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Voyage XI. s. sabas

du village qui s'élève sur la pente de la montagne opposée. L'excavation a 5 m. de longueur sur 3 de largeur et 2 de hauteur. L'entrée s'ouvre au N,-E. et une ouverture pratiquée dans la paroi N.-O. sert de fenêtre. Au fond de la grotte b'étend un banc rocheux sur lequel on célèbre parfois la messe.

Mgr Valerga, patriarche de Jérusalem, a fait l'acquisition de ce Lieu gaint pour le patriarcat latin.

Le Désert de Saint-Jean, situé au milieu d'un pays bien cultivé, est un sile pitloresque et charmant. 11 ne faut pas oublier que les solitudes habilées par le Précurseur étaient des déserts d'après la signification orientale de ce mol. H est synonyme de lieux solitaires, quoique cultivés et ierlîles. Lorsque Jésus multiplia les cincf pains et les deux poissons dans le dései't, il lit asseoir la foule sur l'herbe (Mallh., XIV, 13). Les abeilles et les sauterelles, qui fournissaient à saint Jean son aliment, ne se trouvent habituellement que dans les contrées riches en végétation.

Un historien ecclésiastique du ix* s., Georges Cédrénus, raconte que .sainte Elisabeth, après s'être retirée dans la solitude avec son fils pour le soustraire à la fureur d'Hérode, y mourut au bout de 40 jours, et (ju'un ange prit alors soin de l'enfant. Il n'ajoute pas si la mère fut enterrée en ce même désert '. Quaresmius cite le texte de CéJrénus ; mais il ignore l'existence du tombeau de sainte Elisabeth au Désert de Saint Jean. Le P. Marien Morone (1669) et le P. Marcel Ladoir (172P) rapportent aussi que, d'après la tradition et la Cité mystique de la V. Marie d'Agréda, sainte Elisabeth mourut dans le désert, mais ils ne savent rien de l'emplacement de son sépulcre.

Du Désert de Saint-Jean, on regagne Aïn Karem, pour retourner à Jérusalem.

VOYAGE XI De Jérusalem à Saint-Sabas et à Saint^Théodose.

Celte excursion (15 km. jusqu'à Saint-Sabas) ne peut se faire qu'à cheval. Pour pouvoir entrer dans le couvent, il faut se munir d'une lettre de recommandation qu'on obtient au patriarcat grec non-uni. Au retour, on pourra visiter le monastère de Saint-Théodose, Deir Dousi, en faisant un détour d'une heure.

Au sortir de Jérusalem, on descend par la vallée d'Hinnom ou de la Géhenne et, arrivé au Bir Ayoïih (V. p. 174), on suit le torrent de Cédron, à dr. A 30 min. du puits, on passe entre deux collines couvertes de ruines. A dr., on voit Beit Sahour el Atika^ Beit Sahour l'Antique. (V. p. 230). On y a trouvé 15 citernes et beaucoup de couteaux en silex. A g., 79eir es Sinnéhj un ancien couvent, avec de nombreuses citernes et des pressoirs à vin taillés dans le roc.

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