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III R., XVII, 8-14, — 2. Luc, IV

534 Voyage XXIV. saïda De Caiffa

C'est probablement dans cette même ville que Jésus guérit la fille de la femme ohananèenne ou syro-phénicienne, dont il loua si hautement la loi {V. Marc, VII, 24-30, n' 22).

Les ruines de rancienne ville s'étendent le long de la mer sur une longueur de 1.500 m. Au xii' s., il y eut un évêché latin. Le cap de Sarfend fut appelé par les Croisés cap Saint- Raphaël. Le Oueli el Khôdr^ du Verdoyant, qu'on voit au S. des ruines, occupe probablement le sol de la chapelle que les Croisés construisirent à l'emplacement traditionnel de la maison où logea le prophète Elle.

Deux km. au N. du Oueli el Khôdr^ on passe le Ouâdi el Aqbiyèh et, 1 km. plus loin, le Nahr el Djessariyéh près d'un pont en ruines. Puis, on franchit le Nahr ez Zéraniyéh, rivière des Fleurs (3 km.). Les bornes milliaires qu'on rencontre sur le chemin remontent au temps de Septime Sévère et de Caracalla. On laisse à dr. le gros bourg ô*el Ghaziéh, assis au sommet d'une colline, puis le village maronite de Derb es Sin/ei l'on franchit le NahrSénik près d'un khan de même nom (2 km.). La route s'éloigne un peu du rivage et conduit dans les jardins de Salda. On traverse le Nahr Barghoût, l'ancien Asdépios et Ton arrive au cimetière des Métouelis, qui borde la ville au S. (2 km.). On entre dans Salda par la porte d'Akka, à l'angle S.-E. de la ville.

Sidon.

Histoire. Sidon, en arabe Saïda, doit sa puissance maritime et sa prospérité commerciale, comme Tyr et Jafla, au banc de rochers qui s'étend à une faible distance du rivage, formant deux ports excellents. Elle passe pour la plus ancienne cité de la côte phénicienne. Josèphe^ prétend qu'elle fut fondée par Sidon, fils aîné de Chanaan*. Quoiqu'il en soit, la Genèse la mentionne déjà sous ce nom ^.

Les Sidon icns, célèbres comme marins et commerçants, ne l'étaient pas moins comme astronomes et calculateurs, sachant naviguer de nuit. Leurs verreries, leurs tissus de lin et leurs étoffes de pourpre excitaient l'admiration sur toutes les côtes de la Méditerranée, où ils avaient établi des comptoirs ou fondé des colonies. Les poèmes homériques vantent l'habileté des artisans de Sidon « en toute chose », mais surtout dans la métallurgie.

Pour avoir enlevé la ville de Dor aux Philistins, à cause de ses coquillages de pourpre, sa flotte fut détruite par celle des Ascalonites et ellemême réduite en cendres. {V. p. 531). La suprématie passa à la ville de Tyr ; elle conserva toutefois le titre de métropole de Ctianaan.

Vers 877, Sidon dut reconnaître la suzeraineté d'Assurbanipal. Sa tentative de secouer le jouç des Assyriens sous Salmanasar IV (727), | amena Sennachérib à envahir la Phénicie (701) et, vers 670, Assarhaddon s'empara de la ville et démolit la citadelle. Le roi Abd Meikart fut décapité, et la population qui avait échappé au glaive fut transportée en Assyrie. Li ville reçut le nom d'ir- Assarhaddon et fut peuplée de colons venus de la Chaldée et de la Susiane. Lorsqu'à la chute de l'empire assyrien Tyr releva la tète, Sidon se ligua avec elle et les autres

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