‹ Nouveau guide de Terre SainteChapitre 169 sur 251 · IV R., IX, 27 28. — 2. 111 R., IV · texte numérisé non relu

IV R., IX, 27 28. — 2. 111 R., IV

346 Voyage XIII. jéchonam De Djénin

En s'avançant de 60 min. du Tell el Moutesellim, on laisse à g. le village (VAbou Schouschéh, sans histoire, puis 20 min. plus loin, les flancs de la montagne présentent de nombreux sépulcres taillés dans le roc. Après 40 min. de marche, on traverse le Ouâdi el Milèh^ vallée du Sel, qui sépare les montagnes de la Samarie du Carmel. Le long du chemin qui suit la vallée, on a établi les poteaux du télégraphe de Saint-Jean d'Acre à Naplouse, Jérusalem et Jafïa.

Jéchonam. Sur le flanc gauche de la vallée ^*el Mllèh^ une colline qui s'élève à 100 m. de hauteur porte le nom de Tell el Qaïmoun. C'est l'antique Jéchonam ou Yoknéam de la Bible. Sur son sommet on volt les vestiges d'un fort construit au xviii« s. par Dhaher el Amer et, à mi-côte, on a retrouvé les traces d'une église byzantine.

Le texte hébreu du livre de Josué (XII, 22) appelle cette ville Yoknéajn du Gajrmel et trace la frontière de Zabulon « jusqu'au torrent qui est contre Yokneam » (XIX, 11). Elle devint ville lévitique.

Eusèbe l'appelle Kammôna et saint Jérôme Cimona. Ils l'indiquent « à 5 milles de Legio sur la route de P toi é maïs ^ » Mais l'un et l'autre écrivain ont eu le tort de l'identifier avec Gajnon, lieu de sépulture de Jaïr, juge d'Israël *, qui fut enterré à Gajnon en Galaad ^.

Frelellus (1145) l'appelle Kaim Movs, Jean de Wurzbourg (1165 Caîn Mons, et Marin Sanuto ajoute que Caïn y fut tué par une flèche que lui avait lancé Lamech ! M. Guéri n y voit Ghelmon, en grec Kyamôn, (lu livre de Judith (VII, 3). Mais Tett el Oaimoûn est trop éloignée du Tell Dothân pour rendre cette identification vraisemblable.

Du Tell el Qalmoûn au Garmel. On peut se rendre à CaifTa en suivant la crête du mont Carmel ; mais l'ascension de la montagne est pénible. (On peut visiter le Moukhraqa beaucoup plus facilement en parlant de Cailla, du couvent des Pères Carmes). On laisse à dr. el Mansouï*a/i, village habité par des Druses, et l'on suit quelque temps le Ouddi el Milèh. On gravit ensuite la montagne jusqu'à ez Zeinât (2;) min.) d'où il faut une heure pour arriver à la chapelle du Moukhraqa. De là jusqu'à r^ifla, V. Cailla, p. 360).

A 2") min. de Tell el Qaïmoûn^ on arrive au Tell el Qasiiis, colline des Prêtres, sur le bord du Cison. C'est le lieu traditionnel où 850 prêtres de Baal furent égorgés sur l'ordre du prophète Elie. (V. p. 354).

Au N. du Tell^ au delà du Cison, passe le chemin de fer de Caiffa t*! Bethsan et Damas. Au N.E , sur une colline couverte de chênes, on aperçoit Scheikh Abreik (V. p. 333).

A 1 km. du Tell el Qassis, la route traverse le Cison, (V. p. 3j2 et 488j, suit la ligne du chemin de fer et rejoint la route de Nazareth à Caiffa au dessous du village d'el Haritiyéh, l'ancienne ville de Haroseth (V. p. 362). Si l'on est à cheval, on peut suivre un chemin plus court, qui se dirige directement vers le pont de la voie ferrée. D'ici à Caiffa, V. p. 362.

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