Tenticork, I, 99. — 2. Bibel Atlas
à Nazareth. dothain Voyage Xll. 341
se base principalement sur la version syriaque qui, comme la Vulgate, place non seulement Beth Mastim mais aussi Beth Palou (Béthulie) « en face de la plaine de Jezraël, m contrairement au texte grec. En conséquence, il identifie la patrie de Judith avec Scheikh Schibel situé à lo km. au N. N.-O. de Sànoûr^.
Somme toute, nous disons avec M. Guérin : « Aucun site ne paraît mieux convenir à Béthulie que Sânoûr *. »
En continuant la route, on laisse à g. le hameau ù'el Djerba
au haut d'une colline, puis à dr., le petit village de Messiliéh
couché sur le versant d'une montagne, et l'on arrive en 45 min.
à un col d'où l'on aperçoit la plaine d'Esdrelon. Le chemin
descend ensuite par une gorge plantée d'arbres, Onâdi Melek,
et passe à Qabatiyèh^ grand village musulman situé à l'angle
S.-E. du sahel Arrâbèh, qui est la plaine de Dothaîn.
On aperçoit le Tell Dothânà 4 km. au X.-E. de Qahatiyèh. Si l'on va visiter le Tell, il est inutlfe de revenir à Qabatiyèh. Dans ce cas, on prendra le chemin qui passe à l'O. du Tell Dothân, pour se rendre à liourqîn et de là à Djénîn, laissant à g. d'abord Kep' QoM, la Capercotia de la Table de Peutinger, puis Scheikh Schioel.
Dothaîn.
Dothan ou Dothain, les deux Sources, aujourd'hui Tell Dothân^ est la ville de la plaine dans laquelle Joseph retrouva ses frères. Ceux-ci, aveuglés par l'envie, le jetèrent dans une citerne sèche, et le vendirent ensuite pour 20 sicles d'argent à des marchands ismaélites qui se rendaient de Galaad en Egypte. Sa tunique, préalablement souillée de sang de brebis, fut envoyée à Jacob, pour lui faire croire que son fils de prédilection avait été dévoré par une béte féroce '^
Elisée se trouvait à Dothan, lorsqu'une nuit la ville fut enveloppée de tous côtés par les troupes de Benhadad, roi de Syrie, qui voulurent s'emparer de sa personne. Le prophète demanda à Dieu de les frapper d'aveuglement ; puis il s'ofïrit aux soldats comme guide pour trouver l'homme qu'ils cherchaient et les conduisit au centre de la ville de Sa marie. 11 ne permit cependant pas qu'on les mit à mort ^.
L'identification du Tell Dothân avec Dothan de la Bil)le ne laisse subsister aucun doute. Eusèbe indique Dothaîn à 12 milles au N. de Sébaste. Puis, Tell Dothân est un mamelon couronné d'un Oueli, qui s'élève de 25 à 30 m. au dessus du niveau de la plaine environnante ; il est isolé de toutes parts, comme le suggère l'incident raconté par le IV" livre des Rois. Aux alentours, on trouve un grand nombre de citernes et deux sources, dont l'une coule au pied du Tell. Aujourd'hui encore, le sahel Arrâheh ofîre les raeilheurs pâturages en temps de sécheresse, grâce à ses sources. La plaine est traversée par une ancienne route qui d'Esdrelon allait, soit à Sichem, soit à la mer. Enfin, le nom biblique s'est conservé presqu'intact.
3. D. B. F., I, 1751-1762. — 2. La Samarie, I, 346. - Cfr. S. W. P., Il, G4. — 3. Gen., XXXVIIl. — 4. lY R., YI, 13-23.
342 Voyage XII. djemn De Jérusalem
De Qabatiyéh, le chemin monte au Khirbet Oumm el Boutmèh et passe par Bir el Bélâmèh, dont il a (!lé question précédemment. Il laisse ensuite Khirbet Bélâmèh à g. et aboutit à Djénîn. C'est un trajet de 1 h. i/2 de marche.
On peut aussi se rendre de Sànoûr à Djénîn par Zébabdèh, à 9 km. au S. de Djénîn, si l'on a l'Intention de passer la nuit dans ce village, chez le curé latin du patriarcat.
Djénîn. — Engannim.
Djénîn est l'ancienne Engannim, Source des Jardins. Lors du partage de la Terre promise, elle fut assignée à la tribu d'fssachar et devint ville lévitiquiî'. Joséphe l'appelle Ginea'^, et Jean de Wurzhourg (1165) Major Gallina, Zérin ou Jezraôl étant la Gallina Minor des Croisés.
Une tradition fort ancienne veut que Jésus ait opéré la guérison des dix lépreux à Engannim. (V. Luc, XVII, 11-19, n* 50).
Au VI' s., on y voyait une église, dont on a retrouvé les vestiges prés de l'une des deux mosquées.
Cette ville ne ligure guère dans l'histoire, bien qu'elle occupe une position importante sur la frontière de la Samaric et de la Galilée, à l'entrée de la plaine d'Esdrelon. Ses maisons s'étagent sur les pentes d'une petite colline (157 m.). Elles sont entourées de jardins d'une luxuriante végétation où dominent, au milieu de bouquets d'arbres, quelques beaux palmiers. Un petit ruisseau, qui prend naissance à l'E. de Djénîn, traverse toute la bourgade.
Djénîn est le siège d'un kaimmakAmlik et compte environ 2.000 habitants, tous musulmans, si l'exception d'un petit nombre de chrétiens de rite grec orthodoxe. Elle possède un bureau de télégraphe ottoman et un bazar.
La société HamburgÀmerika-Linie vient d'y construire VHôtel Dschenîn,
De Djénîn à Nazareth.
De Djénîn ù Nazareth une route carrossable passant par el Afoulèh^ station de chemin de fer, est en voie de construction. Pour la description des localités et du pays qu'on traverse de Djénîn ù Nazareth, Voir Voyage XIX, p. 400-492).
Au sortir de Djénîn, le chemin traverse la plaine d'Esdrelon ou plaine de Jezraôl de la tribu d'fssachar fV. p. 488:.
En 1 h. 20, on arrive au village d'c/ Mouqabélèh et on longe ensuite les premières ondulations des montagnes de Gelboé,