Le Quien, Or. ch
FONTAINE d'Elisée 27 j
Un arbuste, balanites œgyptiaca, le .wyrobolamim de Josèphe, produit des fruits ressemblant à une grosse olive. Les indigènes l'appellent zakkoûm, et des noyaux du fruit ils extraient une huile employée pour la guérison des blessures ; ils la vendent aux pèlerins sous le nom ù! huile de Zachée.
Parmi les rbamnées qui couvrent partout le sol ou servent à former les haies, se rencontre surtout le Zizyphus Spina Christij appelé nebq ; ses petits jujubes, dôm] sont acidulés et fort agréables au goût. On croit que c'est avec ses rameaux armés de pointes algues que fut tressée la couronne d'épines de Notre-Seigneur.
Fontaine d*Elisée« On y arrive en 25 min. par une route carrossable. On traverse le village de Jéricho et l'on passe près du Bordj er Riha^ tour carrée de 7 m. de côté, construite au xii« s. Malgré son état de délabrement, elle sert de caserne à une demi-douzaine de Bachibouzouks, ou gendarmes turcs.
La fontaine d'Elisée, Àïn es Sultan^ est une source tellement abondante qu'elle donne naissance à un petit ruisseau, dont les bords couverts de tamaris, de joncs et de nebqs^ contrastent par leur luxuriante végétation, avec la plaine aride du voisinage. L'eau qui jaillit par de nombreux orifices est recueillie, dans un bassin de 12 m. de longueur sur 7 de largeur. La niche qui la décore était probablement destinée à une statue représentant le génie de la source. Celle-ci reçut le nom de Fontaine d'Elisée^ parce que le prophète, touché par les prières des habitante de Jéricho, corrigea l'amertume de l'eau et la rendit fertilisante en y jetant une poignée de sel. (F. IV R., II, 19-22).
Au VI' s., Théodose signala près de la fontaine une église renfermant « le monument de Saint-Elisée. » On n'en voit plus de traces ; mais une des pierres d'une grande construction' située au N. porte une inscription grecque qui dit : a Le (monument) de Saint Elisée i. »
Le Tell es Sultan, qui s'élève à TO., est la plus grande des 7 collines de Jéricho. 11 est formé de 2 mamelons de 25 à 30 m. de hauteur au-dessus de la nappe d'eau. En 1868, M. Warren y pratiqua des fouilles et reconnut un amas énorme de briques cuites au soleil, au milieu desquelles se trouvent des pierres, des fragments de poterie et des morceaux de charbon. Ce tertre servait d'assiette, comme tout le monde l'admet, à la ville cbananéenno conquise par Josué. Dans la colline située au S. du Tell çs Sultan, l'explorateur anglais découvrit d'anciens tombeaux à 2 m. sous le sol. Au Pèlerin de Bordeaux on montra remplacement de la maison de Rahab «au-dessus de la Fontaine d'Elisée. »