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V. La patrie de S, Jean.-li

n peiirilf, pendant que Z»ch»ne i:ii<:eiisail L'autel des parlunis, . ..■...., — ...,■... "- -■ la pfeuaeKIi-

p mfnip infiK révéla à la Vierge de Nazarelli l'awumplissc !demntian, l'avèneiiienl du merveilleux Gnlanl, qui devait ... u Tres-Haul «I en mSuie temps le Flte de la Vierse Immacnlée.

1 lui lit FOnOBlIre éRalemeot leB nervejlles en voie de s'aocompllr daiis 1 maison de Zaelinrie, Cesl Marie qui est ainsi charK^ de mieux iiisrnire Elisabeth el de lui nMiHer les mystères messianique» qui allaient .'accomidir. Le Mag/ni/Uilt dévoila à réponse du prêtre tous les mystères llvins de la RMeuiptioH, et celte révélation mit ùh à sa reiralle. Klle luilta la solllude et relourna avee sa eousine au milieu des hommes, en lA elles vécurent ensemble pendant trois mois, c.-à-d., |nsqu'apr*8

. , l'étant alors cjue le flaitvé de la sainte Merie. ue l'avait pas aecompagnéf en Juda, comme le démontrent les aiiiiéiés qu'il eut plus lard (CI. Matth., I, IS-»). Aussi, les anciens témoins de la tradition ne parlenl-its Jamais de sa présence dans ta maison de Zacharle,

Sanctuaire d« la Visitation. L'^llsc de la Visllatioa est {riltoresquement perchée sur un plateau rocheuic qnl s'appuie ^ur le flanc de \a iDontaRuc. Vers 1b S.-'B., l'abside s'enfoncp diiiis 1« FOC, tandis que l'autre extrémité de l'église repose sur um SDbstmction voûtée qui h 7 m. de hauteur et 9 m. dn longueur, y compris l'épais mut de la façade. Cette substrnction forme elle-même une chapelle, aujourd'hui seule rendue au culte.

Eglise Inférieure. Au fond, à g- (1), se trouve une absiiUole avec an aulel ; li dr. (i), une sorte de gioile s'cnlonce dans la montagne sur une longueur de 6 m , tout en déviant de l'axe dn l'égUsQ, dans la directiou dj midi. Cet cnlonccment i^lait Sx l'origine ii ciel ouvert et vral^mblablement muni d'un escalier

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rustique conduisant sur la lorrasse où s'élevait la maison de

campagne de Zacharie. Elle est couverte d'une solide voûle en

berceau, appuyée sur une grosse corniche en pierre.

Au fond de cette grotte artificielle, jaillit une source d'eau

limpide et douce, qui est recueillie dans un petit puits, d'où le

trop plein s'écoule au dehors Daniel le Russe mentionne déjà

cette source. Les pèlerins anciens avaient coutume de boire de

cette eau par dévotion ; car, d'après une pieuse croyance, ello

aurait surgi au moment même où sainte Elisabeth, descendue

dans le jarJin pour rerevoir sa jeune parente, eut avec elle la

touchante entrevue racontée par l'Evangile.

Dans les descriptions des pèlerins, d'Antoine de Reboldis (1330), de Félix Fabri, de l'Anonyme français de 1480 et d'autres, celte source sert à fixer le lieu de la rencontre de Marie et de sa cousine Elisabeth. Mais la chapelle fut habitée la plupart du temps par des musulmans fanatiques, et bien des pèlerins ne purent même iws s'en approcher. Aussi, qiielques-nns prirent la source du village pour celle qui est mentionnée par leurs prédécesseurs, et localisèrent la rencontre de la Vierge et d'Elisabeth sur le chemin public, au fond de la vallée, sans s'apercevoir que, d'après l'Evangile, cette scène se passait dans l'intimité, dans l'enclos « de la maison de Zacharie. »

Un quartier de rocher plat et fruste occupe de temps immémorial une niche pratiquée dans l'épaisseur du mur, vers le S. (3). Daniel et Phocas le notèrent déjà. Il provient du Désert de Saint-Jean dont nous parlerons bientôt, et représente la merveilleuse cachette du fils de Zacharie et d'Elisabeth, pendant le massacre des Innocents.

On rencontre, enfin, du même côté (4), un escalier de 40 marches établi dans l'épaisseur du mur et conduisant à l'église supérieure, ainsi qu'au premier étage de l'ancien monastère, construits l'un et l'autre avec la solidité d'un chAteau fort.

Histoire de Tégrlise de la Visitation. Nous avons déjà dit que siint Pierre, évêque de Sébasle vers la fin du iv* s., énumère cette église parmi les sanctuaires de son époque. En eflel, M. Tobler reconnaît dans ses imposantes ruines les restes d'un monument chrétien du V. voire même du iv* s. ^ M. C. Schick déclare que, si ce monument remonte, comme il est évident, au-delà de l'époque de Chosroès, il peut fort bien dater du règne de Constantin *. MM. Kilchener et Conder reconnaissent que le travail est antérieur au xii* s. et ne ressemble iws aux constructions faites par les Croisés '^. En elTet, ni chroniqueur, ni pèlerin n'en attribue même la restauration aux Francs. L'archimandrite Orélhénios (vers l'an 1400) dit que ce sanctuaire était la propriété des Arméniens ; mais ceux-ci l'abandonnèrent après le départ des Croisés, comme les Grecs avaient abandonné celui de Saint-Jean. Pipin, Odorici Maundeville et Baldensel trouvèrent encore le monument debout, et Ludolphe de Sudheim (1336) dit qu'il était très ftea?/. Cependant Suriano, Custode de Terre sainte, écrit : « Au temps de mon premier guardianat (1485), l'église était encore debout et intacte; mais depuis, elle s'est écroulée et n'a plus été restaurée. Toutefois, les autels majeurs sont res

1. Topogr. v. Jerus., imi, H, 3r);53;>6. — 2. Der Geburls'orl Joh., Z. /). P. V., 1899, 86 88. - 3. S. W. P., III, 6061.

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