trompée par ces flots de marbre qui semblent ruisse- • lery croit les verser elle-même de son urne. »
Pendant vingt ans le peuple s’étonna de voir tant de pompe sous un si simple filet d'eau; mais en 1813, quand les eaux de la Beuvronne commencèrent à couler dans les murs de Paris, ce monument acquit le plus beau caractère, parce qu’il y eut harmonie parfaite entre son élégante structure et la masse imposante des eaux qui s’y montrent sous des aspects toujours agréables et variés. Jaillissant de la vasque supérieure , elles retombent d’étage en étage, en nappes argentées, jusque dans le vaste bassin qui environne sa base, où quatre lions de bronze lancent sans cesse une eau limpide par torrents.
Paris posséda alors pour la première fois une fontaine magnifique, fournissant chaque jour (chose encore inouïe dans la capitale) 2,000 mètres cubes d’eau.
fontaine et colonne médicis , à la balle au Blé. — La fontaine est au pied d’une colonne de 32 mètres de hauteur, d’ordre dorique et richement ornementée. Elle faisait partie de l’hôtel de Soissons et avait été élevée, en 1592, par Catherine de Médicis, pour servir à des observations astronomiques.
Cette colonne a été conservée et transportée à la place où elle est aujourd'hui. L’intérieur renferme un escalier décoré de bas-reliefs représentant des C et des H entrelacés, des miroirs cassés et des lacs d’amour déchirés, témoignages de la douleur de la reine après la mort de son époux Henri II. Au-dessus de la colonne on remarque un cadran solaire.
fontaine nu palmier, place du Châtelet. — Ce monument, élevé en 1808, sur les dessins de firolle, s’appela Fontaine de la Victoire jusqu’en 1815. Au milieu d’un bassin circulaire de 7 mètres de diamètre , exhaussé sur trois marches, s’élève une colonne de 18 mètres de hauteur. L'eau jaillit à chaque angle par une corne d'abondance que termine une tète de monstre marin.
Le fût a la forme élancée d'un palmier entrecoupé de bracelets qui portent les noms des principales victoires des armées françaises. Le chapiteau , formé de feuilles de palmier, est surmonté d’une demi-sphère sur laquelle se dresse la Victoire, ayant une couronne dans chaque main. Au pied de la colonne sont quatre statues représentant la Loi, la Force, la Prudence et la Vigilance. Toutes ces figures sont l’œuvre de Boisot.
FONTAINE DE LA CHOIX DU TRAHOIB , au COÎn des TUCS
Saint-Ilonoré et de l'Arbre-Sec. — Élevée sous François 1er au milieu de la rue de l’Arbre-Sec, elle fut transférée en 1696 à l’angle qu’elle occupe aujourd'hui , et en partie reconstruite en 1775 par Soufflot. Cette fontaine est formée de pilastres ornés de coquillages, de stalactites et d'une Nymphe de Jean Goujon.
Cinquième arrondissement.
fontaine du chateau-d’eau, boulevard Saint-Martin. — Au milieu d’un bassin circulaire s’élèvent en gradins trois autres bassins, qui servent de base à une double coupe de fonte, composée d’un piédouchc et de deux patères inégales, séparées l’une de l’autre par un fût. Une gerbe d’eau volumineuse, jaillissant de la coupe supérieure, élevée de 10 mètres, déborde ce récipient et se répand en cascade, d’étasrc en étage, et forme cinq nappes.
Huit lions accouplés sur quatre socles carrés, et lançant par la gueule des filets d’eau, encadrent cette fontaine, dont l’effet est imposant et pittoresque. Elle a été élevée en 1811, sur les dessins de Girard.
Sixième arrondissement.
fontaine du marché saint-martin. — Placée au milieu du marché, cette fontaine est d’un bel effet : trois enfants en bronze, représentant la Chasse, la Pèche et l’Agricul-
ture, sont groupés autour d ua faisceau de roseaux et d’autres plantes aquatiques qui supportent une vasque de cuivre, du centre de laquelle s’élève un jet d’eau retombant en une nappe circulaire et recouvrant des figures de génies. Ce groupe gracieux est dû à Goiso fils.
fontaine vendome , rue du Temple. — Cette fontaine est surmontée d’une coupole et ornée de trophées militaires. Elle s’élevait autrefois dans l’enclos du Temple, et reçut son nom du chevalier de Vendôme, grand prieur de France.
Neuvième arrondissement.
fontaine de l'archevêché, derrière l’église Notre-Dame. — Sur un socle à trois pans , d’où s’élancent de sveltes colonnes supportant un clocheton gothique, est posée la statue de la Vierge; au-dessous d’elle sont trois anges qui foulent aux pieds des démons dont les bouches lancent de l'eau dans deux bassins. Cette fontaine a été élevée sur les terrains de l’Archevêché, démoli en 1831.
