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II R., IV

240 Voy. V, VASQUES DE SALOMON De Bethléem

à l'intérieur par de puissants contreforts. A l'angle S.-E., un escalier permet d^y descendre.

Le bassin du milieu, situé un peu plus bas et à une distance de 49 m. du précédent, a 129 m. de long, 70 m. de large avec une profondeur de 12 m. il est en partie creusé dans le roc et par différents étages en retrait les uns sur les autres, ce qui a rendu inutile l'emploi des contreforts. Deux escaliers y descendent, l'un à l'angle N.-O., où pénètrent les eaux de source, et l'autre au N.-E.

Le réservoir inférieur, situé à 45 m. du précédent, a une longueur de 177 m., une largeur de 83 m. à l'extrémité occidentale et de 45 m. à l'autre, avec une profondeur maxima de 15 m. Il est étayé à l'intérieur par de nombreux contreforts. Au N.-E., un couloir s'enfonce dans un énorme mur de soutènement et mène à une chambre voûtée en plein cintre, où jaillit une 3^ source qui se déverse dans le bassin. Au S., une ouverture donne passage à un canal à ciel ouvert ; on volt des traces de canaux semblables près des bassins précédents ; car tous les trois étaient également destinés à reeueillir les eaux de pluie qui descendaient des montagnes voisines. Ces réservoirs ont été restaurés à plusieurs reprises ; mais les dimensions des blocs des assises inférieures dénotent un travail judaïque.

En suivant un aqueduc dans la direction du S., à l'E. du 3^ réservoir, on arrive à une 4' source appelée Mn Atân ; elle est captée dans une chambre à voûte cintrée comme rAïn Sâhlé. Cette eau est réputée la plus salubre et la plus agréable de toutes celles de la vallée.

Près de la source ù'Ain Atân passe un aqueduc qui prend les

eaux de YOuàdi Arroûb, à 10 km. au S. des Vasques de Salo-

mon, et leur fait parcourir, par d'innombrables circuits à

travers les montagnes, une distance de 45 km. avant de les

amener au canal du Ouâdi Ourtâs ^

Ce dernier aqueduc est probablement l'œuvre de Ponce-Pllate qui employa pour sa construction, ou restauration, les fonds du trésor sacrée Corbonas, l'an 35 de notre ère. Les Juifs, qui n'avaient pas besoin de cette eau, s'en plaignirent à Tibère, Pilate fut mandé à Rome et l'année suivante Caligula l'envoya en exil à Vienne en Dauphiné, où, de désespoir, il se donna la mort ^.

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