Dixième arrondissement. •
fontaine de grenelle, rue de Grenelle-Saint-Germain , 57. — Œuvre remarquable de Bouchardon, qui a exécuté lui-même les figures, les bas-reliefs et la plupart des ornements; elle fut commencée en 1739 et finie en 1745. Elle a 30 mètres de longueur sur 12 mètres de hauteur; sa forme est demi-circulaire. Elle présente, sur un double soubassement, une ordonnance de pilastres et de niches avec un entablement surmonté d’un acrotère.
L’avant-corps, qui occupe le milieu de la façade, se compose de quatre colonnes ioniques couronnées d’un fronton, sur lequel un groupe de marbre figure la Ville de Paris assise à la proue d’un navire , ayant la Seine et la Marne à ses côté3. Les niches sont ornées des quatre
aisons.
fontaine égyptienne, rue de Sèvres. — Sous une porte de temple égyptien, surmontée d’un aigle , se tient une statue qui, un vase à chaque main, verse l’eau dans un bassin semi-circulaire.
fontaine du gros-caillou, rue Saint-Dominique, vis-àvis de l’Hôpital militaire. — Élevée en 1813. Elle représente la déesse Ilygie secourant des soldats blessés ; le serpent d’Esculape couronne des vases d’où jaillit l’eau qu’v jettent plusieurs dauphins.
fontaine de léda, rue du Regard. — Elle a été construite en 180G, par Braie. Le bas-relief qui la décore représente Léda et Jupiter sous la forme d’un cygne. C’est l’œuvre de Valois.
puits artésien, à l’abattoir de Grenelle. — Commencé en 1833 par MM. Mulot père et fils, et achevé en 1841, après que l’ou eut percé 560 mètres de terre de différentes couches.
La quantité d'eau fournie par ce puits jaillissant est de <1,320 mètres cubes par jour. L’orifice du conduit, lequel est tubé en tôle galvanisée, a 55 cent, de diamètre ; l’extrémité opposée en a 18. La plus grande partie de l'eau fournie par le puits de Grenelle alimente le réservoir de l’Estrapade, où se déversent aussi les eaux d’Arcueil.
Onzième arrondissement.
fontaine desaix, place Dauphine. — Érigée en 1802, sur les dessins de Fontaine et Percier, à la mémoire de Desaix, tué à Marengo. Au milieu d'un bassin circulaire, la statue du Génie militaire couronne de lauriers le buste du général. Ces paroles y sont gravées : »- Allez dire au » premier Consul que je meurs avec le regret de n'avoir » pas assez fait pour la postérité. »
fontaine palatine, rue Garancièrc. — Construite en 1715, par la mère du régent Philippe d’Orléans.
fontaine 8AINT-SELP1CE. — Au centre de la place Saint-Sulpice s’élève une remarquable fontaine érigée en 1847 par l’architecte Yisconti. Autour d’une pyramide quadrangulaire , surmontée d'un dôme, sont superposés trois bassins hexagones flanqués de lions. Aux quatre faces de la pyramide sont les statues des quatre grands orateurs de la chaire chrétienne : Bossuet , Fléchier, Massillon et Bourdaloue.
bassins de la blé HACiNE. — Ces réservoirs, construits pour l'aménagement des eaux de l’Ourcq, furent commencés en 1836 et terminés en 1839 : ils contiennent 6,000 mètres cubes d’eau. Le terrain sur lequel ils sont placés, aboutissait anciennement à l’enceinte de la ville bâtie sous Philippe- Auguste.
Douzième arrondissement.
fontaine cuvier, au coin des rues Saint-Victor et Cuvier. — Élevée par Alphonse Vigoureux à la mémoire de cet illustre savant. Elle se compose d’un piédestal semicirculaire, orné de deux colonnes ioniques, soutenant un enlablement ; entre elles est assis le Génie de l’histoire naturelle, ayant à sa droite un lion, à sa gauche un hibou, et au-dessus de la tète, un aigle tenant un agneau dans scs serres.
A la main gauche de cette statue sont des tablettes sur lesquelles on lit la fin d’un vers de Virgile dont le sens est : « Heureux qui peut connaître la cause des choses ! » Des poissons et divers animaux sont à ses pieds. Les sculptures sont de Feuclières et de Pomarateau.
fontaine du satyre, rue Censier. — Dans un bâtiment carré, à fronton triangulaire, un Satyre presse une outre d’où l’eau s’échappe dans un bassin carré orné de têtes de lions.
réservoir de l’estrapade , place de l’Estrapade. — Construit avec des cloisons de planches remplies de chaux vive, de béton et enduites de ciment hydraulique. 11 est alimenté par les eaux d’Arcueil et du puits de Grenelle.